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Les recherches menées dans le Nord de l'Ontario fournissent des données importantes sur le changement climatique mondial

Bulletin archivé

Les recherches menées dans le Nord de l'Ontario fournissent des données importantes sur le changement climatique mondial

Le gouvernement McGuinty fait des recherches sur l'emmagasinage du carbone dans les tourbières

Une étude particulière sur le Grand Nord ontarien pourrait avoir des retombées déterminantes sur les mesures prises à l'échelle internationale dans le cadre de la lutte contre le changement climatique, selon l'information publiée aujourd'hui à la Conférence sur le changement de climat de Copenhague (COP-15).

L'Ontario procède actuellement à l'établissement d'un réseau de trois stations de surveillance de longue durée dans les basses terres de la baie d'Hudson afin d'étudier les tourbières où est emmagasiné le carbone. Il n'existe que quelques stations de ce type dans le monde entier.

Les tourbières jouent un rôle important dans le changement climatique en raison de leur capacité à capturer le carbone et à l'emmagasiner pendant des milliers d'années. Des études récentes démontrent que le sol des tourbières est susceptible de libérer des gaz à effet de serre à la suite de la hausse des températures, qui entraîne la fonte du pergélisol.

Ces stations surveilleront en permanence l'air. Elles fourniront ainsi des données en temps réel qui permettront aux chercheurs de mieux comprendre le rôle particulier que jouent les tourbières dans l'emmagasinage du carbone ou sa libération dans l'air, un procédé appelé « flux de carbone ». 

La première station de surveillance a été établie en juillet 2009 au lac Kinoje, dans la région des basses terres de la baie d'Hudson. L'installation de deux autres stations se déroulera en phases entre 2010 et 2012.

Faits en bref

  • De 40 à 50 pour cent des tourbières du monde entier se trouvent au Canada, en grande partie dans le territoire ontarien.
  • Les tourbières du Nord ne couvrent que 3 à 5 pour cent de la surface terrestre, mais elles emmagasinent de 20 à 25 pour cent de tout le carbone emmagasiné dans le sol.
  • Les tourbières représentent le type de couverture terrestre le plus répandu dans le Grand Nord ontarien. Elles présentent des densités de carbone parmi les plus élevées sur terre (de 150 à 200 kg/m2 par rapport à moins de 75 kg/m2 dans des situations normales de forêt boréale dans les hautes terres ou d'une forêt humide tropicale).
  • Les basses terres de la baie d'Hudson, dont la plupart se trouvent en Ontario, constituent le deuxième plus grand bassin de tourbe du monde, le plus grand basin étant celui de la Sibérie occidentale. Il s'agit d'un stock de carbone important à l'échelle de la planète.
  • La station de surveillance du flux de carbone du lac Kinoje s'alimente d'elle-même avec une pile solaire. Elle se trouve dans un marécage situé à environ 80 km au nord-ouest de Moosonee.
  • Environ 4000 livres de matériel ont été portées sur les 650 mètres qui séparaient le point d'accès au lac Kinoje au site de surveillance.

Ressources additionnelles

Citations

« Ce projet contribuera de façon significative à la science du changement climatique. L'information recueillie par ces stations de surveillance nous permettra de mieux comprendre le rôle important que le Grand Nord ontarien joue dans le changement climatique. »

John Gerretsen

ministre de l'Environnement

Renseignements pour les médias

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