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Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario devant les membres de la Chambre de commerce d'Etobicoke, de North York et de Scarborough

Bulletin archivé

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario devant les membres de la Chambre de commerce d'Etobicoke, de North York et de Scarborough

Sous Réserve De Modifications

Cabinet du premier ministre

Je vous remercie.

C'est un véritable plaisir d'être ici aujourd'hui.

J'aimerais commencer en remerciant chacun de vous pour le travail remarquable que vous accomplissez.

Des personnes disent souvent que la région du Grand-Toronto est le moteur économique de l'Ontario. C'est bien le cas.

Mais c'est votre travail, les entreprises que vous dirigez, les risques que vous prenez et les emplois que vous créez qui alimentent ce moteur.

Ainsi, avant de faire quoi que ce soit d'autre aujourd'hui, je veux vous féliciter de vos efforts, vous encourager à continuer à bâtir des entreprises fructueuses et vous promettre que notre gouvernement va travailler avec vous du mieux que nous le pouvons.

Nous assurer d'un grand avenir va demander bien du travail. Nous allons devoir relever certains défis, ensemble.

Mais je suis confiant que nous pouvons le faire, ensemble.

Vous savez sans aucun doute que notre gouvernement a hérité d'un déficit de 5,6 milliards de dollars.

Hé bien, il y a 2,2 milliards de dollars de plus qui, techniquement, ne figurent pas dans nos livres mais qui sont maintenant de la responsabilité du gouvernement.

Il comprend notamment les montants des déficits des hôpitaux et des sociétés d'aide à l'enfance.

En tant que gouvernement, nous nous attaquons à ce déficit fiscal de deux façons.

Tout d'abord, nous faisons des choix responsables.

Nous avons déjà pris des mesures importantes pour être responsables du point de vue fiscal, notamment par l'annulation des réductions d'impôt irresponsables, qui auraient pu nous coûter des milliards de dollars au cours des prochaines années.

Nous faisons face à certaines décisions difficiles sur ce que nous devons faire différemment et sur ce que nous devrions cesser de faire, pour que nous puissions mettre l'accent sur les priorités pour lesquelles nous avons fait campagne et pour lesquelles la population a voté en faveur.

Ces priorités sont de meilleurs résultats scolaires, une population plus en santé, une économie prospère et des communautés plus fortes.

Alors que sommes en train de préparer notre premier budget, nous cherchons à améliorer les résultats en matière de services que les Ontariens et Ontariennes veulent obtenir en retour de l'argent durement gagné qu'ils versent en impôt.

La seconde façon que nous avons choisie pour nous attaquer au déficit fiscal est de changer l'appareil gouvernemental.

L'amélioration des services à la clientèle est au cœur de tout ce que nous faisons.

Par exemple, nous avons approuvé un projet qui va, selon les résultats d'un examen du commissaire à la vie privée, permettre aux services d'urgence d'avoir accès à l'historique des médicaments d'ordonnance prescrits de plus de 2 millions de patients qui sont inscrits au régime de médicaments de la province.

Cela signifiera de meilleurs soins pour les patients. Ils obtiendront plus rapidement un diagnostic et les médicaments d'ordonnance appropriés.

Cela permettra également d'économiser l'argent du réseau de soins de santé, en évitant bon nombre des 40 000 visites additionnelles par année dans les hôpitaux suite aux effets indésirables d'un médicament.

Nous nous débarrassons également de certains des experts-conseils coûteux de Queen's Park.

Le précédent gouvernement clamait qu'il avait réduit la taille de la fonction publique alors qu'il donnait plus d'argent à des experts-conseils pour faire le même travail.

Jusqu'à maintenant, nous avons créé plus de 100 emplois à temps plein pour faire le travail qui était effectué par des experts-conseils en technologie de l'information. Cela représente une économie de 5 millions de dollars par année.

