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Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario sur des assises solides pour étayer le changement Déclaration à l'Assemblée législative

Bulletin archivé

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario sur des assises solides pour étayer le changement Déclaration à l'Assemblée législative

Sous réserve de modifications

Cabinet du premier ministre

Merci, Monsieur le président.

Je voudrais parler de notre détermination à bâtir des assises solides pour étayer le changement.

Je reprends ainsi le titre du Discours du Trône que Son Honneur a prononcé dans cette enceinte.

Et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire.

Puisque c'est la première fois que je prends la parole au cours de la session, je tiens à souligner le mérite de quelques groupes et d'une personne en particulier.

Le premier de ces groupes, celui qui vient toujours en premier, c'est la population de l'Ontario.

Je veux remercier la population pour le privilège qu'elle nous a accordé.

Les Ontariennes et Ontariens nous ont demandé d'exercer le pouvoir et il s'agit d'une responsabilité que nous assumons avec le plus grand sérieux.

Le deuxième groupe de personnes que je veux saluer, ce sont les membres de notre Assemblée législative.

Nos collectivités nous ont choisi pour les représenter et c'est un honneur dont nous pouvons tous être fiers.

Je vous félicite tous.

Je souhaite également féliciter notre nouveau président.

Je crois que je parle au nom de tous les membres de notre Assemblée législative - ce qui pourrait s'avérer une rare occasion, Monsieur le président - quand j'affirme ma conviction profonde que vous exercerez vos fonctions de façon remarquable.

Notre nouveau gouvernement s'est donné pour mission d'apporter des changements réels et positifs et de consolider les assises de la province afin d'apporter des changements encore plus profonds dans l'avenir, et c'est le message essentiel de notre Discours du Trône.

Monsieur le président, notre nouveau gouvernement est fermement convaincu.

Nous pouvons offrir l'excellence pour tous et toutes dans le secteur de l'éducation publique, réduire la taille des classes et favoriser l'épanouissement des élèves.

Nous pouvons offrir les soins de santé dont nous avons besoin, et augmenter le nombre d'infirmières, de généralistes et de lits d'hôpitaux.

Nous pouvons favoriser l'épanouissement de localités fortes, sûres et propres, où il fait bon vivre.

Nous pouvons changer la façon dont le gouvernement fonctionne, afin qu'il travaille pour la population de l'Ontario.

Ce sont les engagements que nous avons pris devant la population de l'Ontario.

Nous respectons nos engagements, Monsieur le président.

Déjà, leur mise en oeuvre va bon train.

Nous apportons des changements réels et positifs.

Nous avons interrompu l'approbation des nouvelles demandes d'augmentation des primes d'assurance automobile.

Nous avons rétabli la démocratie locale dans nos écoles.

Nous sommes intervenus dans le dossier des hôpitaux privés en cours de planification et veillé à ce qu'ils appartiennent au réseau public et à ce qu'ils soient gérés comme des établissements publics.

Nous avons établi de nouvelles relations constructives avec les autres gouvernements.

Notre démarche positive a donné d'heureux résultats en ce qui a trait au remboursement des dépenses de santé liées au SRAS, au financement des soins de santé et à la construction routière.

Bien sûr, Monsieur le président, nous ne faisons que commencer.

Comme en fait foi le Discours du Trône, nous avons prévu un programme ambitieux.

Dans le domaine de l'éducation, nous voulons lutter contre l'intimidation entre élèves, accroître la sécurité dans les écoles et créer un programme de formation du caractère.

Nous demanderons à l'Assemblée législative d'examiner et d'adopter un projet de loi pour exprimer notre engagement inébranlable à l'égard de l'éducation publique, en annulant le cadeau fiscal du gouvernement précédent au titre des écoles privées.

Dans le domaine de la santé, nous entendons resserrer l'obligation de rendre des comptes sur les fonds publics, prendre des dispositions afin de donner une plus grande autonomie au médecin hygiéniste en chef et lutter contre le tabagisme chez les jeunes.

Nous déposerons un projet de loi pour affirmer notre engagement indéfectible à l'égard du système universel d'assurance-santé.

