Importante recherche sur les incidences de la conduite inattentive

 
 

30 septembre 2009 10h45

Pour conduire de façon sécuritaire, les conducteurs doivent se concentrer sur la route et éviter les distractions.

Des études récentes montrent que le téléphone cellulaire peut représenter une source de distraction importante pour de nombreux conducteurs.

  • Virginia Tech Transportation Institute (2009) a étudié le risque pour un conducteur d'être impliqué dans un « incident dangereux pour la sécurité » (une collision ou une quasi-collision) lorsqu'il utilise un appareil portatif. Les chercheurs ont comparé le comportement des conducteurs de voitures et des conducteurs de véhicules lourds comme les camions de transport. Voici les principaux résultats :

  • - La composition d'un numéro sur un téléphone cellulaire et l'utilisation de la messagerie texte sont associées au degré le plus élevé de risque des activités liées à l'utilisation d'un téléphone cellulaire parmi les conducteurs de voitures -- augmentant de 2,8 fois le risque d'incident dangereux pour la sécurité que s'ils s'étaient concentrés sur la route.  Parmi les chauffeurs de camions, la composition d'un numéro sur un téléphone cellulaire s'est traduite par un risque 5,9 fois plus élevé et de la messagerie texte par un risque 23,2 fois plus élevé.
  • Le fait de parler ou d'écouter a une incidence moins grande sur les conducteurs de voitures, augmentant le risque de 1,3 fois et il n'a aucun effet sur les conducteurs de camions.
  • Le fait de saisir un appareil électronique portatif augmente le risque de collision ou de quasi-collision pour tous les chauffeurs des deux catégories, à raison de 1,4 fois pour les conducteurs de voitures et de 6,7 fois pour les conducteurs de camions.
  • Sunnybrook and Women's College Health Sciences Centre (1997) a mené une étude sur 699 conducteurs ontariens qui utilisaient leur téléphone cellulaire en conduisant et a constaté qu'ils étaient quatre fois plus susceptibles d'être impliqués dans une collision que ceux qui n'utilisent pas de téléphone cellulaire.
  • Une étude australienne (2005) a confirmé ces résultats. L'étude a consisté à examiner l'utilisation du téléphone cellulaire dans un échantillon de conducteurs âgés de 17 ans et plus qui avaient été récemment impliqués dans une collision. Les chercheurs ont conclu que l'utilisation du téléphone cellulaire au volant multiplie par quatre le risque d'être impliqué dans une collision provoquant des blessures.
  • David L. Strayer et Dr. Frank A Drews (2004) ont constaté que dans un simulateur, le comportement au volant des conducteurs est influencé par les conversations au téléphone cellulaire. Lorsqu'ils utilisent un cellulaire, les conducteurs 

            - réagissent 18 % plus lentement que lorsqu'ils n'en utilisent pas

            - prennent 17 % plus de temps pour reprendre la vitesse à laquelle ils circulaient avant de freiner.

De plus en plus d'études montrent que ces incidences négatives sont encore plus fréquentes parmi les conducteurs débutants.

  • En 2007, la Traffic Injury Research Foundation a constaté que les Canadiens âgés de 16 à 24 ans avaient tendance à manœuvrer ou freiner plus souvent que les conducteurs plus âgés pour éviter une collision à cause de distractions provenant de l'intérieur de la voiture.
  • Une étude réalisée par le Bureau d'assurance du Canada (2007) a aussi montré que les conducteurs âgés de 21 ans et moins, avec moins de six mois d'expérience au volant, étaient impliqués dans plus de collisions, adoptaient une vitesse initiale plus élevée et suivaient la voiture devant eux de plus près que les conducteurs expérimentés ayant plus de 10 ans d'expérience au volant pendant qu'ils parlent au téléphone cellulaire. Bien que tous les participants aient réduit le balayage visuel, les conducteurs expérimentés ralentissaient quand ils parlaient au téléphone, ce que ne faisaient pas les plus jeunes.
  • La société Ford Motor (2007) a comparé la qualité de la conduite d'adolescents et d'adultes parlant au téléphone cellulaire. Les participants adolescents maintenaient une distance non sécuritaire entre leur véhicule et le véhicule devant eux, maîtrisaient mal leur véhicule et étaient généralement plus enclins à être distraits par la manipulation de leur téléphone portable. Dans un test sur simulateur, le taux auquel les adultes ne parvenaient pas à détecter des situations potentiellement dangereuses (comme une voiture changeant rapidement de voie devant eux) a augmenté à 13 % plus souvent alors que ce taux s'élevait à 50 % chez les adolescents.

L'étude a également montré que le nombre de collisions contre l'arrière d'un autre véhicule était multiplié par deux chez les conducteurs utilisant un téléphone cellulaire.

RENSEIGNEMENTS

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