Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Discours du Premier Ministre au Canadian Club de Toronto

Bulletin archivé

Discours du Premier Ministre au Canadian Club de Toronto

Cabinet du premier ministre

Éminents invités...

Mesdames et Messieurs... Chers collègues. J'aimerais commencer aujourd'hui par vous remercier pour le travail... Que vous accomplissez chacun et chacune à votre manière... Afin de construire une province qui soit forte et dont l'économie est florissante. Mon discours porte aujourd'hui sur l'économie. Et j'aimerais en particulier... Vous parler des prochaines mesures prévues dans notre plan consistant à créer une économie ontarienne plus solide... Une économie qui offre de bons emplois et des services publics de qualité. Je vais commencer par parler des facteurs économiques fondamentaux... Car ils représentent les fondements de la croissance et de la prospérité. Je vais parler de notre cadre fiscal et réglementaire... De notre réseau électrique... De notre infrastructure... Et de notre main-d'œuvre. Premièrement, notre cadre fiscal. Pour veiller à ce que l'Ontario soit compétitif, nous avons éliminé les impôts sur le capital et nous avons diminué les impôts sur les sociétés. Nos taux d'imposition des sociétés sont désormais inférieurs à ceux de tous les États américains et à la moyenne des taux de l'OCDE. En gros... Nous avons diminué le taux d'imposition sur les nouveaux investissements des entreprises de près de la moitié. Nous avons adopté la TVH... Nous avons permis aux entreprises ontariennes de se mesurer à des rivaux de plus de 140 pays... En suivant des règles du jeu équitables... Des rivaux qui bénéficiaient déjà de l'avantage procuré par une taxe sur la valeur ajoutée. Nous avons réduit l'impôt sur le revenu de 93 % des Ontariennes et des Ontariens... Qui paient désormais moins d'impôt aujourd'hui qu'il y a quatre ans de cela. Par ailleurs... Nous avons éliminé 80 000 exigences commerciales réglementaires qui entravaient la création d'emplois et la croissance... Nous avons stimulé de façon agressive le commerce international, doublant nos échanges commerciaux avec l'Inde et la Chine... Et nous continuons de soutenir fermement le gouvernement fédéral qui cherche à négocier de nouveaux accords commerciaux ailleurs qu'en Amérique du Nord. Le réseau électrique est le deuxième facteur économique fondamental que nous avons renforcé. En effet, nous savons toutes et tous qu'un approvisionnement fiable en électricité est la pierre angulaire d'une économie florissante. Notre plan permettra de reconstruire 80 pour cent du réseau sur une période de 20 ans. Nous avons déjà construit plus de 5 000 km de nouvelles lignes de transmission et produit 8 000 MW d'énergie de nouvelle génération. Par ailleurs, nos politiques énergétiques ont donné naissance à un secteur de l'énergie renouvelable dynamique en Ontario, qui a créé jusqu'à présent 20 000 emplois. Nous reconnaissons que notre plan d'énergie propre a fait l'objet d'une certaine controverse. Mais en présence de controverse, il est important que les gens connaissent votre position. Notre gouvernement est en faveur de l'énergie propre, de la création d'emplois dans le secteur de l'énergie propre et de la pureté de l'air. Et nous ne cèderons pas sur le sujet. Nous continuerons de mettre en œuvre notre plan sur l'énergie propre... Et nous chercherons constamment à l'améliorer. C'est également ce que nous avons fait dans le cas du troisième facteur économique fondamental, soit l'infrastructure. Notre collaboration a débouché sur la création de nouveaux hôpitaux, écoles, routes, ponts, égouts et transports en commun. En moyenne, nous investissons trois fois plus dans l'infrastructure chaque année que le gouvernement précédent. Parce que nous en avons besoin. Uniquement à Toronto, nous sommes en train de construire une ligne de métro qui ira jusqu'à l'Université York... Un lien ferroviaire jusqu'à l'aéroport Pearson... Et une ligne de transport en commun rapide le long de l'avenue Eglinton. Cependant, je suis convaincu que toutes les personnes ici présentes conviendront... Qu'il reste encore beaucoup à faire. Ceci m'amène à notre quatrième facteur économique fondamental, soit une excellente main-d'œuvre. C'est tout simple : vous ne pouvez pas être compétitif dans la course au sommet si vous ne disposez pas d'une main-d'œuvre très spécialisée et éduquée. Nous avons effectué