Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario sur sa réunion avec le premier ministre du Canada

Bulletin archivé

Notes pour l'allocution de l'honorable Dalton McGuinty, premier ministre de l'Ontario sur sa réunion avec le premier ministre du Canada

Sous Réserve De Modifications

Bonsoir,

Je vous remercie de vous joindre à nous ce soir.

Avant de vous parler plus en détails ma réunion d'aujourd'hui avec le premier ministre, j'aimerais vous rappeler le contexte, et vous décrire rapidement la position de l'Ontario face à l'écart de 23 milliards de dollars qu'accuse la province.

Je veux parler, bien entendu, de la différence entre ce que les Ontariens et Ontariennes envoient au gouvernement fédéral et ce qu'ils en reçoivent en échange sous forme de programmes et de services.

Les Ontariens et Ontariennes sont fiers d'être Canadiens.

Je pense qu'aucun groupe au pays ne s'identifie davantage à notre nation dans son ensemble que Ia population de l'Ontario.

Nous croyons en un Ontario fort parce que nous pensons que c'est important pour avoir un Canada fort.

Nous sommes fiers de pouvoir assurer à chaque Canadien et Canadienne l'équité d'accès aux services de santé et autres services publics importants.

Nous sommes fiers d'être le moteur de la croissance économique du pays.

Mais avant de pouvoir partager la richesse, il faut la produire.

L'écart a augmenté au point qu'il compromet notre capacité d'investir dans la prospérité future de l'Ontario.

En fait, cet écart est passé de 2 à 23 milliards de dollars au cours des dix dernières années.

Il a tellement augmenté que le gouvernement fédéral prévoit un considérable excédent budgétaire, alors que l'Ontario fait tout ce qu'il peut pour réduire son important déficit.

Il a augmenté au point que l'Ontario reçoit 92 $ par personne pour l'infrastructure routière et des transports alors que le reste du Canada reçoit 146 $ par personne.

L'Ontario reçoit 608 $ par personne pour la prestation des services de santé et autres programmes sociaux, alors que le reste du Canada reçoit 687 $ par personne.

Nous produisons toute la richesse dont nous avons besoin ici même, en Ontario, pour faire ce que nous avons à faire pour le bien de l'Ontario et du Canada.

Nous devons pouvoir garder une plus grande part de cette richesse dans notre province.

Pour être plus précis, nous ne demandons pas qu'on élimine l'écart de 23 milliards de dollars, mais nous voulons le réduire.

Les Ontariens et Ontariennes ont présenté cet argument d'une voix unie au gouvernement fédéral.

Les chiffres que nous avancions ont été confirmés par des économistes de renom, ainsi que par les études menées par la Banque TD et CIBC World Markets.

Notre campagne a été appuyée par l'Ontario Medical Association, l'Ontario Hospital Association, la Registered Nurses Association of Ontario, le Council of Ontario Universities, l'Association of Municipalities of Ontario et l'Ontario Chamber of Commerce.

Les Ontariens et Ontariennes ont donc accueilli avec plaisir la nouvelle que le premier ministre était prêt à me rencontrer aujourd'hui pour parler de l'écart de 23 milliards de dollars.

Je suis heureux de vous annoncer que nous avons réussi à régler deux importantes sources d'injustice pour l'Ontario : l'immigration et la formation.

Dorénavant, les Ontariens et Ontariennes seront traités comme les Canadiens des autres provinces sur ce plan.

Nous avons également enregistré de réels et importants progrès en matière d'éducation postsecondaire, d'infrastructure, et de collecte de l'impôt des sociétés.

L'entente conclue aujourd'hui est de bonne augure pour les entreprises ontariennes, ainsi que pour nos étudiants, travailleurs et nouveaux Canadiens.

J'aimerais, au nom de la population de l'Ontario, remercier le premier ministre des réels progrès que nous avons accomplis ensemble aujourd'hui.

Nous avons encore du travail à faire.

L'injustice persiste sur le plan des transferts que nous accorde le gouvernement fédéral dans le secteur des services de santé et de l'assurance-emploi notamment où les Ontariens et Ontariennes continuent de recevoir moins de fonds que les résidents d'autres provinces.

Le premier ministre et moi-même avons convenu de nous rencontrer à nouveau pour poursuivre les discussions sur ces questions.

Je continuerai de faire valoir notre droit à un traitement équitable.

Parce que notre province et notre pays ont trop à perdre sans cela, et parce que les Ontariens et Ontariennes comptent sur nous.

Et parce que le Canada compte sur l'Ontario.

Merci.

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