Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

La Médaille de bravoure des pompiers de l'Ontario

Document d'information archivé

La Médaille de bravoure des pompiers de l'Ontario

Ministère du Solliciteur général

La Médaille de bravoure des pompiers de l'Ontario a été créée en 1976. Elle est décernée chaque année à des pompiers qui ont fait beaucoup plus que leur devoir afin de protéger et de servir leur collectivité.

Récipiendaires de la Médaille de bravoure des pompiers de l'Ontario, par service d'incendie (en ordre alphabétique) :


Capitaine intérimaire Terry McLeod, pompiers Kenton Ammerman et Earl Bichon

Des Services d'incendie et d'urgence de Kenora

Dans l'après-midi du 24 octobre 2013, les services d'incendie et d'urgence de Kenora ont reçu un appel d'une femme qui était piégée dans une maison en feu. La description de la gravité de l'incendie a justifié un appel général de tous les pompiers, y compris ceux qui n'étaient pas de garde et les bénévoles.

La première équipe arrivée sur les lieux a découvert une maison en proie à un incendie violent, et a constaté que les membres de la famille ne savaient pas exactement dans quelle pièce se trouvait leur mère. Les membres de la famille étaient absents au moment de l'incendie, mais travaillaient tous dans les environs. Avant l'arrivée des pompiers, la famille et des amis, incapables d'entrer dans la maison par une porte, avaient commencé à briser des fenêtres et à appeler en criant la femme, pour repérer la pièce où elle se trouvait. Le bris des vitres avait considérablement modifié l'évolution de l'incendie, qui avait pris naissance au sous-sol, mais avait été attisé par le courant d'air causé par les fenêtres ouvertes.

La famille a dit au capitaine intérimaire Terry McLeod que la femme se trouvait sans doute dans la chambre à coucher au sous-sol. Il a alors brisé une petite fenêtre du sous-sol et a dû retirer son appareil respiratoire pour franchir cette fenêtre en rampant. Heureusement, il n'y avait presque pas de fumée. Alors qu'il remettait son appareil respiratoire, on lui a dit qu'on avait repéré la femme dans une chambre du rez-de-chaussée.

Réalisant qu'il ne pouvait pas attendre que McLeod ressorte du sous-sol par la même fenêtre, le pompier Kenton Ammerman est entré dans la chambre envahie par la chaleur et la fumée en passant par une fenêtre brisée. Le feu avait atteint la chambre depuis le couloir, et Kenton avait de la difficulté à extirper la femme par la fenêtre ouverte.

Quand le pompier Earl Bichon, qui n'était pas de garde mais avait répondu à l'alarme, est arrivé sur les lieux, McLeod n'était pas encore ressorti du sous-sol et Ammerman faisait son possible pour essayer d'extraire la femme de la maison. Conscient des risques, mais sans avoir le temps de mettre son masque de protection, Bichon s'est précipité dans la maison pour aider Ammerman à sauver la femme. 

McLeod est parvenu à sortir du sous-sol. La femme a survécu grâce aux actes désintéressés de ces courageux pompiers.


Capitaines Ken Barnes et John Thomas, et pompier Adam Vance du Service d'incendie d'Elliot Lake

La tragédie de l'effondrement du toit du centre commercial Algo en 2012 restera à jamais gravée dans la mémoire des Ontariennes et Ontariens. Le 23 juin 2012, le capitaine Ken Barnes, le capitaine John Thomas et le pompier Adam Vance, au sein d'une équipe de neuf pompiers, sont entrés dans la zone de danger du centre commercial Algo, dont une partie du toit s'était effondré, pour identifier les risques et rechercher les survivants.

Une dalle de béton de 12 sur 24 mètres de la toiture du parc de stationnement s'était écrasée au travers des deux étages du centre commercial. Le seul point d'accès pour les pompiers et les autres secouristes se trouvait sous un ensemble partiellement effondré d'escaliers mécaniques recouverts de débris. Au-dessus d'eux, un véhicule utilitaire sport (VUS) était perché en équilibre précaire sur des dalles cassées. Les pompiers ont rampé sous un escalier mécanique pour se rendre jusqu'à la pile de gravats, conscients des larges fissures sur les deux côtés d'une poutre qui supportait les deux escaliers mécaniques et risquait à tout moment s'effondrer.

