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Lors du conseil de presse ethnique

Bulletin archivé

Lors du conseil de presse ethnique

Cabinet du premier ministre

Peu importe vos croyances ou vos traditions, nous sommes dans une période de l'année propice aux réjouissances, un temps pour être en famille et avec des amis. Mais pour tous ceux d'entre-nous qui croyons dans la diversité et dans une liberté de presse qui reflète cette diversité, il s'agit d'une période douce et amère.

Nous avons récemment perdu un leader, un homme de vision. Et j'aimerais rendre hommage, encore une fois, au nom de tous les Ontariens et Ontariennes, à Daniel Iannuzzi et offrir nos sympathies à sa famille, à ses collègues et à sa communauté.

Bonsoir.

Cela fait plaisir de voir un si grand nombre de personnes ici, même si la température rend les déplacements plus difficiles.

Peu importe vos croyances ou vos traditions, nous sommes dans une période de l'année propice aux réjouissances, un temps pour être en famille et avec des amis.

Mais pour tous ceux d'entre-nous qui croyons dans la diversité et dans une liberté de presse qui reflète cette diversité, il s'agit d'une période douce et amère.

Nous avons récemment perdu un leader, un homme de vision.

Et j'aimerais rendre hommage, encore une fois, au nom de tous les Ontariens et Ontariennes, à Daniel Iannuzzi et offrir nos sympathies à sa famille, à ses collègues et à sa communauté.

Il manque à la communauté des communautés qui est l'Ontario.

Il a laissé derrière lui un remarquable bilan de travail bien fait et de dévouement.

Un bilan que nous devons tous respecter en poursuivant son travail.

Vous avez un rôle à jouer en informant vos communautés, en érigeant des ponts entre le chez-soi que connaissaient vos auditoires et le chez-soi qu'ils ont choisi et en offrant une voix à ceux et à celles qui ne peuvent toujours se faire entendre.

Je veux vous remercier pour assumer ce rôle du matin au soir.

J'ai également un rôle à jouer, soit d'offrir un leadership qui rassemble au lieu de diviser, qui encourage les ouvertures pour tous au lieu de les offrir qu'à un petit nombre.

Ce soir, vous faites de moi un président honoraire du Ethnic Press and Media Council of Canada.

C'est un privilège extraordinaire mais je ne le perçois pas comme une récompense.

Je le perçois comme un rappel du rôle important que vous jouez, du rôle que je joue et de la nécessité pour nous de travailler ensemble.

Vous savez, quelquefois nous la prenons pour acquise mais cette diversité qui est la nôtre est un bien très précieux.

Cette diversité favorise une vision magnifique du monde.

Un monde où nous érigeons des ponts au lieu de bâtir des murs.

Où nous grandissons ensemble plutôt que séparés.

Où il n'y a plus de « moi » et «d'eux ».

Il n'y a que nous.

C'est une vision qui, à mon avis, me semble fondamentale pour bâtir une société forte, à visage humain et cohérente.

La diversité renforce également notre économie et notre capacité à être concurrentiel sur les marchés du monde entier.

Parce qu'ensemble, en tant qu'Ontariens et Ontariennes, nous parlons toutes les langues, nous comprenons toutes les cultures et nous avons des liens avec tous les marchés.

Notre diversité nous permet de faire littéralement des affaires partout dans le monde.

Nous, Ontariens et Ontariennes, et nous, Canadiens et Canadiennes, sommes privilégiés de pourvoir appeler cet endroit notre chez-nous.

Et il me semble qu'avec les privilèges viennent aussi les responsabilités.

Les responsabilités de faire fonctionner notre chez-nous.

Et pas seulement pour nous, mais également pour le monde entier.

Nous sommes un projet-pilote pour le monde entier.

Un monde où trop de personnes se désespèrent de l'incapacité de l'humanité de vivre dans la paix.

Un monde où trop de personnes s'inquiètent que peut-être, nous humains, sommes plus intéressés à toujours mettre l'accent sur nos différences.

Ainsi notre responsabilité en tant qu'Ontariens et Ontariennes et que Canadiens et Canadiennes est de montrer au monde entier que nous pouvons nous élever au-dessus de nos différences.

