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Mise à jour de mi-exercice sur le rendement économique et financier pour 2011-2012

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Mise à jour de mi-exercice sur le rendement économique et financier pour 2011-2012

ministère des Finances

Malgré l'incertitude économique mondiale, l'économie de l'Ontario a affiché une croissance modérée au cours de la majeure partie des deux dernières années. À maints égards, l'Ontario s'est remis de la récession économique mondiale pendant que d'autres pays continuent de subir des turbulences bien plus importantes. L'économie européenne fait toujours face à de nouveaux défis tandis que la croissance aux États-Unis, principal partenaire commercial de la province, reste vulnérable aux coups durs. L'incertitude économique mondiale actuelle affecte les familles ontariennes.

Par suite de pressions extérieures, l'économie provinciale continue de faire face à d'énormes défis. L'ère de ralentissement de la croissance dans presque tous les pays du monde devrait durer longtemps. Cela signifie que, dans un avenir prévisible, une croissance économique modeste deviendra la nouvelle norme en Ontario, comme partout ailleurs. C'est la raison pour laquelle le gouvernement McGuinty poursuit ses efforts pour renforcer l'économie de la province et créer des emplois.

Perspectives économiques

Au cours des huit derniers mois, les prévisions de croissance économique à l'échelle mondiale ont accusé une baisse. En mars, lorsque le gouvernement a publié le budget de 2011, les prévisionnistes du secteur privé prévoyaient en moyenne une croissance de 2,6 % du produit intérieur brut (PIB) réel de l'Ontario pour 2011. Cette prévision est passée à 2,0 %.

L'ampleur des changements est encore plus importante pour 2012. En mars 2011, les prévisionnistes du secteur privé établissaient en moyenne la croissance du PIB à 2,8 %, mais en novembre, ces prévisions étaient descendues à 1,9 %.

Cette chute du taux de croissance a une incidence pour les Ontariennes et Ontariens et crée de l'incertitude. Elle a également des retombées directes sur les revenus du gouvernement et la façon dont il fait sa planification, en particulier lorsqu'il s'agit d'établir un équilibre entre la mise en oeuvre de nouveaux programmes et la protection des services publics, d'une part, et l'atteinte des objectifs d'élimination du déficit, d'autre part.

La demande intérieure devrait demeurer un facteur important de cette croissance, grâce à l'augmentation des dépenses des ménages, à la solidité du marché du logement et aux investissements importants des entreprises. Cependant, la croissance de la demande à l'échelle internationale, en particulier aux États-Unis, devrait être modeste, ce qui limitera la hausse des échanges commerciaux nets de l'Ontario pendant la période de prévision.

Le ministère des Finances prévoit que l'économie de l'Ontario continuera à croître. On prévoit que le PIB réel affichera une croissance de 1,8 % en 2012, 2,5 % en 2013 et 2,6 % en 2014.

Évolution récente de l'économie

Un certain nombre de facteurs temporaires ont contribué au ralentissement de l'économie au cours du deuxième trimestre de 2011, notamment la perturbation des chaînes mondiales d'approvisionnement provoquée par le tremblement de terre et le tsunami dévastateurs qui ont frappé le Japon, la montée des prix du pétrole précipitée par l'agitation politique au Moyen Orient et en Afrique du Nord et le ralentissement prononcé de l'économie américaine au cours de la première moitié de 2011. Ainsi, après sept trimestres consécutifs de croissance au cours desquels il a progressé de 5,6 %, le PIB réel de l'Ontario a accusé une baisse de 0,3 % pendant ce trimestre.

Les données économiques récentes indiquent que la croissance économique a repris au troisième trimestre de 2011. Les prévisions trimestrielles des économistes du secteur privé font toutes état d'une croissance économique régulière mais modeste pendant les deux derniers trimestres de l'année.

En dépit de la décélération récente de la croissance, l'économie de l'Ontario a largement surmonté la récession mondiale de 2008-2009. Au deuxième trimestre de 2011, le PIB réel de l'Ontario était tout juste 0,1 % sous le niveau où il se situait avant la récession.

Tableau 2
Suivi de la reprise économique en Ontario
(principaux indicateurs économiques pour l’Ontario)
  Niveau
d’avant
la récession
Changement
pendant la
récession
Reprise
jusqu’à
maintenant
Comparaison
avec le niveau
d’avant la
récession
Emplois (en milliers) 6 709 (257) 267 10
+ 0,1 %
PIB réel1
(en milliards de $ de 2002)
532,4 (26,7) 26,3 (0,4)
(0,1 %)
Exportations de marchandises
(en milliards de $)
14,3 (4,9) 3,7 (1,2)
(8,2 %)
Ventes de produits
(en milliards de $)
24,0 (7,1) 4,6 (2,5)
(10,3 %)
Ventes au détail
(en milliards de $)
12,9 (1,2) 1,7 0,5
+ 4,0 %
Taux de chômage
(en pourcentage)
6,4
9,4
(hausse de 3,0)
8,1
(baisse de 1,3)
Hausse de 1,7
  • 1 Selon les Comptes économiques de l’Ontario, octobre 2011.
  • Sources : Statistique Canada et ministère des Finances de l’Ontario.

