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L'Ontario finance de nouvelles recherches sur la violence et le harcèlement sexuels

Communiqué archivé

L'Ontario finance de nouvelles recherches sur la violence et le harcèlement sexuels

Les recherches porteront sur les expériences vécues par les victimes et sur les pratiques policières

Ministère du Solliciteur général

L'Ontario investit dans six projets de recherche qui viseront à amener les autorités chargées de l'exécution de la loi à adopter une approche plus compatissante et sensible lorsqu'elles s'occupent d'incidents de violence et de harcèlement sexuels, ainsi qu'à encourager un plus grand nombre de survivants à signaler la violence sexuelle.

Les recherches découlent du projet Ce n'est jamais acceptable, qui constitue le plan d'action de l'Ontario pour mettre un terme à la violence et au harcèlement sexuels. Les résultats de ces recherches pourront être utiles pour éclairer les futurs programmes et politiques visant à offrir un meilleur soutien aux survivants.

En tout, la province financera six projets de recherche d'une valeur de près de 375 000 $ qui viseront à étudier :

  • les réponses de la police à l'égard des crimes de nature sexuelle commis contre des enfants par des moyens numériques et sur Internet;
  • le traitement des cas où des personnes sont victimes de violence sexuelle de la part d'autres membres de la communauté universitaire;
  • la façon dont les agents de police provinciaux de l'Ontario agissent dans les cas où les victimes sont atteintes de troubles du développement;
  • les expériences vécues par les victimes qui décident de signaler la violence et le harcèlement sexuels;
  • la façon dont les établissements postsecondaires et la police répondent aux plaintes;
  • la collaboration entre les établissements postsecondaires et la police.

Investir dans la recherche en vue de créer un milieu plus sûr, plus inclusif et plus équitable à l'échelle de la province fait partie du plan du gouvernement visant à faire progresser l'Ontario et à donner suite à sa priorité première, qui est de faire croître l'économie et de créer des emplois.Le plan à quatre volets consiste à investir dans les talents et les compétences de la population, à procéder au plus important investissement dans l'infrastructure publique de l'histoire de l'Ontario, à créer un environnement dynamique et favorable à l'expansion des entreprises et à mettre sur pied un régime de retraite sûr.

Faits en bref

  • On estime qu’une femme sur trois au Canada a été victime d’une agression sexuelle.
  • L’Ontario s’est engagée à allouer 41 millions de dollars en trois ans pour appuyer la mise en œuvre du Plan d'action contre la violence et le harcèlement sexuels.
  • Les recherches indiquent que moins de 4 % des agressions sexuelles sont signalées à la police.
  • Par le truchement d’un fonds d’innovation doté de 3 millions de dollars, l’Ontario soutient de nouveaux projets créatifs qui renforcent le soutien communautaire pour les victimes de violence sexuelle.
  • En matière d’agressions sexuelles, les taux de victimisation sont cinq fois plus élevés chez les femmes âgées de moins de 35 ans.

Document d’information

Ressources additionnelles

Citations

« La violence et le harcèlement sexuels ne sont jamais acceptables, et le gouvernement est appelé à jouer un rôle clef pour ce qui est d’assurer que les survivants de la violence sexuelle se sentent en sécurité au moment de signaler leurs expériences et de réclamer justice. Ces projets de recherche nous aideront à déterminer les pratiques exemplaires pour que nous puissions nous assurer que les services de police de l’ensemble de la province font tout en leur pouvoir pour aider les victimes. Notre but est de faire en sorte que les survivants bénéficient d’une réponse compatissante et respectueuse de la dignité quand ils décident de signaler ce qu’ils ont vécu aux autorités policières. »

Yasir Naqvi

ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels

« Moins de quatre pour cent des agressions sexuelles commises au Canada sont signalées à la police, ce qui en fait l'un des crimes violents les moins déclarés. À maintes reprises pendant l’élaboration de notre Plan d'action contre la violence et le harcèlement sexuels, des survivants nous ont dit que beaucoup de victimes ne s’adressent pas aux autorités de crainte de ne pas être crues ou d’éveiller l'attention du public. Les survivants nous ont également dit que le fait de passer par le système judiciaire peut donner à la victime l’impression d’être victimisée de nouveau. En tant que gouvernement, nous avons à cœur de fournir à la police et aux responsables de l'application des lois les outils et la formation dont ils ont besoin pour offrir le meilleur soutien qui soit aux victimes de ces crimes terribles. »

Tracy MacCharles

ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse, ministre déléguée à la Condition féminine

« Je suis fier de voir notre gouvernement travailler main dans la main avec les dirigeants des collèges, des universités, du milieu étudiant et des collectivités pour s’attaquer au problème de la violence et du harcèlement sexuels dans les établissements postsecondaires de l’ensemble de la province. Nous devons continuer de travailler ensemble pour traiter les diverses facettes de ce problème complexe, et ces projets de recherche nous aideront à recueillir de l’information utile pour éclairer nos politiques dans l’avenir. »

Reza Moridi

ministre de la Formation et des Collèges et Universités

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