Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

La Médaille de bravoure des policiers de l'Ontario

Document d'information archivé

La Médaille de bravoure des policiers de l'Ontario

Ministère du Solliciteur général

La Médaille de bravoure des policiers de l'Ontario, créée en 1975, est remise chaque année pour rendre hommage aux agents de police qui se sont dépassés pour protéger et servir leur communauté.

Voici les récipiendaires de la Médaille de bravoure des policiers de l'Ontario, présentés en ordre alphabétique et par service.


Constable Daniel Joly du service de police de Belleville

L'agent Daniel Joly patrouillait dans une voiture du service de police l'après-midi du 25 septembre 2015, quand un citoyen l'a arrêté pour le diriger vers un incendie dans un quartier résidentiel. L'agent Joly a appris qu'une résidente se trouvait toujours dans un logement et refusait de sortir. Personne n'avait encore appelé le service d'incendie. L'agent s'est précipité dans l'immeuble et a repéré une femme, qu'il a guidée en lieu sûr. Il a ensuite repéré une femme et ses deux jeunes enfants, sortis d'un autre logement sur un palier latéral de l'immeuble.

Il a couru à l'étage pour prendre un des enfants et le mettre en sécurité. Il a alors compris que la femme était retournée chercher le chien de la famille dans son logement. Il est remonté en vitesse dans la cage d'escalier pour éloigner la femme, son enfant et son chien du danger; le chien effrayé l'a mordu au poignet en chemin. 

Selon le service d'incendie de Belleville, le feu avait déjà grandement progressé lorsque l'agent Joly a pénétré dans l'immeuble, qui devait être rempli d'une épaisse fumée noire s'échappant de l'entrée et des fenêtres. Les chances de survie étaient faibles, même en limitant les périodes d'exposition.

Grâce à l'intervention rapide et au sang-froid de l'agent Dan Joly, tout s'est bien terminé.


L'agent Corey McGee du service de police de Belleville

Le soir du 7 août 2015, la nuit s'annonçait déjà mouvementée lorsque l'agent Corey McGee et son coéquipier ont été envoyés au domicile d'un homme suicidaire. Celui-ci avait appelé sa mère pour lui faire ses adieux et lui dire qu'il l'aimait. À l'arrivée des agents, la maison était vide, mais le centre de communication les a informés que l'homme avait été aperçu sur une ligne ferroviaire à proximité.

Belleville est un corridor très achalandé où les trains de marchandises circulent à des vitesses pouvant atteindre 96 kilomètres à l'heure. L'agent McGee a vu un homme sur les rails et un train qui approchait. Il a immédiatement quitté sa voiture pour commencer à courir vers l'homme sans appeler de renfort, sachant qu'il restait peu de temps avant que la locomotive ne scelle le sort du désespéré.

Lorsque l'agent a tenté d'escorter l'homme à l'écart de la voie ferrée, celui-ci a résisté et refusé de bouger. Comme le train se dirigeait droit sur eux, l'agent McGee a estimé qu'il restait environ trois secondes avant l'impact et a donc décidé de frapper les nerfs péroniers de l'homme, juste au-dessus des genoux, pour le faire tomber et le plaquer contre des rochers pendant que le train passait tout près.

L'agent Corey McGee a risqué sa vie ce soir-là pour secourir un homme suicidaire. Le rescapé a été transporté vers un hôpital des environs en compagnie de sa mère.


L'agent Fraser Curtis du service de police de Chatham-Kent

Tôt le matin du 7 mai 2016, l'agent Fraser Curtis et son coéquipier répondaient à un appel concernant un incendie dans une résidence. L'adresse exacte était inconnue. Un passant a arrêté leur voiture de patrouille pour expliquer aux agents où se trouvait l'incendie et leur dire qu'une personne se trouvait peut-être encore à l'intérieur. Une abondante fumée noire sortait de certaines fenêtres de l'étage.

Plusieurs policiers étaient sur les lieux et tentaient d'accéder à l'appartement du haut. L'agent Curtis a dû défoncer la porte pour pénétrer dans l'immeuble. Même s'ils ne pouvaient rien voir, ils entendaient une personne tousser à l'intérieur d'un appartement. On a ensuite su que cet homme avait bu beaucoup de bière puis tenté d'utiliser la cuisinière.

