Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Allocution de la première ministre de l'Ontario à l'occasion de Canada 2020

Discours archivé

Allocution de la première ministre de l'Ontario à l'occasion de Canada 2020

Cabinet du premier ministre

Bonsoir. Good evening.

Nous nous sommes rassemblé ce soir sur le territoire traditionnel des Peuples Algonquin et Anishinaabe.

C'est avec plaisir que je rencontre les membres de Canada 2020. Je vous suis reconnaissante de votre travail et de vos conseils et j'ai bien hâte d'entendre vos commentaires et vos questions plus tard ce soir.

Je sais que vous avez travaillé sur votre grand projet, le Canada que nous souhaitons en 2020. Je suis ravie d'avoir la possibilité de me présenter à vous et de vous parler de l'Ontario que nous voulons et de comment ma vision et celle de notre gouvernement correspondent à votre vision.

Depuis que je suis première ministre de l'Ontario, en février de cette année, je me suis rendu dans le plus grand nombre de lieux de la province pour y rencontrer le plus de personnes. Ma vision et mon plan pour l'Ontario se basent sur cette expérience. Mes convictions se sont affermies par ce que j'ai ressenti au contact de ces personnes.

J'ai vu à quel point les gens travaillent fort. J'ai aussi vu à quel point ils sont talentueux et créatifs dans l'ensemble du spectre de l'économie. Je les vois s'acquitter de leurs responsabilités familiales et bâtir leur communauté. J'estime plus que jamais que notre province doit répondre à leurs attentes.

La population de l'Ontario veut un gouvernement qui croit en elle, qui la soutient et qui a de l'espoir en ce qui a trait à son avenir. Elle ne veut pas être cynique. Elle ne veut pas continuer d'entendre parler de choses qui NE PEUVENT PAS être réalisées. Si c'est tout ce dont elle entend parler, c'est ce qu'elle fera aussi entendre à ceux et celles d'entre nous qui occupons des postes de décision. Elle veut faire partie de quelque chose de positif et connaître une réelle croissance, parce qu'elle est capable de grandes choses.

Pour moi, c'est ce à quoi des politiques progressistes devraient ressembler. C'est aussi de croire dans les gens et de soutenir chacun d'eux de façon à être profitable pour l'ensemble de la population. Il ne s'agit pas de couper les fonds ou de mettre fin aux  débats. Il s'agit plutôt d'amorcer de sérieuses conversations à propos de qui nous sommes et de l'avenir que nous voulons pour nos familles. C'est ce que je me propose de faire.

Ma vision s'inspire de personnes que j'ai rencontrées et de lieux comme Ottawa. Il suffit de jeter un coup d'œil par les fenêtres de cet hôtel pour voir que nous vivons dans un lieu enchanteur. Les édifices du Parlement sont un symbole de l'épanouissement de notre démocratie. La rivière des Outaouais nous rappelle notre fière histoire et notre environnement naturel. Nous pouvons apercevoir le Québec et cela nous rappelle notre étroite relation avec nos partenaires provinciaux et territoriaux. Nous sommes à proximité de grandes institutions culturelles et académiques, de magnifiques œuvres d'art, d'un marché dynamique et d'une population diversifiée et en croissance qui provient de tous les coins du monde. Ottawa, c'est en Ontario. Et l'Ontario est rempli de promesses.

Mais nous pouvons faire mieux. Notre économie n'est pas aussi solide qu'elle pourrait l'être. Notre réputation à l'échelle internationale devrait être à son meilleur mais ce n'est pas le cas; et nos industries ne croissent pas au rythme que j'aimerais. En Ontario, il existe toujours des citoyens et des citoyennes qui sont incapables de développer leur plein potentiel et qui doivent lutter pour joindre les deux bouts et se sentir en relation avec leur communauté.