de nouveaux investissements considérables dans le secteur de l'éducation et pour perfectionner les compétences des Ontariennes et des Ontariens... Nous avons introduit un Programme d'apprentissage des jeunes enfants à temps plein pour les plus jeunes apprenants... Et créé un plus grand nombre de places dans les établissements d'études supérieures. Les résultats ont été époustouflants : Nos écoles sont désormais reconnues comme étant les meilleures du monde anglophone... Nos résultats aux tests et nos taux d'obtention du diplôme d'études secondaires s'améliorent... Les inscriptions dans nos collèges et universités ont augmenté de 26 pour cent, soit le double de l'augmentation dans le reste du Canada... Et notre main-d'œuvre est désormais mieux éduquée que celle de n'importe lequel des 34 pays de l'OCDE. Les familles ontariennes le savent, l'éducation est un excellent investissement. Et pour rendre ces investissements plus abordables, nous avons récemment annoncé une bourse dans le cadre du Programme de réduction de 30 % des frais de scolarité. Elle aidera 300 000 étudiants des collèges et universités provenant de familles à revenu faible et moyen. Bien que nous ne puissions pas bâtir l'avenir de nos enfants... Nous pouvons préparer nos enfants à l'avenir. C'est le but de l'éducation. Et je pense qu'il faut signaler que l'année dernière, alors que nous sortions tout juste de la récession... Alors que les Ontariennes et les Ontariens ayant leur diplôme d'études secondaires étaient confrontés à une perte nette de 9 000 emplois... Les diplômés des collèges et des universités de la province enregistraient un gain net de 119 000 emplois. Notre plan permettra de continuer à rendre l'Ontario plus compétitif... À rendre les Ontariennes et les Ontariens plus compétitifs. Par conséquent, mes amis... Lorsque vous prenez en considération tous les facteurs économiques fondamentaux... Notre cadre fiscal et réglementaire... Notre réseau électrique... Notre infrastructure... Et notre main-d'œuvre... Nous constatons que notre situation s'améliore. Bien sûr, il nous reste encore du pain sur la planche. Mais il ne fait aucun doute : nous sommes plus forts. Nous sommes plus compétitifs. Nous sommes mieux positionnés face à la croissance. Et puisque nous parlons de croissance, les indicateurs de l'Ontario pointent tous dans la bonne direction. D'après les dernières données, l'économie croît au rythme de 2,7 pour cent... Le taux de chômage a baissé, passant aujourd'hui de 9,4 pour cent à 7,7 pour cent... Et nos secteurs vedettes comme celui de la fabrication et des services financiers... Sont en croissance constante. Nous sommes donc sur la bonne voie. Et sur pratiquement tous les principaux fronts. Nous devons maintenant prendre d'autres mesures à propos d'un autre facteur économique fondamental important. Le déficit. Il est de 16 milliards de dollars cette année. Et il ne disparaîtra pas tout seul. Nous attaquer au déficit est une étape essentielle pour construire l'économie solide qui nous est nécessaire et que nous appelons de nos vœux. Une économie propice à la création de bons emplois et à la prestation de services publics de qualité. Mais avant d'aborder la question de ce que nous devons faire... Je voudrais évoquer la façon dont nous en sommes arrivés à la situation actuelle, et pourquoi nous devons nous sortir de cette situation. Premièrement, comment en sommes-nous arrivés là? Avant que la crise économique ne s'abatte sur le monde, l'Ontario était parvenu à équilibrer trois budgets d'affilée. Nous étions dans une position excédentaire. Et, à ce jour... Notre gouvernement est le gouvernement provincial qui a les plus faibles dépenses par habitant. La crise a porté atteinte au budget des foyers ontariens... Parallèlement, elle a eu le même effet sur le budget provincial. Les recettes gouvernementales ont diminué... Et le besoin d'aide gouvernementale s'est accru : Qu'il s'agisse de soutenir les personnes ayant perdu leur emploi... D'épauler les employeurs ayant besoin d'aide pour préserver des emplois... Ou d'appuyer des projets d'infrastructure pour créer des emplois. Tout ce soutien supplémentaire apporté aux Ontariennes et aux Ontariens... Cumulé à une baisse des recettes... S'est traduit par un déficit de 16 milliards de dollars. Voilà comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Maintenant, que nous faut-il pour nous sortir de cette