Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

L'Ontario élargit les services pour les jeunes victimes du trafic du sexe

Communiqué

L'Ontario élargit les services pour les jeunes victimes du trafic du sexe

Des fonds accrus seront destinés à des programmes communautaires et à des programmes pour les Autochtones

TORONTO — Le gouvernement de l’Ontario investit jusqu’à 46 millions de dollars sur cinq ans pour élargir les soutiens communautaires et les soutiens pour les Autochtones destinés aux enfants et aux jeunes victimes du trafic du sexe. Le Fonds de soutien communautaire à la lutte contre la traite des personnes et le Fonds pour les initiatives autochtones de lutte contre la traite des personnes donneront la priorité à des programmes d’intervention précoce, des programmes de protection accrue pour les victimes d’exploitation sexuelle et des soutiens pour les survivants.

« L’année dernière, nos organismes de première ligne, des survivants et des communautés et organismes autochtones nous ont révélé le besoin urgent d’augmenter les soutiens destinés aux enfants et aux jeunes touchés par le trafic du sexe, a expliqué Jill Dunlop, ministre associée déléguée au dossier de l’Enfance et à la Condition féminine. Notre objectif est d’élargir le réseau de services de lutte contre la traite des personnes en Ontario pour que davantage de victimes aient accès aux soutiens dont elles ont besoin. »

Des fonds seront mis à la disposition de partenaires et d’organismes pour les aider à offrir des services dans les domaines suivants :

  • Des programmes spécialisés dans le traumatisme élaborés et exécutés par des organismes de survivants;
  • Des services consacrés aux victimes de moins de 18 ans, dont des placements et des traitements en établissement, du mentorat par des pairs, des programmes d’éducation et de préparation à l’emploi;
  • Des soutiens culturellement adaptés, conçus par des Autochtones, à l’intention de victimes, de familles et de communautés inuites, métisses et des Premières Nations;
  • Des soutiens ciblés pour les garçons, les personnes ayant une déficience intellectuelle, les membres du groupe des LGBTQ2S, les membres de communautés racialisées et des nouveaux arrivants victimes d’exploitation sexuelle;
  • Des programmes spécialisés pour des enfants et des jeunes aux prises avec le système de justice pour les adolescents ou qui passent du système de protection de l’enfance au système de justice pour les adolescents.

« La traite des personnes n’est pas juste un problème d’application de la loi - c’est un crime horrible et violent qui cible des personnes vulnérables, détruisant leur santé et les privant de sécurité et de dignité, a déclaré Sylvia Jones, solliciteure générale. En investissant dans des programmes d’intervention et des services spécialisés, nous parviendrons à réduire la menace de l’exploitation et à protéger ceux qui courent le plus de risques. Ces programmes sont des aspects vitaux du plan qu’a mis en place l’Ontario pour lutter contre la traite des personnes, traduire les trafiquants en justice et éradiquer ce crime monstrueux. »

Annoncée en mars 2020, la Stratégie ontarienne de lutte contre la traite des personnes investira 307 millions de dollars, ces cinq prochaines années, dans un plan de grande envergure, visant à sensibiliser le public au problème, protéger les victimes, intervenir à une étape précoce, soutenir les survivants et tenir les contrevenants responsables de leurs actes. La stratégie reflète les perspectives judicieuses de survivants de la traite des personnes, de communautés et d’organismes autochtones, du secteur de l’application de la loi et de fournisseurs de services de première ligne.

Des demandes au Fonds de soutien communautaire à la lutte contre la traite des personnes et au Fonds pour les initiatives autochtones de lutte contre la traite des personnes seront acceptées jusqu’au 30 juillet 2020, à 17 h.

Faits en bref

  • Près des 2/3 des cas de traite des personnes signalés par la police au Canada se produisent en Ontario.
  • Plus de 70 % des victimes connues de la traite des personnes, identifiées par la police, ont moins de 25 ans et 26 % ont moins de 18 ans.
  • L’âge moyen des victimes recrutées pour le trafic du sexe est 13 ans.
  • Les filles et les jeunes femmes sont les plus vulnérables, surtout parmi les communautés autochtones et les jeunes placés, bien que les garçons, les hommes et les membres du groupe LGBTQ2S soient aussi ciblés.

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