S'il est adopté, notre projet de loi mettra un terme à l'insidieuse privatisation des soins de santé que cautionnait le gouvernement précédent, et il rendra illégal en Ontario un système à deux vitesses qui accepte que l'on paie pour se retrouver en tête de ligne.

Pour revitaliser notre économie et notre main-d'oeuvre, nous décréterons un gel des droits de scolarité de deux ans, nous améliorerons l'accès aux métiers et aux professions, nous déposerons un projet de loi afin de mettre fin à la semaine de travail d'une durée légale de 60 heures mise en place par le gouvernement précédent et nous mettrons de l'avant un plan visant à assurer une distribution d'électricité stable et fiable.

Nous prendrons des mesures, Monsieur le président, pour interdire le gaspillage de l'argent des contribuables en publicité politique partisane.

Pour renforcer nos collectivités, nous avons prévu la création d'une ceinture verte permanente dans la région du Golden Horseshoe, l'interdiction du rejet de boues toxiques non traitées, la protection de notre eau potable et de nos ressources en eaux douces, ainsi que des mesures pour faire cesser l'étalement urbain.

Il s'agit d'un programme ambitieux, Monsieur le président - il est ambitieux parce que nous sommes ambitieux pour la population de l'Ontario et que celle-ci attend beaucoup de son nouveau gouvernement.

Comme nous, la population de l'Ontario comprend, Monsieur le président, que pour pouvoir réaliser des engagements de cette envergure, nous devons respecter l'un de nos engagements fondamentaux.

Nous devons remettre de l'ordre dans les finances de la province.

Nous nous y sommes engagés, Monsieur le président, parce qu'il s'agit de la base sur laquelle s'appuient tous nos autres engagements.

Ce qui importe encore davantage, Monsieur le président, c'est que la santé financière de notre province est la base qui permet le fonctionnement de nos écoles, de nos hôpitaux et de nos collectivités.

Ce sont là les acquis auxquels les Ontariennes et Ontariens attachent le plus d'importance, Monsieur le président, car ils renforcent leur famille et leur permettent d'envisager un avenir meilleur.

Nous tiendrons cet engagement, non seulement parce que nous comprenons la valeur d'un dollar, mais aussi parce que nous comprenons les valeurs de la société ontarienne.

Nous procéderons dans le respect de ces valeurs -- non pas sur le dos des plus vulnérables d'entre nous, mais en faisant appel aux forces de toutes et de tous et en travaillant ensemble.

Les Ontariennes et Ontariens font leur travail, Monsieur le président.

Notre économie est vigoureuse.

Toutefois, comme M. Peters l'a indiqué dans son rapport indépendant, la situation budgétaire de la province n'est pas favorable, en fait beaucoup moins favorable que ce qu'on aurait pu prévoir.

Nous n'avons pas créé le déficit des conservateurs de 5,6 milliards de dollars, Monsieur le président.

Mais nous l'éliminerons, en travaillant de concert avec les Ontariennes et Ontariens.

Nous devons l'éliminer pour les raisons suivantes :

  • il menace les services actuellement offerts à la population de l'Ontario;
  • il menace les contributions que nous voulons apporter à l'Ontario;
  • il fait obstacle aux changements réels et positifs que les Ontariennes et Ontariens ont choisi le 2 octobre.

Nous avons du travail à faire, Monsieur le président, et nous allons le faire - d'une manière convenable, pour les bonnes raisons et pour les meilleures personnes, c'est-à-dire les hommes, les femmes et les enfants de l'Ontario, que nous avons tous le privilège de servir.

Nous n'allons pas recouvrir ce problème avec de l'argent que nous n'avons pas.

Nous n'allons pas tenter de le faire disparaître par des astuces comptables.

Et jamais nous n'allons nous accepter l'immobilisme et le statu quo.

Ce que nous ferons au cours de la session et que nous ferons d'ailleurs toujours, ce sera d'apporter des changements réels et positifs, tout en consolidant les assises qui nous permettront de réaliser des changements encore plus profonds pour l'avenir.

Nous réaliserons le mandat que nous partageons tous : faire en sorte que notre province suscite de nouveau l'envie du monde entier.

Merci.

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