D'importantes modifications à la Loi de 1994 sur les caisses populaires et les credit unions
entreront en vigueur le 1er octobre 2009. Un nouveau règlement général pris en
application de la Loi prendra également effet le même jour afin de remplacer
les quatre règlements existant actuellement en vertu de la Loi.
Les nouvelles exigences relatives au coût d'emprunt et
aux divulgations aux emprunteurs entreront en application le 1er
octobre 2010. Cette période de transition permettra au secteur des caisses
populaires de reprogrammer ses systèmes informatiques, de préparer de nouveaux
formulaires, et d'assurer la formation du personnel.
Principales
modifications apportées à la Loi
Des fonctions de
réglementation rationalisées
- Nombre des fonctions qui
incombaient précédemment au surintendant de la Commission des services
financiers de l'Ontario (CSFO) relèveront désormais de la Société ontarienne
d'assurance-dépôts (SOAD), notamment la surveillance et l'observation des
exigences relatives au capital et aux liquidités, des restrictions à l'égard
des emprunts, des sûretés grevant des biens de la caisse, ainsi que des prêts
et placements.
De nouvelles
sanctions administratives
- Le surintendant des
services financiers ainsi que la SOAD seront en mesure d'imposer, par voie
d'ordonnance, des sanctions administratives pour toute infraction aux exigences
prescrites par la Loi. Il sera possible de loger un appel à l'égard de
l'ordonnance auprès du Tribunal des services financiers.
Une meilleure régie
des caisses
- Toute exigence en matière
de formation et de compétences à l'égard des administrateurs et des membres du
comité de vérification sera établie par la caisse, et non par règlement.
- Il sera interdit aux
administrateurs de gérer directement les activités quotidiennes de la caisse,
ou d'y participer.
Des améliorations
aux exigences relatives au capital
- Plusieurs caisses
populaires pourront se regrouper dans le but de satisfaire aux exigences
relatives au capital visées par la Loi.
- Les caisses populaires
pourront réunir des capitaux en émettant des actions additionnelles.
Pouvoirs relatifs aux placements et aux
prêts
Les caisses populaires ne seront plus tenues de
demander un permis de prêt et profiteront d'une plus grande latitude d'action
afin de répondre aux exigences en matière d'emprunt pour leurs membres. Les
caisses populaires plus grandes et qui consentent des prêts commerciaux
pourront établir leurs propres limites prudentes en termes de prêts.
Nouveau règlement
général
Le nouveau règlement général mettra en place des règles modernisées et
rationalisées à l'intention des caisses
populaires, établies spécifiquement en fonction de leur taille et de leur
complexité.
Les points saillants du règlement général englobent certaines mesures,
nouvelles ou modifiées, qui :
- Adaptent les règles dans le cas des petites caisses
(institutions qui comptent un actif de moins de 50 millions de dollars et qui
ne consentent pas de prêts commerciaux).
- Imposent la divulgation des salaires des
administrateurs ou employés d'une caisse populaire ayant touché une
rémunération totale de plus de 150 000 $ (les cinq salaires les plus élevés
seulement).
- Augmentent le montant minimum du cautionnement requis
de la part des personnes qui reçoivent des sommes et en sont responsables,
jusqu'à concurrence de 5 millions de dollars (présentement 1 million de
dollars) ou de l'actif détenu par la caisse populaire, selon le moindre des
deux montants.
- Obligent les caisses populaires à nommer un dirigeant
qui serait chargé de faire état au conseil d'administration de la caisse, au
moins une fois par année, des plaintes reçues de la part des membres et des
déposants, et des mesures prises pour les résoudre.
- Fixent un plafond de 1 000 $ par membre pour les
actions additionnelles émises par une caisse populaire en vue de réunir des
capitaux.
- Précisent les cas où une caisse populaire peut
constituer une sûreté grevant ses biens dans le but de puiser suffisamment de
liquidités dans ses biens.
- Fournissent plus de précisions sur les exigences
requises pour qu'une caisse populaire de l'Ontario puisse être transférée dans
une autre autorité législative ou constituée en vertu d'une autre loi
ontarienne. De même, ces mesures précisent comment une entité d'une autre
autorité législative au Canada, ou constituée en vertu d'une autre loi
ontarienne, peut être prorogée à titre de caisse populaire en Ontario.
Mesures entrant en
vigueur le 1er octobre 2010
En vertu
des modifications apportées à la Loi, le nombre maximum de mandats consécutifs
que les administrateurs et le président du conseil d'administration peuvent
remplir sera fixé par règlement administratif. De plus, les règlements
administratifs de la caisse devront prévoir les critères régissant la
nomination des dirigeants de la caisse et la description de leurs fonctions;
ainsi que la convocation des réunions du conseil.
Réglementation du coût d'emprunt et des
divulgations aux emprunteurs
Des règles harmonisées régiront la divulgation des coûts des prêts
consentis aux consommateurs (à savoir, les prêts non commerciaux accordés à des
personnes physiques). Ces règlements visent à :
- Favoriser une protection uniforme des consommateurs à
l'échelle du Canada
- Moderniser les lois afin de refléter les changements
survenant sur les marchés du crédit
- Réduire les coûts d'observation de la réglementation
- Assurer des conditions équitables entre les prêteurs
sous réglementation fédérale ou provinciale.
Regard vers l'avenir
Dans l'espoir que ce
nouveau processus de révision de la législation marque le début - et non la fin - d'une ère moderne dans la réglementation des caisses
populaires en Ontario, la Loi modifiée prévoit un examen régulier, tous les
cinq ans, de l'application de la Loi et des règlements afférents.