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Allocution du premier ministre devant les étudiantes et étudiants de l'University Of Science And Technology de Hong Kong

Bulletin archivé

Allocution du premier ministre devant les étudiantes et étudiants de l'University Of Science And Technology de Hong Kong

Cabinet du premier ministre

Merci de me donner la possibilité de prendre la parole aujourd'hui. Il s'agit du dernier volet de mon voyage avant que je ne retourne en Ontario.

Pour moi, c'est toujours un grand honneur que de prendre la parole devant les étudiants et étudiantes. En fait, je viens d'une famille d'éducateur. Mon épouse est une enseignante. Mon fils fait des études à l'université pour devenir enseignant. Et mon père était professeur d'université.

Mais ce n'est pas ce qu'il avait originalement en tête. Il venait d'une famille fort modeste. Et ses parents avaient peu d'éducation. Tout en grandissant, il a compris l'importance de réussir dans la vie et, pour lui, le succès correspondait à la réussite financière pure et simple. Il a donc travaillé très fort comme étudiant. On lui a accordé des bourses d'études dans les universités américaines et il a reçu un diplôme en administration des affaires.

Pendant quelques années, il a travaillé dans le monde des affaires. Puis, à sa grande surprise, il a découvert qu'il n'aimait pas le monde des affaires du tout. Il a donc repris le chemin de l'école et a fait un doctorat en littérature anglaise et, pendant 27 ans, il a enseigné la poésie parce qu'il aimait cela.

S'il y a une leçon à tirer de cela, la voici : votre esprit va vous aider à comprendre le monde qui vous entoure mais seul votre cœur vous permettra de vous comprendre. Si vous voulez être heureux, écoutez votre cœur. Et il est vrai de dire que nous voulons tous être heureux.

Le bonheur semble être une chose toute simple. Mais arriver à le définir a fait en sorte que même les personnes les plus futées du monde entier n'y sont pas parvenues pendant des centaines d'années. Et la recherche de bonheur a été enchâssée dans la constitution américaine.

Plus je voyage, plus j'en viens à connaître les gens et plus je comprends que les gens de partout sont obnubilés par ce puissant désir que d'être heureux. Et, quelquefois, il semble que plus vous prenez de l'âge, plus il est difficile d'être heureux.

Laissez-moi vous donner un exemple tout simple. Ces jours-ci, lorsque j'entreprends un voyage, j'ai besoin d'une grosse valise remplie de vêtements. Il me faut habiter des hôtels confortables où je pourrais bien dormir. J'ai aussi besoin de repas complets et sains. Mais, il y a 35 ans, j'aurais été tout aussi heureux avec un sac à dos, deux pantalons, trois tee-shirts et un manteau imperméable.

J'aurais été tout aussi heureux de dormir dans un hôtel bon marché et content de m'alimenter avec du pain, du fromage et de la bière. Lorsque vous êtes jeune, vous avez tout simplement besoin de moins de bagages. Il vous en faut moins pour être heureux. Cela vous procure un réel avantage dans la vie.

Nous, d'une génération plus âgée, pouvons et devrions tirer une leçon de cela. Vous avez d'autres choses que le monde a besoin.

Nous avons besoin de votre énergie.

Nous avons besoin de votre vitalité.

Nous avons besoin de votre passion.

Nous avons besoin de votre nervosité.

Nous avons besoin de votre impatience.

Et, par dessus tout, nous avons besoin de votre idéalisme.

Nous avons besoin de votre merveilleuse capacité à voir au-delà de ce qui est devant vous.

Nous avons besoin de vous pour voir les possibilités qui s'offrent à nous.

Puis, nous avons besoin de vous pour saisir les possibilités qui s'offrent à nous.

Vous savez, la vie peut avoir un effet corrosif. Cela peut vous jeter au sol. Cela peut faire disparaître votre idéalisme. Vous devez vous prémunir contre cela.

Ne devenez pas cynique. Un cynique, c'est quelqu'un qui a tout vu, qui connaît tout et qui se croit au dessus de tout et plus sophistiqué.

Mais tout ce que les cyniques font, c'est d'abandonner la partie. Ils ont cessé de croire. Ils ont cessé de nous aider à bâtir un monde meilleur. Ne cédez pas à cette tentation car, comme je le dis, nous avons besoin de vous.

