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Les innovations agroalimentaires honorées lors d'une cérémonie de remise de prix à Aurora

Document d'information archivé

Les innovations agroalimentaires honorées lors d'une cérémonie de remise de prix à Aurora

Le Programme des prix de la première ministre pour l'excellence en innovation agroalimentaire reconnaît et honore les producteurs agroalimentaires, les entreprises de transformation, les organismes et les collectivités rurales, qui grâce à leurs idées et projets innovateurs aident à renforcer nos collectivités, à favoriser un environnement viable, à créer de l'emploi et à stimuler notre économie.

Voici les lauréats régionaux pour le comté de Haldimand, la région de Hamilton, le district de Muskoka, la région de Niagara, la région de Peel, Toronto et la région de York.

Aqua Greens - Mississauga

Les choses montent en flèche pour l'entreprise Aqua Greens - littéralement. Craig Petten et Pablo Alvarez ont fait passer leur exploitation d'aquaponie de Mississauga d'un à quatre étages, quadruplant ainsi la production sans augmenter le bilan carbone. Le système de culture en boucle fermée produit des légumes verts biologiques et du tilapia toute l'année durant, remplaçant les importations par des produits locaux durables. En utilisant une approche d'aquaponie, Petten et Alvarez peuvent cultiver du basilic, de la ciboulette, de la roquette et de la laitue deux fois plus rapidement que les producteurs traditionnels - sans besoin d'utiliser de pesticides, d'herbicides ou de fongicides. Afin de réduire encore plus leur bilan environnemental, ils utilisent des champignons qui émettent naturellement du CO2 au lieu de cartouches de dioxyde de carbone pour favoriser la croissance des végétaux. Le résultat est un entrepôt urbain qui fournit des légumes verts savoureux renfermant quatre fois plus d'éléments nutritifs que les mêmes légumes cultivés dans le sol, ainsi que du poisson frais et local.

Beverly Greenhouses Limited - Waterdown

Comme tous les producteurs de concombres de serre, un des principaux maux de tête des VanderHout est causé par les insectes : les pucerons, les thrips, et les mouches blanches qui grignotent leurs plants. Ils combattent le feu par le feu, cultivant des insectes bénéfiques qui détruisent les parasites des concombres. C'est pourquoi vous constaterez qu'il n'y a pas que des concombres qui sont cultivés dans leurs serres de 20 acres. Les VanderHout ont trouvé le mélange parfait de végétaux pour soutenir leurs insectes guerriers : des graminées pour les parasites de pucerons, des poivrons ornementaux pour les insectes qui luttent contre le thrips, et de la molène pour un prédateur de la mouche blanche. Grâce à l'expérimentation, ils ont trouvé les meilleurs emplacements, bilans hydriques et régimes d'émondage pour ces « plantes banques ». Cela a entraîné une meilleure lutte antiparasitaire avec peu ou pas d'insecticides : une solution bonne pour les producteurs, bonne pour les consommateurs et bonne pour l'environnement.

Culture City - Toronto

Vous ne pouvez pas vous déplacer en Indonésie sans rencontrer de tempeh : un aliment riche en protéines fabriqué à partir de soya fermenté. Damon Dewsbury et Paul Carter de l'entreprise Culture City sont de grands amateurs de ce produit aux multiples possibilités, végétarien et sans gluten. Ils ne se limitent cependant pas aux produits du soya. L'entreprise de transformation de Toronto a ajouté sa touche personnelle au tempeh : elle prépare des versions à partir de pois chiches, de haricots noirs, de petits haricots ronds blancs, de lentilles et de sarrasin. C'est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent essayer un nouvel aliment riche en probiotiques. C'est aussi une bonne nouvelle pour les agriculteurs locaux, puisque Culture City s'est engagée à utiliser le plus possible des ingrédients cultivés en Ontario pour son tempeh, son miso, ses cornichons et autres aliments fermentés naturellement biologiques.

FoodShare Toronto - Toronto

Le jardinage dans les cours d'école comporte plusieurs avantages : les élèves développent d'importantes aptitudes, se rapprochent de la nature et profitent de produits frais et sains. Lorsque l'organisme sans but lucratif FoodShare Toronto a voulu accroître les revenus de son programme « School Grown », il a donc augmenté la production dans les cours d'école en mettant en place des plantations à rangs serrés et des successions rapides : de 500 livres de produits frais en 2012 à 5 000 livres en 2014. Les revenus ont été multipliés par 13. Le programme engage maintenant 14 élèves chaque saison, qui découvrent toutes les étapes, de la production à la commercialisation. La récolte est vendue à plusieurs restaurants et dirigée vers les consommateurs par le truchement de deux marchés fermiers. Désormais, FoodShare partage ses secrets au moyen de vidéos, de webinaires, de conférences, etc., afin que d'autres établissements partout au Canada puissent transformer de l'espace urbain en terres agricoles productives.