situation? Tout comme il était juste que notre gouvernement prenne le risque de devenir déficitaire pour protéger les Ontariennes et les Ontariens des pires ravages de cette tempête économique... Il est désormais juste que maintenant, une fois l'orage passé, nous recommencions à nous concentrer sur notre plan visant à éliminer ce déficit. Emprunter de l'argent pour aider nos concitoyennes et concitoyens à se sortir d'un terrible marasme économique est une chose. Mais vivre au-dessus de nos moyens ... Alourdir continuellement la dette que nous laissons à nos enfants... Cela, c'est tout autre chose. Ce serait une mauvaise chose. Pour nos enfants. Comme pour nous-mêmes. Je n'ai pas besoin de vous dire que quand il s'agit d'économie, la confiance est un aspect essentiel. Si les Ontariennes et les Ontariens constatent que leur gouvernement gère les choses de façon responsable et garde une main ferme sur le gouvernail, Tout comme ils le font chez eux et au travail... Ils vont se sentir plus en confiance. Et quand des groupes internationaux constatent que nous prenons des mesures... Cela leur donne la confiance nécessaire pour investir dans cette province... Pour offrir du travail à l'Ontario, aux familles de l'Ontario. Et si cette communauté généreuse constate que nous nous donnons les moyens de nous attaquer à notre déficit avec confiance et sérieux... Cela la rassure... Et cela nous permet de continuer à emprunter à des taux avantageux. La confiance en notre économie est un aspect aussi fondamental qu'indispensable. Réduire notre déficit est un élément clé pour conserver la confiance des Ontariennes et des Ontariens, et celle du reste du monde... Et pour faire prospérer notre économie. Dans les semaines à venir, la Commission Drummond va nous faire part de ses recommandations. Le ministre Duncan va aussi continuer de recueillir l'avis des Ontariennes et des Ontariens dans le cadre de ses consultations prébudgétaires. Nous recevrons volontiers tout conseil judicieux émanant de l'opposition. Éliminer le déficit ne sera pas une tâche aisée... Pour ce faire, nous devrons toutes et tous faire le maximum. Je suis intimement convaincu qu'à mesure que notre plan est mis en œuvre... Certains prétendront que le gouvernement va trop vite. Et d'autres qu'il progresse trop lentement. Il y a 120 ans, Wilfrid Laurier nous donnait un précieux conseil en nous disant... « Distingue ton but, et vers ce but fais converger tous tes efforts... Fais fi des froncements de sourcils impatients des risque-tout et aussi des conseils précautionneux des timorés. » [Traduction libre] Je tiens à assurer aux Ontariennes et aux Ontariens que nous ne serons pas des risque-tout... Pas plus que nous ne serons timorés. Nos progrès seront stables, mesurés et constants. Les détails spécifiques de notre plan seront présentés dans notre budget... Mais je voudrais vous en exposer les grandes lignes. Notre plan prévoit de ramener le budget à l'équilibre au cours de l'exercice 2017-2018. Pour parvenir à cet équilibre, nous allons devoir réduire considérablement nos dépenses. Comme je l'ai dit, nous allons protéger le secteur de la santé et celui de l'éducation... Les deux services publics les plus importants pour les familles. Nous n'allons pas augmenter les impôts. Nous allons plutôt trouver des moyens, par le biais de réformes, de dispenser les services gouvernementaux de façon plus efficace. La santé, qui représente plus de 40 % des dépenses réalisées au chapitre des programmes, regorge de possibilités de réforme. Très prochainement, la ministre Matthews va concevoir un plan enthousiasmant sur la transformation des soins de santé. Très simplement, notre plan va offrir aux Ontariennes et aux Ontariens des soins de meilleure qualité... Tout en nous permettant de tirer le meilleur parti des investissements que nous réalisons dans ce secteur. En parlant d'investissements, il faut savoir que la moitié des dépenses gouvernementales - c'est-à-dire 55 milliards de dollars - va aux traitements et aux salaires. Ce n'est pas inhabituel du tout. En réalité, c'est normal. La plus grande partie de l'argent versé par les contribuables doit permettre de payer les personnes qui fournissent des services... Des personnes comme le personnel infirmier, les médecins, le personnel enseignant, les inspecteurs qui veillent à la qualité de l'eau et de la viande. Nous avons besoin de ces personnes. Et nous avons besoin