Que nous comprenons qu'il y a des liens entre les personnes de partout au monde.

Que la vie est tellement meilleure pour nous tous lorsque nous nous soutenons mutuellement, sans égard à nos différences.

Que les différences entre les personnes, qu'elles soient raciales, religieuses, politiques, tribales ou ethniques, sont loin d'être aussi importantes que notre appartenance à la race humaine.

Si nous devons assumer cette responsabilité, nous devons faire alors bien plus que de parler de la diversité ou de la célébrer.

Nous devons la soutenir, la cultiver et la renforcer.

Quelqu'un a déjà dit que les faits parlaient d'eux-mêmes.

Le plan d'action de notre gouvernement pour l'Ontario consiste à renforcer notre plus grand avantage concurrentiel, soit notre population, dans toute sa diversité.

Pour veiller à ce que l'Ontario soit l'endroit du mieux vivre pour les années à venir, nous avons besoin du meilleur de chaque Ontarien et Ontarienne.

Nous devons aider tous les Ontariens et Ontariennes à atteindre leur potentiel.

Nous devons puiser dans le talent de chaque Ontarien et Ontarienne.

Et, c'est ce que, en tant que gouvernement, nous tentons de faire.

Notre plan est de renforcer l'éducation et les compétences de notre population.

L'endroit avec la main-d'œuvre la mieux éduquée et la plus compétente attirera la plupart des investissements et les meilleurs emplois.

Et lorsque nous réussissons à avoir la bonne éducation, nous obtenons de meilleurs citoyens, de meilleurs voisins et des personnes équipées pour bâtir une société plus forte et plus cohérente.

Nous avons des défis à relever en éducation publique.

Quatre élèves sur dix en 3e et 6e années ne répondent pas aux normes ontariennes lors de nos tests provinciaux.

Et on estime que 30 pour cent de nos enfants décrochent au cours de leurs études secondaires.

Nous savons donc ce qu'il nous reste à faire, tout particulièrement lorsque nous voulons faire des échanges commerciaux et être concurrentiels avec des pays du monde entier.

Nous avons donc investi 1,1 milliard de dollars de plus dans l'éducation publique.

Le nombre d'élèves par classe a diminué dans les premières années de 1 300 écoles.

Nous avons embauché 1 100 enseignantes et enseignants de plus.

Nous avons éliminé la malbouffe de nos écoles élémentaires

Et l'éducation physique obligatoire s'en vient.

Nous voulons que tous les enfants réussissent.

Nous avons donc augmenté de 64 millions de dollars le financement des programmes d'anglais langue seconde et nous les avons prolongés.

Lorsque nous avons été élus, les enfants admissibles recevaient pendant trois ans un soutien en anglais langue seconde.

Mais il nous est rapidement apparu clair que, pour bien des enfants, cela ne suffisait pas.

Nous avons donc prolongé les programmes d'anglais langue seconde d'une autre année parce qu'il ne faut rien négliger lorsqu'il s'agit d'équiper nos enfants, tous nos enfants, avec ce qu'il faut pour apprendre.

Nous avons également augmenté de 160 millions de dollars les subventions pour faciliter l'apprentissage. Il s'agit d'argent qui va à des programmes qui aident les élèves en difficulté.

Il s'agit de programmes de financement qui aident les enfants à risque, dont des milliers d'enfants qui sont de nouveaux immigrants ou dont la langue première n'est pas l'anglais.

Nous savons que les jeunes qui réussissent bien au niveau élémentaire ont plus de chance de terminer leur niveau secondaire et de poursuivre leur formation au-delà de ce niveau.

Nous voulons que nos jeunes continuent d'apprendre.

En fait, nous travaillons à notre plan qui exige que les jeunes continuent d'apprendre jusqu'à l'âge de 18 ans, dans une salle de cours ou lors d'un stage d'apprenti ou dans un programme de placement en milieu de travail.

Ils ne pourront plus quitter l'école à l'âge de 16 ans.

Après tout, nous ne pouvons espérer un avenir meilleur si nous laissons ceux et celles qui bâtissent notre avenir perdre leur temps dans les centres commerciaux.

Nous voulons le meilleur pour nos enfants, pour tous nos enfants, et nous allons faire tout en notre possible pour les aider à réussir.