Le monde dans lequel vous avez grandi est bien différent de celui dans lequel j'ai grandi. Il est bien plus rapide et, de bien des façons, il est plus petit.

Lorsque j'étais assis où vous êtes assis, j'étais un jeune homme qui faisait des études en science, Wikipedia n'existait pas. Il n'y avait pas de Facebook ou de YouTube. Mon moteur de recherche était le bibliothécaire du comptoir de prêts de la bibliothèque de mon université.

De nos jours, il est très difficile de dire ce à quoi ressemblera notre monde dans cinq ans. Alors imaginez-vous dans 20 ans.

Hé bien, il y a 20 ans, l'université de Hong Kong en science et technologie venait tout juste d'ouvrir ses portes.

Il n'y avait que quelques professeurs et chercheurs, quelques édifices et seulement 2 000 étudiants. Mais une vision veillait à ce que le tout soit à la fine pointe de la technologie, en encourageant la création et non la duplication.

Aujourd'hui, votre université est renommée dans le monde entier. Certains des meilleurs chercheurs du monde entier y travaillent, vos facultés reçoivent des prix d'excellence et près de 10 000 étudiantes et étudiants y font leurs études.

Et cela n'a pris que deux décennies.

Le rythme du changement est à vous couper le souffle et il va en s'accélérant.

J'ai dit à mes enfants que d'être premier ministre depuis huit ans n'était pas une période bien longue. Ils m'ont répondu que cela correspondait à 24 générations de iPod.

Et dans ce monde où une information super rapide est toujours à la portée de votre main, où la technologie ne cesse de changer et où règne une intense concurrence pour être le premier, l'éducation postsecondaire est plus importante que jamais.

Et il est important d'avoir un diplôme postsecondaire, non en raison des connaissances que vous acquerrez, bien qu'elles soient importantes, mais bien parce que lorsque vous avez un diplôme ou un certificat, cela montre que vous avez appris comment apprendre.

Vous avez démontré que vous possédiez les compétences qui vous aideront tout au long de votre vie et de votre carrière. Vous avez également démontré que vous pouviez prendre un engagement de même que gérer votre temps et votre charge de travail pour le réaliser.

Et cela révèle à d'éventuels employeurs que vous serez en mesure de vous adapter à la plus récente technologie et peut-être même la concevoir. Cela démontre également que vous êtes en mesure de régler des problèmes et de travailler en équipe. Mais la chose la plus importante que vous pouvez apprendre aujourd'hui est que vous n'aurez jamais fini d'apprendre.

C'est pourquoi l'un des objectifs des fondateurs de cette école est de jeter les bases d'une économie qui se fonde sur la connaissance.

C'est quelque chose que nous avons en commun. En Ontario, nous savons que notre plus grande force est notre population. C'est pourquoi nous avons accordé tellement d'importance à l'éducation publique, qu'il s'agisse de la première journée à la maternelle jusqu'aux études de deuxième et troisième cycles.

J'aimerais vous dire pourquoi je me suis autant engagé à faire ce qu'il y a de meilleur en son genre avec les écoles de l'Ontario : du côté de mon père, sa mère a épousé à 16 ans un homme de 32 ans. Tous deux avait une 8e année. Ils ont eu 6 enfants. Mon père était le plus jeune. La famille de mon père ont dû se battre pour survivre.

Du côté de ma mère, son père a quitté le foyer alors qu'elle était très jeune pour ne plus jamais revenir.

Sa mère qui a dû élever seule cinq jeunes filles a été obligée de gagner la vie de la maisonnée en faisant des ménages.

Deux générations plus tard, je me présente à vous aujourd'hui à Hong Kong en tant que premier ministre de la province de l'Ontario. J'ai le privilège et l'honneur d'être au service de 13 millions d'Ontariennes et Ontariens.

Cela décrit très bien le pouvoir de l'éducation qui nous donne un merveilleux accès à toute une gamme de possibilités pour connaître la réussite et grimper dans l'échelle sociale.

La chose la plus extraordinaire à propos de mon histoire est à quel point elle est ordinaire.