qu'elles fassent du bon travail. Cela implique qu'elles soient bien formées et justement rémunérées. Et elles le sont. Mais puisque la moitié du budget provincial va au paiement des salaires... Il n'est tout simplement pas possible de réduire les dépenses sans aborder la question des dépenses réalisées en matière de rémunération. Nous allons aborder cette question dans le respect du processus de négociation collective. À l'heure de relever un énorme défi, le respect n'est pas une notion qu'on peut laisser à la porte. En réalité, c'est quand les choses deviennent difficiles que vous en avez le plus besoin. Et tout comme nous respecterons les personnes qui fournissent nos services publics... Nous respecterons le droit de toutes les familles ontariennes à avoir un gouvernement qui soit responsable sur le plan fiscal... Un gouvernement qui préserve la confiance dans l'économie, qui est nécessaire pour leurs emplois, leurs écoles, leurs soins de santé, leur avenir. Nous allons donc négocier avec fermeté pour parvenir à un résultat qui nous conduise, sûrement et régulièrement, à l'équilibre budgétaire... Ce qui est dans l'intérêt de chacun d'entre nous. Bien sûr, le plan qui nous permettra de vivre selon nos moyens est un plan pluriannuel. Nous n'obtiendrons pas de résultats du jour au lendemain. Il n'y a pas de remède miracle. Il n'y a pas de solution facile. Le succès nécessitera du temps et un engagement indéfectible. Et je suis convaincu que nous atteindrons notre objectif. Les Ontariennes et Ontariens ont tout ce qu'il faut pour y parvenir. Nous pouvons notamment nous targuer d'avoir adopté de bons fondamentaux. Notre main-d'œuvre, notre système fiscal et notre infrastructure. Nous possédons également un autre atout fondamental en tant qu'Ontariennes et Ontariens. Un atout à la base de toutes nos grandes réussites. Il s'agit de notre détermination à travailler et à construire ensemble. Ensemble... Nous avons bâti nos écoles, nos collèges, nos universités... Qui sont les piliers de notre puissante main-d'œuvre et de notre excellence dans le domaine de la recherche. Nous avons bâti notre système de santé publique... De nos cliniques de quartier à nos hôpitaux d'enseignement réputés dans le monde entier... Avec un accès pour tous. Nous avons bâti nos collectivités... Qui sont sûres, solides et... En pleine croissance, parce que des nouveaux arrivants venus des quatre coins du monde ne cessent de choisir l'Ontario comme le meilleur endroit où commencer une nouvelle vie. Nous avons bâti un réseau routier et autoroutier vraiment exceptionnel... Un réseau qui couvre quatre fois la superficie du Royaume-Uni pour une population qui ne représente qu'un cinquième de la population britannique. Nous avons bâti une démocratie vitale et pacifique... Où tout le monde peut voter, les puissants comme les faibles, les riches comme les pauvres. Ensemble, nous avons bâti une société forte, bienveillante et progressiste... Dans l'espoir que chaque enfant, dans chaque foyer, aura la possibilité de réaliser son plein potentiel. Voici ce qu'ont réussi les Ontariennes et les Ontariens. C'est pour le moins spectaculaire. Et notre avenir s'annonce tout aussi radieux... Tant que nous continuerons de travailler main dans la main et de construire ensemble. Mes amis... Les Ontariennes et les Ontariens ont accordé leur confiance à notre gouvernement... Ils comptent sur nous pour garder une main ferme sur le gouvernail... Pour aller vers une économie plus forte avec le vent en poupe... Et c'est ce que nous allons faire. Nous allons continuer de renforcer nos fondamentaux économiques. Nous allons éliminer notre déficit... Nous allons maintenir la confiance en notre économie. Il s'agit bien plus que d'un simple exercice visant à satisfaire les comptables. Il s'agit de satisfaire les véritables attentes des familles ontariennes. Pour qu'elles aient confiance en l'économie de leur province, et que le monde entier fasse confiance à cette économie. Il s'agit de construire les fondations inébranlables dont les familles ont besoin pour leurs emplois, leurs écoles, leur santé, leur avenir. Il s'agit d'agir de façon responsable. Il s'agit d'offrir à nos enfants et à nos petits-enfants un avenir radieux. Il s'agit de rester solides et fidèles à nous-mêmes. Nous sommes l'Ontario... La meilleure province du meilleur pays au monde. Merci.

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