Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario devant les membres de l'Ontario Cattlemen's Association

Bulletin archivé

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario devant les membres de l'Ontario Cattlemen's Association

Sous réserve de modifications

Cabinet du premier ministre

Je vous remercie sincèrement de votre chaleureux accueil et de votre invitation.

Il fait bon d'être ici.

J'ai passé les derniers jours à Vancouver à rencontrer les autres premiers ministres.

Deux choses m'ont frappé à cette rencontre.

La première ... pour tous les défis que nous avons à relever ici en Ontario, nous avons réellement la meilleure province au sein d'un pays vraiment remarquable.

Notre taille, notre pouvoir économique, notre population nous offrent des possibilités qui font l'envie des autres provinces et des autres pays.

Lorsque vous pouvez percevoir les choses selon un contexte national ou international, vous ne pouvez qu'être optimiste à propos de notre avenir.

Et je le suis.

La deuxième qui m'a frappé est la suivante : bien que nous nous distinguions en tant province, nous ne sommes pas la seule.

Je peux vous dire que vos inquiétudes à propos de l'EBS et de l'accès à la frontière américaine étaient fort présentes à l'ordre du jour des premiers ministres.

Et l'une des retombées très positives de cette réunion hier est la création d'une force nationale d'intervention rapide en matière de bœuf pour restaurer la confiance à l'échelle internationale dans le bœuf canadien et nord-américain. Elle agira de manière prestigieuse.

Cette force entreprendra des missions internationales, agira en tant qu'ambassadeur de la sûreté et de la qualité du bœuf nord-américain, offrira des renseignements et du matériel de promotion, enverra des experts de l'industrie dans une tournée de conférences et conseillera l'industrie et le gouvernement à propos des questions reliées à l'EBS.

En d'autres mots, cette force utilisera tous les outils à sa disposition pour éliminer les malaises au sein de l'opinion publique en faisant la preuve de la sûreté et de la qualité du bœuf canadien et nord-américain.

Vos inquiétudes sont également très présentes à l'ordre du jour de mon propre gouvernement.

Nous mettons l'accent à offrir de vrais changements positifs à la population de l'Ontario.

Et cela signifie que nous mettons l'accent sur certaines priorités très importantes, priorités pour lesquelles nous avons fait campagne et pour lesquelles la population a voté en faveur.

Une ce ces priorités est de bâtir une solide économie prospère.

Une autre est de bâtir des communautés fortes.

Et j'emploie le mot « communautés » pour une bonne raison.

Vous savez, bien que les médias parlent souvent d'une nouvelle entente pour les villes, nous accordons la même valeur à nos communautés rurales et à notre mode de vie rurale.

Le travail que vous accomplissez est une contribution remarquable à ces deux priorités, soit à notre économie et à nos communautés rurales.

Ainsi, au nom de tous les Ontariens et Ontariennes, je vous remercie.

Pour le travail que vous faites, la nourriture que vous déposez sur nos tables et les possibilités que vous offrez à notre population.

Pour la fierté que vous tirez de votre capacité à vivre près de la nature, de la terre et de vos élevages.

Et, par-dessus tout, pour la force dont vous avez fait preuve en ces temps difficiles.

Cette force a particulièrement été visible.

Notamment au cours de la dernière année.

Je sais que vous avez perdu des millions de dollars en revenus.

Il n'y a que vous qui connaissez le prix qui a été payé en nuits sans sommeil et en jours d'angoisse.

Vous avez été fort.

Comme notre province, vous vous distinguez.

Vous relevez les défis.

Et, comme notre province, vous n'êtes pas seuls.

Je suis ici aujourd'hui pour faire l'annonce de nouveaux investissements et soutien pour venir en aide aux agriculteurs de l'Ontario.

Vous faites face à un surplus de vaches de reforme en raison de la fermeture de la frontière américaine au bétail canadien suite à l'apparition de l'EBS.

Je vous annonce que nous allons allouer 10 millions de dollars pour soutenir une nouvelle stratégie d'animaux de reforme et pour ouvrir de nouveaux marchés au bœuf canadien.

