Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario lors de la conférence Dialogue sur la démocratie

Bulletin archivé

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario lors de la conférence Dialogue sur la démocratie

Cabinet du premier ministre

Mesdames et messieurs, bonjour.

Et je vous remercie d'être ici.

Ici, vous n'êtes pas seulement les bienvenus.

Ici, vous êtes également nécessaires.

Je veux que vous sachiez que, tout comme vous, je m'intéresse tout particulièrement à ce que nous sommes en train de faire ici aujourd'hui.

Pour moi, la démocratie est une chose précieuse.

Trop précieuse pour qu'on la prenne pour acquise.

Trop précieuse pour qu'on la laisse s'atrophier.

Trop précieuse pour qu'on la néglige encore plus longtemps.

Parce que notre démocratie est l'une de ces choses qui fait que nous sommes plus qu'un simple groupe de personnes, plus qu'une simple population, elle fait de nous une société.

Et c'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui pour forger une société plus forte et forgeant une démocratie plus forte.

Nous avons du travail à faire.

En tant que citoyen, je m'inquiète, tout comme vous, que le respect de nos institutions démocratiques soit en déclin.

En tant que citoyen, je m'inquiète, tout comme vous, que nos jeunes soient de moins en moins intéressés à participer à notre démocratie et à notre communauté.

En tant que citoyen, je m'inquiète, tout comme vous, que bon nombre d'entre-nous pensons que notre participation n'importe plus.

En tant que premier ministre, je sais que nous devons changer cette situation.

Parce que je sais que, lorsque les citoyens et citoyennes participent, les gouvernements prennent de meilleures décisions.

Je sais que lorsque les citoyens et citoyennes participent, nous édifions ensemble de meilleures collectivités.

Je sais que les sociétés qui puisent dans les talents, la créativité et le dévouement de l'ensemble de leur population se démarqueront au 21e siècle.

La démocratie que je veux pour l'Ontario est riche, vitale et irrésistible dans l'attrait qu'elle suscite auprès de nos citoyens et citoyennes.

Il s'agit d'une démocratie où des citoyens et citoyennes engagés font confiance à leur gouvernement et où le gouvernement fait confiance à ses citoyens et citoyennes.

Il s'agit d'une démocratie où chaque citoyen et citoyenne assume la responsabilité d'édifier une meilleure société et où chaque gouvernement assume la responsabilité de renforcer les citoyens et citoyennes qu'il sert.

Bâtir une telle démocratie va exiger du travail, beaucoup de travail.

C'est pourquoi nous faisons tout en notre pouvoir pour respecter notre engagement visant à renforcer la démocratie de l'Ontario.

Nous avons deux objectifs très importants dans le renouvellement de la démocratie. Tout d'abord, nous allons moderniser nos institutions démocratiques de telle sorte qu'elles soient plus imputables, plus ouvertes et qu'elles répondent mieux aux besoins de la population de l'Ontario.

Et, deuxièmement, nous allons susciter la participation des citoyens et citoyennes dans les affaires du gouvernement et de leur communauté de manière sensée de telle sorte que nous puissions tous et toutes avoir un effet sur les questions qui importent.

La démocratie appartient aux citoyens et citoyennes, non seulement aux personnes élues officiellement.

Nous produirons des résultats en faisant des progrès dans quatre secteurs clés : amélioration du fonctionnement de nos élections; amélioration de la façon dont notre assemblée législative fonctionne; promotion de plus de transparence et d'imputabilité au sein du gouvernement; et augmentation des occasions réelles pour les citoyens et citoyennes d'avoir un impact dans les dossiers qui leur importent.

Nous allons démontrer aux Ontariens et Ontariennes que leurs institutions démocratiques sont au service des intérêts de la population et non de ceux d'un groupe ou d'un parti en particulier.

Qu'elles sont au service de tous les Ontariens et Ontariennes.

Ceci a caractérisé nos premières initiatives. Après notre élection, j'ai nommé le tout premier ministre responsable du Renouveau démocratique de la province pour diriger cette initiative. Et j'aimerais souligner publiquement le dévouement de Michael Bryant dans ce travail.

Au printemps, nous avons présenté un projet de loi pour déterminer une date fixe pour la tenue d'élection dans la province. Si adopté, les prochaines élections se tiendront le premier jeudi d'octobre tous les quatre ans. Il s'agit d'un changement incroyablement important.

Il est important parce que jamais plus les premiers ministres ne seront capables de déclencher une élection en ne songeant qu'à leur propre intérêt. Les élections n'appartiennent pas au parti au pouvoir. Elles appartiennent à tous les citoyens et citoyennes.

Deuxièmement, notre Loi sur la transparence et la responsabilité financières exigera que les finances de la province soient divulguées et vérifiées avant une élection.

Et elle stipulera que ce rapport doit être divulgué à la population.

À partir de maintenant, il n'y aura plus de tergiversations à propos de la date de la tenue d'une élection date de même qu'à propos des chiffres.