Emplois et économie

La majorité des 266 800 emplois nets créés au cours des deux dernières années, depuis le creux de la récession en mai 2009, sont de bons emplois à temps plein offrant un salaire supérieur à la moyenne. Le nombre d'emplois à plein temps a crû de 237 900 pendant cette période tandis que le nombre d'emplois à temps partiel a augmenté de 28 900. En octobre 2011, il y avait 10 000 emplois de plus qu'avant le pic atteint en septembre 2008, avant la récession. Le taux de chômage de l'Ontario a également baissé, passant d'un pic de 9,4 % atteint en mai 2009, pendant la récession, à 8,1 % en octobre 2011.

L'Ontario a créé 128 400 emplois nets jusqu'à maintenant cette année, représentant plus de 45 % de tous les emplois créés au Canada. La création d'emplois croît plus rapidement en Ontario qu'aux États-Unis et que dans la plupart des pays du G7.

Rendement financier de 2011-2012

Le gouvernement McGuinty a prouvé qu'il était capable d'atteindre ses objectifs financiers. Le budget de 2011 envisageait un déficit de 16,3 milliards de dollars pour 2011-2012; dans la présente mise à jour économique, le gouvernement prévoit un déficit légèrement inférieur, soit 16,0 milliards de dollars, et ce, malgré l'incertitude et l'instabilité économiques qui sévissent à l'échelle mondiale.

Les perspectives financières de l'Ontario continuent de prévoir la réduction graduelle du déficit, qui devrait passer de 15,2 milliards de dollars en 2012-2013 à 13,3 milliards de dollars en 2013-2014.

Pour éliminer le déficit d'ici 2017-2018 et équilibrer les budgets par la suite, malgré les pressions toujours plus fortes qu'exercent les tendances démographiques sur les programmes gouvernementaux, il faudra procéder à une réforme fondamentale du mode de prestation des services publics. Le gouvernement a mis sur pied la Commission de réforme des services publics de l'Ontario pour qu'elle lui fasse des recommandations en vue de la préparation du budget de l'Ontario de 2012.

La situation économique et financière de l'Europe témoigne de l'importance de se doter d'un plan financier sensé et durable. Entre 2007 et 2009, les taux d'intérêt des obligations des gouvernements de l'Espagne et de l'Italie étaient semblables à ceux versés par l'Ontario. Au début de novembre 2011, les taux de ces pays étaient de 2,4 à 3,2 points de pourcentage plus élevés pour les obligations de 10 ans du gouvernement.

C'est donc dire qu'une plus grande partie des deniers publics sert à assurer le service de la dette plutôt qu'à protéger les systèmes d'éducation et de santé. Une gestion financière disciplinée empêchera cette situation de se produire en Ontario.

Les finances de l'Ontario doivent reposer sur des assises viables à long terme. L'expérience nous a appris que les compressions majeures faites sans distinction ne fonctionnent pas, car elles ne mènent pas à la viabilité budgétaire. De plus, elles élimineraient les progrès réalisés par la population de l'Ontario en vue d'améliorer les écoles et les hôpitaux et de préparer la province à l'économie de l'avenir.

Le budget de 2011 décrivait un plan visant à maintenir la croissance des dépenses de programmes globales à 1,4 % jusqu'à ce que le budget soit équilibré en 2017-2018. Étant donné que la croissance des économies ontarienne et mondiale devrait demeurer faible, on s'attend à ce que la Commission de réforme des services publics de l'Ontario recommande de fixer l'objectif de croissance des dépenses à 1 %. Le gouvernement tiendra compte de cette recommandation et des autres conseils qu'il recevra lorsqu'il préparera le budget de 2012.

L'Ontario relèvera le défi associé au ralentissement de la croissance économique en modifiant les manières de procéder du gouvernement de façon durable et fondamentale. Le gouvernement McGuinty s'inspirera des résultats de sa réforme du système d'éducation, du système de santé, du régime fiscal et du réseau d'électricité. Il est plus que jamais déterminé à optimiser les ressources et à offrir aux familles ontariennes les meilleurs services qui soient.

En 2008, lorsque la récession a frappé, le gouvernement McGuinty a pris des mesures pour aider les personnes qui avaient le plus besoin d'aide. Compte tenu de la conjoncture économique actuelle, il continuera d'investir intelligemment pour stimuler la croissance économique et la création d'emplois. Une excellente gestion financière et une économie concurrentielle sont essentielles à des écoles et des hôpitaux de qualité, et des services publics fiables contribuent à une meilleure qualité de vie.

Revenus et charges du gouvernement

On prévoit que les revenus totaux de la province pour 2011-2012 seront inférieurs de 443 millions de dollars aux prévisions du budget de 2011. Si l'on fait abstraction de l'incidence du remboursement par Chrysler Canada Inc. d'un prêt ponctuel et d'autres variations survenues au premier trimestre, les revenus prévus sont inférieurs de 778 millions de dollars aux prévisions du budget de 2011. Cette situation est attribuable en grande partie à l'effet du ralentissement de la croissance économique sur les revenus de l'Ontario.

