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Biographies de survivants et survivantes de l'Holocauste

Document d'information archivé

Biographies de survivants et survivantes de l'Holocauste

Cabinet du premier ministre

Le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, s'est joint aujourd'hui à la Canadian Society for Yad Vashem pour honorer 14 survivants de l'Holocauste lors de la Journée provinciale de commémoration, Yom ha-Choah. Ces Ontariennes et Ontariens d'exception ont été honorés pour leur courage, leur détermination, et leur engagement à l'égard de leurs collectivités.

Les personnes honorées

GEORGE BRADY est né en 1928 dans la petite ville de Nove Mestoploca, en Tchécoslovaquie. Ses parents ont été arrêtés par les nazis lorsqu'ils ont occupé ce pays en 1942. George, alors âgé de 14 ans, et sa sœur Hana, 11 ans, ont été déportés à Terezin. Deux ans plus tard, lui et sa sœur ont été déportés à Auschwitz. George a travaillé dans une usine de voie ferrée à Gleiwitz, un satellite d'Auschwitz, et il a été libéré par l'armée russe en janvier 1945. Lorsqu'il est retourné chez lui, il a appris que ses parents, Karel et Marketa, ainsi que sa petite sœur Hana, avaient été assassinés. George a ensuite émigré au Canada à bord d'un bateau de réfugiés. Il est arrivé à Halifax puis il a déménagé à Toronto. Il a fondé, en collaboration avec un autre survivant de l'Holocauste, une entreprise de plomberie prospère, laquelle comptait plus de 200 employés lorsqu'il a pris sa retraite 40 ans plus tard. George a aidé des douzaines de Tchécoslovaques à se trouver un emploi et à recommencer leur vie au Canada. Il est le vice-président et l'un des membres fondateurs du Canadian Czech Board of Commerce, en plus d'être membre du conseil de direction du Weizmann Institute of Science et il appuie La Compagnie d'opéra canadienne, le théâtre St. Lawrence et l'Orchestre symphonique de Toronto. Il prépare actuellement un film sur la vie d'un groupe de garçons du ghetto Terezin.

Ces cinq dernières années, George a partagé l'histoire d'un livre à propos de sa sœur Hana avec des auditoires du monde entier qui a été traduit en 27 langues et distribué dans plus de 30 pays. Il vit avec sa femme Teresa, et sa fille, Lara. Il a également trois fils, Douglas, Paul et David, et sept petits-enfants.

MORDECHAI (MAX) FEIG est né à Luh, en Tchécoslovaquie, en 1921. Il a quatre frères et quatre sœurs. En 1942, l'armée hongroise l'a amené à Nogbanyan, en Hongrie, où il a été contraint de travailler. Quatre mois plus tard, il a été envoyé à Uzeged, en Hongrie, afin de construire des champs de tir pour l'armée. En 1943, il a été amené à Bor, en Yougoslavie, pour travailler dans une mine de cuivre, où il chargeait et conduisait des trains. Suivis par des gardiens lourdement armés, Max et 4 000 autres prisonniers ont été forcés de marcher en plein hiver, sans nourriture, ni eau ni vêtements d'hiver, de Bor, en Yougoslavie, à Ordruf, en Allemagne. Ce souvenir le hante encore. Durant cette marche forcée, bon nombre de prisonniers sont morts de faim ou de soif ou ont été abattus par les soldats. Plus tard, Max a été envoyé à Flossenbürg, en Allemagne, et il a été obligé de charger des cadavres sur des camions. Il a survécu en se cachant dans les latrines. Après avoir contracté le typhus et être tombé gravement malade, Max a été amené à Buchenwald, où il a recouvré la santé grâce aux soins de son frère. Il a marié sa femme Rose, en 1946, puis il a vécu dans un camp pour personnes déplacées, à Munich. En 1953, alors qu'ils n'avaient que sept dollars en poche, ils sont venus au Canada avec leurs deux filles; leur troisième fille est née ici. En 1957, Max a ouvert une boulangerie avec trois partenaires. La Open Window Bakery compte maintenant plus de 250 employés. Durant plus de 40 ans, il a été membre du B'nai Brith, à la Loge Raoul Wallenberg Yorkdale. Il a également contribué au Centre Baycrest et à la ville de Toronto. Il a quatre petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

