14 décembre 2009 0h05
L'Ontario procède actuellement à l'établissement d'un réseau de trois stations de surveillance de longue durée dans les basses terres de la baie d'Hudson afin d'étudier les tourbières où est emmagasiné le carbone. Il n'existe que quelques stations de ce type dans le monde entier.
Les tourbières jouent un rôle important dans le changement climatique en raison de leur capacité à capturer le carbone et à l'emmagasiner pendant des milliers d'années. Des études récentes démontrent que le sol des tourbières est susceptible de libérer des gaz à effet de serre à la suite de la hausse des températures, qui entraîne la fonte du pergélisol.
Ces stations surveilleront en permanence l'air. Elles fourniront ainsi des données en temps réel qui permettront aux chercheurs de mieux comprendre le rôle particulier que jouent les tourbières dans l'emmagasinage du carbone ou sa libération dans l'air, un procédé appelé « flux de carbone ».
La première station de surveillance a été établie en juillet 2009 au lac Kinoje, dans la région des basses terres de la baie d'Hudson. L'installation de deux autres stations se déroulera en phases entre 2010 et 2012.
« Ce projet contribuera de façon significative à la science du changement climatique. L'information recueillie par ces stations de surveillance nous permettra de mieux comprendre le rôle important que le Grand Nord ontarien joue dans le changement climatique. »
– John Gerretsen
ministre de l'Environnement