Grape Growers of Ontario - Station de recherche de Vineland

De plus en plus, lorsque les consommateurs goûtent un bon vin, ils veulent également favoriser de bonnes pratiques environnementales. Un nouveau programme de certification en matière de viabilité lancé par l'association Grape Growers of Ontario et le Wine Council of Ontario offre cette assurance. Le programme virtuel s'intéresse à tout le parcours, du sol à la tablette, couvre la conservation de l'habitat, l'efficacité énergétique, la conservation de l'eau et plus encore. Un outil d'évaluation en ligne facilite l'étalonnage des exploitations et l'identification des domaines pouvant être améliorés pour les producteurs et les fabricants de vin. Une fois qu'un processus de vérification par un tiers est déployé, ils peuvent obtenir une certification qui leur servira de passeport vers des segments de marché importants, améliorera leur compétitivité internationale et donnera aux consommateurs de partout dans le monde une raison supplémentaire de choisir les vins de l'Ontario.

Johnston's Cranberry Marsh - Bala

Quatre-vingt-quinze pour cent des canneberges sur le marché sont transformées avec du matériel d'emballage et de classement à fort volume coûtant un million de dollars, bien au-delà des moyens financiers de la plupart des producteurs de canneberges. Lorsque l'entreprise Johnston's Cranberry Marsh a dû remplacer son matériel d'emballage archaïque et inefficace, elle a donc dû trouver une solution de rechange plus économique. Murray Johnston et Wendy Hogarth ont fait de légères adaptations à du matériel pour le triage des bleuets. Au départ, leurs expériences se sont soldées par des échecs : ils ont vite constaté que les canneberges ont des propriétés différentes de celles des bleuets. Le duo a cependant persévéré, utilisant un modèle plus récent de trieuse optique, un compresseur plus gros et certains logiciels remaniés pour créer du matériel qui peut transformer et emballer leurs canneberges de manière efficace et économique. Aujourd'hui, l'entreprise Johnston's Cranberry Marsh s'attaque à des chaînes d'épicerie à grande échelle, ayant confiance qu'elle possède les systèmes pour livrer la marchandise.

KLS Farms - Dunnville

Ayant grandi à la ferme, Dean Glenney avait remarqué que le maïs planté là où étaient anciennement installées des clôtures poussait deux pieds plus haut que le reste du maïs. Lorsqu'il a examiné le sol à cet endroit, il a remarqué des grappes avec une forme cubique distinctive - un indicateur d'une structure de sol parfaite. Une fois adulte, M. Glenney a mis ces connaissances au travail. Le travail du sol traditionnel peut détruire la structure du sol et créer une couche en croûte que les racines du maïs ne peuvent pas pénétrer. Il a donc simulé un environnement où des piquets de clôture avaient été installés d'un bout à l'autre de son champ, plantant dans le même rang année après année. Après 17 ans d'essais, il a développé un système de culture sur des bandes non labourées qui réduit les intrants, augmente la résistance à la sécheresse, réduit le ruissellement, améliore la santé et la fertilité du sol à long terme et produit 270 boisseaux de maïs par acre.

Maizal Inc. - Toronto

La fabrication de bonnes tortillas commence avec du bon maïs. C'est pourquoi les propriétaires de Maizal, un café mexicain du Liberty Village de Toronto, n'hésitent pas à mettre la main à la pâte. En plus d'avoir conclu des ententes avec plusieurs producteurs ontariens afin qu'ils cultivent du maïs patrimonial à pollinisation libre, ils font aussi des essais par eux-mêmes. Après avoir récolté et séché le maïs, ils le transforment de la manière traditionnelle : ils le font bouillir avec du calcaire afin d'enlever la pellicule du grain et de rendre les éléments nutritifs encore plus accessibles. Ils le broient ensuite dans une broyeuse sur pierre importée du Mexique et en font une pâte fraîche utilisée notamment pour les tortillas, le porridge et les tamales. Ce « projet agroculinaire par essai » intègre des méthodes de culture mexicaines en Ontario, soutient les agriculteurs locaux et s'assure que les clients du café reviennent pour déguster les délicieux produits.

