Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Allocution Adressée À L'association Of Municipalities Of Ontario

Bulletin archivé

Allocution Adressée À L'association Of Municipalities Of Ontario

Cabinet du premier ministre

Monsieur de président, invités de marque, collègues, mesdames et messieurs, amis.

Je vous remercie de me donner la chance de m'entretenir aujourd'hui avec vous ...

J'espère que vous passez, toutes et tous, un merveilleux été en compagnie des membres de votre famille et de vos amis.

Je tiens à remercier tous les membres de mon caucus qui se trouvent aujourd'hui ici.

La conférence annuelle de l'AMO est un événement marquant de notre année.

C'est l'occasion de vous rencontrer pour parler de nos collectivités ...

de collaborer à l'amélioration du service offert à notre population ...

et je suis reconnaissant de cet esprit de collaboration ...

de cet empressement à retrousser les manches, en partenaires désireux de s'atteler à la besogne.

Au conseil des ministres, personne n'incarne cet esprit mieux que notre ministre des Affaires municipales et du Logement ... M. Jim Watson.

Merci, Jim, pour tout le travail que vous accomplissez.

Je tiens aussi à remercier tous les membres de votre bureau pour les responsabilités qu'ils assument ...

et, en particulier, votre président et mon conseiller ... M. Peter Hume.

Mes amis, je tiens à remercier chacun et chacune d'entre vous ...

pour l'impulsion que vous imprimez ...

les services que vous rendez ...

et l'élan que vous donnez à vos collectivités ...  quand tout va bien ou quand les temps sont difficiles.

Et il s'agit de temps difficiles.

Il s'ensuit que nous devons donner le meilleur de nous mêmes ...

Qu'il nous faut continuer de collaborer.

Dans le même ordre d'idées, je tiens à vous remercier, toutes et tous, ainsi que le gouvernement du Premier ministre Harper, de travailler d'arrache-pied avec nous pour construire l'infrastructure, créer des emplois et renforcer notre économie.  

À mon avis, le fait que vous ayez choisi les temps qui changent pour thème de cette année est tout à fait opportun.

Beaucoup a changé depuis notre dernière rencontre.

L'an dernier, en cette période, on parlait du rassemblement de nuages orageux.

Le pétrole était en hausse ... le dollar était en hausse ... l'économie des États-Unis ralentissait.

Peu après, l'orage s'est déclenché.

Certains ont dit que le pire était passé.

D'autres n'en sont pas si sûrs.

Une chose est certaine ... c'est que toutes les récessions prennent fin.

À mon avis, notre tâche ne se limite pas à aider la population ontarienne à traverser cette période difficile.

Il nous faut aussi prendre des mesures pour que nous en ressortions plus forts que jamais.

L'économie des États-Unis se relèvera.

Tout comme celle de la Chine, de l'Inde et des autres géants qui se pointent à l'horizon.

La concurrence s'intensifiera.

Et nous devrons intensifier nos efforts.

Il nous faut accroître la compétitivité de notre économie.

Quand nos entreprises peuvent affronter la concurrence, créer des emplois et devenir fortes, nous pouvons investir dans les écoles, les hôpitaux et les routes qui maintiennent notre force. 

C'est en quoi consistait notre dernier budget.

Nous aider à devenir plus forts.

Tout d'abord, nous aidons nos entreprises à affronter la concurrence, en procédant à d'importantes réductions d'impôts ...

Elles disposeront ainsi de plus d'argent pour investir dans des activités comme la recherche sur de nouveaux produits.

Ou d'une nouvelle technologie qui accroîtra leur productivité.

Ensuite, nous adoptons une taxe de vente unique.

C'est ici la plus grande des mesures que nous puissions prendre pour renforcer la compétitivité de nos entreprises.   

Alliée à nos réductions d'impôt, la taxe de vente unique offrira aux entreprises un important avantage dans l'économie mondiale.

La taxe de vente unique existe déjà dans 130 pays et dans quatre autres provinces.

Partout où elle a été adoptée, on ne l'a jamais retirée, car elle est efficace.

Elle renforce votre économie.

Elle se révélera très utile à nos fabricants qui exportent dans le monde.

Il nous faut offrir le même avantage à nos entreprises.