ARON GERHARD est né en 1922 à Jasliska, en Pologne. Il était le benjamin de cinq enfants. En 1939, Aron a bravé des températures glaciales afin de faire passer des biens en contrebande pour les échanger contre de la nourriture et ainsi nourrir sa famille et prendre soin de son père malade. En 1942, il a été atteint d'une balle de carabine et il a été séparé de sa famille. Son père et son oncle ont été tués et sa mère et ses sœurs ont été déportées dans le camp de la mort de Belzec. Aron a été forcé d'effectuer un travail physique exténuant dans des camps de travail où il recevait très peu de nourriture. En janvier 1945, les Russes ont libéré le camp où il se trouvait. Il est alors retourné à la maison en compagnie de ses deux frères. En 1946, Aron a marié une femme nommée Ala à Stuttgart. En 1951, Aron, Ala et leur fille Rosine ont immigré au Canada. Ils sont arrivés à Halifax, puis ils ont pris le train pour Toronto. Aron a ouvert le magasin Domino Used Furniture avec un partenaire. Après être déménagé en Californie puis être rentré au Canada, Aron a acheté un autre magasin, puis il a investi dans l'immobilier. Il participe activement à l'organisation B'nai Brith et il est devenu président de la Loge de sa collectivité.

NATHAN GODFREY est né en 1922 à Zbarasz, en Pologne. La famille, propriétaire d'une entreprise de charpenterie, comptait cinq enfants. Lorsque l'Allemagne a envahi la Pologne, l'Union soviétique a occupé sa ville. Bien qu'une bonne partie de l'équipement de son père ait été confisqué, Nathan et son frère ont commencé à travailler dans l'atelier, où ils ont appris le métier de leur père. En 1941, ils ont échappé aux nazis et ils se sont enfuis vers la Russie pour s'engager dans l'armée soviétique. Ils espéraient joindre les rangs de l'armée polonaise, mais les Soviétiques leur ont interdit de partir. Ils se sont cachés, puis se sont enfuis. Ils sont devenus officiers dans des unités différentes de l'armée polonaise. Lorsqu'ils sont revenus dans leur ville, ils ont appris que leurs parents étaient morts et que leur sœur avait disparu. En 1946, Nathan et son frère ont quitté l'armé puis, grâce à l'aide du Jewish Underground Railroad, ils sont parvenus à Rivoli, où ils ont trouvé leur sœur dans un camp pour personnes déplacées. Ils ont enfin été réunis à Toronto en 1948. Nathan et son frère ont passé le reste de leur vie active à diriger des entreprises de construction. Il a marié Mary Lucatch en 1953 et ils ont quatre enfants et six petits-enfants. Nathan est l'un des fondateurs de la synagogue Beth-El à Don Mills et il a siégé à son conseil d'administration durant 13 ans. En 1974, il a été élu président de la Loge Raoul Wallenberg Yorkdale de l'organisation B'nai Brith. Il a été élu président de nouveau en 2003 et il occupe toujours ce poste aujourd'hui.

MENDEL GOOD est né à Nowy-Sacz, en Pologne, en 1925. Il avait deux frères et une sœur. Toute sa famille a péri durant l'Holocauste. Entre 1939 et 1946, il a souffert dans sept camps de concentration et deux ghettos. À 14 ans, il a échappé à la mort dans le ghetto de Nowy-Sacz parce qu'il portait un chapeau et un cache-oreilles. Tous les enfants du ghetto ont été arrêtés et alignés afin d'être exécutés, mais la balle qui lui était destinée est passé à côté de sa tête et a touché son cache-oreilles. Il est tombé dans une fosse ouverte, où un fossoyeur juif l'a trouvé. Il est le seul enfant à avoir survécu. Il a contracté la tuberculose dans l'un des camps et il a passé trois ans dans des hôpitaux autrichiens après la guerre. En 1948, il a immigré au Canada et il a vécu à Ottawa durant 52 ans. Il vit maintenant à Toronto afin d'être près de ses trois enfants et de ses huit petits-enfants. Mendel a épousé Valerie Blau, une survivante de l'Holocauste d'origine hongroise. Mendel était tailleur et il a été propriétaire d'un commerce durant 50 ans à Ottawa. Il a été président du comité sur l'Holocauste à Ottawa durant 12 ans et il a joué un rôle important dans la planification d'un monument en mémoire de l'Holocauste en 1978. Il a également été co-président du Canadian Holocaust Gathering à Ottawa en 1985. Durant 45 ans, il a régulièrement prononcé des allocutions dans les écoles, les églises, les universités et au Holocaust Centre de Toronto.