Nous allons également offrir quelque 7 millions de dollars aux éleveurs de bovins pour faciliter la transition vers une nouvelle génération de programmes de protection du revenu agricole.

Ce financement de transition fait partie d'un nouvel engagement de la province, totalisant 64 millions de dollars, envers tous les agriculteurs.

En tout, 36 000 agriculteurs recevront en moyenne un versement d'environ 1 700 $.

C'est n'est pas un secret que nos ressources sont rares.

Notre gouvernement a hérité d'un déficit de 5,6 milliards de dollars.

Nous faisons aussi face à des dettes totalisant un autre 2,2 milliards de dollars pour des choses telles que les déficits des hôpitaux.

Mais nos éleveurs de bœuf sont aux prises avec une crise, une crise pour laquelle ils n'ont rien à voir.

C'est une crise qui a des répercussions sur notre économie et sur nos communautés rurales.

Et aider en ces temps difficiles est la bonne chose à faire.

Comme je l'ai dit au début, vous vous distinguez mais vous n'êtes pas tout seul.

Je désire reconnaître publiquement le remarquable travail de notre ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Steve Peters, de concert avec les membres de votre industrie pour avoir élaboré cette série de mesures.

Mais il y a encore plus à faire, tout particulièrement lorsque cela concerne la frontière.

Deux mois au complet se sont écoulés en 2004 et les frontières américaines sont toujours fermées au bétail en provenance du Canada.

Cela est décevant étant donné que l'Ontario, les provinces et le gouvernement fédéral collaborent en ce qui a trait aux politiques concernant l'EBS et aux mesures de contrôle.

Et cela est décevant en raison de la réaction généreuse du Canada à la découverte d'une vache infectée par l'EBS aux États-Unis.

Cette frontière devrait être ouverte.

Je peux vous dire que mes collègues premiers ministres pensent de même.

Les Européens pensent de même.

Bon nombre de gouverneurs et de politiciens américains pensent de même.

Et bon nombre d'agriculteurs des deux côtés du 49e parallèle pensent de même.

Je tiens à vous rassurer, aujourd'hui, que nous travaillons avec acharnement avec le gouvernement fédéral, et avec des autorités aux États-Unis, en vue de rouvrir la frontière aux passages du bétail.

Le ministre Peters ne ménage pas non plus ses efforts à cet égard.

Il était là lorsque les secrétaires de l'Agriculture des états des Grands Lacs ont essentiellement lancé un appel à la réouverture de la frontière au passage des bovins en vif.

Et la fin de semaine dernière, il a plaidé en notre faveur devant l'administration Bush à Washington.

Notre message est le suivant : Nous avons de notre côté le comité international de l'EBS.

Notre bœuf est sans danger.

Il est temps de rouvrir la frontière.

Et pourtant, nous savons que les marchés internationaux perçoivent la situation comme un problème nord-américain.

Nous nous devons donc de coopérer avec les Américains en vue d'améliorer encore davantage la surveillance et la sécurité de l'industrie, des deux côtés de la frontière.

De cette façon, nous pouvons présenter un front uni au reste du monde, assurant chaque marché que le bœuf nord-américain est sûr, nutritif et délicieux.

Nous faisons ce qu'il faut, ici, en Ontario.

Nous avons pris un engagement, durant la campagne électorale, d'embaucher davantage d'inspecteurs des viandes.

Et j'ai le plaisir d'annoncer aujourd'hui que d'ici au 1er avril, nous aurons 118 nouveaux inspecteurs des viandes, à temps plein et à temps partiel.

Je crois fermement que nos efforts, au sujet de la question de la réouverture des frontières, porteront leurs fruits.

Et à ce moment-là, nous voulons être en mesure de prouver au monde que notre système de freins et de contrepoids, de la ferme jusqu'à votre assiette, est tout à fait intègre.