L'appartement a rapidement été envahi par la fumée et les flammes. L'agent Curtis a pu profiter d'une brèche dans l'incendie pour ramper au sol dans le corridor. L'homme est apparu, titubant, vêtu de boxers seulement et couvert de suie, il était complètement ivre, agressif et désorienté. Il s'est d'abord opposé aux policiers en leur demandant sans cesse de le laisser retourner dans son logement en flammes. L'agent Curtis a agrippé l'homme pour le traîner jusqu'à l'extérieur.

Encore quelques minutes, et l'homme aurait probablement péri tragiquement. Dans cette situation dangereuse, l'agent Fraser Curtis n'a pas hésité à s'exposer au risque.


L'agent-détective Bryan Armstrong du Service de police régional de Durham

L'agent-détective Bryan Armstrong, un membre de l'unité canine, patrouillait avec un agent auxiliaire le 26 mars 2016 lorsque le tandem a été envoyé à proximité d'un pont sur chevalets enjambant une route achalandée. Il a aperçu un homme debout sur une étroite passerelle de métal à côté des rails et qui s'appuyait dangereusement sur la balustrade. Le policier a ensuite appris que l'homme avait déjà tenté de se suicider.

L'agent-détective Armstrong avait grimpé sur le remblai lorsque l'homme, manifestement en détresse, lui ordonna de ne pas s'approcher davantage. Ce dernier semblait prêt à sauter dans le vide, mais il a commencé à discuter avec l'agent, qui pouvait voir le faisceau d'un train de marchandises au loin. L'homme, obsédé par la lumière qui approchait, est monté sur les rails dans la trajectoire du train. Lorsque sa cible s'est éloignée de la balustrade pour se concentrer sur le train, l'agent a senti que s'était le moment d'intervenir. Il s'est élancé vers l'homme pour le saisir in extremis et l'immobiliser contre la passerelle, tandis que le train passait à moins d'un mètre de distance.

L'agent a pris conscience qu'ils n'étaient pas encore hors de danger. La longueur d'un train de marchandises peut atteindre quatre kilomètres, et un wagon large au centre pourrait les frapper et les tuer tous deux. Il craignait aussi que l'homme tente de rouler vers le train. Il a commencé à traîner l'homme, tel un boulet figé sur place, en le tirant par les épaules vers l'arrière. Avec l'aide de l'agent auxiliaire, il a quitté le pont avec lui et est descendu du remblai en lieu sûr.

Ce soir-là, l'agent-détective Armstrong a risqué sa vie et évité une tragédie insensée.


L'agent Chris Lindey du service de police régional de Niagara

L'après-midi du 22 février 2016, une femme marchait avec son chien au bord du canal Welland, partiellement gelé, lorsque l'animal s'est échappé et a couru sur une plaque de glace avant de sauter en eau libre. Paniquée, la maîtresse a suivi son chien sur le canal pour le secourir, mais elle est tombée dans les eaux glacées. Elle s'accrochait, impuissante, à un morceau de glace.

La femme est restée immergée environ une heure et avait perdu toute sensation dans les doigts et les jambes avant qu'une autre personne promenant son chien n'appelle les services d'urgence. L'agent Chris Lindey et trois autres agents sont arrivés sur les lieux, mais ne pouvaient repérer la victime. Conscient qu'un sauvetage en eau était imminent, l'agent Lindey s'est muni de l'amarre qui se trouvait dans le véhicule. Au moment où les agents ont trouvé la femme, celle-ci s'accrochait tant bien que mal à la grande branche que le passant lui avait tendue afin qu'elle ne coule pas.

Sans hésiter, l'agent Lindey s'est lentement déplacé sur la glace pour lui lancer la corde. Avec l'aide de l'équipe, il a tenté plusieurs fois de lancer l'amarre pour secourir la femme, sans succès. En s'approchant de la victime, l'agent Lindey a fait céder la glace puis s'est retrouvé dans l'eau glaciale. Heureusement, il s'était déjà délesté de son ceinturon de service et de son gilet pare-balles pour ne pas couler à pic.

Lindey a pu s'installer derrière la victime pendant que les agents sur la berge tiraient sur la corde. Les sauveteurs ont lentement hissé la femme vers la berge et en lieu sûr, hors de l'eau.

La femme a été traitée pour une hypothermie grave, mais s'est complètement rétablie. Elle doit sa survie aux interventions de l'agent Christopher Lindey sur la glace et dans l'eau glacée.


