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Sécurité au travail : un contrôle éclair ciblera les dangers pouvant causer des chutes, des glissements et des trébuchements

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Sécurité au travail : un contrôle éclair ciblera les dangers pouvant causer des chutes, des glissements et des trébuchements

Les inspecteurs de la santé et de la sécurité au travail (ministère du Travail) feront un contrôle éclair, en novembre, pour repérer les dangers qui peuvent causer des chutes, des glissements et des trébuchements.

La Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) dit que depuis 2002, les chutes représentent plus de 17 p. 100 des demandes d'indemnisation liées à des blessures entraînant un arrêt de travail.

Le contrôle éclair ciblé s'inscrit dans la stratégie provinciale Sécurité au travail Ontario.

CIBLE DU CONTRÔLE ÉCLAIR

Les inspecteurs du ministère du Travail vont concentrer leurs efforts sur les lieux de travail liés aux secteurs des transports, de l'éducation, des services industriels, de la vente en gros et de la vente au détail.

Chutes, glissements et trébuchements sur un même niveau

Depuis 1998, les chutes sur un même niveau représentent environ 70 p. 100 des demandes d'indemnisation pour des blessures avec arrêt de travail qui se rapportent aux demandes que la CSPAAT a acceptées pour des blessures causées par une chute.

Les planchers et d'autres surfaces qu'utilisent les travailleurs doivent être exempts d'obstacles, de dangers, de débris, de neige et de glace. Une attention particulière doit être donnée aux endroits comme les passages pour piétons, les allées, les sorties et les issues.

Chutes d'une certaine hauteur

Les inspecteurs vont vérifier les planchers surélevés, les mezzanines, les balcons et les choses de ce genre où les travailleurs risquent de faire une chute. Ils vont prendre des arrêtés s'ils déterminent qu'un travailleur est exposé à un risque de chute (p. ex., une chute d'une surface surélevée, d'une plateforme, d'un toit, d'un support ou d'un échafaudage non muni d'un garde-corps). De nombreuses blessures, graves et mortelles, ont été causées par une chute d'une hauteur de moins de trois mètres.

Échelles 

Les échelles ne devraient généralement pas être utilisées comme plateforme de travail. Inclinées à un angle sûr et bien ancrées au sol, les échelles peuvent aider à réduire les risques de chute lorsqu'on maintient trois points de contact (deux mains et un pied, ou deux pieds et une main). Pour maintenir trois points de contact, les travailleurs ne devraient pas transporter quoi que ce soit avec leurs mains lorsqu'ils montent sur une échelle ou descendent de celle-ci.  Lorsque des échelles sont utilisées à des endroits où elles pourraient entrer en contact avec une chose électrisée, elles devraient être faites d'un matériau non conducteur d'électricité (p. ex., bois ou fibre de verre).

Appareils mobiles

Les inspecteurs vont vérifier si les règlements sont observés lorsque des travailleurs sont élevés sur une plateforme au moyen d'une grue, d'un chariot élévateur ou d'un autre appareil mobile de ce genre. Les inspecteurs se soucient particulièrement des chariots à mât rétractable et du calcul de la distance de déploiement sécuritaire des filins de sécurité reliés aux harnais antichute (le déploiement d'un filin de sécurité à partir d'une hauteur inférieure à la hauteur jugée sûre peut créer un danger).

Chutes dans un liquide

Les gilets de sauvetage sont un moyen de se protéger contre les noyades. Notons toutefois qu'il est parfois préférable d'être attaché à une corde ou d'être muni d'une autre sorte de dispositifs antichute.

Exploitation forestière et camionnage

Les travailleurs peuvent être exposés au danger de tomber de la plateforme d'un camion (ou d'une remorque) ou du dessus d'une charge. Bien des changements ont été apportés aux façons dont on devrait travailler à partir d'une certaine hauteur (arrimage de charges, descente de la cabine d'un camion, etc.) et aux méthodes de travail qui protègent contre les chutes.

SÉCURITÉ AU TRAVAIL ONTARIO

Les contrôles éclair qui ciblent un secteur ou un danger en particulier sont un outil important de la stratégie Sécurité au travail Ontario. Il n'y pas de taux de blessures qui soit acceptable dans les lieux de travail ontariens.

C'est pourquoi la stratégie Sécurité au travail Ontario vise :

  • à renforcer la « culture » de la santé et de la sécurité au travail;
  • à réduire le nombre de blessures et de maladies du travail;
  • à alléger le fardeau qui pèse sur le système de soins de santé;
  • à éviter des coûts pour les employeurs et la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT);
  • à égaliser les conditions de concurrence pour les employeurs qui observent les règlements.

Sécurité au travail Ontario poursuit sur la lancée du succès d'un programme d'application des règlements lancé par le ministère du Travail et qui a duré quatre ans (jusqu'au 31 mars 2008). En sa quatrième année, le programme avait aidé à réduire de 20 p. 100 le nombre annuel de blessures entraînant un arrêt de travail.

Grâce à la diminution du taux annuel de blessures entraînant un arrêt de travail, les employeurs ont évité plus de cinq milliards de dollars en coûts directs et indirects durant la période de quatre ans qui a pris fin le 31 mars 2008. Environ 50 000 accidents ont pu être évités.

La prévention des blessures aide à atténuer les pressions sur le système de santé provincial et aide à accroître la productivité des lieux de travail.

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