Le plan budgétaire de 2011 incluait une réserve de 700 millions de dollars pour l'exercice 2011 2012 afin de protéger la province des répercussions possibles de facteurs susceptibles de nuire à son rendement financier. La réserve pour 2011-2012 a été réduite de 500 millions de dollars afin d'atténuer l'effet du ralentissement de la croissance économique sur le rendement financier de l'Ontario. Ce montant est inférieur à la baisse des revenus de 778 millions de dollars survenue depuis le premier trimestre.

Les charges de programmes sont conformes à celles prévues dans le budget de 2011. On prévoit que le total des charges diminuera de 264 millions de dollars en raison principalement de la réduction des charges liées à l'intérêt sur la dette attribuable à des taux d'intérêt inférieurs à ceux prévus lors de la préparation du budget de 2011 et à un déficit moins élevé en 2010-2011.

Tableau 1
Résultats financiers en cours d'exercice 2011-20121
(en millions de dollars)
  Plan
budgétaire
Perspectives
actuelles
Variations depuis
la publication
du budget
Revenus2 108 717 108 275 (443)
Charges      
Programmes 114 043 113 971 (72)
Intérêt sur la dette 10 290 10 097 (193)
Total des charges 124 333 124 068 (264)
Réserve 700 200 (500)
Excédent/(Déficit) (16 316) (15 994) 322
  • 1 Les revenus et les charges du plan budgétaire ont été redressés par rapport au budget de 2011 pour tenir compte d'une modification comptable neutre sur le plan financier. Pour plus de renseignements, voir la note sous le tableau 11.
  • 2 Si l'on fait abstraction de l'incidence du remboursement par Chrysler d'un prêt ponctuel et d'autres variations survenues au premier trimestre, le total des revenus a diminué de 778 millions de dollars.
  • Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Selon les perspectives économiques du ministère des Finances, le total des revenus devrait augmenter pour s'établir à 116,3 milliards de dollars d'ici 2013-2014.

La révision à la baisse des prévisions à moyen terme relatives aux revenus de l'Ontario s'explique essentiellement par la diminution des revenus fiscaux et une révision à la baisse des paiements de péréquation de la province pour 2011-2012 découlant d'une erreur de calcul du gouvernement fédéral.

On prévoit une augmentation du total des charges, qui s'établirait à 128,7 milliards de dollars d'ici 2013-2014. Cette augmentation est inférieure aux prévisions du budget de 2011, principalement en raison d'une baisse des charges liées à l'intérêt sur la dette.

Tableau 6
Plan financier et perspectives à moyen terme
(en milliards de dollars)
  Chiffres réels Perspectives
2010-20111 2011-2012 2012-2013 2013-2014
Revenus 106,7 108,3 111,3 116,3
Charges        
Programmes 111,2 114,0 114,9 117,0
Intérêt sur la dette2 9,5 10,1 10,6 11,7
Total des charges 120,7 124,1 125,5 128,7
Réserve 0,2 1,0 1,0
Excédent/(Déficit) (14,0) (16,0) (15,2) (13,3)
Dette nette 214,5 238,4 261,8 281,8
Déficit accumulé 144,6 160,6 175,7 189,1
  • 1 Dans le budget de l'Ontario de 2011, les projections provisoires relatives au déficit de 2010-2011 étaient de 16,7 milliards de dollars.
  • 2 Les charges liées à l'intérêt sur la dette ne comprennent pas les intérêts capitalisés durant la construction d'immobilisations corporelles se chiffrant à 0,2 milliard de dollars en 2010-2011, à 0,3 milliard de dollars en 2011-2012, à 0,3 milliard de dollars en 2012-2013 et à 0,4 milliard de dollars en 2013-2014.
  • Nota : Les totaux peuvent ne pas correspondre à la somme des chiffres, qui ont été arrondis.

Emprunts à long terme sur les marchés publics

Les besoins d'emprunt à long terme sur les marchés publics pour 2011-2012 devraient se chiffrer à 35 milliards de dollars. Au 15 novembre 2011, la province avait mobilisé 24,3 milliards de dollars, soit 70 % de ses besoins d'emprunt à long terme.

La province a pu continuer à prolonger l'échéance de sa dette tout en tirant profit des taux d'intérêt inférieurs aux prévisions du budget de 2011. La moyenne pondérée de l'échéance de la dette provinciale à long terme jusqu'ici en 2011-2012 est de 11,6 ans, par rapport à 12,8 ans pour 2010-2011 et 8,1 ans pour 2009-2010. Cette prolongation de l'échéance réduit les risques de refinancement et aide à contrebalancer l'incidence que des taux d'intérêt plus élevés à l'avenir auraient sur les frais d'intérêt sur la dette de la province.

Contacts Médias

  • Demandes de renseignements des médias :

  • Kelsey Ingram

    bureau du ministre

    kelsey.ingram@ontario.ca

    416-326-1409

  • Scott Blodgett

    ministère des Finances

    scott.blodgett@ontario.ca

    416-325-0324

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