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Plan ontarien d'action jeunesse

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Plan ontarien d'action jeunesse

Le 23 juillet 2012, pour faire suite aux fusillades ayant éclaté à Toronto, le premier ministre Dalton McGuinty a annoncé la prise de mesures immédiates pour faire appliquer la loi et a demandé au ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse, le docteur Eric Hoskins, et à la ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Madeleine Meilleur, de rencontrer des intervenants, des jeunes et des membres du public en vue de l'élaboration d'un plan équilibré s'employant à donner aux jeunes le soutien nécessaire à leur réussite et visant à préserver la sécurité de nos collectivités.

S'appuyant sur les recherches et les recommandations du rapport intitulé Examen de la cause de la violence chez les jeunes, le Plan d'action jeunesse du gouvernement intègre la rétroaction reçue par les deux ministres au cours des 30 derniers jours et y répond. Les ministres ont recueilli le témoignage de nombreux acteurs : les jeunes et leurs familles, les organismes communautaires qui offrent des services et un soutien à la jeunesse, des représentants des services sociaux, des secteurs de l'éducation, de la justice et des affaires, et enfin des membres du public.

Par l'intermédiaire de rencontres, de lettres et d'un questionnaire en ligne, les Ontariennes et les Ontariens ont fait part de leurs expériences et de leurs idées sur ce qui peut être fait pour préserver la sécurité de leurs quartiers et aider les jeunes à réussir. Des personnes de tous les milieux ont partagé des récits inspirants et révélateurs sur les causes profondes de la criminalité et sur la façon dont les collectivités réagissent face aux défis qui placent les jeunes dans des situations à risque.

Le Plan d'action jeunesse s'inspire de l'expertise et des connaissances des organismes et des membres des collectivités, et s'appuie par ailleurs sur les données probantes obtenues grâce aux programmes et aux services déjà en œuvre.

Le plan ontarien d'action jeunesse s'articule autour de cinq grands principes et comporte 20 mesures à prendre.

