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Déclaration conjointe des ministres du Développement économique, de l'Emploi et de l'Infrastructure, et de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales sur le Partenariat transpacifique

Déclaration archivé

Déclaration conjointe des ministres du Développement économique, de l'Emploi et de l'Infrastructure, et de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales sur le Partenariat transpacifique

Brad Duguid, ministre du Développement économique, de l'Emploi et de l'Infrastructure, et Jeff Leal, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, ont publié la déclaration suivante sur le Partenariat transpacifique :

« La proposition de Partenariat transpacifique (PTP) annoncée par le gouvernement fédéral promet d'importantes occasions de nouveaux marchés pour les sociétés ontariennes, y compris dans nos secteurs de l'aérospatiale, des services financiers, des sciences de la vie et de l'agroalimentaire. Le renforcement des liens avec le Japon - la troisième économie en importance dans le monde - et avec d'autres pays de la région Asie-Pacifique, ainsi que l'élargissement de l'accès aux marchés pour nos biens et services sont des engagements clés du Budget de l'Ontario.

« Tout au long des négociations, l'Ontario a demandé au gouvernement fédéral de mener les discussions sur le PTP d'une manière ouverte et transparente, et la province a vigoureusement défendu le maintien de la situation concurrentielle de notre secteur automobile et de la gestion de l'offre pour les producteurs agricoles. Nous avons été déçus de n'obtenir les détails qu'aujourd'hui. L'Ontario a besoin d'une réunion d'information plus détaillée sur l'accord que ce qui a été fourni jusqu'à présent afin de mieux en comprendre les répercussions et les impacts pour la province.

« Le PTP pourrait profiter à certains secteurs de l'industrie automobile. Toyota et Honda, dont les sièges sociaux sont au Japon, sont d'importants assembleurs en Ontario et des éléments névralgiques du secteur automobile de la province. Nous avons l'intention de collaborer avec eux pour nous assurer qu'ils puissent saisir ces occasions et accroître leur empreinte en Ontario.

« L'Ontario demeure toutefois préoccupé par plusieurs concessions clés concernant le secteur automobile, tout particulièrement par le calendrier de réduction des tarifs et par la modification des règles d'origine pour les voitures et les pièces annoncés ce matin.

« L'Ontario s'inquiète du fait que les concessions dans le secteur automobile exposeront rapidement le secteur de l'assemblage automobile et les fabricants de pièces de la province à une concurrence mondiale beaucoup plus forte, tout particulièrement lorsqu'on les compare aux concessions faites par les États-Unis, ce qui pourrait éventuellement menacer les emplois et le gagne-pain d'un grand nombre d'Ontariennes et d'Ontariens. L'Ontario demande au gouvernement fédéral de mettre en place un robuste programme d'adaptation à la transition de grande envergure, fondé sur des subventions, pour le secteur automobile de l'Ontario afin de garantir que ces concessions n'en affaibliront pas la force et la compétitivité à long terme.

« L'Ontario compte l'un des secteurs automobiles les plus importants en Amérique du Nord. C'est un facteur clé de notre croissance économique, qui fournit des emplois bien rémunérés à des milliers de personnes et qui joue un rôle déterminant dans la réussite économique globale du Canada. Le secteur automobile de l'Ontario injecte plus de 16 milliards de dollars dans l'économie provinciale, soutenant directement plus de 100 000 emplois de fabrication de véhicules et des centaines de milliers d'autres indirectement. De nouvelles règles d'origine moins strictes pour les véhicules et pour les pièces automobiles pourraient nuire à la capacité de ce secteur d'attirer et de conserver des investissements. 

« Nous demeurons également préoccupés par les concessions faites au sujet de la gestion de l'offre et par la possibilité qu'elles aient une incidence négative sur l'intégrité du système de gestion de l'offre.

 « Il y a plus de 5 500 fermes soumises à la gestion de l'offre dans la province, qui génèrent des revenus de 3,2 milliards de dollars. Le système de gestion de l'offre s'efforce d'assurer plus de stabilité à nos producteurs agricoles, tout en livrant des produits sûrs et de qualité aux foyers à l'échelle de l'Ontario et du Canada sans qu'il n'en coûte un sou aux contribuables. Le fait de permettre l'importation de produits laitiers et de volaille risque de miner le désir des consommateurs de favoriser l'achat local, met en danger le système de gestion de l'offre du Canada et ne procure pas d'avantages réciproques à l'exportation pour les producteurs canadiens.

« À l'avenir, il incombera au nouveau gouvernement fédéral de collaborer avec les provinces et avec l'industrie pour déterminer quels soutiens seront nécessaires pour compenser les secteurs touchés, et de fournir des outils pour aider ces secteurs à tirer parti de tout avantage que le PTP pourrait offrir.

« Les accords commerciaux internationaux peuvent accroître l'avantage concurrentiel de l'Ontario et créer des emplois en facilitant l'expansion dans de nouveaux marchés pour les entreprises. Nous restons déterminés à collaborer avec le gouvernement fédéral sur des solutions qui aideront plus d'entreprises à percer sur le plan international, tout en profitant à notre population et à notre économie en général. »

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