Dans le monde entier, il y a des millions et des millions de personnes dans tellement de lieux qui travaillent si fort à gravir ces échelons pour ainsi assurer leur réussite et celle de leur famille.

En ce moment, l'Ontario a l'un des taux les plus élevés de remise de diplôme postsecondaire au monde. Soixante-trois pour cent des Ontariennes et Ontariens ont une éducation postsecondaire. C'est 20 pour cent de plus qu'aux États-Unis et le double du taux au Royaume-Uni. Cela n'est pas mal mais nous avons établi un nouvel objectif : 70 pour cent.

Nous savons qu'au moins 70 pour cent de tous les nouveaux emplois que nous créons requièrent une éducation postsecondaire. Depuis 2003, nous avons créé de la place dans nos collèges et universités pour 200 000 étudiants de plus. Depuis 2003, c'est 20 écoles de cette taille.

Chaque Ontarienne et Ontarien qui veut fréquenter le collège ou l'université y trouvera une place et nous avons aussi fait de la place aux étudiantes et étudiants de l'extérieur de l'Ontario.

Depuis 2003, le nombre d'étudiants internationaux qui viennent en Ontario a grimpé de 27 pour cent pour atteindre 38 000. Nous voulons maintenant augmenter les inscriptions internationales de 50 pour cent pour attendre un total de 57 000 et, pour vous montrer à quel point cet objectif est important pour nous, j'ai le plaisir d'annoncer l'attribution d'une nouvelle série de bourses de l'Ontario à l'intention des étudiants au doctorat.

Cela signifie que, chaque année, 75 étudiants internationaux recevront 40 000 $ pendant 4 ans pour obtenir un doctorat, ce qui totalise 160 000 $. Cela est suffisant pour couvrir les frais de scolarité et de subsistance de ces quatre années d'études.

Les premières bourses seront attribuées à temps pour l'année scolaire 2011-2012. Ceci est en septembre prochain.

Ainsi, lorsque vous en aurez fini avec ici, nous vous invitons à venir étudier avec nous en Ontario. Et avec une population du double de celle de Hong Kong dans un lieu qui est à peu 1 000 fois plus grand, il ne manque pas de place.

Et que vous veniez étudier avec une bourse ou non, nous voulons que tous nos étudiants internationaux vivent la meilleure expérience d'apprentissage que possible.

J'aimerais vous raconter une histoire à propos d'étudiants internationaux que j'ai personnellement connus. De nos jours, il y a environ 12,000 étudiants de la Chine qui étudient en Ontario. En 1973, savez-vous combien il y en avait? Neuf. De ces neuf étudiants, trois ont vécu dans ma maison avec moi, mes neuf frères et sœurs, mes deux parents et nos deux chiens. J'étais quelque peu désolé pour eux car ils avaient quitté la Chine pour connaître les grands espaces et voilà qu'ils se retrouvaient dans ma maison qui était petite et remplie de monde.

Il y a quelques mois, un de ces étudiants est venu me voir. Je ne l'avais pas vu depuis 37 ans. Je l'ai appelé mon frère chinois. Il travaille dans la ville de New York aux Nations-Unies. L'un de ces neuf étudiants étaient jusqu'à tout récemment ambassadeur de la Chine au Canada. J'ai donc depuis longtemps des liens chaleureux avec la Chine qui se sont développés parce que certains étudiants d'ici sont venus en Ontario pour étudier.

Parmi les raisons qui font de moi un ardent défenseur de l'éducation internationale, je vois certains étudiants ici qui ne sont pas de la Chine et c'est parce que vous allez vous assurez que les relations entre votre pays et la Chine ne seront jamais exclusivement dépendants des deux dirigeants qui en sont à la tête.

Il est vrai de dire que les dirigeants vont et viennent mais que les populations demeurent. La meilleure chose que nous pouvons faire est de bâtir un monde plus fort et plus sûr où nous aurons une meilleure compréhension les uns des autres et où nous nous soutiendront mieux les uns les autres. C'est de cette façon que nous apprendrons à mieux nous connaître. Une éducation internationale est une bien bonne façon d'y parvenir.

