Les
textes de loi actuels portent principalement sur les opérations des
établissements provinciaux pour les adultes atteints d'une déficience
intellectuelle, et ne tiennent pas compte des faits suivants:
- l'évolution de nos connaissances sur les déficiences intellectuelles;
- la gamme des services et des mécanismes de soutien aujourd'hui
offerts aux personnes ayant une déficience intellectuelle pour les
aider à mener une vie aussi autonome que possible.
La Loi de 2008 sur les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle pose
comme principe que les personnes atteintes d'une déficience
intellectuelle peuvent vivre de façon beaucoup plus autonome au sein de
la collectivité si on leur assure un soutien adéquat. S'il est adopté,
ce projet de loi posera les bases qui permettront au gouvernement de
l'Ontario d'améliorer et de moderniser le système de services aux
personnes ayant une déficience intellectuelle durant les années à venir.
Les points saillants du projet de loi se résument comme suit :
- La terminologie a été mise à jour; par exemple, on a supprimé le
terme « établissement » du texte de loi afin qu'il reflète l'évolution
des services. Les derniers établissements de l'Ontario doivent fermer
leurs portes en mars 2009.
- La loi confère au gouvernement provincial le pouvoir de créer
des centres de demande pour les services aux personnes ayant une
déficience intellectuelle et d'autoriser ceux-ci à déterminer
l'admissibilité des auteurs de demande, à évaluer leurs besoins et à
assumer des fonctions de gestion de cas. Les clients se présenteraient
ainsi à un seul endroit pour faire une demande de services plutôt que
de s'adresser à plusieurs organismes différents.
- Le gouvernement aurait également le pouvoir de verser le
financement soit par l'entremise d'organismes communautaires, soit aux
centres de demande afin qu'ils le remettent directement aux clients.
Ceux-ci auraient ainsi plus de latitude pour acheter des services qui
correspondent à leurs besoins.
- Le gouvernement pourrait recueillir des renseignements auprès
des clients et des centres de demande dans le but d'améliorer la
planification des services à l'échelle de la province. Sans cette
autorisation, il serait difficile de prévoir les besoins futurs en
matière de services et les changements à apporter.
- Les organismes et les personnes et familles qui reçoivent du
financement direct auraient à rendre des comptes. La loi comprend des
dispositions qui autorisent le gouvernement provincial à prendre des
mesures correctives envers un organisme en cas de manquements graves,
par exemple sur le plan de la santé et de la sécurité ou de
l'administration financière.