    PRINCIPE 1 : INTERVENIR DE FAÇON PRECOCE
  1. Ouvrir des centres de formation au rôle parental et de littératie pour les familles dans 17 sites supplémentaires au sein de quartiers à risque partout en Ontario. Les centres de formation au rôle parental et de littératie pour les familles sont des programmes en milieu scolaire dans le cadre desquels les parents/parents-substituts et les enfants, de la naissance à l'âge de six ans, participent ensemble à une gamme d'activités d'apprentissage axées sur le jeu. Ces activités se focalisent sur le développement optimal de l'enfant et l'acquisition précoce de compétences en littératie et en numératie, et sont encadrées par un personnel formé aux spécificités du développement de la petite enfance. Il existe actuellement 155 sites dans tout l'Ontario, et cet élargissement porterait leur nombre à 172.
  2. PRINCIPE 2 : ACCROITRE LES POSSIBILITES OFFERTES AUX JEUNES GRACE A DES OPTIONS POSITIVES ET A DES EMPLOIS
  3. Étendre le Programme d'emplois d'été pour les jeunes dans les quartiers prioritaires de Toronto et de la région du grand Toronto afin d'offrir pendant l'année scolaire 320 nouveaux emplois après l'école pendant l'année scolaire, avec l'objectif de les porter à 440 emplois à temps partiel l'année suivante. Les organismes communautaires qui supervisent le Programme travailleront en étroite collaboration avec les écoles pour veiller à ce que ces emplois à temps partiel favorisent la réussite scolaire. Ce programme propose déjà aux jeunes près de 4 000 emplois d'été à temps plein chaque été dans des collectivités de tout l'Ontario.
  4. Étendre l'initiative Expérience de travail dans les services policiers pour les jeunes dans tout l'Ontario pour proposer 270 nouveaux emplois après l'école au sein de services policiers pendant l'année scolaire. Ce programme finance déjà près de 400 stages à temps plein pendant l'été pour que les jeunes puissent travailler auprès des services policiers de leur localité, et ce, dans toute la province.
  5. Créer une initiative d'emploi dans le secteur privé sous la direction d'un conseil formé de leaders communautaires et de chefs d'entreprise pour accroître les possibilités d'emploi pour les jeunes défavorisés et aider à leur faire connaître les possibilités existantes.
  6. Étendre le programme Accent sur les jeunes pour qu'il fournisse des emplois d'été à 220 jeunes supplémentaires et des activités de loisirs estivaux à 3 500 enfants et jeunes issus des collectivités défavorisés de toute la région du grand Toronto. Ce programme est déjà en place à Hamilton, Windsor, Ottawa et Toronto. Depuis 2007, il a fourni des emplois d'été à près de 5 000 jeunes et a proposé des activités estivales à plus de 100 000 enfants.
  7. Étendre la portée du Programme d'activités après l'école dans les quartiers prioritaires de Toronto, mais aussi dans les régions de York, de Halton, de Peel et de Durham. Cet élargissement concernera 2 100 enfants et jeunes supplémentaires rien que cette année. Au total, 54 000 enfants et jeunes de tout l'Ontario ont participé au Programme d'activités après l'école depuis 2009.
  8. PRINCIPE 3 : METTRE L'ACCENT SUR LA SOLIDARITE ET LA SECURITE DANS LES COLLECTIVITES
  9. Tirer parti des expériences et des résultats positifs du Fonds Action Jeunesse pour œuvrer, avec nos partenaires, à l'élaboration d'un nouveau Fonds Perspectives Jeunesse de cinq millions de dollars annuels. Ce nouveau fonds appuiera les initiatives communautaires dans les quartiers prioritaires et défavorisés, et misera sur des partenariats avec le secteur privé pour aider davantage à atteindre ses objectifs.
  10. Porter le nombre d'intervenants auprès des jeunes de 62 à 97 dans des collectivités à l'échelle de l'Ontario. Les intervenants auprès des jeunes aident ces derniers à trouver des débouchés, des solutions et des ressources pour répondre à leurs besoins sur le plan social, comportemental et éducatif.
  11. Verser 500 000 dollars sous la forme de Subventions pour des collectivités sûres et dynamiques à des organismes communautaires partout dans la province, afin qu'ils collaborent avec les services policiers pour prévenir la criminalité. Ce montant s'ajoute aux 500 000 dollars annoncés le 23 juillet pour Toronto.
  12. Axer le Programme des subventions issues du partage des produits de la criminalité pour encourager une coordination renforcée au sein des services policiers de Toronto, d'autres services policiers municipaux et de la Police provinciale de l'Ontario. Cette coordination visera à assurer le suivi des armes à feu et des bandes criminalisées afin de les éradiquer de nos rues. Par ailleurs, les subventions issues du partage des produits de la criminalité seront spécifiquement axées sur les notions de « prévention de la criminalité » et de « mobilisation communautaire » en vue d'encourager le service de police et les groupes communautaires à travailler ensemble dans les collectivités défavorisées au cours des deux années à venir.
  13. PRINCIPE 4 : S'ATTAQUER A LA VIOLENCE ET A LA VICTIMISATION POUR AIDER LES JEUNES A REVENIR SUR LE DROIT CHEMIN