L'agent provincial William Barber de la Police provinciale de l'Ontario, détachement de police du comté de Prince Edward

L'agent provincial William Barber patrouillait en uniforme le matin du 12 mars 2016 lorsqu'il est tombé sur une maison qui était la proie des flammes. Le service d'incendie et les services médicaux d'urgence étaient presque arrivés.

Les intervenants de première ligne ont été rejoints par une femme désespérée hurlant que son fils était à toujours à l'intérieur. L'agent provincial Barber s'est immédiatement rendu à un côté de la maison où une échelle donnait accès à une fenêtre de l'étage. Il a grimpé, mais une épaisse fumée noire l'empêchait de pénétrer à l'intérieur. Il a couru à l'arrière du bâtiment, où deux autres agents avaient défoncé une porte et brisé plusieurs fenêtres pour laisser sortir la fumée. Les agents, n'ayant pu entrer dans la maison, se sont mis à crier à travers la porte dans l'espoir d'entendre la victime, en vain.

Couvert de suie, l'agent Barber s'est élancé dans un escalier de service qui menait à une porte ouverte à l'étage. Il a décidé de ramper sur les mains et les genoux pour pénétrer dans la maison. Ses deux collègues le tenaient par les chevilles afin qu'il ne s'aventure pas trop loin. Le feu, la fumée et la chaleur étant trop intenses, ils l'ont tiré de là après 30 secondes. À l'extérieur, l'agent provincial Barber ne tenait plus debout et avait du mal à respirer. On l'a amené à l'hôpital, où il a été traité pour une intoxication à la fumée.

Trois personnes ont échappé aux flammes ce soir-là. Malheureusement, un quatrième homme a perdu la vie dans le brasier malgré les efforts héroïques déployés par l'agent provincial William Barber pour le secourir.


Les agents provinciaux Andrew Sloss et Marty Thibault du Détachement de Témiscamingue

Les agents provinciaux Andrew Sloss et Marty Thibault étaient encore sur le terrain après leur quart de travail le matin du 29 novembre 2014 lorsqu'ils ont reçu un appel d'urgence d'une femme ayant du mal à respirer, peut-être parce qu'il y avait de la fumée dans son immeuble. Même si les agents prolongeaient déjà leur quart, ils sont intervenus avec leurs collègues.

De la fumée provenait de l'entrée arrière d'un petit immeuble. De nombreux résidents étaient encore inconscients de l'incendie. Les agents provinciaux Sloss et Thibault ainsi que d'autres agents de la Police provinciale de l'Ontario ont dû affronter une chaleur intense et une épaisse fumée noire tandis qu'ils rampaient dans les corridors, enfonçaient des portes pour pénétrer dans les logements et les évacuer, brisaient des fenêtres et se rendaient au sommet de l'immeuble afin de cogner aux fenêtres pour alerter les résidents.

Informé qu'une femme ne pouvait s'échapper de son appartement du dernier étage, l'agent Sloss s'est rendu sur le toit de l'immeuble pour accéder au logement par une fenêtre. Avec l'aide d'un résident, il a réussi à hisser la femme par la fenêtre. Malheureusement, le chemin qu'il avait emprunté jusqu'au toit était maintenant obstrué par la fumée. L'agent Sloss a repéré une autre issue, et des agents ont installé une échelle pour lui permettre de redescendre avec la femme.

Pendant ce temps, l'agent Thibault était à l'extérieur, près d'une fenêtre de l'étage pour secourir un autre résident pris au piège. Il a retiré une moustiquaire, ce qui a permis à une femme de sortir la tête pour respirer. Une fumée opaque s'échappait de la fenêtre. Lorsque l'agent Thibault a fracassé une deuxième fenêtre, la femme a entendu un bruit, et s'est éloignée, croyant que c'étaient les pompiers. L'agent Thibault lui a crié de revenir, mais l'omniprésence de la fumée l'avait désorientée. Il a finalement réussi à la guider afin qu'elle retrouve la fenêtre et puisse descendre par l'échelle.

Trois personnes ont été secourues. Sans le sang-froid dont les agents provinciaux Andrew Sloss et Marty Thibault ont fait preuve ce matin-là, des personnes auraient probablement péri.


L'agent Patrick Rawn du service de police d'Owen Sound

Très tôt le 10 août 2015, l'agent Patrick Rawn est intervenu sur les lieux d'un incendie à l'extrémité sud d'une série de maisons en rangée. Il s'agissait de son troisième incendie cette nuit-là. Un incendiaire présumé aura finalement mis à la rue 60 résidents d'Owen Sound à cinq endroits différents avant l'aube.