Alors qu'ils déblayaient les décombres et essayaient de localiser les survivants, des débris continuaient de tomber sur eux et le béton bougeait à l'occasion sous leurs pieds. Les pompiers sont parvenus à déblayer des petits débris, mais les plus grandes dalles étaient trop instables pour l'équipement dont ils disposaient. Finalement, Barnes, Thomas, Vance et d'autres secouristes sont parvenus à jeter un coup d'œil aux endroits qu'ils venaient de déblayer et à les balayer avec une caméra thermique. Ils ont aussi glissé leurs bras aussi loin qu'ils le pouvaient dans les fissures et les vides pour essayer de repérer des survivants.

La situation continuait de se détériorer et la structure de s'affaiblir. Une caméra d'égout a alors été apportée sur place pour poursuivre les recherches. Malgré la décision d'évacuer tout le personnel de première intervention, les pompiers Barnes, Thomas et Vance se sont portés volontaires pour rester à l'intérieur et faire fonctionner la caméra. Malgré la menace d'effondrement d'autres dalles, ils se sont assurés de n'ignorer aucun endroit dans leurs recherches.

La turbulence créée par un hélicoptère qui survolait les lieux a perturbé la plus grosse poutre porteuse; deux des plus grandes dalles ont commencé à vibrer, faisant tomber de petits débris. Le risque était alors que le VUS bascule et écrase les pompiers qui effectuaient les recherches au-dessous.

Au bout de quatre heures, Barnes, Thomas et Vance sont sortis du centre commercial, et ont attendu que le secteur des recherches soit sécurisé, avant de reprendre en toute sécurité leurs fouilles de la zone de l'effondrement. Ces trois pompiers sont restés dans des conditions précaires pour trouver les victimes et tenter de leur sauver la vie.


Capitaines Bruce Hicks et Derek Wilson, capitaines intérimaires Brian Chapman et Marcus Middleton, pompiers Matthew Attwell, Anthony Colabufalo, Larry Martin, Travis Robbins et Daryl Roy des Services d'incendie et d'urgence de Mississauga

Lorsqu'ils entrent dans un bâtiment industriel, les pompiers font face à des conditions incertaines. Le 23 avril 2014, les Services d'incendie et d'urgence de Mississauga se sont rendus sur les lieux d'un incendie dans un établissement industriel.

Le réseau de gicleurs s'était déclenché, mais comme de la fumée était visible, le niveau de l'alarme a été haussé. Lorsqu'ils ont ouvert une lourde porte sur le côté du bâtiment, les pompiers ont observé une fumée épaisse à l'intérieur. Estimant que les gicleurs avaient éteint les flammes, ils ont commencé à ouvrir les portes pour aérer le bâtiment, avec l'aide d'une autre équipe qui venait d'arriver sur les lieux.

Ce que tout le monde ignorait, c'est que le bâtiment avait servi à l'entreposage de pesticides et d'autres produits chimiques dangereux. En une fraction de seconde, tout a changé. Une violente explosion a provoqué l'effondrement du bâtiment et a littéralement soufflé les pompiers à l'extérieur. Un appel de détresse a été transmis pour signaler l'effondrement d'une structure.

La boule de feu créée par l'explosion a atteint une hauteur d'une centaine de mètres et les bouteilles de butane entreposées dans le bâtiment ont provoqué une série de petites explosions. Après le choc initial de l'explosion, on a rapidement constaté que trois pompiers de la troisième équipe étaient restés coincés dans la structure.

Malgré les dangers, les capitaines Bruce Hicks et Derek Wilson, le capitaine intérimaire Marcus Middleton et les pompiers Matthew Attwell, Brain Chapman, Anthony Colabufalo, Larry Martin, Travis Robbins et Daryl Roy sont retournés secourir leurs collègues dans le bâtiment.

