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Lettre ouverte du premier ministre McGuinty au personnel enseignant et au personnel de soutien du secteur de l'éducation

Communiqué archivé

Lettre ouverte du premier ministre McGuinty au personnel enseignant et au personnel de soutien du secteur de l'éducation

Cabinet du premier ministre

Voici une lettre ouverte du premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, adressée au personnel enseignant et au personnel de soutien du secteur de l'éducation, en Ontario :

J'aimerais commencer par vous remercier, vous ─ nos enseignants et nos membres du soutien à l'éducation ─ pour le travail que vous accomplissez chaque jour : vous enseignez à nos élèves, pour qui vous êtes une source d'inspiration. En renforçant les réalisations des élèves, vous renforcez aussi l'Ontario pour tout le monde.

En Ontario, l'année dernière fut éprouvante pour l'éducation. La réalité, c'est toutefois que le milieu auquel nous avons fait face en éducation n'existe pas isolément.

Toute la population ontarienne a travaillé dur pour maîtriser un déficit persistant occasionné par la récession économique mondiale. Ensemble, nous avons continué de contribuer à la création d'emplois dans une économie mondiale qui connaît encore une lente croissante.

Parmi les mesures que nous avons prises pour relever ensemble ce défi, nous avons demandé à tous les fonctionnaires de négocier des conventions de blocage de traitements sur deux ans, lesquelles nous permettent d'atteindre nos objectifs financiers, tout en protégeant les emplois et les services publics.

De fait, plus de 90 000 fonctionnaires ont déjà négocié des conventions de blocage des traitements et trouvé des façons d'équilibrer leurs intérêts avec les priorités de la province.

Au nombre de ces fonctionnaires figurent plus de 55 000 enseignants et membres du personnel de soutien qui sont restés à la table de négociation et ont conclu des conventions équitables et raisonnables tant pour eux-mêmes que pour la population ontarienne. De nombreuses écoles connaissent une année intégrale et réussie. En outre, il est encourageant de constater qu'on a conclu et ratifié plus de 65 conventions à l'échelon local.

Il y a seulement quelques jours, le Syndicat canadien de la fonction publique est parvenu à un modèle de convention qui bloque les traitements, tout en reconnaissant l'important travail que ses 55 000 membres accomplissent dans nos écoles; cette convention a été réalisée au bout de 30 heures de négociation au cours de la période des fêtes.

En éducation, notre gouvernement a décidé de continuer de centrer le financement sur la salle de classe. Au lieu de hausses de traitements, nous avons décidé de protéger les programmes -- comme la maternelle et le jardin d'enfants à temps plein et les petites tailles de classes -- et de protéger les emplois de 10 000 enseignants et de 10 000 membres du personnel de soutien.

En février dernier, nous avons entamé les négociations dans le secteur de l'éducation, en espérant pouvoir trouver un terrain d'entente. Nous nous attendions à des négociations difficiles, mais nous avons été déçus par le fait que certaines parties ont décidé de quitter la table des négociations et de jamais y revenir.

Nous exprimons notre reconnaissance aux membres qui ont choisi de rester à la table de négociation pour trouver avec nous une voie de résolution. Ces parties - l'Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo-ontariens (OECTA) et l'AEFO en particulier - ont persuadé le gouvernement de s'écarter de son offre initiale et de se rapprocher de conventions qu'elles considéraient comme plus intéressantes pour leurs membres. Ces compromis serviront maintenant de conditions pour aller de l'avant en matière de contrats.

Traitements : Nous sommes allés à la table de négociation pour demander un blocage des traitements et le maintien de l'échelle des traitements à son niveau d'alors. L'OECTA a accepté le blocage des traitements, mais, au nom des jeunes enseignantes et enseignants, elle a présenté des arguments passionnés et convaincants contre le blocage de l'échelle. Nous avons donc convenu de modifier l'échelle pour les enseignantes et enseignants admissibles, mesure qui sera compensée par des journées non rémunérées.

Jours de congé de maladie : Nous sommes allés à la table de négociation avec une offre de six jours de congé de maladie par an, alors que le nombre initial était de 20 jours. Mais l'OECTA a convaincu le gouvernement que les enseignantes et enseignants tombent plus souvent malades, car ils passent du temps avec des enfants qui sont malades. Nous avons donc accepté dix jours de congé de maladie et un régime modernisé d'invalidité à court terme qui prévoit 120 jours par an, ainsi qu'un report d'un an des jours de congé de maladie inutilisés, afin de compléter le paiement à 90 pour cent.

Régime de maternité : Il existe maintenant un régime très amélioré qui n'exige plus l'utilisation de jours de congé de maladie et qui est disponible dans tout le système d'éducation.

Gratifications de retraite : Nous sommes allés à la table de négociation en disant qu'il fallait mettre fin à la pratique consistant à payer, sous forme de gratifications de retraite, les jours de congé de maladie accumulés en cours de service. Nos partenaires ont présenté un argument probant suivant lequel il conviendrait de supprimer cette clause d'antériorité. Nous en sommes convenus. Aussi les enseignantes et enseignants qui relèvent de conseils ayant des gratifications de retraite et qui comptent moins de dix années d'expérience en enseignement recevront un paiement desdits jours égal à 10 cents par dollar; pour les enseignantes et enseignants qui comptent plus de dix années d'expérience de l'enseignement, les gratifications de retraite seront protégées.

Compte tenu des circonstances qui se présentent dans la province, ces conditions sont équitables. 

Nous préférons, comme nous l'avons toujours fait, les règlements négociés. Mais, après dix mois, le délai des négociations est dépassé. C'est à juste titre que la population ontarienne s'attend à ce que l'incertitude ne s'éternise pas en fait d'éducation, à ce que notre gouvernement manifeste clairement la détermination d'équilibrer le budget d'ici à 2017-2018.

J'estime qu'il importe de se rappeler qu'en dépit des difficultés réelles de l'année 2012, nous avons surmonté en Ontario de bien plus grandes difficultés dans le domaine de l'éducation. En 2003, quand les résultats des élèves stagnaient, de nombreux parents perdaient leur confiance à l'égard de l'éducation publique et nombre d'enseignantes et d'enseignants se sentaient démoralisés.

Aujourd'hui, les enseignantes et enseignants de l'Ontario comptent parmi les mieux rémunérés d'Amérique du Nord et disposent de meilleures conditions de travail. Et vous méritez votre traitement jusqu'au dernier sou. Nos notes de tests connaissent une hausse spectaculaire. Tout comme nos taux d'obtention du diplôme d'études secondaires. En conséquence, bien plus de jeunes de l'Ontario qu'auparavant poursuivent leurs études au niveau postsecondaire, ce qui est vital pour une économie mondiale plus concurrentielle que jamais auparavant. Maintenant, du fait des mesures que nous prenons ensemble, le financement de l'éducation se fera sur une base durable pour appuyer une solide éducation publique dans l'avenir.

Je sais qu'il y a vraiment beaucoup de bonne volonté parmi nos enseignantes et enseignants et dans nos écoles, que vous reconnaissez les défis économiques de l'Ontario et le rôle capital que vous jouez dans la préparation de nos jeunes à l'égard des nouvelles possibilités. Je reste persuadé que les enseignantes et enseignants de l'Ontario feront ce que vous avez toujours fait : viser l'excellence en salle de classe pour que nos élèves continuent d'améliorer leurs résultats et prennent le meilleur départ possible dans leur vie.

Sincères salutations

Dalton McGuinty

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