Nous devons nous mettre au défi d'élargir notre façon de penser et nos horizons, afin de faire croître notre économie et de faire progresser nos communautés de manière  durable tout en assurant le succès à longue échéance des générations futures. Nous devons chercher à aider les gens de toutes les régions de l'Ontario afin d'améliorer leur qualité et leurs normes de vie. Je veux que l'Ontario définisse ses forces, relève ses défis et montre au monde entier ce dont nous sommes réellement capables. Ceci est ma vision de la province. C'est l'Ontario que nous souhaitons. Et je sais que nous pouvons réaliser cette vision parce que je vois ce qui se produit en Ontario. Je vois les possibilités et je vois le désir de faire de réels progrès.

Ainsi, comment allons-nous y parvenir? Quel est le fondement de cette croissance? Un des volets est l'infrastructure. Pour autant que je sois concernée, cette question n'a pas à faire l'objet d'un débat. Vous jetez un coup d'œil dans le monde et les régions qui établissent un programme économique sont celles qui investissent dans l'infrastructure. Elles bâtissent des communautés où les personnes et les biens peuvent circuler librement et avec moins d'effets négatifs sur l'environnement. Elles se préparent à un accroissement important de la population qui, au fil des ans et des prochaines décennies, se produira dans tous nos centres urbains. Et elles comprennent qu'une culture de mobilité est nécessaire pour attirer des investissements et des industries de même que pour bâtir le tourisme et insuffler un dynamisme culturel.

Si nous voulons que l'Ontario soit reconnu dans le monde entier, il nous faut tracer une ligne en ce qui a trait aux investissements dans l'infrastructure.  La population se doit d'y participer.

Notre gouvernement va démontrer à la population à quel point les transports et les transports en commun de la province sont essentiels à la création d'emplois, à l'amélioration de nos économies régionales et à donner aux gens des communautés dans lesquelles ils veulent vivre, travailler et élever leurs enfants. Ceci est la réalité. Certains partis politiques affirment que nous ne pouvons nous le permettre. Mais la vérité est que nous ne pouvons pas ne pas nous le permettre.

Dans la région du Grand Toronto et de Hamilton, la congestion routière nuit à la croissance économique et culturelle de la région et le problème est en train de devenir une crise. En ce moment, la congestion routière de la RGTH nous coûte environ 6 milliards de dollars par année. D'ici 2031, cela correspondra à environ 15 milliards de dollars. Au cours de cette période, on prévoit que la population de cette région devrait augmenter d'environ 50 pour cent.

Quelque chose doit être fait. Bien sûr, je sais qu'ici, à Ottawa, vous êtes las d'entendre parler de Toronto. Je reçois le message. Mais Toronto est le centre financier de la province et si son économie ne peut croître, alors nous allons tous et toutes en souffrir.

Et si nous traitons de cette question, si la productivité dans cette région s'améliore et si la RGTH peut attirer de nouveaux investissements, les meilleures entreprises et les meilleurs employés, ce sera alors tout l'Ontario qui en profitera. Il y aura des résultats directs, dont des emplois.

À titre d'exemple, prenez la ligne Eglinton Crosstown de Toronto. Il s'agit d'un projet local mais les voitures de métro qu'il utilise sont fabriquées par Bombardier à Thunder Bay. Et testé près de Kingston. Les murs de ciments qui vont dans le tunnel sont fabriqués à Barrie.

Les projets d'infrastructure auxquels nous donnons suite créent des emplois ailleurs tout en ouvrant des corridors commerciaux essentiels dans l'ensemble de la province. Oui, il nous faut payer pour cela. Ainsi notre gouvernement va trouver de nouveaux outils pour produire des revenus pour les améliorations infrastructurelles dans la RGTH. Cette conversation ne me fait pas peur, parce que je sais que les gens comprennent la situation. Ils veulent ne plus être constamment aux prises avec la circulation. Et ils savent que la rhétorique seule n'arrangera pas la situation.

Les outils que nous utiliserons dans la RGTH seront équitables, pratiques et ils serviront  directement au règlement de problèmes spécifiques de transport. Et si vous ne vivez pas dans cette région, vous n'aurez pas à payer pour ces solutions. Nous n'allons pas mettre en place de nouveaux outils de revenu à l'extérieur de Toronto pour payer pour de l'infrastructure et des transports à l'intérieur de Toronto. Mais je peux vous dire ce que nous allons faire. Nous allons répondre aux besoins de la région tout en continuant à investir dans des projets d'infrastructure dans chaque région de l'Ontario, dont celle-ci, parce qu'il ne s'agit pas que d'une ville ou d'une ligne de métro, il s'agit de notre avenir collectif.