Perfect Patch Strawberries - St. Catharines

Les producteurs de fraises de l'Ontario doivent relever d'importants défis : des importations peu chères, des coûts de production élevés et des maladies qui réduisent leurs rendements. Nico Verhoef a donc commencé à concevoir une nouvelle façon de cultiver les petits fruits à l'échelle locale. Il a rempli des bacs surélevés avec de la fibre de coco et les a plantés afin qu'ils produisent des fraises de façon continue. Parce que les bacs sont au-dessus du sol, la culture reste plus sèche, ce qui réduit la propagation de maladies et la nécessité de recourir à des pesticides. Cependant, le coup de génie de M. Verhoef a été d'installer ces bacs sur des courroies à vitesse variable. Désormais, ce sont les fraises qui viennent aux travailleurs plutôt que le contraire, ce qui crée des conditions de travail beaucoup plus agréables et efficaces. À 50 000 $ l'acre, ce système coûte cher. Cependant, il accroît la densité des plants de 70 pour cent et réduit de 30 pour cent le temps de récolte - des résultats des plus impressionnants!

Boulangerie Stonemill - Scarborough

Votre pain de tous les jours est un peu plus santé grâce à la boulangerie Stonemill. L'exploitation familiale a récemment lancé deux nouveaux pains. Bien sûr, ils sont remplis de grains cultivés en Ontario, mais ce n'est pas tout ce qui distingue ces pains. Stonemill a travaillé avec des diététistes, des nutritionnistes et des scientifiques de l'alimentation afin d'incorporer des nutraceutiques qui améliorent la santé - une première dans ce secteur. Plusieurs pains Stonemill ont un faible indice glycémique, ce qui en fait de bons choix pour les personnes atteintes de diabète. Quant au pain « Cœur sain », il contient des graines de lin riches en oméga 3 pour la santé cardiovasculaire. Les pains congelés sont enveloppés dans un emballage laminé innovateur qui contrôle l'humidité durant la décongélation, ce qui accroît la durée de conservation du pain. Grâce à des innovations comme celle-ci, Stonemill vise à doubler ses exportations au cours des cinq prochaines années et à garantir la satisfaction des consommateurs soucieux de leur santé.

Top Tomato Foods Ltd. - Markham

Quand on parle de légumes, la fraîcheur est primordiale. Durant la saison des récoltes, les empaqueteurs de l'entreprise Top Tomato travaillaient donc de longues heures, parfois passé minuit, sortant le brocoli directement du chariot de récolte, le glaçant et le mettant en entreposage sous froid. Plus maintenant. Depuis 2012, le personnel de récolte de l'entreprise met le brocoli dans des caisses en matière plastique qui sont immédiatement refroidies pour préserver la fraîcheur, ce qui laisse aux empaqueteurs un peu plus de temps pour assembler les bouquets. Encore mieux, l'entreprise a installé un système qui lève mécaniquement les caisses sur une courroie roulante, ce qui augmente l'efficacité et la productivité. Le refroidissement rapide aide aussi à accroître l'efficacité et la durée de conservation. Les ventes de brocoli de l'entreprise Top Tomato ont bondi de 48 pour cent au cours des trois dernières années - et ses employés retournent chez eux plus tôt!

Vineland Estates Winery Inc. - Vineland

Pour faire du bon vin, il faut être exigeant. Pas de raisin qui n'est pas mûr, pas de feuilles ou de branches, et définitivement pas d'insectes. Quelques coccinelles peuvent ruiner à elles seules une tonne entière de raisins. Mais le triage manuel des raisins est une tâche lente et éreintante. C'est pourquoi l'entreprise Vineland Estates a investi dans une trieuse optique. La première en son genre au Canada, la machine analyse 2 000 raisins par seconde, enlève délicatement les fruits des tiges et enlève les insectes et les autres matières végétales non désirables. Des jets d'air trient ensuite les raisins par couleur, taille et forme, permettant aux fabricants de vin de sélectionner exactement ce qu'ils veulent. La trieuse optique est six fois plus rapide que le triage manuel, en plus de permettre d'obtenir des raisins de qualité supérieure. En réduisant les coûts et en élevant les normes, cette machine promet de révolutionner la fabrication de vin en Ontario.

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Régions rurales et du Nord