ANNE MANDELL est née à Wilno, en Pologne, en 1934. Son père était un industriel et elle avait un frère, Samuel. Une bande d'hommes de la région ont tué son père sur la ferme familiale alors que Anne, Samuel et leur mère étaient en visite chez un voisin. Après le meurtre, une Polonaise a caché le reste de la famille d'Anne dans une cave, où ils ont réussi à échapper aux nombreuses fouilles des nazis. En 1944, ils se sont enfuis dans les bois et s'y sont cachés avec les partisans jusqu'à la libération par l'armée russe. Après la guerre, ils sont retournés au Bélarus, puis ils se sont rendus dans un camp pour personnes déplacées en Allemagne. En 1948, ils sont arrivés à Halifax. Anne a travaillé comme secrétaire médicale dans divers hôpitaux. En 1963, elle a commencé à travailler avec son frère dans son entreprise de gestion immobilière, à Toronto. Après le décès subit de son frère en 1970, Anne a repris l'entreprise jusqu'à sa retraite en 2000. Elle a siégé au conseil d'administration du Women's Canadian ORT, à celui du Canadian Society for the Weizmann Institute et elle a été présidente du Hamilton Women's ORT; elle siège actuellement au conseil des gouverneurs de la Canadian Society for Yad Vashem. Elle a reçu la médaille humanitaire Eleanor Roosevelt de l'État d'Israël. Anne a un fils et deux petits-enfants.

MARK MANDELL est né à Radom, en Pologne, en 1931. En 1942, son père a été amené à Auschwitz puis a été tué. La même année, sa mère et son jeune frère ont été conduits à Treblinka, où ils ont subi le même sort. Mark a survécu parce que sa mère l'avait envoyé chez un oncle, où il s'est caché dans un garde-robe afin d'éviter d'être expulsé du ghetto Radom pour être envoyé dans les camps de la mort. En 1943, il a été repéré puis envoyé dans un camp de travail. En 1944, il a été conduit à Auschwitz. C'est avec le numéro B904 tatoué sur son bras que Mark s'est tenu debout devant le Dr Joseph Mengele, à Auschwitz. C'est lui qui décidait qui allait vivre et qui allait mourir. Mark n'avait que 13 ans, mais il a dit au Dr Mengele qu'il en avait 18. Le Dr Mengele a pensé que Mark pourrait être utile. Il a donc décidé de l'envoyer à Gleiwic, un camp de travail en Pologne. En 1945, Mark a commencé une marche forcée de 28 jours, dans un froid glacial, qui devait mener son groupe de prisonniers à Gross Rossen, un camp de concentration en Allemagne. Des 4 500 prisonniers comptés au départ, seuls 500 ont survécu l'épreuve. Après ce camp, il a été amené à Buchenwald, puis à Speichingen. Une fois libéré, en 1945, il a appris que 47 membres de sa famille avaient été tués. En 1947, Mark, en compagnie d'autres orphelins, a été envoyé dans un kibboutz en Israël. En 1951, il a immigré au Canada et il a travaillé comme soudeur à Kapuskasing. Plus tard, il a géré une boulangerie. Mark a trois fils et neuf petits-enfants. Il a été marié à sa femme Anne pendant 22 ans.

ISRAEL (ERNIE) MARMUREK est né en 1927 à Opatow, en Pologne. Il était le benjamin de six enfants. Lorsque la guerre a éclaté, sa famille a été déplacée dans le ghetto d'Opatow, où son père est décédé des suites des souffrances qu'il a endurées ainsi que de la famine. Sa mère et ses quatre soeurs ont été amenées à Treblinka, où elles ont toutes été tuées. Ernie a perdu toute sa famille : ses grands-parents, ses oncles, ses tantes et tous ses cousins ont péri. Seuls Ernie et son frère, Saul, ont survécu. Ils ont été séparés et envoyés dans deux camps de concentration. Ernie a été conduit notamment à Skarschesko, à Buchenwald et à Mauthaussen, où il a finalement été libéré. Ernie et Saul ont été réunis à Vienne en 1946. Ernie a immigré au Canada en 1947, à l'âge de 20 ans. En 1948, il a parrainé Saul et sa famille afin qu'ils puissent venir le rejoindre. Ernie a travaillé pour des magasins de vente au détail. Deux ans plus tard, il a démarré sa propre entreprise d'entrepreneur général. Il a marié une femme nommée Goldi en 1951. Aujourd'hui, ils ont cinq enfants et 10 petits-enfants. Ernie a pris sa retraite en 2000 et il participe à la Apter Friendly Society ainsi qu'au Bathurst Lawn Memorial Park. Il a été président de la congrégation Shaarei Tefillah et vice-président du Steeles Memorial Park.