Nous voulons attirer les talents du monde entier pour nous aider à bâtir une économie de la connaissance. C'est pourquoi je veux que vous veniez étudier en Ontario.

Laissez-moi maintenant vous dire pourquoi j'espère que vous aurez envie de venir.

Il y a tout plein de possibilités qui s'offrent à vous.

Nous avons un plan quinquennal appelé Ontario ouvert sur le monde. Avec ce plan, notre objectif est de faire de l'Ontario un chef de file mondial en matière d'énergie renouvelable dans les secteurs de la production, de la fabrication, de la recherche et de la conception. Et nous avons mis en place les conditions pour que cela se produise.

Mais nous avons besoin de personnes, d'idées et d'innovation pour réellement le concrétiser et assurer sa durabilité à longue échéance.

Nous avons besoin de vous parce que nous sommes en train de bâtir une économie de l'énergie propre qui a la croissance la plus rapide en Amérique du Nord. Nous possédons déjà quatre des plus importants parcs d'éoliennes du Canada et le plus important parc solaire au monde. Nous sommes en train de devenir les premiers au monde à abolir totalement la production d'électricité avec du charbon.

Ce n'est une chose facile à faire. Ceci va se produire parce que nous allons mettre l'épaule à la roue. Imaginez-vous le jour où on fermera la dernière centrale à combustion au charbon en Chine. Ce jour va arriver et nous allons faire en sorte qu'il arrive.

Et notre nouvelle Loi sur l'énergie verte est une nouvelle stratégie économique qui agit comme un puissant aimant pour les investissements d'affaires.

Nous avons également pris l'engagement de protéger à jamais une partie de nos espaces de forêt boréale du Nord. Cela correspond à une fois et demie la superficie de la Grande-Bretagne. Cette forêt gigantesque est comme un immense poumon qui absorbe le C02. Cela profite à tous sur une base quotidienne. Nous assurons donc sa protection pour le bien-être de tous et chacun sur une base quotidienne.

Nous nous sommes également engagés à devenir un chef de file mondial en matière de technologie de l'eau propre. Ce marché mondial est de plus de 400 milliards de dollars américains par année. On me dit que ce chiffre double tous les cinq à six ans. Cela correspond à bien des possibilités d'affaires et à bien des emplois.

Au cours des 20 prochaines années, on s'attend à ce que la demande mondiale pour de l'eau soit plus grande que l'approvisionnement actuel. Cela signifie que bien du monde aura soif à moins que nous ne trouvions des solutions. Ainsi, en Ontario, nous avons trouvé des solutions.

Assurer un approvisionnement sécuritaire en eau propre est un défi à l'échelle mondiale. Il en va de même avec notre approvisionnement en énergie propre. Et, encore une fois, c'est là que nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de votre compétence, de vos idées et de votre leadership pour trouver des moyens de protéger l'air que nous respirons et l'eau que nous buvons.

Lorsque vous travaillez fort à protéger l'environnement naturel de cette petite planète, il importe non seulement d'être en mesure de connaître la réussite financière mais également de faire le bien envers autrui. Il me semble que la vie est bien trop courte si vous ne pouvez trouver le moyen de combiner réussite financière et de faire le bien envers autrui.

La seconde raison qui, j'espère, vous fera choisir l'Ontario est que vous vous y sentirez tellement bien accueillis. Dans notre capitale qui est Toronto, soit une région qui a plus de 5 millions de personnes, plus de la moitié de la population est née à l'extérieur du pays.

Nous parlons toutes les langues, célébrons toutes les traditions et apprécions toutes les cultures.

Nous sommes très fier de l'influence chinoise en Ontario, qui compte quelque 650 000 personnes de cette origine. Le Chinois est la troisième langue la plus parlée en Ontario, après l'anglais et le français. Les Canadiens d'origine chinoise jouent des rôles de premier plan au sein de nos professions, nos entreprises, nos universités, nos arts et notre culture. Ils exercent même un leadership dans notre vie politique.

Notre ministre du Tourisme, Michael Chan, est un merveilleux exemple d'histoire de succès entre Hong Kong et l'Ontario.

Il y a 40 ans, il est venu s'installer au Canada avec peu d'argent mais bien de l'ambition et une solide éthique du travail.

