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Déclaration conjointe de la première ministre de l'Ontario et du premier ministre du Québec sur le changement climatique

Déclaration archivé

Déclaration conjointe de la première ministre de l'Ontario et du premier ministre du Québec sur le changement climatique

Cabinet du premier ministre

Aujourd'hui, Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario, et Philippe Couillard, premier ministre du Québec, ont émis la déclaration suivante sur le changement climatique : 

« Nous sommes à l'avant-scène de la lutte contre le changement climatique et nous voulons que le Canada soit un chef de file dans ce dossier d'un importance essentielle.

La semaine dernière, en présence de chefs de file et d'experts internationaux, dont Christiana Figueres, secrétaire générale de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, nous étions présents lors du Sommet de Québec sur les changements climatiques où la vaste majorité des provinces et territoires étaient représentées. Onze premiers ministres, représentant plus de 85 pour cent de la population canadienne, ont émis une déclaration conjointe affirmant que « l'instauration d'un prix carbone est une approche adoptée par un nombre croissant de gouvernements » et que « 'investissement dans la lutte contre les changements climatiques, notamment dans des domaines comme les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et la production d'énergie plus propre, présente un fort potentiel de développement économique durable et de création d'emplois à long terme ».

De toute évidence, la déclaration d'hier du premier ministre du Canada, Stephen Harper, selon laquelle les plans de réduction des émissions sont « conçus pour enrichir les gouvernements » ne reflète pas la déclaration faite au cours du Sommet de Québec.

La population de l'ensemble du Canada et du monde s'inquiète du changement climatique. Elle s'inquiète de ce que cela va lui coûter et des dommages que cela cause à l'environnement. Tel qu'écrit dans la déclaration, le premier ministre du Canada devrait reconnaître que « les États de l'Arctique, dont le Canada, sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques dont ils subissent les impacts de façon disproportionnée et que l'adaptation doit accompagner des mesures d'atténuation ambitieuses pour faire face aux effets des changements climatiques dans les régions nordiques du Canada ».

Le changement climatique fait déjà du tort à notre environnement. Il cause des phénomènes météorologiques extrêmes, comme des inondations et des sécheresses, et il nuit à notre capacité de cultiver des aliments dans certaines régions. À court terme, il fera augmenter les coûts des aliments et de l'assurance, nuira à la faune et à la nature et finira par rendre le monde inhospitalier pour nos enfants et nos petits-enfants.

Les gouvernements du Québec et de l'Ontario sont fiers du travail qu'ils ont déjà accompli pour lutter contre le changement climatique. L'an dernier, l'Ontario a fermé pour toujours ses centrales électriques à combustion au charbon. Il s'agit de la mesure la plus importante jamais prise en Amérique du Nord pour lutter contre les émissions polluantes des gaz à effet de serre. Au Québec, un marché du carbone (système de plafonnement et d'échange) est au centre la stratégie gouvernementale visant à lutter contre le changement climatique. L'an dernier, le Québec a lié son marché du carbone à celui de la Californie par l'intermédiaire de la Western Climate Initiative (WCI), créant ainsi le plus important marché régional du carbone en Amérique du Nord. Et, tel qu'annoncé la semaine dernière, l'Ontario mettra en œuvre un système de plafonnement et d'échange et entend le relier au marché conjoint du carbone du Québec et de la Californie, une fois que l'Ontario aura développé les mécanismes de compatibilité et cohérence nécessaires.

Cela rendra le marché du plafonnement et d'échange plus stable, minimisera les coûts de la mise en œuvre du système et fournira une approche cohérente aux émetteurs de gaz à effet de serre tant au Québec qu'en Ontario, ce qui représente une partie majeure de l'économie canadienne. Le gouvernement de l'Ontario réinvestira l'argent recueilli par le système de plafonnement et d'échange d'une manière transparente dans des projets qui réduisent les émissions polluantes des gaz à effet de serre et qui aident les entreprises à demeurer concurrentielles. Il est évident que la lutte contre le changement climatique représente une possibilité de croissance économique pour des secteurs canadiens d'importance afin de réduire leurs coûts et de faire croître leurs exportations.

D'ores et déjà, le Québec a réinvesti les revenus du marché du carbone dans des initiatives dont le but est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et à aider les résidents et résidentes du Québec à s'adapter aux effets du changement climatique. Le Québec investira plus de 3,3 milliards de dollars à cet objectif d'ici 2020, ce qui contribuera à la croissance de son économie.

Nous croyons fermement qu'une bonne politique environnementale est une bonne politique économique. Mais, jusqu'à maintenant, presque tous les progrès que le Canada a faits en matière de changement climatique résultent de mesures provinciales. Une fois que le nouveau système de l'Ontario sera en œuvre, plus de 75 pour cent de la population du Canada sera couverte par une certaine forme de prix du carbone.

L'Ontario et le Québec composent 62 pour cent de la population du Canada et, ensemble, forment la quatrième plus importante zone économique en Amérique du Nord avec un produit intérieur brut de plus de mille milliards de dollars. Lorsque nous travaillons ensemble, cela fait toute une différence.

Les plans de réduction des émissions comportent d'importants avantages pour l'environnement, pour notre économie et pour les Canadiens et Canadiennes. Aujourd'hui, nous profitons de l'occasion, tout comme l'ont fait la semaine dernière les 11 premiers ministres provinciaux et territoriaux dans la déclaration de la Ville de Québec, pour inviter le gouvernement fédéral à faire équipe avec nous « dans le cadre d'un effort concerté afin d'élaborer une contribution ambitieuse pour le Canada en vue de la 21e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ».

Faisons de réels progrès en matière de changement climatique. »

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