Nous allons réclamer une stratégie nationale sur les transports en commun et le transport qui permettra à l'Ontario et à tous nos partenaires  provinciaux et territoriaux de répondre adéquatement à ces besoins. Le gouvernement fédéral se doit de reconnaître ce déficit si nous voulons mettre en place les conditions de réussite pour notre pays. Et il doit y contribuer. On estime que notre plan pour traiter de problèmes d'infrastructure de la RGTH contribuera en moyenne à 11,3 milliards de dollars au PIB réel de l'Ontario et qu'il soutiendra 167 000 emplois par année. Le gouvernement fédéral doit reconnaître la nécessité de cet investissement et du rôle qu'il doit jouer pour que cela se produise.

Il est temps pour nos réseaux de transport de recevoir le soutien et l'attention qu'ils méritent de la part du gouvernement fédéral, non seulement pour atténuer la saturation routière mais aussi pour investir dans l'emploi et la prospérité économique de notre époque. Si notre gouvernement fédéral s'inquiète d'accorder trop d'attention à nos populations urbaines, laissez-moi vous assurer qu'une source stable de financement est absolument nécessaire pour les communautés rurales qui occupent une place vitale dans notre identité canadienne. Avant que notre gouvernement ne prenne le pouvoir, le déclin de nos dépenses d'infrastructure en Ontario était profond. Et si vous pensez que cela a eu de puissants impacts sur nos villes, vous devriez examiner ce que cela a fait sur l'Ontario rural.

Il y a des communautés qui ont souffert si longuement d'une pénurie d'investissements dans l'infrastructure que leurs ponts ont maintenant des restrictions de poids qui empêchent les autobus scolaires de les emprunter. Et si ces ponts ne sont pas remplacés dans les cinq prochaines années, il se peut que la rue principale de ces villages soit désormais fermée. Il y a aussi des endroits qui ne peuvent conserver leur population ou attirer de nouvelles entreprises parce que leur infrastructure d'aqueduc n'a pas été remplacée en près d'un siècle. La pénurie d'investissement adéquat étouffe tout autant les petites communautés qu'elle paralyse nos carrefours urbains et économiques. Et il est temps pour le gouvernement fédéral de se joindre à moi pour tenir compte de ces besoins pressants.

Un autre élément fondamental de cette nouvelle croissance est de puiser dans nos forces, notamment dans nos personnes intelligentes et éduquées qui ont de nouvelles idées et dans l'expérience de concrétiser ces nouvelles idées. Ici, à Ottawa, vous avez de nouveaux centres qui sont en expansion. Il s'agit de lieux de création d'emplois, de lieux de croissance pour les entreprises et de lieux où les familles s'enracinent. Cela est intéressant. Il nous faut tenir compte de cette croissance et puiser dans son potentiel de la meilleure façon possible. Et nous allons travailler avec vous pour nous assurer que cela se produise.

Le plan directeur d'Ottawa est conçu pour atténuer la congestion routière de même que pour rationaliser les coûts de fonctionnement. Bien sûr, il s'agit d'efficacité mais je veux aider parce que nous avons besoin de soutenir votre économie innovatrice qui se fonde sur la connaissance. Il y a des choses intéressantes qui se produisent ici, de belles idées qui commencent à se développer. Vous voulez attirer des personnes qui s'intégreront à cette main-d'œuvre afin que celle-ci apporte de nouvelles idées et qu'elle crée de nouvelles industries.

Et je peux vous assurer que ces personnes veulent se rendre à bicyclette au travail ou prendre le réseau de trains rapides. Elles veulent pouvoir passer des moments agréables au marché et elles veulent pouvoir se rendre dans Gatineau la fin de semaine pour y voir un spectacle au Black Sheep de Wakefield. Elles veulent vivre dans une magnifique ville dotée d'une culture dynamique et d'un accès facile à un environnement naturel. Et elles veulent d'un gouvernement qui comprend comment toutes ces choses sont liées entre elles.  À mon avis, il s'agit d'une politique progressiste. Il s'agit de voir les liens entre les questions, entre le social, l'économique et l'environnemental.

