Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Allocution du premier ministre à l'occasion du 65e anniversaire du Jour J

Bulletin archivé

Allocution du premier ministre à l'occasion du 65e anniversaire du Jour J

Cabinet du premier ministre

Major-général Rohmer,

Brigadier-général Collin,

Collègues du service public,

Anciens combattants, familles et amis.

Il y a soixante-cinq ans aujourd'hui débutait la plus grande invasion maritime de l'histoire sur les côtes de France.

Au cours de la nuit, des soldats furent parachutés derrière les lignes ennemies.

À 6 h du matin, le bombardement naval commençait.

Et, à 7 h 45, sur la plage Juno, quelque 14 000 Canadiens débarquèrent.

Ils durent faire face à l'artillerie lourde, à des tirs groupés à la mitraillette, à des casemates, à de solides fortifications et à des mines terrestres.

Deux heures plus tard, ils avaient conquis Juno.

L'assaut de la Normandie marquait le début de la fin de la guerre en Europe.

Et alors que 175 000 soldats britanniques, américains et canadiens débarquaient ce jour-là sur cinq plages, seuls les Canadiens atteignirent leurs objectifs.

Voici comment Doug Hester de la Compagnie B des Queen's Own Rifles de Toronto décrit son expérience :

« Nous avions vu cinq casemates au dessus du mur de la mer. À quelques 500 mètres, nous étions dans leur mire et ils commencèrent à tirer. Lorsque le navire arriva dans des eaux peu profondes, la porte s'abaissa. Le trois soldats en face de moi, dont Doug Reed, furent touchés et tués.

Par chance, je sautai entre les rafales. Transi et trempé, je rejoignis Gibby. La première rafale atteignit son sac à dos. Il tourna la tête et grimaça. Il dit : C'est passé à deux cheveux. La rafale suivante le tua. »"

Voici comment un journaliste de la CBC décrivit les scènes qui firent suite à la bataille :

« J'ai un souvenir mémorable des Français qui nous ont accueillis, ici même avec des larmes et des roses mais plus particulièrement avec des larmes. Leurs maisons avaient été détruites et certains d'entre eux étaient mourants.

Mais c'était le début de la fin de leur cauchemar. Je les ai vus déposer des roses sur nos Canadiens morts au combat. »

La campagne de Normandie dura 2 mois et demie. Les pertes furent grandes. Quelque 5 400 Canadiens reposent là-bas : des fils, des frères, des maris et des pères.

Dans l'un des cimetières, il y a une croix qui porte cette inscription : « Le leadership, c'est faire preuve de sagesse, de courage et d'un don total de soi. »

Lorsque nous rencontrons des anciens combattants, nous devrions nous rappeler de ces mots. Et nous devrions leur être reconnaissants pour leur sagesse à lutter contre le mal lorsqu'ils le voient, pour leur courage pour en venir à bout, et pour mettre notre sécurité future au dessus de leur propre sécurité.

Ainsi j'aimerais dire à nos anciens combattants, sachant que nos mots ne seront jamais suffisants, merci.

Merci d'avoir donné la priorité à notre sécurité, à notre paix, à notre prospérité et à notre avenir.

Merci de votre générosité pendant la guerre et après.

Merci d'avoir travaillé si fort chaque jour de votre vie à bâtir un Canada meilleur et plus fort pour nous tous.

Et pour tous ceux et toutes celles qui sont ici aujourd'hui et qui ne sont pas des anciens combattants, nous avons également une responsabilité à assumer, soit celle de nous rappeler ces histoires de bravoure et d'amour à notre égard.

Désormais il s'agit de nos histoires que nous devons raconter à nos enfants pour qu'ils puissent les raconter à leurs enfants.

Il y a soixante-cinq ans, nos anciens combattants ont fait leur devoir.

Aujourd'hui, on ne demande de faire le nôtre.

Et nous n'allons pas laisser tomber ceux qui sont revenus de la guerre.

Et ceux qui n'en sont pas revenus.

Nous nous rappellerons de leurs sacrifices et nous poursuivrons leur œuvre pour que notre Ontario, notre Canada, demeurent forts et libres pour les générations à venir.

Je vous remercie.

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