Le niveau de protection dans l'ébauche de l'annexe à la Charte des Grands Lacs n'est pas assez élevé

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Le niveau de protection dans l'ébauche de l'annexe à la Charte des Grands Lacs n'est pas assez élevé

Modifications indispensables avant que l'Ontario signe les ententes TORONTO, le 15 nov. - Le gouvernement McGuinty ne signera pas la version préliminaire des ententes sur l'annexe de la Charte des Grands Lacs à moins que certaines modifications y soient apportées pour hausser le niveau de protection des eaux des Grands Lacs. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui David Ramsay, ministre des Richesses naturelles. "Nous avons écouté la réaction des intervenants, des Premières nations et du grand public, a déclaré le ministre. L'Ontario s'est engagé à maintenir la loi provinciale interdisant les détournements. Dans le cadre des ententes sur l'annexe, il est clair que les Ontariennes et Ontariens, ainsi que le gouvernement McGuinty, veulent une entente excluant tout détournement ou une position opposée à toute 'perte nette', telle que le propose la Commission mixte internationale. En outre, les mesures de conservation sont, selon nous, essentielles à la protection des eaux des Grands Lacs. L'Ontario ne consente pas à signer l'entente dans sa forme actuelle." En 1998, le gouvernement Harris avait délivré à une entreprise ontarienne un permis l'autorisant à exporter annuellement un maximum de 600 millions de litres d'eau du lac Supérieur à des marchés d'Asie. La colère du public de chaque côté de la frontière donna lieu à la signature de l'annexe de la Charte des Grands Lacs en 2001. Les ententes actuelles, offertes au public en juillet 2004 aux fins de commentaires, sont fidèles aux engagements pris dans le cadre de l'annexe à la Charte. Ces ententes doivent renforcer la réglementation de l'exploitation de l'eau dans de nombreux états. Toutefois, les ententes ne sont pas aussi fermes que les lois de l'Ontario, qui interdisent le transfert d'eau hors des trois grands bassins de la province. Le gouvernement de l'Ontario fera part des commentaires qu'il a reçus, pendant les 90 jours de la consultation, au Québec et aux huit Etats des Grands Lacs, lors de leur rencontre prévue mi-novembre. Ramsay doit également s'entretenir avec ses collègues au palier fédéral et avec les partenaires québécois de l'Ontario. "Nous examinerons attentivement notre position avant de reprendre les négociations l'an prochain, a affirmé Ramsay. Nous inviterons encore les commentaires des intervenants et des Premières nations concernant les ententes sur l'annexe de la Charte avant de signer n'importe quel accord." Ramsay a également touché la question du rôle directeur dans les négociations des ententes sur l'annexe à la Charte. Il a indiqué que si le gouvernement fédéral assumait ce rôle, il lui faudrait alors traiter directement avec le palier fédéral américain, qui devrait représenter les intérêts des utilisateurs d'eau de l'ensemble des Etats-Unis, pas seulement des Etats des Grands Lacs. "Selon nous, les Etats des Grands Lacs et l'Ontario ont beaucoup d'intérêts en commun en ce qui concerne l'exploitation et la protection de cette ressource vitale, a poursuivi le ministre. Nous craignons qu'un conflit ne surgisse avec d'autres Etats américains qui souhaiteraient avoir accès à l'eau des Grands Lacs alors que nous nous opposons à tout détournement des eaux du bassin." "C'est un dossier extrêmement complexe, a conclu Ramsay. Le gouvernement de l'Ontario désire avant tout assurer le plus haut niveau de protection possible pour l'eau du bassin, afin que les générations futures jouissent des bienfaits des Grands Lacs." Available in English www.mnr.gov.on.ca -----------------Renseignements: Médias seulement : Ginette Albert, Bureau du ministre, (416) 314-2212; Michel Payen-Dumont, Ministère des Richesses naturelles, (416) 314-2096