Le niveau de risque pour l'agent Rawn augmentait à chaque appel. Il a éloigné deux réservoirs de propane, un barbecue et d'autres débris qui reposaient contre l'édifice en flammes, avant d'aider une femme et un homme à s'échapper par une fenêtre ouverte et de voir qu'un mur de feu bloquait la seule issue pour plusieurs occupants des logements à l'arrière. Sur une véranda, des flammes violentes soufflaient vers l'extérieur parce qu'une conduite de gaz naturel s'était rompue et avait pris feu.

Sans ensemble de protection adéquat, l'agent a traversé les flammes en courant vers les occupants pris au piège. Il a repéré une autre issue sécuritaire au-dessus d'une haute clôture en bois. Il a ensuite continué à faire le tour des logements pour n'oublier personne. Ses appels restant sans réponse devant un logement, il a enfoncé la porte pour s'assurer qu'il était bien vide.

Un véhicule garé à proximité était la proie des flammes parce que l'embouchure du réservoir à essence s'était enflammée. Pendant qu'il tentait d'éteindre les flammes, l'agent Rawn a été alerté par un occupant oublié dans le complexe de maisons en rangée. Il a tenté de pénétrer à l'intérieur, mais a été repoussé par une fumée épaisse. Il a prévenu les pompiers qu'une personne devait être secourue, puis est retourné à la voiture en flammes.

Personne n'a perdu la vie cette nuit-là, en grande partie grâce à la présence d'esprit et à l'héroïsme inlassable de l'agent Patrick Rawn.


L'agent Kevin Morrison du service de police régional de Peel

L'agent Kevin Morrison était le premier intervenant sur les lieux d'une maison en flammes le 8 mars 2015. Il a été immédiatement confronté à une situation de stress et d'émotion extrêmes. Les flammes et la fumée provenaient de l'étage d'une maison jumelée de deux étages; l'un des résidents était en panique et criait que son fils d'âge adulte et sa mère âgée étaient toujours pris au piège.

L'agent Morrison a aussi entendu une personne appeler à l'aide et dire qu'ils étaient coincés dans une chambre du côté nord de la maison. Comme les services d'incendie n'étaient pas encore arrivés, l'agent a décidé d'essayer de secourir les derniers occupants. Sans appareil respiratoire ni vêtements ignifuges, l'agent Morrison est entré dans la maison, où sa visibilité s'est immédiatement trouvée réduite par la fumée.

Il a réussi à se rendre jusqu'à l'étage grâce à sa lampe de poche tout en hurlant afin que les occupants se manifestent. À ce moment, la fumée était très dense, il était difficile de respirer, et des flammes commençaient à sortir d'une des chambres. L'agent Morrison a trouvé les deux victimes dans une chambre adjacente. Il les a empoignées pour les guider le long du couloir léché par les flammes, puis jusqu'en bas et à l'extérieur, en lieu sûr.

La vieille dame, son petit-fils et l'agent ont tous été traités pour une intoxication à la fumée. Une tragédie a été évitée de justesse parce que l'agent Kevin Morrison, confronté à une situation critique, a bravé le danger pour sauver des vies.


Les agents Mark Borsboom et Erik Corba du Service de police de Toronto

Les incendies s'embrasent plus vite aujourd'hui, ils sont plus chauds et dégagent une plus grande quantité de fumée opaque et toxique. Les agents Mark Borsboom et Erik Corba patrouillaient très tôt le 20 mars 2014 lorsqu'ils ont entendu le son d'un détecteur de fumée provenant d'un jumelé occupé par des restaurants au rez-de-chaussée et par des appartements aux deux étages.

Les agents ont vu d'épais panaches de fumée au deuxième étage. De nombreuses personnes se trouvaient toujours chez elles. Tous les appartements de l'immeuble étaient desservis par une seule entrée et une seule cage d'escalier.

Comme le service d'incendie n'était pas arrivé, les agents Borsboom et Corba ont pénétré dans la cage d'escalier et immédiatement commencé à ramper sur les marches pour rester sous la fumée dense. Ils ont trouvé une femme inconsciente sur le seuil d'une porte fermée. L'agent Borsboom a confié la femme à l'agent Corba, qui l'a amenée à l'extérieur et l'a placée en position de rétablissement avant de se précipiter à l'étage pour aider son coéquipier.

