Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Déclaration du ministre Yurek à la suite de la réunion du Conseil canadien des ministres de l'environnement

Déclaration

Déclaration du ministre Yurek à la suite de la réunion du Conseil canadien des ministres de l'environnement

HALIFAX - Le ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l'Ontario, Jeff Yurek, a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la suite de la réunion du Conseil canadien des ministres de l'environnement :

« J'ai participé aujourd'hui à une réunion du Conseil canadien des ministres de l'environnement avec mes homologues provinciaux et territoriaux de tout le Canada. Ces discussions nous ont permis d'échanger nos perspectives sur des questions transversales importantes, comme les déchets plastiques, le changement climatique, la qualité de l'air et les eaux usées.

La province de l'Ontario reste engagée à protéger l'environnement dans tout le pays et se réjouit de collaborer avec ses collègues fédéraux, provinciaux et territoriaux dans le but de produire des résultats concrets pour les Canadiens et les Canadiennes, y compris réduire les déchets plastiques, gérer les eaux usées et combattre le changement climatique, tout en favorisant la croissance économique et la création d'emplois.

Depuis de nombreuses années, l'Ontario fait preuve de leadership en matière de réacheminement des déchets, y compris les déchets plastiques, et nous sommes ravis de voir que le plan d'action visant l'atteinte de zéro déchet de plastique du CCME montre que l'ensemble du Canada appuie manifestement la responsabilité élargie des producteurs. Nous considérons cette approche comme essentielle pour la gestion des déchets et des emballages plastiques des entreprises, et un domaine où une collaboration continue peut être positive pour toutes les compétences.

Cependant, nous sommes profondément déçus que la ministre McKenna continue de se concentrer sur son plan fiscal, déguisé en mesure climatique, et refuse de respecter les moyens légitimes et uniques que les provinces et les territoires, y compris l'Ontario, prennent pour faire face au changement climatique. À notre avis, les nombreuses mesures que le gouvernement fédéral a prises unilatéralement, notamment la taxe carbone et la Loi sur l'évaluation d'impact (ancien projet de loi C-69), sont inacceptables et révèlent une tendance inquiétante.

Nous estimons qu'il n'y a pas qu'une seule façon de combattre le changement climatique au pays. Ainsi, nous avons publié le Plan environnemental pour l'Ontario qui vise à protéger et à préserver l'air, les sols et l'eau de la province et à lutter contre le changement climatique sans imposer de taxe carbone coûteuse à la population ontarienne qui travaille dur, taxe que le gouvernement fédéral a imposée à tous les Canadiens et Canadiennes. C'est la raison pour laquelle l'Ontario a contesté la constitutionnalité de la taxe fédérale sur le carbone, a défendu aujourd'hui la Saskatchewan dans son procès en appel auprès de la Cour suprême du Canada et entend défendre les causes de l'Alberta et du Manitoba.

La même chose se produit en ce qui concerne la Loi sur l'évaluation d'impact. Cette loi a fait l'objet de nombreuses critiques dans tout le Canada. Nous estimons, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, qu'elle aura des conséquences désastreuses pour le Canada. Comme l'a indiqué mon collègue Greg Rickford, la loi aura un impact négatif sur le développement des ressources et le secteur de l'énergie de l'Ontario et de tout le Canada, car elle supprimera des emplois sur lesquels comptent les familles pour joindre les deux bouts. Les gouvernements provinciaux, l'industrie et les divers intervenants ont dit clairement au gouvernement fédéral que la Loi sur l'évaluation d'impact rendait moins efficace, voire impraticable, le cadre lié à l'approbation des projets et à l'examen réglementaire. La loi étouffe la compétitivité dans un secteur canadien essentiel et néglige, contrairement à ce qu'elle prétend, de protéger l'environnement d'une manière équilibrée. La population de l'Ontario, comme l'ensemble des Canadiens et Canadiennes, méritent mieux.

Nous voulons qu'Ottawa collabore de façon efficace avec les provinces et les territoires, sans prendre de mesures unilatérales qui entravent les droits des compétences et leurs capacités à traiter ces questions, ainsi que d'autres enjeux environnementaux importants, en fonction de leur économie et de leurs particularités régionales.

Le gouvernement fédéral a promis une nouvelle ère dans sa relation avec les provinces. Pourtant, nous n'avons vu qu'une approche centralisée du fédéralisme qui ne tient pas compte de nos différences. Bien que je loue l'esprit de collaboration qui a prévalu à Halifax, je déplore l'intransigeance tenace dont le gouvernement fédéral fait preuve. »

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Environnement et énergie