Pour conduire de façon sécuritaire, les conducteurs
doivent se concentrer sur la route et éviter les distractions.
Des études récentes montrent que le téléphone cellulaire peut représenter
une source de distraction importante pour de nombreux conducteurs.
- Virginia
Tech Transportation Institute (2009) a étudié le
risque pour un conducteur d'être impliqué dans un « incident dangereux
pour la sécurité » (une collision ou une quasi-collision) lorsqu'il
utilise un appareil portatif. Les chercheurs ont comparé le comportement des
conducteurs de voitures et des conducteurs de véhicules lourds comme les
camions de transport. Voici les principaux résultats :
- - La composition d'un numéro sur un
téléphone cellulaire et l'utilisation de la messagerie texte sont associées au
degré le plus élevé de risque des activités liées à l'utilisation d'un
téléphone cellulaire parmi les conducteurs de voitures -- augmentant de 2,8 fois
le risque d'incident dangereux pour la sécurité que s'ils s'étaient concentrés
sur la route. Parmi les chauffeurs de
camions, la composition d'un numéro sur un téléphone cellulaire s'est traduite
par un risque 5,9 fois plus élevé et de la messagerie texte par un risque 23,2 fois
plus élevé.
- Le fait de parler ou d'écouter a une
incidence moins grande sur les conducteurs de voitures, augmentant le risque de
1,3 fois et il n'a aucun effet sur les conducteurs de camions.
- Le fait de saisir un appareil
électronique portatif augmente le risque de collision ou de quasi-collision
pour tous les chauffeurs des deux catégories, à raison de 1,4 fois pour les
conducteurs de voitures et de 6,7 fois pour les conducteurs de camions.
- Sunnybrook
and Women's College Health Sciences Centre (1997) a mené une
étude sur 699 conducteurs ontariens qui utilisaient leur téléphone cellulaire
en conduisant et a constaté qu'ils étaient quatre fois plus susceptibles d'être
impliqués dans une collision que ceux qui n'utilisent pas de téléphone cellulaire.
- Une
étude australienne (2005) a confirmé ces résultats. L'étude a
consisté à examiner l'utilisation du téléphone cellulaire dans un échantillon
de conducteurs âgés de 17 ans et plus qui avaient été récemment impliqués dans
une collision. Les chercheurs ont conclu que l'utilisation du téléphone
cellulaire au volant multiplie par quatre le risque d'être impliqué dans une
collision provoquant des blessures.
- David
L. Strayer et Dr. Frank A Drews (2004) ont constaté que dans un simulateur,
le comportement au volant des conducteurs est influencé par les conversations
au téléphone cellulaire. Lorsqu'ils utilisent un cellulaire, les
conducteurs
- réagissent 18 %
plus lentement que lorsqu'ils n'en utilisent pas
- prennent 17 %
plus de temps pour reprendre la vitesse à laquelle ils circulaient avant de
freiner.
De plus en plus d'études montrent
que ces incidences négatives sont encore plus fréquentes parmi les conducteurs
débutants.
- En 2007, la Traffic
Injury Research Foundation a constaté que les Canadiens âgés de 16 à 24 ans
avaient tendance à manœuvrer ou freiner plus souvent que les conducteurs plus
âgés pour éviter une collision à cause de distractions provenant de l'intérieur
de la voiture.
- Une étude réalisée par le Bureau d'assurance du Canada (2007) a aussi montré que les
conducteurs âgés de 21 ans et moins, avec moins de six mois d'expérience au
volant, étaient impliqués dans plus de collisions, adoptaient une vitesse
initiale plus élevée et suivaient la voiture devant eux de plus près que les
conducteurs expérimentés ayant plus de 10 ans d'expérience au volant pendant
qu'ils parlent au téléphone cellulaire. Bien que tous les participants aient
réduit le balayage visuel, les conducteurs expérimentés ralentissaient quand
ils parlaient au téléphone, ce que ne faisaient pas les plus jeunes.
- La société Ford
Motor (2007) a comparé la qualité de la conduite d'adolescents et d'adultes parlant
au téléphone cellulaire. Les participants adolescents maintenaient une distance
non sécuritaire entre leur véhicule et le véhicule devant eux, maîtrisaient mal
leur véhicule et étaient généralement plus enclins à être distraits par la
manipulation de leur téléphone portable. Dans un test sur simulateur, le taux
auquel les adultes ne parvenaient pas à détecter des situations potentiellement
dangereuses (comme une voiture changeant rapidement de voie devant eux) a augmenté
à 13 % plus souvent alors que ce taux s'élevait à 50 % chez les
adolescents.
L'étude a également montré que le nombre de collisions contre l'arrière
d'un autre véhicule était multiplié par deux chez les conducteurs utilisant un
téléphone cellulaire.