Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

L'Ontario se souvient de ses anciens combattants (discours)

Bulletin archivé

L'Ontario se souvient de ses anciens combattants (discours)

Cabinet du premier ministre

Brigadier général Collin, major général Rohmer, distingués invités, mesdames et messieurs, chers amis et tout particulièrement à nos anciens combattants.

Bonjour à tout le monde.

Merci d'être venus, merci de porter vos coquelicots...

Et merci de vous souvenir de ceux et celles qui se sont battus pour notre pays par le passé et de conserver dans vos pensées et vos prières ceux et celles que le devoir appelle en ce moment dans le monde entier.

Nous reconnaissons tous et toutes ces mots : Et ta valeur, de foi trempée, protégera nos foyers et nos droits.

C'est un refrain que nous avons chanté tellement de fois.

C'est un message que nous endossons tous et toutes.

Ô Canada - Protéger nos foyers et nos droits.

C'est ce que nous faisons tous les jours de bien des façons.

Lorsque nous exerçons notre liberté d'expression, notre liberté de culte,

Lorsque nous exerçons notre droit de vote, lorsque nous participons à la vie civile,

Lorsque nous respectons la Loi,

Lorsque nous accueillons des nouveaux arrivants,

Lorsque nous endossons la diversité et que nous respectons nos différences,

Nous protégeons nos foyers et nos droits.

Nous protégeons les valeurs, les idéaux et les traditions qui ont fait de notre pays le meilleur pays au monde.

Et certains d'entre nous aujourd'hui ou encore ceux dont nous nous remémorons le souvenir ont défendu ces valeurs et ces idéaux d'une façon qu'aucun d'entre nous peut imaginer.

Ils ont dû s'abriter dans des trous de tirailleurs, ils ont répondu au tir ennemi, et ils ont livré bataille à la crête de Vimy, en Normandie et en Corée.

Aujourd'hui, nous nous rappelons de ceux qui sont morts en service, notamment des trois hommes qui ont fait le sacrifice de leur vie l'an passé en Afghanistan, soit l'adjudant Robert John Wilson de Keswick, le caporal Mark Robert McLaren de Peterborough et le soldat Demetrios Diplaros de Toronto.

Ces trois fiers soldats canadiens faisaient partie d'une équipe de liaison qui aidait à former des soldats de l'Armée nationale afghane qui devait éventuellement se charger de la sécurité de la région.

Ils étaient là pour former, pour enseigner et pour aider autrui.

Ils étaient là parce que notre pays leur a donné la possibilité de servir. Ils ont accepté cette mission pour permettre à d'autres personnes d'avoir de nouvelles possibilités.

La possibilité de vivre en paix.

D'être libre.

De vivre sans peur.

Un jour de décembre dernier en Afghanistan, ils circulaient dans un véhicule armé avec des soldats de l'Armée nationale afghane de la province de Kandahar.

Ils sont tombés sur un engin explosif improvisé et ils ont perdu la vie.

Quelques jours plus tard, les corps de ces frères d'arme déambulaient le long de l'autoroute des héros.

Et les Ontariens et Ontariennes étaient là au garde-à-vous pour eux : mères, pères, enfants, pompiers et policiers.

Ils étaient présents sur presque tous les passages supérieurs de Trenton à Toronto.

Ils étaient présents malgré le froid et le vent.

Ils étaient tous ensemble.

Ils étaient tous ensemble pour rendre hommage à ceux qui ont défendu les valeurs du Canada.

Qui ont défendu nos valeurs.

Certains pourraient dire que de vivre en paix depuis si longtemps nous a fait oublier à quel point elle pouvait être précieuse.

Je vois quelque chose d'autre.

Chaque jour en Ontario, je vois des personnes qui prennent soin les uns des autres... qui s'entraident.

Je vois des personnes qui vivent en paix et qui continuent de la chérir...

Des personnes qui la veulent pour autrui et qui rendent hommage à celles et à ceux qui sont prêts à se battre pour la propager.

Aujourd'hui, en tant que père, en tant que mari et au nom de la famille ontarienne qui se compose de 13 millions de personnes, il me fait plaisir de remercier tous ceux et toutes celles qui protégeront nos foyers et nos droits.

Et j'ai la responsabilité solennelle avec toutes les personnes ici présentes de dire que jamais nous n'oublierons.

Nous nous en rappellerons.

J'aimerais conclure avec les mots d'Alan McLaren, père du caporal Mark Robert McLaren, qui étaient l'un des trois frères d'arme.

Quelques semaines avant de mourir, le caporal McLaren avait risqué sa vie en rampant vers un soldat afghan abattu pour lui apporter les premiers secours sous le feu ennemi.

Et voici ce que disait son père :

« Et voici mon fils qui faisait exactement ce qu'il voulait. Il savait pourquoi il le faisait. Il savait aussi qu'il faisait toute une différence dans ce monde. Et c'est ce qu'il a accompli. Il n'y a pas de mots pour dire à quel point nous serons à jamais fiers de lui. »

Ensemble, avec tous les Ontariennes et Ontarien, j'aimerais dire à tous nos soldats actuels et du passé qu'ils ont été ce qu'il y a de meilleur dans notre pays, que nous sommes fiers d'eux et que nous leur serons à jamais reconnaissant.

Je vous remercie.

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