L'incendie s'intensifiait, et la forte chaleur faisait décoller la peinture des murs. Les agents avaient du mal à respirer pendant qu'ils cherchaient d'autres résidents. Sur le point d'être terrassés par la fumée, ils sont sortis.

Dans l'impossibilité d'accéder à l'immeuble au rez-de-chaussée et voyant que des personnes au dernier étage tentaient d'échapper à l'incendie, l'agent Borsboom et les autres agents de police ont mis en place des échelles fournies par le personnel du service des incendies afin de se rendre au deuxième étage pour secourir d'autres occupants. Malheureusement, deux résidents ont succombé à leurs blessures.

Le courage des agents Mark Borsboom et Erik Corba a sauvé 15 vies, dont celle de la femme, qui aurait péri sans leur intervention selon les paramédics.


L'agent Zoran Ivkovic du Service de police de Toronto

Un matin de printemps ensoleillé est presque devenu tragique pour au moins un enfant pris dans l'appartement en flammes situé dans un immeuble de faible hauteur. L'agent Zoran Ivkovic était le premier sur place le 31 mars 2015. Lorsque le centre de répartition l'a informé que des enfants étaient pris à l'intérieur, l'agent Ivkovic a compris qu'il n'y avait pas un instant à perdre. Sans ensemble de protection, il s'est engouffré dans la cage d'escalier, qui s'emplissait d'une épaisse fumée noire. La chaleur s'intensifiait au fur et à mesure qu'il s'approchait du brasier dans une obscurité presque totale. La fumée emplissait ses poumons.

La fumée était si dense que l'agent Ivkovic a dû ramper au sol dans le corridor pour frapper aux portes en se dirigeant vers la source de l'incendie. Devant le bon logement, il a compris que les flammes l'avaient envahi et qu'il devait intervenir sur-le-champ s'il restait des survivants. Étourdi et affaibli par le manque d'oxygène, l'agent a néanmoins pu enfoncer la porte.

L'ouverture a oxygéné le feu, ce qui a fait progresser les flammes au plafond vers l'agent Ivkovic. Celui-ci a alors commencé à avancer sur les mains et les genoux pour inspecter les lieux avec une lampe de poche en criant le plus fort possible afin que des victimes se manifestent. Il a enfin trouvé un jeune garçon gravement brûlé. Avec précaution, il l'a amené dans ses bras loin du brasier.

Six adultes et trois enfants ont été secourus ce matin-là, dont un garçon de 11 ans ayant subi de graves brûlures, mais en voie de rétablissement. Sans l'intervention héroïque de l'agent Zoran Ivkovic, le garçon n'aurait pas survécu.


Les agents Jean-Marc Loiselle et Eric Ka Wai Yu du Service de police de Toronto

Très tôt le 18 mai 2016, les agents Jean-Marc Loiselle et Eric Ka Wai Yu répondaient au signalement d'un incendie dans un immeuble à logements. À leur arrivée sur les lieux, ils pouvaient voir une fumée s'échapper d'un balcon du troisième étage. Ils ont appelé par radio le service d'incendie et se sont précipités aux étages pour aider les gens à évacuer l'immeuble.

Les agents Loiselle et Yu ont repéré l'appartement en flammes. Comme des victimes se trouvaient peut-être à l'intérieur, ils ne pouvaient attendre le service d'incendie. Les lieux étaient envahis par la fumée et les flammes, mais l'agent Loiselle n'a pas hésité à pénétrer à l'intérieur pendant que son coéquipier tenait le service de répartition informé de la situation.

L'incendie était incontrôlable. Inquiet pour la sécurité de son coéquipier, l'agent est entré à son tour dans l'appartement pour aider les possibles victimes et faire sortir l'agent Loiselle avant que la chaleur et la fumée n'aient raison de lui. Les deux agents étaient sur le point de sortir de cet enfer quand ils ont aperçu une personne inconsciente sur le divan. Ils ont plusieurs fois tenté d'alerter et d'atteindre la victime, mais étaient repoussés par la chaleur accablante et la fumée dense.

Revenus dans le corridor, les agents ont prévenu les pompiers, qui ont retiré de l'appartement la victime, laquelle n'avait plus de signes vitaux. Incommodés par la fumée, les agents ont été examinés sur place, puis l'agent Loiselle a été transporté à l'hôpital en raison de son état grave.

Les agents Jean-Marc Loiselle et Kai Wai Yu étaient conscients des dangers ce soir-là, mais ils n'ont pas hésité à risquer leurs vies pour tenter un sauvetage dans une situation périlleuse.

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