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Enquête sur l'explosion de sunrise propane

Document d'information archivé

Enquête sur l'explosion de sunrise propane

Enquête menée par le Bureau du commissaire des incendies

Le 10 août 2008, une série d'explosions s'est produite dans les installations de Sunrise Propane situées au 54 Murray Road, à Toronto. Les services d'urgence se sont rendus rapidement sur place pour commencer à atténuer les dégâts et, par mesure de précaution, des milliers de personnes ont été évacuées temporairement.

Un chef de district des services d'incendie de Toronto est mort d'une crise cardiaque sur les lieux.

Le Bureau du commissaire des incendies (BCI) a commencé son enquête le 10 août 2008. Le 11 août, une enquête multijuridctionnelle a été lancée conjointement par le BCI, l'Office des normes techniques et de la sécurité, le ministère du Travail, le ministère de l'Environnement et les services de police et d'incendie de Toronto.

À la suite de la découverte d'un homme mort sur les lieux de l'explosion, le Bureau du coroner en chef s'est joint à l'équipe d'enquêteurs réunie sur le site. Il a été déterminé par la suite que le défunt était un employé de Sunrise Propane.

Le BCI a mené une enquête sur l'origine, la cause et les circonstances de l'explosion et de ce décès, en utilisant des méthodes scientifiques, dont l'examen systématique des lieux selon des protocoles établis par la National Fire Protection Association et le BCI.

Seize membres du BCI ont participé à cette enquête, dont des enquêteurs d'incendie, des superviseurs, des ingénieurs spécialisés dans l'analyse des causes d'incendie, des coordonnateurs et des spécialistes de la protection contre les incendies.

Le Bureau du commissaire des incendies a terminé son travail sur les lieux de l'explosion le 22 septembre 2008.

Les dommages subis par les installations de Sunrise Propane et le quartier avoisinant étaient très importants, et les coûts de nettoyage ont donc été élevés.

Difficultés de l'enquête

Au cours de cette enquête à la fois longue et complexe sur le plan technique, les enquêteurs ont été confrontés à de nombreuses difficultés.

Au départ, l'équipe des Services d'enquête sur les incendies du BCI a eu des difficultés à se rendre sur le lieu d'origine de l'incident, en raison de la présence d'amiante découverte dans toute la zone de l'explosion. La zone a donc été nettoyée systématiquement pour assurer la sécurité de toutes les personnes présentes sur les lieux.  

Par ailleurs, comme l'enquête se déroulait en plein été, la chaleur a compliqué la situation. En effet, comme c'est la pratique courante, les membres de l'équipe d'enquête portaient un équipement de protection individuelle (EPI) lorsqu'ils travaillaient sur place. Étant donné la très forte chaleur, ils ne pouvaient travailler qu'une demi-heure à une heure d'affilée et devaient ensuite quitter les lieux afin que l'on puisse vérifier leurs signes vitaux et s'assurer qu'ils n'étaient pas déshydratés. Chaque membre de l'équipe recevait alors un nouvel ensemble d'EPI avant de regagner le lieu de l'explosion. Les enquêteurs du BCI portent toujours une forme ou une autre d'EPI lorsqu'ils se rendent sur les lieux d'un incendie pour y enquêter. Il était primordial dans cette enquête d'assurer la sécurité des membres de l'équipe d'enquête du BCI sur les lieux et celle du public était un élément essentiel dans cette enquête.

Toutes les mesures raisonnables ont été prises pour éliminer tout risque d'incendie et d'explosion, ce qui incluait notamment le déclassement de milliers de réservoirs de propane.

De gros morceaux de débris ont été retirés soigneusement des lieux au moyen de grosses excavatrices, aux fins d'examen et d'analyse. Les enquêteurs ont noté l'emplacement de chaque morceau et pris des photographies. Tout ceci a pris beaucoup de temps. Les éléments prélevés sur les lieux ont fait l'objet de nombreux examens et essais, dont certains à l'étranger. En effet, le seul laboratoire d'Amérique du Nord équipé pour exécuter le genre d'examens et d'essais requis se trouvait au Texas. Compte tenu du nombre élevé d'éléments prélevés, leur examen a pris un temps considérable.

D'autres facteurs ont contribué à la longueur de l'enquête, notamment : une modélisation informatique de la dispersion des gaz, effectuée par le personnel d'ingénierie en sécurité-incendie du BCI, l'analyse judiciaire des enregistrements vidéos de l'explosion sur les caméras de sécurité et l'interrogation des témoins.


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