L'Ontario adopte des mesures afin de réduire l'abus de stupéfiants d'ordonnance

 
 

27 août 2010 13h00

Le gouvernement McGuinty veut assurer une prescription, une délivrance et une utilisation appropriées

L'Ontario adopte des mesures afin de freiner l'abus croissant de stupéfiants d'ordonnance et de substances contrôlées, y compris les produits contenant de l'oxycodone.

Partout en Amérique du Nord, la toxicomanie, la criminalité et les décès liés à l'abus de médicaments d'ordonnance ont augmenté de façon importante ces dernières années. Depuis 1991, les ordonnances de médicaments contenant de l'oxycodone ont augmenté de 900 %. Depuis 2004, le nombre de décès liés à l'oxycodone a presque doublé en Ontario.

Pour lutter contre ce problème croissant, la province a l'intention de déposer cet automne un projet de loi qui, s'il est adopté, aiderait à contrer l'abus de stupéfiants d'ordonnance, tout en assurant l'accès aux médicaments contre la douleur pour les personnes qui en ont le plus besoin.

Dans le cadre d'une nouvelle Stratégie en matière de stupéfiants et de substances contrôlées, la province contrôlerait les ordonnances à l'aide d'une nouvelle base de données qui signalerait les caractéristiques inhabituelles en matière de prescription et de délivrance. En cas d'activité inappropriée, les mesures pourraient comprendre de l'aide et des ressources d'information, un signalement à l'ordre de réglementation approprié et, dans des circonstances extrêmes, l'application de la loi. De plus, la stratégie comprendrait une diffusion accrue de l'information auprès des patients sur l'utilisation appropriée des stupéfiants d'ordonnance.

La nouvelle Stratégie en matière de stupéfiants et de substances contrôlées placerait l'Ontario sur le même pied que six autres provinces et 33 États américains qui ont adopté des programmes de surveillance des médicaments d'ordonnance.

EN BREF

 
  • L'Ontario a le taux d'utilisation de stupéfiants le plus élevé au Canada.
  • Les admissions liées à l'abus de stupéfiants dans les services de traitement et de lutte contre les dépendances financés par les fonds publics en Ontario ont doublé entre 2004 et 2008.
  • En 2009-2010, le ministère a dépensé 156 millions de dollars pour des stupéfiants à l'intention des bénéficiaires du Programme de médicaments de l'Ontario, délivrés à l'aide de 3,9 millions d'ordonnances. Cela représente en moyenne six ordonnances par personne et un coût annuel de 260 $ par personne.
  • Un certain nombre de collectivités des Premières nations ont déclaré un état d'urgence concernant l'abus de stupéfiants d'ordonnance, en particulier de médicaments contenant de l'oxycodone.
  • La Stratégie en matière de stupéfiants et de substances contrôlées de l'Ontario a été élaborée à l'aide des conseils du Comité consultatif en matière de stupéfiants et de substances contrôlées. Créé en mars 2009, ce comité composé de 12 membres comprend des médecins de famille, des spécialistes de la douleur et des dépendances, des pharmaciens et des représentants du bureau du coroner, des organismes de réglementation professionnelle et des organismes d'application de la loi.

RENSEIGNEMENTS

  • Ligne INFO
    Appel sans frais : 1 866 532-3161
    GTA: 416 314-6197
    media@nullmoh.gov.on.ca
  • Pour obtenir des renseignements, appelez la Ligne INFO de ServiceOntario
    1 866 532-3161
    null(appel gratuit uniquement en Ontario)
  • Tori Gass
    Direction des communications
    416 314-6197
    media@nullmoh.gov.on.ca
  • Zita Astravas
    Bureau de la ministre
    416 327-9728



ministère de la Santé et des Soins de longue durée
ontario.ca/sante


 

« Nous savons qu'il existe un grave problème d'abus de stupéfiants chez un grand nombre d'Ontariennes et d'Ontariens et leur famille, partout dans notre province. Nous adoptons diverses mesures qui reflètent la gravité de ce problème. »

 – Deb Matthews
ministre de la Santé et des Soins de longue durée


«  L'Ontario a besoin d'un programme global afin de régler les graves problèmes liés aux stupéfiants d'ordonnance et aux substances contrôlées. L'intention de l'Ontario de sensibiliser le public et les professionnels de la santé à ces problèmes ainsi que la mise en oeuvre d'un système de contrôle de la prescription et de la délivrance constituent des pas importants.  »

 – Dr Jack Mantel
président, Ordre des médecins et chirurgiens de l'Ontario