Notre plan est d'améliorer la santé de notre population.

L'assurance-maladie est une expression de nos valeurs.

Et cela nous procure un avantage concurrentiel par rapport à nos plus importants compétiteurs, qui sont forcés de dépenser de plus en plus pour des régimes d'assurance-santé privés.

Notre système d'assurance-maladie est donc encore sensé.

Mais nous devons relever certains grands défis.

Le premier concerne la qualité.

Un trop grand nombre d'Ontariens et Ontariennes n'ont pas accès à un médecin de famille. D'autres attendent trop longtemps pour des procédures essentielles.

Nous travaillons à réduire ces listes d'attente en augmentant les volumes.

À la fin de notre mandat, nous pratiquerons 36 000 procédures cardiaques de plus par année, 9 000 chirurgies de la cataracte de plus par année et 2 300 remplacements de hanche et de genou par année.

Pour assurer un meilleur accès aux médecins et au personnel infirmier, nous augmentons l'accès à la médecine et aux soins infirmiers.

Nous avons augmenté les programmes de formation qui aident le personnel infirmier formé à l'étranger à réussir les examens d'accréditation d'ici.

Et nous avons doublé le nombre de postes en résidence à l'intention des diplômés formés en médecine à l'étranger.

Nous ne faisons pas que mettre plus d'argent et affecter plus de personnes dans le réseau, nous travaillons à le transformer.

C'est pourquoi nous progressons avec notre plan visant à améliorer le travail des médecins de famille en Ontario, à mettre sur pied des équipes Santé familiale et à offrir des soins dans tant de villes et villages où tant d'Ontariens et Ontariennes ne peuvent obtenir les soins de famille dont ils et elles ont besoin.

Nous prévoyons approuver les 45 premières équipes Santé familiale d'ici ce printemps.

Ceci va rendre notre réseau de soins de santé plus efficace.

Et c'est important parce que l'autre important défi est l'abordabilité.

Au cours des quatre dernières années, les coûts généraux en soins de santé ont augmenté de huit pour cent par année.

Ceux des hôpitaux de 10 pour cent par année, ceux des médicaments de 15 pour cent par année et ceux des médicaments pour le traitement du cancer de 35 pour cent par année.

Lorsque je suis arrivé à Queen's Park il y a 14 ans, environ un tiers du budget allait aux soins de santé.

De nos jours, près de la moitié du budget va aux soins de santé.

De nos jours, je prends l'argent de l'éducation et je le consacre aux soins de santé.

Je prends l'argent des routes et des ponts et je le consacre aux soins de santé.

Je prends l'argent des collèges et universités et je le consacre aux soins de santé.

Ainsi, aux personnes qui disent que la seule façon pour nous de corriger la situation actuelle en soins de santé est d'y consacrer de plus en plus d'argent, je leur pose la question suivante : combien d'argent de plus?

Est-ce que 60 pour cent du budget devrait aller aux soins de santé?

Est-ce que 70 pour cent du budget devrait aller aux soins de santé?

Peut-être que 80 pour cent du budget devrait aller aux soins de santé?

Mes amis, le statu quo n'est tout simplement pas acceptable.

Nous allons donc dès maintenant nous attaquer à cette dure tâche avec nos hôpitaux et nos médecins pour changer les soins de santé de façon à ce qu'ils soient de meilleure qualité et plus abordables.

En ce qui a trait à l'économie, nous mettons un accent des plus particuliers sur la formation de nos travailleurs, de tous nos travailleurs.

Nous voulons des travailleurs et des travailleuses hautement qualifiés et éduqués parce que nous savons qu'ils et elles pourront décrocher de meilleurs emplois et de meilleurs salaires et jouir de la qualité de vie la plus élevée.

Notre gouvernement ajoute 50 000 places de plus dans nos collèges et universités.

Et nous avons amélioré l'aide financière pour plus de 50 000 étudiants et étudiantes.

Nous avons également demandé à l'ancien premier ministre Rae de préparer un examen global de notre réseau d'enseignement postsecondaire.

Nous avons créé 7 000 places supplémentaires pour des stages d'apprenti et proposé de nouveaux crédits d'impôt en matière de formation à l'intention des entreprises.