Lorsque viendra le temps d'une élection, tout le monde sera sur le même pied d'égalité.

Ces lois sont les premières du genre pour l'Ontario, ce qui fera de notre province un leader dans le renouveau démocratique.

Nous croyons que, tout comme la population a droit à des résultats mesurables de la part de son gouvernement, elle a aussi droit à des renseignements fiables sur ces résultats.

C'est pourquoi nous avons mis en place des organismes indépendants qui offriront des renseignements indépendants.

L'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation fera un rapport sur les résultats scolaires et le nouveau Conseil ontarien de santé fera rapport sur les temps d'attente en matière de soins de santé.

Il ne fait pas partie de leur travail d'embellir la réalité pour produire un effet désiré.

Leur travail est de livrer les faits que la population mérite de connaître.

L'automne dernier, nous avons présenté un projet de loi qui, si adopté, interdit que l'on dépense les deniers publics à de la publicité partisane.

Nous affirmons que les dépenses publiques et les deniers publics devraient être utilisés pour le bien de la population et non pour les intérêts particuliers du parti au pouvoir.

C'est la démocratie que je veux pour l'Ontario.

Nous avons présenté un projet de loi qui oblige la participation des membres du Conseil des ministres à la Période des questions.

Nous disons que nous respectons l'Assemblée législative et que nous respectons les représentants élus de la population.

Les initiatives du gouvernement devraient se dérouler à l'Assemblée d'une manière transparente, là où on peut nous demander de rendre des comptes pour les décisions que nous prenons.

Nous avons présenté un projet de loi qui augmentera les pouvoirs du vérificateur. Il pourra ainsi mener des vérifications sur l'optimisation des ressources des institutions du secteur public élargi, telles que les conseils scolaires, les universités, les collèges et les hôpitaux.

Et nous avons apporté des modifications qui augmentent la portée de la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée et de la Loi sur la divulgation des traitements dans le secteur public des compagnies provinciales d'électricité.

Nous disons que les renseignements du gouvernement sont des renseignements qui appartiennent au domaine public. Lorsque de l'argent est dépensé au nom de la population, cette même population a le droit de savoir comment cet argent est dépensé.

C'est la démocratie que je veux pour l'Ontario.

Je suis fier de ce que nous avons accompli. C'est un bon départ. Mais il y a encore bien plus à faire.

Nous avons certains plans très précis pour les trois prochaines années. Aujourd'hui, j'aimerais faire l'annonce de quelques-uns de ces plans.

Cet hiver, nous allons faire les premiers pas pour créer un jury de citoyens qui étudiera les changements à faire dans le financement de la politique en Ontario.

Il ne suffit pas que nos décisions ne soient pas soumises à l'influence des contributions politiques.

Elles doivent être perçues comme n'étant pas soumises à l'influence des contributions politiques.

Nous allons proposer une loi sur le financement politique qui va aider à ramener la confiance des citoyens et citoyennes dans leurs partis et leurs institutions.

Nous allons réduire l'influence de l'argent dans la politique.

Nous allons mettre sur pied une assemblée de citoyens qui examinera la façon dont nous élisons nos représentants.

Si cette assemblée recommande une solution de rechange à notre système uninominal à majorité simple, nous tiendrons un référendum sur cette option à l'intérieur de notre mandat.

Je crois que les Ontariens devraient avoir la possibilité de réexaminer le régime électoral dont nous avons hérité et de déterminer s'ils en sont satisfaits ou s'ils veulent le changer pour un autre.

Certains ont déjà exprimé leur opposition à cet exercice.

Ils avancent l'argument que notre système uninominal à majorité simple est clairement le meilleur et que, de toute façon, l'étude d'une autre option est tout simplement trop complexe et que c'est toute une entreprise pour les Ontariens et Ontariennes qui ne sont pas experts dans ce domaine.

Cette attitude démontre un paternalisme que nous devrions soigneusement éviter.

Lorsque viendra le temps de décider de la façon d'élire ses représentants, la population de l'Ontario aura son mot à dire.

Les Ontariens et Ontariennes pourraient choisir de conserver le système uninominal à majorité simple. C'est très bien.

Ce réexamen de notre système électoral ravivera et augmentera notre appréciation à son endroit.

Ceci est une question que les Ontariens et Ontariennes doivent trancher.

Notre responsabilité est de veiller à ce que la voix de la population soit entendue de manière claire et qu'elle ait un impact.

Demain, le ministre responsable du Renouveau démocratique, Michael Bryant, fera l'annonce de nos mesures pour susciter la participation des jeunes en particulier.

Nous connaissons tous des jeunes qui sont intéressés par ces questions, qui s'intéressent à leurs communautés, qui ont des idées et de l'énergie mais qui sont refroidis par le processus politique. Un trop grand nombre de jeunes croient que leur participation ne compte pas. Ceci doit changer.

Je crois dans nos jeunes.

C'est pourquoi nous bâtissons des écoles. C'est pourquoi nous rebâtissons l'éducation publique.