Aujourd'hui, il élève une famille, il a mis sur pied une entreprise très fructueuse et il occupe une fonction ministérielle au sein du gouvernement de l'Ontario.

En Ontario, nous travaillons fort pour bâtir une société où notre force réside dans la diversité de notre population.

Nous invitons toutes les personnes du monde à venir vivre avec nous et à nous faire partager leurs traditions, leur culture et leur foi.

Il vous faut comprendre quelque chose à propos de l'histoire de l'humanité. C'est un fait bien connu que les grandes sociétés ont été créées à partir de similitudes. Les gens qui en étaient responsables se disaient qu'il était nécessaire de se distinguer par rapport aux autres et lorsque j'utilise le nous. Nous allons tous être semblables, nous allons tous parler la même langue, nous allons tous partager les mêmes traditions, la même culture et la même foi. C'est de cette façon que nous nous distinguerons d'eux.

En Ontario, nous adoptons une différente approche. Nous disons que nous acceptons tout le monde. Nous croyons que cela nous rend plus fort.

Comme je l'ai mentionné il y a quelques moments déjà, je viens d'une famille de 10 frères et sœurs. Vous pouvez vous imaginer le vacarme à notre table. Mais il y avait une chose qui était plus fort que tout ce bruit, c'était notre compréhension qu'en travaillant ensemble, nous pouvions accomplir à peu près tout ce que nous voulions.

Lorsque nous unissions nos forces, nous n'avions pas l'impression d'être dix mais plutôt vingt. Cela m'est toujours resté à l'esprit.

En Ontario, nous rejetons l'idée que notre province ou que le monde doive se diviser en « nous » et en « eux ». Pour nous, il n'existe que le « nous ».

Cette prise de conscience découle d'une vérité fondamentale qui a été énoncé au cours des siècles dans toutes les grandes fois et par les plus grands sages au monde. Et cette vérité est la suivante : lorsque cela concerne des personnes de partout dans le monde, ce qui importe le plus, ce n'est pas la couleur de notre peau, ce n'est pas non plus le langage que nous parlons, ce n'est pas non plus les traditions que nous chérissons ou la culture que nous avons reçue, ce ne sont pas les pouvoirs que nous détenons et ce n'est pas les richesses que nous accumulons, ce qui importe le plus est ce que nous avons en commun, soit notre humanité.

Et c'est cette humanité commune qui nous fait comprendre que nous sommes dans la même galère, que nous sommes tous liés, que nous nous touchons les uns les autres, que nous avons besoin les uns des autres et qu'il est bien de s'entraider.

J'aimerais vous raconter une histoire à propos de la première astronaute canadienne, Roberta Bondar. Elle faisait un séjour dans l'espace et avait une vue sur l'immensité de l'espace par deux hublots.

Lorsque vous et moi regardons les étoiles, nous en percevons le scintillement parce que la lumière passe à travers l'atmosphère. Les poètes ont beaucoup écrit à ce sujet depuis des centaines d'années. Cela donne une connotation romantique aux étoiles mais, lorsque vous êtes de l'autre côté de l'atmosphère, elle a dit qu'elle voyait le «deadlight» dans l'immense noirceur de l'espace.

Puis elle regarda par l'autre hublot et vit cette fragile petite boule. Puis soudain elle eut cette idée où elle voulait attraper l'humanité par la peau du cou pour lui dire qu'elle est là. Au meilleur de notre connaissance, il n'y a pas d'autre lieu qui permet à la vie de se développer. Ceci est tout ce que nous avons. C'est pourquoi il est tellement important que nous protégions cette précieuse petite boule que nous appelons la terre et que nous trouvions des moyens de nous soutenir les unes les autres.

Cela me ramène à quelque chose que j'ai mentionné au début de mon allocution. J'ai parlé du bonheur et comment il nous oblige à nous dépasser. Il est remarquable de constater à quel nous nous rapprochons du bonheur réel lorsqu'on nous voyons le mode de la même façon et lorsque, chacun à sa façon, nous contribuons modestement à bâtir un monde meilleur pour chacun de nous. Avec ceci en tête, je souhaite à chacun de vous de mener des vies remplies de bonheur.

Je vous remercie.

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