Il est encourageant pour nous tous de savoir que la consommation domestique de bœuf canadien n'a pas souffert de la découverte de la maladie de la vache folle, l'année passée.

En fait, la consommation a augmenté.

J'aimerais féliciter les Ontariens, et les Canadiens, de témoigner cette confiance en notre industrie.

Nous avons tous la responsabilité de répondre à cette loyauté en tenant compte de ce que les Ontariens nous affirment être important pour eux et leurs familles.

Ils veulent de l'eau plus propre et de l'air plus propre.

Ils veulent des normes supérieures pour la sécurité alimentaire.

L'agriculture d'aujourd'hui relève plus que jamais de l'innovation, de la technologie et de la bonne administration des terres.

Je tiens à ce que vous sachiez que le gouvernement coopérera à vos efforts pour veiller à ce que les changements qui s'imposent au secteur agricole, apporteront des améliorations réelles et positives.

Des possibilités passionnantes s'ouvrent à nous.

Il y a quelques années, des scientifiques de l'Université de Toronto ont découvert comment convertir les déchets d'abattage en une graisse consistante, qui, une fois ajoutée à du carburant diesel, peut réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 pour cent.

Nous sommes très enthousiastes à propos de cette percée dans le marché.

Pour y arriver, nous collaborerons avec votre association et d'autres secteurs agricoles à mettre sur pied une stratégie de Bio-Diesel pour la province.

Cette innovation est vraiment la meilleure sous tous les aspects.

Nous y gagnons de l'espace dans les lieux d'enfouissement tout en évitant les gaz carboniques qui y sont associés.

Nous obtenons un air plus pur.

Et nous renforçons l'industrie.

Nous n'avons même pas à choisir notre camp car nous avons tous à gagner du succès du projet.

Il me semble qu'il en va de même d'une eau plus propre.

Je sais que vous faites face à des dépenses pour vous conformer aux règlements de la Loi sur la gestion des éléments nutritifs.

Je tiens à vous assurer aujourd'hui que vous n'aurez pas à assumer seuls ces coûts.

L'air pur et l'eau propre sont des enjeux pour nous tous et nous serons tous solidaires.

Voyez-vous, lorsque nous parlons de changements réels et positifs, nous entendons des changements réels et positifs pour tous les Ontariens et Ontariennes.

D'après moi, le leadership ne consiste pas à opposer un groupe à l'autre ni à en favoriser un au détriment de l'autre.

À vrai dire, nous ne gouvernons pas en fonction des circonscriptions que nous avons remportées, ni des électeurs que nous cherchons à convaincre.

C'est ce qu'on appelle une politique de division, ce que les électeurs ont rejeté à la dernière élection.

C'est une politique à l'ancienne, une recette de l'échec dans cette nouvelle économie concurrentielle globale.

Pour que l'Ontario réussisse, pour qu'elle atteigne son formidable potentiel, tous doivent y mettre le meilleur d'eux-mêmes, tous ensemble.

Voilà pourquoi nous avons engagé plus d'inspecteurs de viandes, parce qu'un système vigoureux de sécurité alimentaire est tout aussi bon pour les agriculteurs que pour les consommateurs.

C'est pourquoi nous travaillons à protéger nos terres, notre air et notre eau, car les communautés habitables et l'agriculture durable vont main dans la main.

Et c'est pourquoi nous travaillons avec vous aujourd'hui, pour vous appuyer et rouvrir cette frontière, car votre succès est important pour le succès de l'Ontario.

Car nous partageons cet espace et que l'Ontario ne peut se distinguer comme le meilleur endroit où vivre, travailler et cultiver que si nous sommes unis.

De cette façon, nous pouvons relever n'importe quel défi, saisir toutes les occasions et fournir à la population une qualité de vie inégalée.

Nous pouvons bâtir la sorte d'Ontario où les gens vivent en communautés propres et habitables, prospérant au sein d'une économie vigoureuse et prospère.

Mes amis, nous pouvons bâtir cet Ontario que le monde entier enviera, à nouveau.

Merci.

Ressources additionnelles

Partager