Lorsqu'on demande à JOSEPH MORGAN comment il a survécu aux horreurs de l'Holocauste, il répond que ce n'était pas parce qu'il était plus brave que les millions qui y ont perdu la vie, mais tout simplement parce qu'il a eu de la « mazel », c'est-à-dire de la chance. Joseph est né en 1920 à Miedzyrzec, en Pologne. Sa famille comptait quatre enfants. Miedzyrzec a été transformée en ghetto, puis Joseph et sa famille ont été embarqués dans un wagon à bestiaux à destination du camp de la mort de Treblinka. Grâce aux efforts de ses parents, Joseph a pu survivre miraculeusement, car ces derniers ont réussi à le faire sortir du train par une petite fenêtre. Il est le seul enfant que ses parents ont choisi d'aider à survivre. C'est là un exemple de sa « mazel ». Toute sa famille a péri. Il a survécu par lui-même quelques temps, puis il a été capturé à nouveau et envoyé au camp de concentration de Majdanek, où il a été contraint aux travaux forcés; il est un des rares esclaves de cet endroit à avoir eu la vie sauve. Il s'est porté volontaire comme mécanicien, malgré qu'il n'y connaissait rien et, après avoir mystifié celui qui testait ses connaissances, il a été envoyé au camp de travail Skarzysko. Là bas, comme plus tard à Czenstochova, en Pologne, Joseph a pu survivre aux coups, à la famine et à la maladie grâce à sa « mazel ». En 1945, il a marié une femme nommée Helen, puis ils sont venus au Canada, avec leur fille Ann, en 1949. Ils ont eu des jumelles, Marilyn et Eleanor. Aujourd'hui, ils ont 10 petits-enfants et deux arrière-petits-enfants. Joseph est devenu balayeur dans une usine de travail du bois. Grâce à son travail acharné, il a plus tard acheté l'usine. Il a diversifié ses activités en se lançant dans l'immobilier. Il a assuré un important soutien au United Jewish Appeal, aux obligations de l'État d'Israël et à l'organisation B'nai Brith. Il a récemment été l'un des organisateurs et bailleurs de fonds clés lors de la construction d'une nouvelle synagogue.

PHILIP RECHTSMAN est né en 1919 en Kielce, en Pologne. Il avait deux frères et deux sœurs. Lorsque les nazis ont envahi la Pologne, Philip a dû abandonner sa profession de portraitiste pour commencer à travailler dans l'atelier de menuiserie de son beau-frère, dans le ghetto Kielce. En 1943, la plupart des membres de sa famille ont été déplacés. Seul son frère, Sam, a survécu. Philip a été envoyé au camp de travail Pionki, le premier de nombreux camps qu'il connaîtra. Il y a survécu en utilisant les compétences qu'il a apprises dans l'atelier d'usinage de son père. Il a ensuite été mené au camp d'Auschwitz/Birkenau, puis à celui de Buchenwald. C'est à Auschwitz qu'on lui a tatoué le numéro B-846 sur l'avant-bras. À Buchenwald, il est tombé malade et a survécu en mangeant du café moulu qu'un camarade volait pour lui. Le dernier camp qu'il a connu est celui de Spaichengen, où les prisonniers ont été contraints de faire une marche forcée. Une nuit, Philip a réussi à s'enfuir et il s'est caché dans la forêt durant des jours, puis dans la grange d'un fermier, jusqu'à la libération par les Américains. En 1947, il a marié une femme nommée Rene puis, un an plus tard, le couple a immigré au Canada. Ils sont devenus les heureux parents de trois enfants. Il a travaillé comme machiniste puis a démarré son propre atelier d'usinage. Plus tard, avec le concours d'un cousin et d'un jeune ami italien, il a acheté un terrain, puis bâti une maison. Aujourd'hui, les même trois familles construisent toujours des maisons dans la RGT, sous la dénomination sociale de Greenpark Homes. Philip et Rene ont neuf petits-enfants et un arrière-petit-enfant.

ALBERT SLIWIN, BERNARD SLIWIN ET ELISE KALLES (née Sliwin)

BERNARD SLIWIN est né en 1930, ALBERT en 1931 et ELISE en 1938, en Pologne. Entre 1940 et 1942, la famille Sliwin vivait dans le ghetto Rava Mazowiecki. De 1942 à 1945, la famille était en fuite et a tenté de trouver des endroits où se cacher des nazis. Ils se sont blottis dans des granges et des tas de foin, ils ont grimpé sur le toit des écuries, ils se sont terrés dans les champs et dans les forêts. Quelques jours avant la libération, des « amis » polonais ont forcé les membres de la famille Sliwin à sortir de leur cachette, de se dévêtir et de se coucher nus dans la neige. Le père a été tué d'une balle dans la tête devant sa femme et ses trois enfants. Après la libération, les membres de la famille sont retournés dans leur ville natale en Pologne, où ils ont été attaqués par les Polonais. Ils ont fuit Lodz pour rejoindre un oncle qui avait survécu à la guerre, puis ils ont déménagé en Allemagne. Albert et Bernard se sont ensuite rendus en France, où Bernard a rencontré sa future épouse, Paulette. En 1947, Elise et sa mère sont venues les rejoindre à Paris. En 1951, la famille a immigré au Canada. Bernard et Albert ont été propriétaires d'un magasin de vêtements pour hommes sur la rue Bloor, puis ils ont établi leurs propres entreprises d'articles de sport.

