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L'écart au chapitre de l'épargne-retraite

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L'écart au chapitre de l'épargne-retraite

Ministère des Finances

Les experts en pensions de retraite recommandent que les travailleurs visent à remplacer 50 à 70 % de leur revenu à la retraite pour maintenir le niveau de vie auquel ils sont habitués. Toutefois, de nombreux travailleurs n'atteignent pas cet objectif pour différentes raisons. En conséquence, un grand nombre d'entre eux peuvent s'attendre à une baisse de leur niveau de vie après la retraite. Pour les individus, cela peut causer une piètre qualité de vie, et pour la société, des impacts sur l'économie.

Les causes de cet écart

En ce qui concerne les programmes de revenu de retraite, le Canada et l'Ontario ont de solides assises : la Sécurité de la vieillesse (SV), le Supplément de revenu garanti (SRG), le Régime de revenu annuel garanti (RRAG) de l'Ontario et le Régime de pensions du Canada (RPC). Toutefois, ces programmes ne fournissent pas un revenu de remplacement suffisant pour que bon nombre de travailleurs ontariens puissent conserver, après leur départ à la retraite, le niveau de vie auquel ils étaient habitués.

  • Les employeurs sont de moins en moins nombreux à offrir un régime de retraite privé. Les deux tiers des Ontariens ne cotisent pas à un régime de retraite en milieu de travail.
  • En ce qui concerne l'épargne-retraite, les gens ne tirent pas pleinement parti des possibilités qu'elle offre : les droits à cotisation inutilisés en Ontario totalisaient 280 milliards de dollars en 2012.
  • L'espérance de vie moyenne au Canada étant en hausse, il faut que l'épargne personnelle dure plus longtemps.

La plupart des gens n'ont pas accès à un régime de retraite en milieu de travail

La majorité des travailleurs de l'Ontario ne cotisent pas à un régime de retraite en milieu de travail.

  • À l'heure actuelle, moins de 35 % des travailleurs de l'Ontario ont accès à un régime de retraite en milieu de travail.
  • Le coût et la complexité administrative qui caractérisent certains régimes de retraite en milieu de travail peuvent être lourds à porter pour certains employeurs.  
  • Les jeunes travailleurs auront probablement plusieurs employeurs ou différentes carrières au cours de leur vie, les amenant à cotiser à différents régimes.

Difficultés de l'épargne volontaire

Les faibles taux d'intérêt qui perdurent depuis quelques années et la nature imprévisible des marchés financiers ont contribué à la baisse de l'épargne personnelle et à la modestie des rendements sur celle-ci. Par ailleurs, la hausse des coûts du logement a entraîné un fort endettement, surtout hypothécaire, ces dernières années.

  • Entre 2002 et 2012, la dette hypothécaire des ménages canadiens, exprimée en pourcentage du revenu personnel disponible, est passée de 68 % à 103 %.

Les obligations financières existantes, surtout pour les jeunes travailleurs qui remboursent leurs prêts d'études, élèvent des enfants ou s'occupent de parents âgés, contribuent également à l'insuffisance de l'épargne-retraite.

Les gens vivent plus longtemps

L'espérance de vie moyenne augmente au Canada depuis déjà un certain temps, et cette tendance est appelée à se poursuivre. Par conséquent, l'épargne personnelle et les régimes de retraite en milieu de travail doivent fournir suffisamment de revenus pour une retraite qui peut durer des dizaines d'années.

À cause de ce facteur, les personnes qui ne cotisent pas à un régime de retraite ont du mal à épargner suffisamment pour subvenir à leurs besoins pendant toute leur retraite. Celles qui ne reçoivent pas suffisamment de prestations d'un régime de retraite ou de leur épargne personnelle devront compter sur les programmes et services publics et sur le soutien financier de leur famille.

Conséquences économiques plus générales

Une épargne insuffisante compromet les revenus des futurs retraités et exerce à long terme des effets négatifs sur l'économie.

  • Avec le vieillissement de la population de l'Ontario, la croissance de la main-d'œuvre ralentit; il y aura donc moins de travailleurs et davantage de retraités.
  • Combinée à l'insuffisance de l'épargne, cette tendance mettra en difficulté les programmes pour les personnes âgées, et elle aura également un impact sur les travailleurs qui devront les financer par leurs impôts à l'avenir.
  • En outre, la baisse du niveau de vie de secteurs importants de la population pourrait affaiblir l'économie à cause du ralentissement de la consommation, grevant du même coup la croissance économique et la création d'emplois.

Un accroissement de l'épargne dès aujourd'hui augmenterait les revenus et les dépenses des retraités futurs et favoriserait la croissance économique et la création d'emplois.

Dans un article récemment publié, David Dodge, l'ancien gouverneur de la Banque du Canada, indique qu'une hausse de l'épargne-retraite insufflerait dans l'économie davantage de capitaux pour l'investissement, ce qui se traduirait par une amélioration de la productivité, de la croissance économique et de la création d'emplois.

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