Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

L'Ontario défend les familles et les entreprises en s'opposant à la taxe fédérale sur le carbone tueuse d'emplois qui est imposée aux collèges et aux universités

Communiqué

L'Ontario défend les familles et les entreprises en s'opposant à la taxe fédérale sur le carbone tueuse d'emplois qui est imposée aux collèges et aux universités

L’entrée en vigueur de la taxe fédérale le 1er avril entraînera une hausse des coûts pour les étudiants

Le gouvernement de l'Ontario travaille pour la population en luttant contre la hausse des coûts imposés aux établissements publics par la taxe fédérale sur le carbone tueuse d'emplois. Le fardeau financier imposé aux universités et aux collèges risque d'avoir des répercussions sur les services dont dépend la population de l'Ontario.

La taxe sur le carbone du gouvernement fédéral augmentera les coûts initiaux de chauffage des collèges et des universités de l'Ontario de 9,8 millions de dollars environ en 2019 et jusqu'à 24,7 millions de dollars en 2022.

« Nous savons que la taxe fédérale sur le carbone augmentera les coûts du chauffage résidentiel, des carburants automobiles et des aliments, a déclaré le ministre Phillips. Ce que nous ne savons pas est l'impact que la taxe sur le carbone aura sur les établissements qui fournissent des services essentiels à la population de l'Ontario, comme les hôpitaux, les centres pour personnes âgées et les collèges. »

Merrilee Fullerton, ministre de la Formation et des Collèges et Universités, et Rod Phillips, ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, étaient au Collège Algonquin aujourd'hui pour parler de l'impact de la taxe sur le carbone du gouvernement fédéral sur les coûts de chauffage des collèges et des universités de la province.

Les coûts initiaux du Collège Algonquin devraient augmenter de 151 000 $ environ en 2019-2020 et jusqu'à plus de 380 000 $ en 2022-2023, en se fondant sur les niveaux de consommation de 2016. Cet argent pourrait être mieux utilisé pour former la prochaine génération d'étudiantes et d'étudiants en techniques d'animation 3D pour jeux vidéo, pour aider les personnes qui étudient en soins infirmiers à profiter d'expériences d'apprentissage en laboratoire et en milieu clinique ou, encore, à préparer les étudiantes et étudiants à travailler dans les métiers spécialisés.

« Les établissements postsecondaires de l'Ontario verront leurs coûts augmenter à cause de la taxe fédérale sur le carbone, a déclaré la ministre Fullerton. Cette taxe pourrait forcer ces établissements à réorienter les fonds publics et les frais de scolarité pour payer une taxe fédérale au lieu de payer - comme cela devrait être le cas - les programmes d'apprentissage et les initiatives axées sur les étudiants. »

Le plan environnemental conçu en Ontario considère les priorités, les enjeux et les possibilités propres à notre province et s'engage à réduire les émissions ontariennes de 30 pour cent par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030, objectif qui s'aligne aux engagements du gouvernement fédéral en vertu de l'Accord de Paris, sans imposer de taxe sur le carbone aux étudiants, aux patients, aux familles et aux personnes âgées. Grâce aux efforts des particuliers et de l'industrie, l'Ontario a presque atteint cet objectif puisque les émissions de la province ont baissé de 22 pour cent depuis 2005.

La proposition liée aux normes ontariennes de rendement pour les émissions permettrait aux collèges et aux universités de participer au programme, ce qui leur éviterait d'avoir à assumer les coûts liés à la taxe fédérale sur le carbone.

« Notre plan prouve qu'on peut à la fois s'opposer à la taxe sur le carbone et continuer à lutter contre le changement climatique, sans avoir à choisir entre les deux, a conclu le ministre Phillips. L'Ontario mérite un environnement sain et une économie prospère. »

Le gouvernement reste engagé à contester le plan du gouvernement fédéral visant à imposer une taxe sur le carbone à la population de l'Ontario.

Faits en bref

  • Le système de tarification fondé sur le rendement du gouvernement fédéral est entré en vigueur le 1er janvier 2019.
  • La taxe fédérale sur le carbone coûtera 258 $ par an aux ménages moyens en 2019, montant qui augmentera à 648 $ d’ici 2022.
  • La taxe fédérale sur le carbone imposée aux carburants entre en vigueur en avril. En incluant la TVH, la hausse du carburant en Ontario sera de 5 cents par litre. La hausse s’élèvera à 7,5 cents en 2020, 10 cents en 2021 et 12,5 cents par litre en avril 2022.
  • En incluant la TVH, la taxe fédérale sur le carbone fera augmenter le prix du gaz naturel en Ontario de 4,4 cents par mètre cube. La hausse s’élèvera à 6,6 cents en 2020, à 8,8 cents en 2021 et à 11,1 cents par mètre cube en avril 2022.
  • En incluant la TVH, la taxe fédérale sur le carbone fera augmenter le prix du diesel de 6,1 cents par litre en 2019 et de 15,2 cents d’ici 2022.
  • L’Ontario fait partie d’une coalition de provinces qui ont promis de s’opposer à la taxe sur le carbone du gouvernement fédéral, jugée inconstitutionnelle. La Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba se sont rangés aux côtés de l’Ontario pour contester la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre du gouvernement fédéral, qui est une taxe déguisée et inconstitutionnelle. La cause de l’Ontario contestant la constitutionnalité de la taxe fédérale sur le carbone sera entendue par la Cour d’appel du 15 au 18 avril 2019.
  • Comme le souligne le plan environnemental de l’Ontario, la province s’est engagée à atteindre sa part de l’objectif que le Canada a fixé pour 2030, tout en reconnaissant les circonstances uniques de notre économie. Entre 2005 et 2016, l’Ontario a réduit ses émissions d’environ 22 pour cent.
  • Le Plan environnemental conçu en Ontario s’engage à réduire les émissions de la province de 30 pour cent par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030, sans imposer de taxe sur le carbone.
  • Selon un sondage mené par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante auprès de propriétaires d’entreprise de l’Ontario, de la Saskatchewan, du Manitoba et du Nouveau-Brunswick, 87 pour cent sont opposés à cette taxe fédérale sur le carbone.

Document d’information

Ressources additionnelles

Renseignements pour les médias

Partager

Sujets

Environnement et énergie Gouvernement Domicile et communauté