Si vous embauchez un nouvel apprenti, nous allons défrayer de 25 à 30 pour cent des coûts.

Nous travaillons pour accroître l'accès aux métiers et professions avec une série de changements qui font une réelle différence.

Notre gouvernement travaille à aider les employeurs de même que les responsables des universités et collèges à comprendre les crédits académiques des personnes formées à l'étranger.

Nous avons accru les programmes de formation relais pour le personnel infirmier, les médecins, les ingénieurs, les enseignants de même que les autres métiers et professions.

Un trop grand nombre de nos personnes nous ont confié qu'elles trouvaient le processus d'appel de certains professions réglementées confus et arbitraire.

Nous avons donc nommé l'ancien juge de l'Ontario, George Thomson, pour recommander un processus d'appel qui soit juste et transparent.

Nous avons ouvert le processus de nomination au sein de nos propres organismes, conseils et commissions en travaillant avec les communautés pour identifier et nommer des candidats qui sont un reflet de la diversité de l'Ontario.

Et je crois que certaines de nos récentes nominations sont un indice des progrès dans ce domaine.

Nous travaillons avec le gouvernement fédéral à une nouvelle entente sur l'immigration, une entente qui met l'accent sur la formation linguistique et les nouveaux programmes qui aideront les immigrants à accéder au marché canadien du travail.

Nous travaillons à un nouveau portail de l'information, de telle sorte que des personnes qui songent à venir s'installer au Canada puissent trouver les renseignements dont elles ont besoin, tant du gouvernement fédéral que du gouvernement provincial, à un seul endroit.

Il est tout simplement insensé que dans l'économie mondiale hautement concurrentielle du 21e siècle, on demande à tout nouveau Canadien d'attendre une génération pour avoir sa chance.

Ces nouveaux Canadiens ne peuvent attendre aussi longtemps en Ontario et nous ne pouvons attendre aussi longtemps avant de jouir de leur contribution maximale à Ontario.

Nous avons besoin que tous les Ontariens et Ontariennes, y compris nos plus récents Ontariens et Ontariennes, soient à leur meilleur.

Permettez-moi de conclure en quelques mots.

Tout d'abord, nous faisons des progrès.

En fait, nous avons publié un rapport d'étape sur ce que nous avons accompli au cours de notre première année au pouvoir.

Les faits saillants sont disponibles en ligne à l'adresse resultatsontario.com, et ils sont disponibles en douze langues.

Ensuite, nous pouvons réussir.

Je fais ce travail depuis plus d'un an.

Et ce qui m'a frappé plus que tout autre chose est à quel point nous sommes privilégiés.

Les Ontariens et Ontariennes excellent dans tous les horizons et dans toutes les langues.

En affaires, dans les arts, en sports, en soins de santé, en éducation et dans les médias, les Ontariens et Ontariennes excellent.

Nous pouvons relever nos défis.

Nous pouvons même connaître un plus grand succès.

Nous pouvons, en investissant dans notre population, être l'endroit du mieux vivre pour les années à venir.

Je rencontre régulièrement mes homologues provinciaux.

Et chacun d'entre eux échangerait volontiers ses défis pour les nôtres.

La dernière chose que j'aimerais faire est de vous offrir mes meilleurs vœux du temps des fêtes.

Au nom de Terri et de notre famille mais également au nom des 12 millions d'Ontariens et Ontariennes.

Toutefois, alors que vous célébrez, peu importe votre patrimoine ou votre religion, je vous demande de prendre quelques instants pour célébrer tout ce que nous partageons, soit le privilège de vivre ici en Ontario.

Célébrez le fait que nous avons la détermination pour relever nos défis.

Célébrez le respect que nous avons les uns pour les autres.

Célébrez que, peu importe notre origine, nous pouvons progresser tous unis et assumer encore une fois les responsabilités que nous partageons.

Mes amis, cet Ontario que nous voulons pour nous même, nos enfants et nos petits-enfants, un Ontario qui parle toutes les langues, qui accepte toutes les cultures, qui apprécie chaque personne, un Ontario qui le meilleur endroit au monde parce qu'il accueille ce qu'il y a de mieux au monde, cet Ontario il ne nous reste plus qu'au vous l'offrir.

Je vous remercie.

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