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Déclaration du ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse et du procureur général au sujet du rapport final de la Commission Motherisk

Déclaration archivé

Déclaration du ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse et du procureur général au sujet du rapport final de la Commission Motherisk

Aujourd'hui, Michael Coteau, ministre des Services à l'enfance et à la jeunesse, et Yasir Naqvi, procureur général, ont fait la déclaration suivante à l'occasion de la publication du rapport final de la Commission Motherisk :

« Ce qui est arrivé aux enfants et aux familles touchés par les analyses de mèches de cheveux peu fiables de Motherisk est effroyable. Dans son rapport, la commissaire, l'honorable Judith Beaman, a reconnu le mal que les analyses capillaires de Motherisk ont causé à de nombreuses familles dans notre province - en particulier les familles appartenant à des communautés racialisées, autochtones et vulnérables. Nous remercions la commissaire Beaman de son rapport approfondi, qui porte sur plus de 1 200 affaires de protection de l'enfance mettant en jeu des analyses de mèches de cheveux effectuées par Motherisk et qui comprend 32 recommandations détaillées à l'intention de 17 ministères et organismes.

Notre gouvernement accepte ces recommandations. Elles nous guideront dans nos efforts continus en vue de renforcer, de moderniser et de transformer notre système de bien-être de l'enfance, dans l'objectif de placer les enfants, les jeunes et les familles au cœur de toutes nos activités. Dans cet esprit, nous sommes déterminés à leur fournir des services équitables, cohérents et culturellement adéquats, qui répondront à leurs besoins individuels et les aideront à obtenir les meilleurs résultats possibles.

Pour commencer, notre gouvernement suivra le conseil de la commissaire Beaman visant à :

  • maintenir les services de counseling confidentiels qui étaient offerts aux familles dans le cadre de la Commission;
  • établir un groupe de travail, composé d'experts extérieurs ainsi que de familles et de représentants des peuples autochtones et de la communauté noire, qui guidera la suite de notre réponse aux recommandations du rapport;
  • demander aux magistrats, au Barreau de l'Ontario, au Comité des règles en matière de droit de la famille et à Aide juridique Ontario de tenir compte des recommandations pertinentes qu'ils pourraient mettre en œuvre, dont celles qui portent sur la formation et les modifications aux Règles en matière de droit de la famille.

Comme preuve de son engagement à cet égard, le gouvernement fera publiquement état de ses progrès dans un an.

Ces efforts viennent s'ajouter aux mesures que le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse a prises dès qu'il a pris connaissance des résultats peu fiables des analyses capillaires. Il a notamment émis une directive à l'intention de toutes les sociétés d'aide à l'enfance de l'Ontario leur enjoignant de cesser immédiatement d'utiliser les résultats d'épreuves de dépistage des drogues et de l'alcool à partir de mèches de cheveux ou de s'y fier.

Suivant les conseils de la commissaire Beaman, notre gouvernement a aussi présenté la Loi de 2017 sur les laboratoires médico-légaux - un projet de loi qui, s'il est adopté, renforcera la surveillance des laboratoires médico-légaux en Ontario, dans le but d'améliorer la responsabilisation et la transparence des analyses médico-légales. Nos engagements pris aujourd'hui donnent suite à nos projets en cours qui visent à améliorer les résultats pour toutes les familles de l'Ontario, dont la Stratégie antiraciste pour l'Ontario, sur trois ans, la Stratégie de lutte contre le racisme envers les Noirs et la Stratégie ontarienne pour les enfants et les jeunes autochtones.

Prises ensemble, ces mesures représentent une transition notable vers une prestation plus holistique, équitable et responsable des services de justice et de bien-être de l'enfance en Ontario.

Bien que nous ne puissions pas changer le passé, nous pouvons aider les familles touchées à vivre en paix et guérir, et ce que nous ferons. Nous veillerons également à ce que ce genre de situation ne se reproduise plus. Nous avons déjà beaucoup accompli, mais nous savons qu'il nous reste encore du pain sur la planche. Nous sommes sûrs qu'avec l'aide de nos partenaires des secteurs de la justice et du bien-être de l'enfance, nous pouvons continuer à transformer tout le système afin d'assurer qu'il dessert plus efficacement les enfants et les familles. »

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