Comme vient de le déclarer le ministre des Finances de la C.-B. au sujet de la décision que cette province a prise de suivre notre exemple, en adoptant une taxe de vente unique :

« On ne peut pas être à la traîne. »

À mon sens, nous avons un choix, vous et moi.

Nous pouvons refuser de réparer ce qui ne fonctionne plus et nous résigner à une baisse de compétitivité pour l'Ontario ...

Dans quelques années, nous pourrions alors dire à nos enfants :

« Oui, nous savions que c'était ce qu'il fallait faire ...

« Nous savions que c'était la voie dans laquelle le monde s'engageait ...

« Mais nous avons décidé de ne rien faire ... C'était trop difficile. »

Ou ... nous pouvons faire bon accueil au changement et faire ce qu'il faut pour renforcer l'Ontario ...

Faire ce qu'il faut pour qu'il y ait de bons emplois, non seulement pour nous aujourd'hui, mais aussi pour nos enfants demain.  

En Ontario, nous avons opéré un choix.

Nous veillons aux intérêts de nos familles, nous veillons à notre avenir.

En outre, pour aider nos familles à s'adapter à la taxe de vente unique, nous réduisons leurs impôts.

93 % des contribuables de l'Ontario obtiennent une réduction permanente de leur impôt sur le revenu ...

Chaque famille qui gagne au plus 160 000 $ reçoit 1 000 $ du gouvernement ...   

Les personnes qui gagnent moins de 80 000 $ obtiennent 300 $.   

En plus de réformes fiscales destinées à renforcer notre économie, nous pouvons unir nos efforts afin de lutter pour les emplois.

Nous pouvons lutter pour le libre échange et contre la politique « Achetez américain » des États-Unis.

« Achetez américain » exclue les entreprises canadiennes des appels d'offres touchant les projets d'infrastructure des États-Unis.  

Mais les Américains peuvent soumettre des offres pour nos projets.

Ce n'est pas juste.

C'est du protectionnisme.

L'histoire nous dit que le protectionnisme n'a rien donné durant la grande dépression.     

De fait, il a retardé la reprise.

Eh bien, dans l'actuelle économie mondiale, complexe et interdépendante, cela a encore moins de sens.

Nous nous faisons des illusions si nous pensons que nous pouvons être à l'abri du danger en construisant un canot de sauvetage juste pour les membres de nos propres collectivités.

Nous nous faisons des illusions si nous pensons que nous pouvons être à l'abri du danger en construisant un canot de sauvetage juste pour les habitants de l'Ontario.  

Ou juste pour les habitants du Canada.

À l'ère de la mondialisation, à une période où nos emplois dépendent d'un commerce dynamique, ce qu'il faut, ce n'est pas un canot de sauvetage pour quelques-uns, triés sur le volet ...  

Il nous faut une arche, pour nous tous et nous toutes.

La meilleure façon de veiller à ce que nous bénéficions d'une reprise forte et soutenue, c'est d'aller de l'avant, ensemble. 

Et je tiens à remercier toutes les personnes ici présentes qui se sont élevées contre le protectionnisme « Achetez américain » et se sont adressées à leurs homologues de l'autre côté de la frontière.   

Les Premiers ministres provinciaux ont convenu de continuer de soutenir les efforts déployés à cet égard par le Premier ministre du Canada.   

Je vous incite vivement en faire de même.

Mes amis, la plus grande priorité de notre gouvernement, que ce soit dans notre budget ou dans nos relations avec nos partenaires commerciaux ...  

consiste à créer des emplois et à renforcer notre économie pour aujourd'hui et demain.

Voilà pourquoi nous investissons tant dans l'infrastructure ...

Ce que nous faisons depuis que nous avons été élus pour la première fois il y a près de six ans.  

Bon, je pourrais énumérer une longue série de projets que nous avons appuyés et que vous avez exécutés. 

Mais vous connaissez l'histoire.

Quand nous sommes arrivés au pouvoir, l'Ontario était aux prises avec un déficit d'infrastructure.

Les réseaux d'égout n'avaient pas été mis de niveau.

Les routes se désagrégeaient.

Les ponts avaient un besoin pressant de réparations.

Nous avons relevé ce défi, ensemble.

La tâche n'est pas terminée, mais nous avons réalisé de réels progrès.

Vous et moi, nous avons aussi fait face à un autre déficit.

Queen's Park n'avait pas toujours fait preuve de beaucoup de respect à l'égard de nos administrations municipales. 