  14. Comme annoncé le 23 juillet 2012, un financement permanent a été obtenu pour la stratégie d'intervention contre la violence à Toronto (TAVIS) et la Stratégie provinciale d'intervention contre la violence (SPIV), qui ciblent les activités illégales liées aux bandes criminalisées, aux drogues et aux armes dans les communautés, en mettant l'accent sur l'intervention, l'exécution de la loi et la mobilisation communautaire.
  15. Soutenir l'initiative Échec au crime en doublant les récompenses accordées pour les signalements permettant de bannir les armes à feu de nos rues et appuyer les programmes supplémentaires qui encouragent la remise d'armes à feu à la police.
  16. Demander au gouvernement fédéral :
    1. de doter notre Groupe d'intervention contre les bandes criminalisées et les armes à feu de procureurs fédéraux supplémentaires;
    2. de prévoir des procureurs fédéraux supplémentaires dans le cadre de notre initiative luttant contre la contrebande transfrontalière d'armes à feu;
    3. d'élaborer des règlements pour améliorer la traçabilité des armes à feu importées et aider la police à mieux suivre la circulation des armes illégales.
  17. Examiner et renforcer les soutiens que nous proposons en vue de la réinsertion pour veiller à ce que les jeunes contrevenants opèrent une transition harmonieuse en sortant du système de justice pour la jeunesse.
  18. PRINCIPE 5 : ASSURER UNE MEILLEURE GOUVERNANCE, AMELIORER LA COORDINATION ET S'ENGAGER DE DURABLEMENT
  19. Commencer à travailler avec des partenaires et les jeunes à l'élaboration d'une stratégie provinciale à long terme pour la jeunesse qui articule les programmes et les soutiens destinés aux jeunes autour d'un ensemble commun de résultats. Cette stratégie comportera également une prise de décisions fondée sur les données probantes et une évaluation axée sur les résultats pour veiller à ce que nos financions les bonne initiatives et que nous atteignions les résultats désirés. Elle mettra l'accent sur les possibilités pour les jeunes et sur le développement positif, et débouchera sur des initiatives supplémentaires visant les jeunes qui sont en décrochage et dont la réussite est entravée par de nombreux obstacles.
  20. Comme le recommande le rapport Examen des causes de la violence chez les jeunes, la stratégie pour la jeunesse créera des comités de planification jeunesse visant à réduire les doubles emplois et à mieux coordonner les programmes communautaires pour les jeunes dans l'ensemble de la province. Ces comités pourront par exemple être composés de représentants issus de différents ordres de gouvernement, de personnes représentant les conseils scolaires, les services policiers, le secteur privé, les employeurs, les organismes proposant des services à la jeunesse et les jeunes eux-mêmes. Nous entendons commencer par un comité de planification à Toronto, et organiserons graduellement d'autres tables dans toute la province. Cette approche appuiera des solutions locales tel que recommandé dans le rapport Examen des causes de la violence chez les jeunes.
  21. Établir un Comité d'action permanent pour de meilleures perspectives relevant de la ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse. Ce comité sera composé de personnes issues de différents milieux, communautés et cultures, y compris des travailleurs de première ligne, des représentants d'organismes dirigés par des jeunes et des jeunes. Ils fourniront des conseils au gouvernement sur la meilleure façon de redéfinir les programmes existants et sur les nouvelles orientations qui pourraient être envisagées par le ministère et le gouvernement.
  22. Collaborer avec des partenaires afin d'élaborer des outils pour étayer la mesure et l'évaluation de la réussite des programmes communautaires.
  23. Dans le cadre de notre Plan d'action jeunesse, l'examen des causes de la violence chez les jeunes deviendra une partie permanente du mandat du Comité du Conseil des ministres pour la réduction de la pauvreté. Le comité sera renommé « Comité du Conseil des ministres pour la réduction de la pauvreté et l'examen des causes de la violence chez les jeunes » afin d'incorporer cette orientation élargie sur l'inclusion sociale. Les rapports annuels futurs sur la stratégie de réduction de la pauvreté comprendront les progrès liés aux résultats pour les jeunes.
  24. M. Alvin Curling, ancien député et président de l'Assemblée législative, sera nommé conseiller stratégique sur les perspectives pour la jeunesse auprès de la ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse. M. Curling deviendra également l'un des membres externes du Comité du Conseil des ministres pour la réduction de la pauvreté et l'examen des causes de la violence chez les jeunes.

Renseignements pour les médias

  • Gloria Bacci-Puhl

    ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse

    416 325-5156

  • Gabe De Roche

    Bureau du ministre

    416 212-7458

  • Renseignements au public

    1 866 821-7770

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