Un autre élément fondamental du type de croissance que j'envisage est l'équité. Le plan économique de notre gouvernement se fonde sur les concepts de justice et de prospérité. Et je ne crois pas que ces deux concepts s'opposent. Venir en aide à autrui est en réalité un impératif économique de même qu'un impératif moral. Je sais que si les gens reçoivent le soutien dont ils ont besoin, ils aideront notre économie à croître. Il ne s'agit pas seulement de compassion, il s'agit d'un investissement judicieux.

La jeune femme qui a récemment remporté votre concours de rédaction a choisi d'écrire à propos de la nécessité d'élaborer des politiques publiques qui aident les personnes avec un handicap à intégrer le marché du travail. Ceci est le type de réflexion que nous adoptons. En fait, cette idée faisait partie de notre discours du Trône et de notre Budget. Nous voulons que la population ait la bonne éducation, la bonne formation et qu'elle dispose des outils nécessaires pour se trouver de bons emplois, contribuer à sa communauté et aider l'Ontario à progresser. Ainsi nous investissons dans notre Stratégie de création d'emplois pour les jeunes parce que le taux de chômage parmi les jeunes en Ontario est trop élevé. Les jeunes ont besoin de trouver la bonne carrière sur le marché du travail d'aujourd'hui et s'ils n'arrivent pas à travailler, alors l'économie elle aussi ne fonctionnera pas.

Nous atténuons les pressions qui s'exercent sur le secteur manufacturier et les petites entreprises et nous faisons la promotion des aliments produits localement, non parce que nous sommes bons mais bien parce que nous sommes intelligents. Ces industries sont des éléments vitaux de notre économie et nous devons encourager leur croissance. En même temps, nous investissons dans la recherche et l'innovation pour créer les industries de demain. Nous croyons dans un soutien de l'entrepreneuriat. Par conséquent, nous avons créé un nouveau fonds pour le démarrage d'entreprises en Ontario.

Mon gouvernement croit aussi que les changements climatiques sont une menace très réelle à laquelle il faut trouver une solution et que la science et la connaissance empirique sont les pierres angulaires de notre solide société. Nous allons assurer la survie de la région des lacs expérimentaux  et nous allons nous consacrer à des politiques publiques qui respectent notre air, notre eau de même que nos bilans financiers. Nous avons à cœur l'environnement et nous préoccupons aussi de la population.

Nous sommes privilégiés d'avoir une des populations des plus dynamiques, des plus éduquées et des plus diversifiées au monde. Et nous prévoyons bâtir notre succès autour de cet immense avantage démographique. Ainsi, nous allons utiliser cette population pour accroître notre réseau, en puisant dans les réseaux internationaux de nos diverses communautés afin de trouver des marchés dans le monde entier, pas seulement en Inde et en Chine mais également en Amérique du Sud et au Moyen-Orient.

Oui, l'économie a changé et est maintenant mondiale. Mais la bonne nouvelle est que l'Ontario a aussi changé et est devenu mondial. Nous avons la population parfaite qui s'intégrera aux nouveaux marchés du 21e siècle. Et nous allons lui donner le soutien et les investissements dont elle a besoin.

Je sais que vous comprenez l'importance de la tâche. Canada 2020 a soulevé publiquement ces questions particulières à maintes reprises : innovation et productivité, santé publique, répercussions environnementales, réduction des disparités de revenu qui divisent notre pays. Et je tiens à vous assurer que je crois à des politiques progressistes parce que je vois l'optimisme et la détermination dans les regards de la population.

La population de l'Ontario veut que son gouvernement croie en elle. Elle veut montrer au monde entier ce que l'Ontario peut faire. Et nous allons le faire.

Ainsi, je vous remercie de votre leadership, et de vous porter à la défense de nos intérêts. Ensemble, nous allons bâtir le Canada que nous souhaitons, l'Ontario que nous souhaitons. Nous pouvons faire mieux.

Merci!

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