Le docteur Bert Lauwers, coroner en chef adjoint, investigations, et président des deux comités, a annoncé aujourd'hui la diffusion du rapport conjoint du Comité d'examen des décès d'enfants et du Comité d'examen des décès d'enfants de moins de cinq ans.
Travaillant sous la direction du Bureau du coroner en chef de l'Ontario, le Comité d'examen des décès d'enfants et le Comité d'examen des décès d'enfants de moins de cinq ans ont pour mission d'aider le Bureau du coroner en chef dans les investigations et l'examen des décès d'enfants et de formuler des recommandations pour aider à prévenir des décès dans des circonstances similaires. Les membres des comités comprennent des coroners, des experts médicaux, des spécialistes du bien-être de l'enfance, des représentants de la police, des procureurs de la Couronne et des pathologistes.
Le rapport de cette année contient des données sur les décès examinés en 2008, année au cours de laquelle le Comité d'examen des décès d'enfants a examiné les circonstances entourant le décès de 138 enfants âgés de 0 à 19 ans. Le Comité d'examen des décès d'enfants de moins de cinq ans a examiné 96 décès. L'objet de ces examens est d'analyser de manière objective les circonstances entourant les décès et ayant conduit au décès et de formuler des recommandations visant à prévenir des décès dans des circonstances similaires. L'examen n'attribue pas de blâme ni de responsabilité. La plupart des recommandations suggérées par les comités dans le cadre des examens visent essentiellement à promouvoir les meilleures pratiques dans les systèmes de bien-être de l'enfance et de soins médicaux ainsi qu'à sensibiliser le public aux mesures de sécurité de l'enfance.
Les résultats notés dans le rapport de 2009 confirment ceux des années précédentes qui ont montré que les âges les plus vulnérables pour les décès d'enfants sont ceux des nourrissons de moins de 12 mois et des enfants âgés de 12 à 18 ans. L'intervention de la Société d'aide à l'enfance ne semble pas être un facteur dans la majorité des cas de décès d'enfants. Dans la plupart des cas où une Société d'aide à l'enfance était intervenue, celle-ci n'aurait pas pu prévoir ou prévenir le décès.
L'examen des cas présentés au Comité d'examen des décès d'enfants et au Comité d'examen des décès d'enfants de moins de cinq ans a permis de cerner des thèmes communs pour la prévention des décès similaires. Les thèmes suivants relevés dans le rapport de 2009 sont cohérents avec les conclusions des années précédentes et devraient présenter un intérêt particulier pour les parents, les fournisseurs de soins, les organismes de bien-être de l'enfance, les professionnels de la santé et les ministères :
1. Environnements de sommeil dangereux - Les nourrissons doivent dormir seuls, sur leur dos, et sur une surface conçue spécifiquement à cette fin. Le Comité d'examen des décès d'enfants insiste sur l'importance de ne pas partager le lit des enfants, surtout des nourrissons de moins de 12 mois. Les environnements de sommeil dangereux comprennent notamment les lits pour adultes, les sofas, les fauteuils et les balançoires pour bébés. Le cadre de sommeil ne devrait pas contenir de bordure de protection ni de jouets, d'oreillers ou de couvertures conçues pour les adultes.
2. Suicide des adolescents - On observe une tendance continue et inquiétante de suicide d'adolescents dans la province, surtout dans les communautés autochtones des régions nordiques. L'examen des neuf suicides d'enfants âgés de 12 à 17 ans survenus sur une période de dix mois dans la communauté de la Première nation Pikangikum met en évidence le besoin de se pencher sur les conditions de vie de cette communauté et d'autres. Le comité a conclu que les conséquences que subissent ces enfants sont la toxicomanie, de mauvais résultats scolaires, des troubles d'apprentissage, un manque d'aptitude à résoudre les problèmes et un trouble du contrôle des impulsions, ce qui les conduit au découragement, au désespoir et, au bout du compte, au suicide.
3. Étant donné que dans la majorité des cas, les enfants sont morts alors qu'ils étaient sous les soins de leur famille, les stratégies de prévention et les messages de sensibilisation doivent s'adresser au grand public et, surtout, aux parents. Dans les cas qu'ils ont examinés, les comités ont noté la présence de problèmes familiaux, comme la violence familiale, la toxicomanie et les questions de santé mentale, ainsi que de signes de négligence chronique, en partie liée à la pauvreté, mais aussi à l'incapacité parentale.
Le rapport de 2009 du Comité d'examen des décès d'enfants et du Comité d'examen des décès d'enfants de moins de cinq ans sera rendu public aujourd'hui lors d'une conférence tenue par l'Association ontarienne des sociétés d'aide à l'enfance. On peut consulter le rapport en ligne à l'adresse
www.oacas.org ou en obtenir un exemplaire en appelant le Bureau du coroner en chef au numéro local 416 314-4000 ou au numéro sans frais 1 877 991-9959.