Et le ministère de la Consommation et des Services aux entreprises lance un site Web unique à l'intention des entreprises qui, de cette façon, n'auront plus à consulter 23 sites différents. Vous serez en mesure d'obtenir les renseignements dont vous avez besoin avec un simple clic d'une souris.

Ceci vous permettra d'économiser du temps et, pour nous tous, de l'argent.

C'est ce que nous voulions dire lorsque nous avons demandé aux Ontariens et Ontariennes de choisir des changements réels et positifs, des changements vers une gestion responsable de nos finances et un nouvel accent sur de meilleurs résultats pour les personnes qui dépendent des services que nous offrons.

En nous attaquant sans détour au déficit fiscal, nous aidons à améliorer l'économie de l'Ontario et nous nous plaçons dans une meilleure situation financière pour l'avenir.

Mais le déficit fiscal n'est qu'un des déficits auxquels nous devons faire face.

Nous faisons également face à un déficit dans les services.

Les Ontariens et Ontariennes veulent de meilleurs résultats en retour de l'argent durement gagné qu'ils versent au gouvernement.

Les Ontariennes et Ontariens veulent que leurs enfants réussissent mieux à l'école, que le temps d'attente pour les services de santé importants soit réduit, que l'économie soit prospère et créatrice d'emplois ainsi que les collectivités soient fortes et qu'il y fasse bon vivre.

Ils veulent un gouvernement qui travaille avec eux et pour eux, et non qu'il travaille en périphérie.

Ils veulent une démocratie qui importe à nouveau.

Vous le voyez bien : la population sait qu'il existe un déficit sur le plan des services de même qu'un déficit fiscal.

Je tiens à ce que vous le sachiez : nous nous attaquons à ces deux déficits de front.

C'est là une tâche incontournable.

Verser plus d'argent dans les programmes sociaux sans aborder le déficit fiscal serait irresponsable.

Équilibrer le budget sans remédier aux problèmes de nos hôpitaux et de nos écoles serait sans cœur.

Ce serait aussi insensé.

Le climat économique d'aujourd'hui exige davantage qu'une simple structure fiscale concurrentielle.

Si les routes sont engorgées, si les villes ne sont pas sécuritaires, si les rues ne sont pas propres, si l'on ne fait pas la cueillette des ordures, nous n'arriverons pas à susciter les investissements et à attirer les travailleurs et la clientèle dont nous avons besoin.

Le nouveau paradoxe de la concurrence économique mondiale, c'est que les conditions locales comptent plus que jamais.

En d'autres mots, la vitalité de notre climat d'affaires est équivalente à celle des collectivités où nous faisons des affaires.

C'est pourquoi nous avons sollicité les meilleures idées de nos partenaires municipaux sur la manière dont nous pouvons travailler ensemble, soit la province, le gouvernement fédéral et les municipalités, pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens et de nos collectivités.

Nous sommes tous dans le même bateau.

Les entreprises ont besoin du gouvernement pour aborder les problèmes du déficit fiscal et du déficit des services.

Le gouvernement doit prendre des décisions responsables afin de pouvoir porter son attention sur les priorités, créer une province plus forte et fournir les services qui favoriseront votre réussite.

Un de nos objectifs est de bâtir des communautés fortes où il fait bon vivre et, tout particulièrement, de renforcer Toronto.

Nous faisons notre part pour que Toronto, soit le moteur économique de l'Ontario, continue à fonctionner sans problème et de manière puissante.

Nous faisons cela en établissant de nouvelles relations avec la ville.

C'est le même type de relation que nous voulons établir avec les gouvernements municipaux de l'ensemble de la province et cela est fort différent avec la façon de faire les choses dans le passé.

Ils sont bien finis les jours où un palier de gouvernement tentait de faire de la microgestion avec les affaires d'un autre palier.

Ils sont bien finis les jours d'accusation et de blâme.