Parce que nous croyons que nos enfants peuvent accomplir de grandes choses.

Nous devons leur demander de participer d'une manière qui est cohérente avec leurs valeurs, leur culture, leurs façons de vivre et leurs attentes.

Depuis trop longtemps, les jeunes ont été tenus à l'écart de notre processus démocratique. Nous allons les inviter à y participer.

Depuis trop longtemps, ils ont été traités comme des partenaires minoritaires. Nous allons les traiter comme des citoyens à part entière.

Et au cours des prochains mois, nous allons annoncer d'autres initiatives dans des dossiers tels que la réforme parlementaire.

C'est en améliorant le comportement à l'Assemblée législative, en rehaussant la qualité des débats et en améliorant le rôle des députés provinciaux que nous renforcerons notre démocratie.

Pour des questions telles que la transparence dans l'administration gouvernementale, nous rendons notre gouvernement plus ouvert et plus imputable. Nous allons nous assurer que les citoyens et citoyennes disposent des renseignements dont ils ont besoin pour participer de manière sensée et pour demander des comptes au gouvernement pour les décisions qu'il prend.

Et pour les autres questions telles que la représentation dans le Nord, nous allons rendre les scrutins plus accessibles et veiller à ce que démocratie tienne compte de la diversité de la province étant donné que cette diversité est une force remarquable.

Aujourd'hui, avec cette conférence et avec votre participation, nous amorçons un dialogue sur la qualité de notre démocratie et sur les moyens par lesquels nous pouvons la renforcer.

Il y a eu bon nombre de réformes démocratiques dans l'histoire de l'Ontario : gouvernement responsable, scrutin secret, suffrage universel.

Aujourd'hui alors que nous amorçons un dialogue avec la population sur des questions telles que la réforme électorale et le financement du processus électoral, nous sommes tous les héritiers de cette fière tradition.

Vous, présents dans cette salle aujourd'hui, cumulez une longue expérience dans la façon de rejoindre la population de vos collectivités. Je vous invite à nous faire part des leçons que vous avez tirées au fil des ans.

Le travail que nous faisons ensemble est essentiel à l'avenir de l'Ontario.

Vous savez, je crois que le plus grand avantage concurrentiel de notre province est notre population.

Le renforcement de cet avantage est ce sur quoi porte notre plan pour l'Ontario.

Il s'agit d'un plan pour renforcer l'éducation et les compétences de notre population.

Il s'agit d'un plan pour améliorer la santé de notre population.

Et il s'agit d'un plan pour assurer la prospérité de notre population.

Mais notre capacité de faire toutes ces choses dépend d'un régime qui est au service de la population : notre démocratie.

Il a besoin d'être fort pour pouvoir prendre les bonnes décisions.

Il a besoin d'être sain pour pouvoir relever nos défis.

Et il doit être ouvert, transparent et inclusif pour pouvoir refléter les besoins et les aspirations de notre population.

J'ai entendu dire que certains Ontariens et Ontariennes sont cyniques à propos de nos institutions politiques. Mais cela me rappelle la vieille expression que toute personne cynique est dans on cœur un idéaliste déçu. Je crois en cela.

Je crois qu'au fond de nous, nous sommes des idéalistes. Nous voulons que le gouvernement fonctionne. Nous voulons que notre province fonctionne, réussisse et qu'elle soit l'endroit pour mieux vivre pour les années à venir.

Je suis donc prêt à accepter un peu de scepticisme. Pour moi, cela signifie que nos citoyens et citoyennes ont de grandes attentes envers leur gouvernement et envers eux-mêmes.

Cela est sain.

Mais je rejette le cynisme, le type de cynisme pur et dur qui affirme qu'il n'y a rien à faire, que la situation ne s'améliorera jamais et que tout ce qu'il nous reste à faire, c'est de laisser tomber.

Je rejette cela.

Les Ontariens et Ontariennes rejettent cela.

Les Ontariens et Ontariennes croient dans l'espoir.

C'est pourquoi ils et elles envoient leurs enfants à l'école, c'est pourquoi ils et elles vont au travail chaque matin et c'est pourquoi ils et elles font du bénévolat au sein de leur collectivité. Les Ontariens et Ontariennes croient dans l'avenir.

C'est pourquoi ils et elles veulent que nous renforcions notre démocratie et c'est pourquoi ils et elles veulent avoir leur mot à dire dans la façon dont nous allons la renforcer.

Alors que nous travaillons ensemble aujourd'hui et dans les jours qui vont suivre, je vous demande de vous rappeler dans votre cœur et votre esprit les personnes qui nous ont précédé et de penser à celles qui vont suivre.

Je vous demande de vous souvenir de cette simple prémisse sur lequel se fonde notre démocratie.

Et c'est la croyance que personne n'est aussi intelligent que lorsque nous nous rassemblons.

Personne n'est aussi important que lorsque nous nous rassemblons.

Et que personne n'est aussi fort que lorsque nous nous rassemblons.

Je vous remercie.

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