En 1954, Bernard a marié une femme nommée Paulette. Ils ont eu un fils et trois petits-enfants. Bernard a créé la société Bernard Athletic Knit, l'un des plus grands manufacturiers d'uniformes sportifs au Canada. Il appuie de nombreux organismes caritatifs ainsi que des particuliers dans le besoin.

Albert a marié une femme nommée Cecile. Ils sont les heureux parents de deux filles et les grands-parents de cinq petits-enfants. Il est propriétaire d'Avon Sportswear et de Victory Cap, des sociétés qui fabriquent des uniformes et des chapeaux sportifs et professionnels. Albert travaille également dans les domaines de la gestion immobilière et de la location de locaux commerciaux. Il a contribué à la fondation Reena, à Chabad Lubavitch, au Baycrest Center for Geriatric Care, à l'école de jour Bialik Hebrew et à la synagogue Adath Israel. La question des sans-abri lui tient également particulièrement à cœur.

En 1959, Elise a épousé Harvey Kalles. Ils ont eu trois enfants et huit petits-enfants. Pendant qu'elle était occupée à la maison à élever sa jeune famille, Elise a démarré sa première entreprise. Elle a dessiné, confectionné et vendu des vêtements de grossesse exclusifs à partir de son domicile. Plus tard, elle a travaillé avec son mari dans leur prospère entreprise immobilière et aujourd'hui, elle se spécialise dans la vente de maisons de luxe. Elle est l'une des courtières en immobilier les plus accomplies au Canada. Elise et Harvey appuient l'United Jewish Appeal, le Koffler Centre of the Arts, l'hôpital Shaarei Tzedek, le Simon Wiesenthal Centre, l'hôpital Princess Margaret, le Baycrest Centre for Geriatric Care, la Hebrew University of Jerusalem, le Starlight Foundation, l'hôpital Mount Sinai, l'hôpital Sick Children's, la Fondation d'Israël pour la recherche sur le cancer, l'Israel Museum à Jérusalem, le Gerry & Nancy Brain Trust et le Jewish National Fund.

ETTY ZIGLER est née et a grandi à Bukovina, en Roumanie. En 1941, Etty et sa famille ont été déportés dans des wagons à bestiaux en Transnistrie, un territoire situé dans l'Ouest de l'Ukraine que Hitler a donné aux Roumains à titre de récompense pour leur alliance. La grand-mère d'Etty est morte des suites de la dysenterie, son père de la fièvre typhoïde et sa jeune sœur de la tuberculose. Etty a contracté une maladie de la peau appelée lupus tuberculeux, laquelle a envahi son nez et la presque totalité de son visage, ce qui l'a horriblement défigurée. En 1944, lorsque les Soviétiques ont libéré les camps, Etty a appris que 90 pour cent de sa famille avait péri. Ayant désespérément besoin de soins médicaux, Etty s'est rendue à Czernowitz, où elle a reçu des soins limités qui ont stoppé la maladie, mais ne l'a pas guérie. En 1945, elle a été réunie avec sa mère et a reçu un traitement approprié à Bucarest. Comme son visage était gravement déformé, elle a été encouragée à obtenir des soins médicaux aux États-Unis. En 1951, elle a subi une chirurgie reconstructive à New York, puis elle a rejoint sa famille à Cuba. En 1961, elle a immigré au Canada avec son mari et ses trois enfants. Il a fallu plus de 20 interventions chirurgicales pour reconstruire son visage. Etty a fait du bénévolat au sein de l'ORT afin d'aider et d'éduquer les enfants démunis partout au monde. Elle a travaillé au Conseil de l'éducation de Toronto afin de renseigner les élèves au sujet de l'Holocauste et elle est devenue une personne-ressource en prononçant des discours sur les épreuves qu'elle a surmontées. Plus tard, elle a agi à titre de mentor auprès d'enfants qui souffrent de troubles de comportement. En 1986, elle est devenue membre du Holocaust Education and Memorial Centre's Speakers' Bureau. Etty est la présidente actuelle de la Transnistria Survivors Association.

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