Maintenant, les trois paliers de gouvernement travaillent plus que jamais en étroite collaboration. Il faut avoir confiance en chacun de nous pour faire la bonne chose et pour faire de réels progrès dans les priorités qui importent aux Ontariens et Ontariennes.

Ici à Toronto, cela signifie que notre gouvernement a déjà été en mesure de faire un versement initial pour améliorer notre déficit en services et de s'engager à bâtir une ville plus forte où il fait mieux vivre.

Nous avons investi 89 millions de dollars dans les hôpitaux généraux de Toronto et 4,8 millions de dollars dans les hôpitaux spécialisés en psychiatrie de la ville.

Nous avons alloué plus de 60 millions aux écoles de Toronto. Cela fait partie de notre initiative visant à améliorer la littératie, la numéracie et les programmes d'anglais langue seconde des élèves en difficulté.

Et nous avons investi 24 millions de dollars dans la construction de 900 nouvelles unités de logement abordable dans la ville.

Récemment, de concert avec le gouvernement fédéral et la ville de Toronto, nous avons investi un montant jamais vu d'un milliard de dollars dans la Toronto Transit Commission à lequel nous avons ajouté un montant additionnel de 90 millions de dollars pour améliorer la TTC.

Cela s'ajoute à notre engagement de plus de 126 millions de dollars à l'amélioration de la sécurité et des immobilisations dans le métro que nous avons pris l'automne passé.

Ces investissements dans les transports en commun vont permettre à la population de se déplacer plus rapidement dans la ville, ce qui va augmenter la productivité des entreprises.

Cela signifie que les personnes auront plus de temps à passer avec leur famille et leurs amis et plus de temps pour prendre part à la vie communautaire.

Et je crois qu'une participation à la vie communautaire est essentielle pour maintenir la vigueur de Toronto.

Et nous avons eu à compter un peu plus sur cette vigueur récemment.

Suite à une récente vague de crimes haineux, bon nombre de personnes peuvent s'être senties rejetés, incomprises et avoir eu peur.

Laissez-moi vous dire que le racisme ne sera pas toléré dans la province.

En Ontario, nous célébrons nos différences. Et, en Ontario, nous misons sur notre diversité.

Nous ne devons pas laisser la haine se développer.

Et la violence, sous toutes ses formes, n'a pas de place dans cette ville.

Et la montée de la violence avec usage d'armes à feu au cours des deux dernières années dans la ville m'inquiète.

Nous n'allons pas la tolérer.

Nous allons nous y attaquer.

En ce moment, nous sommes en train d'élaborer un plan global à multiples volets de lutte contre les armes à feu avec la police et la ville de Toronto.

Mais la solution à ce problème n'appartient pas seulement à la police, à un groupe ou à un palier de gouvernement.

C'est le travail de nous tous, gouvernement, police, entreprises, groupes communautaires et individus, de nettoyer nos rues des bandes criminelles, de la violence avec armes à feu et des crimes haineux, une fois pour toute.

Parce que, comme je dis depuis longtemps, personne n'est aussi fort que lorsque nous nous rassemblons.

Nous devons travailler, bâtir et rêver ensemble ici dans la région du Grand-Toronto et dans l'ensemble de l'Ontario.

Nous devons bâtir une économie plus forte de telle sorte que nous ayons l'argent nécessaire pour investir dans nos priorités.

Et nous devons nous consacrer à nos priorités de telle sorte que nous puissions offrir les services sur lesquels comptent la population et les entreprises.

Nous devons continuer à travailler ensemble, le gouvernement fédéral, la province et la ville de même que le secteur public et le secteur privé...

Pour bâtir des communautés qui seront la fierté du Canada...

Pour bâtir une économie qui fera l'envie du monde entier...

Et pour bâtir un Ontario qui sera le lieu privilégié de nos rêves et de nos espoirs de même que celui de nos enfants et de nos petits-enfants.

Mes amis et amies, cet Ontario, il nous reste à vous l'offrir.

Je vous remercie.

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