Plusieurs des pompiers sur les lieux ce jour-là ont décrit la scène comme une zone de guerre, avec une chaleur intense, une épaisse fumée verte qui réduisait la visibilité et des débris volants dans tous les sens. Les pompiers manquants à l'appel étaient coincés sous un mur en blocs de béton de mâchefer, à l'extérieur de la structure d'origine et contre le vent. L'un d'eux gisait au sol sans mouvement tandis qu'un autre brandissait un bras au travers des débris. Instinctivement, les pompiers se sont répartis en trois groupes et ont commencé à déblayer les lourds blocs de béton sous lesquels leurs collègues étaient coincés.

Alors qu'ils travaillaient contre la montre pour dégager leurs collègues, l'incendie prenait de l'ampleur, des fragments du toit pleuvaient sur eux et les débris propulsés par d'autres explosions venaient parfois les heurter. La situation devenait intenable.

Une fois les trois blessés dégagés, il a fallu des équipes de deux à trois pompiers pour les transporter jusqu'à un endroit sécuritaire. Peu après que les hommes se soient tous échappés du brasier, l'ensemble du bâtiment a été englouti par les flammes. Il n'y a eu aucun mort, parce que ces neuf courageux pompiers ont bravé une situation mortelle pour sauver leurs collègues.


Pompier Ray Pilon du Service d'incendie de Shebandowan

Souvent, les premiers intervenants de l'Ontario joignent courageusement leurs efforts pour faire face à l'adversité. Vers minuit, le 12 août 2012, Ray Pilon, un pompier volontaire qui n'était pas de garde ce jour-là, a offert d'utiliser son bateau-ponton pour une opération de sauvetage sur un lac. Le détachement de la Police provinciale de l'Ontario avait reçu un appel d'urgence d'une femme qui se trouvait avec son partenaire sur le lac Shebandowan, à bord d'un bateau à la dérive qui menaçait de sombrer. Une corde s'était enroulée dans l'hélice du bateau et le moteur ne fonctionnait plus. Les conditions météorologiques se détérioraient rapidement avec l'approche d'une tempête, et les vagues balayaient la poupe du bateau en détresse.

Pilon, le sergent Hubert Beauclair de la Police provinciale et l'agent provincial Doug Golding sont partis à bord de l'embarcation de Pilon sur les eaux agitées du lac afin de retrouver et de secourir les victimes. Le lac Shebandowan est un très grand lac. Même si Pilon, Beauclair et Golding savaient à peu près où se trouvait le bateau, les recherches étaient rendues difficiles par la visibilité réduite et le fait que l'éclairage et les autres méthodes de signalisation du bateau en détresse ne fonctionnaient plus. Comme l'embarcation utilisée pour cette opération de sauvetage était privée, les sauveteurs n'avaient aucun moyen de joindre le Centre de communication provincial. Ils étaient livrés à eux-mêmes. 

Secoué par les vagues déchainées, le bateau de sauvetage faillit chavirer et être submergé. Pilon se cramponnait à la barre, luttant pour maintenir le contrôle de son bateau alors que celui menaçait de chavirer. Lorsque Pilon est parvenu à reprendre le contrôle de son bateau, les trois sauveteurs ont rapidement évalué la situation. Ils savaient qu'il n'y avait pas une minute à perdre et que les victimes à bord du bateau en dérive ne pourraient pas survivre longtemps dans de telles conditions. Ils ont continué à lutter contre les vents violents et les eaux agitées pour effectuer le sauvetage.

Ils ont finalement repéré le bateau coincé sur des rochers à environ six mètres du rivage. Le transfert d'un bateau à un autre est une opération délicate dans les meilleures conditions. Les occupants étaient mal en point, sans gilets de sauvetage, hystériques et avaient consommé de l'alcool. Les trois hommes ont réussi à sauver le couple, dont le bateau a dû être abandonné sur les lieux. Sans Pilon, Beauclair et Golding, qui n'ont pas hésité à mettre leur propre sécurité en danger, il est probable que cet incident aurait eu un tout autre dénouement. 

Le sergent Hubert Beauclair et l'agent Doug Golding de la Police provinciale recevront la Médaille de bravoure des policiers de l'Ontario

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