Là aussi, nous avons travaillé pour rectifier la situation.

J'en suis persuadé : c'est en collaborant que nous donnons le meilleur de nous-mêmes et ce, pour la population ontarienne.

Aussi, au lieu d'imposer des règles, nous avons fait appel à vous, qui êtes devenus nos partenaires.

Au lieu de vous demander de faire plus avec moins, nous nous sommes attachés à comprendre vos besoins.   

Au lieu de nous délester des responsabilités, nous avons transféré les services en amont.

Par l'intermédiaire de notre « examen provincial-municipal », nous avons convenu d'un calendrier d'exécution de ces transferts ascendants.

L'an dernier, nous avons transféré en amont 100 p. 100 du régime de médicaments gratuits de l'Ontario.

Nous allons actuellement de l'avant en ce qui touche les frais d'administration et de prestations du POSPH.

Nous allons aussi de l'avant pour les prestations du programme Ontario au travail.

En 2018, quand tous les transferts auront pris fin, les municipalités de l'Ontario observeront la présence de prestations nettes totales de 1,5 milliard de dollars par an.

Puis il y a les investissements directs que nous effectuons dans vos collectivités.  

Cette année-ci et la prochaine, nous investirons 32,5 milliards de dollars dans l'infrastructure.

Ensemble, nous enfonçons des pelles dans le sol, nous faisons travailler les gens dans les collectivités de tout l'Ontario.

Nous créons des centaines de milliers d'emplois.

Cela va sans dire, les Ontariennes et Ontariens ont besoin de ces emplois.

Continuons donc de faire tout notre possible pour qu'on entreprenne et achève dès que possible nos projets d'infrastructure.

Avant de conclure, j'aimerais formuler une dernière remarque. 

Comme vous le savez, les investissements que nous effectuons aujourd'hui engendrent un déficit.

Un important déficit.

J'estime que, vous et moi, nous avons de bonnes raisons d'avoir un déficit pour créer des emplois, protéger nos services publics et renforcer l'économie.

Nous nous devons cela pendant une période difficile.

Mais nous devons à nos enfants et à nos petits-enfants d'éliminer notre déficit le plus tôt possible.

Ce ne sera pas facile, mais en collaborant, nous relèverons aussi ce défi.

Les priorités essentielles de notre gouvernement restent la santé, l'éducation et une forte économie.

Et ces priorités reposent sur une gestion avisée des finances de la population ...

si bien que, à la longue, notre population dispose ...

des soins de santé qu'il lui faut pour mener une bonne et saine existence ...  

de l'éducation et de la formation qu'il lui faut pour affronter la concurrence dans le monde ...

et de toute possibilité que nous pouvons lui offrir de s'imposer.  

Voyez-vous, avec le recul, on ne peut que s'émerveiller devant les réalisations collectives de l'Ontario. 

Très tôt dans notre histoire, les chances de survie de notre province étaient plutôt minces. 

En 1791 ... quand on proposa la création de la province du Haut-Canada ... un homme d'affaires écossais du nom de Lymburner prononça un discours où il déclara que jamais nous ne réussirions. 

Il affirma :

« Ce sera le simulacre même d'une province, 300 ou 400 familles dispersées dans un pays de quelque 400 milles de longueur, sans agglomérations, presque sans villages! »

Eh bien, aujourd'hui, nous ne sommes pas moins de treize millions, répartis de Windsor à Cornwall et de l'île Pelée à Fort Severn.

Nous avons des hôpitaux, des écoles et des industries ...

une qualité et un niveau de vie que nous envient des millions de personnes de par le monde.

Des gens du monde entier sont venus s'établir ici.

Nous sommes unis.

Nous sommes forts.

Nous sommes déterminés. 

Nous avons surmonté toutes les difficultés que nous avons rencontrées.  

Deux guerres mondiales.

La grande dépression.

Les ralentissements des années 1980 et 1990.

Nous avons toujours triomphé.  

Et nous trouverons aussi le moyen de nous sortir de ce mauvais pas. 

Nous y parviendrons à la manière des Ontariennes et Ontariens ...

par un travail acharné, par une volonté bien arrêtée de construire une meilleure vie pour nos enfants ... 

et par une collaboration permanente, toujours présente.

Mes amis.

Nous pouvons y parvenir.

Nous sommes l'Ontario.

Merci.

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