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Discours de la première ministre à la conférence de l'Association des municipalités de l'Ontario

Discours archivé

Discours de la première ministre à la conférence de l'Association des municipalités de l'Ontario

Cabinet du premier ministre

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Je suis ravie d'être de retour et j'ai du mal à réaliser qu'il s'agit de ma troisième conférence de l'AMO depuis que j'ai été élue première ministre et de ma treizième depuis que j'ai été élue députée.

J'attends toujours avec impatience cette conférence pour me reconnecter avec vous, pour assister aux réunions et aux débats et pour l'impulsion que nous donnons ensemble à l'année suivante.

Je tiens à adresser toutes mes félicitations et une chaleureuse bienvenue à toutes les personnes qui ont été élues à l'automne dernier et qui sont parmi nous pour la première fois.

J'aimerais rappeler que Niagara Falls est un lieu de rassemblement sacré pour de nombreux peuples autochtones de l'île Turtle.

Je tiens à rendre hommage à la longue histoire des Premières Nations et des peuples métis de l'Ontario et témoigner notre respect, aujourd'hui, aux communautés du Territoire des Six Nations de la rivière Grand et de la Première Nation Mississauga de New Credit...

Avant d'expliquer comment nos partenariats permettent d'édifier un Ontario plus fort et plus viable, j'aimerais partager quelque chose que j'ai appris à propos de Niagara et que certains d'entre vous connaissent. Je pense que vous allez trouver cela intéressant.

Après la guerre de l'Indépendance, les colons loyaux envers la Couronne britannique ont quitté les États-Unis nouvellement indépendants.

Certains sont venus ici, à Niagara, qui s'appelait alors le district de Nassau.

Les cantons de Nassau nouvellement formés ne disposaient pas de ce que nous considérons de nos jours comme étant une administration municipale démocratique.

La gouvernance locale était confiée à des personnes nommées par la Couronne et à la cour régionale. Ces personnes se réunissaient en aval de la rivière, dans ce qui est devenu Niagara-on-the-Lake.

Cette solution ne convenait pas à tout le monde.

Par conséquent, en 1788, la cour de Niagara a émis une ordonnance stipulant que chaque canton devait organiser une réunion pour « élire des agents de police et des fonctionnaires dans les différents cantons du district ».

Les historiens ne sont pas d'accord pour dire qu'il s'agissait d'un pas important vers une forme de gouvernance démocratique locale et il est vrai que la Couronne a résisté à la dévolution des pouvoirs à l'échelon local pendant cinquante autres années.

Cependant, l'innovation qui a vu le jour sur la péninsule du Niagara est la première tentative documentée par des peuples non autochtones de créer un système de gouvernance locale démocratique au sein du territoire actuel de l'Ontario.

Les districts avoisinants et les pouvoirs coloniaux en ont pris acte.

Je voulais commencer mon discours en évoquant ce fait pour plusieurs raisons.

J'aime bien la façon dont cette histoire établit un lien avec cette magnifique région de l'Ontario et avec l'AMO, soit les raisons mêmes de notre présence ici.

Les mesures prises par Niagara étaient audacieuses.

Elles étaient assertives.

Elles proposaient de nouvelles solutions.

Et elles étaient connectées à votre thème de cette semaine, « A Voice for You » (Une voix pour vous).

En songeant aux défis que nous devons relever pour renforcer la prospérité et assurer notre avenir au 21e siècle, nous pouvons nous inspirer de ce qui s'est produit il y a plus de 200 ans.

Nous avons en effet besoin d'adopter de nouvelles approches qui exigeront quelque chose de chacun et de chacune d'entre nous.

Premièrement, trouver de nouvelles solutions et créer des possibilités dans tout l'Ontario nécessite un nouveau niveau de collaboration et de partenariat.

Deuxièmement, en tant que dirigeants politiques actuels, nous devons avoir la volonté d'être audacieux et novateurs, tout comme ces premiers colons l'ont été à Niagara.

Selon moi, nous avons cette volonté et, ensemble, nous trouvons comment aller de l'avant de façon innovante.

Quel meilleur endroit pour mesurer nos progrès et tracer notre voie que l'AMO qui est la voix de la gouvernance municipale forte, progressiste et novatrice en Ontario depuis plus de 100 ans.

Je vais donc parler aujourd'hui du changement climatique, de l'infrastructure, de la réorganisation des services, de la viabilité financière et des relations intergouvernementales, qui sont tous des sujets à propos desquels nous avons accompli des progrès au cours de l'année écoulée et qui sont tous des domaines qui seront caractérisés par des avancées futures en tant que partenaires.

Commençons par la lutte contre le changement climatique que de nombreuses personnes considèrent comme le défi réel de notre époque, et à juste titre.

Le changement climatique représente la plus grande menace individuelle pour notre santé et notre prospérité, que ce soit pour les générations actuelles ou futures.

Vous en êtes conscients à l'échelon local, nous en sommes conscients à l'échelon provincial et, d'une façon ou d'une autre, cette réalité s'imposera également à l'échelon fédéral.

Mais en attendant, il nous incombe à toutes et à tous, ensemble, de prendre les bonnes décisions.

En mettant l'accent sur les deux composantes d'une bonne politique climatique, soit l'adaptation et l'atténuation, nous avons fait de l'Ontario l'un des chefs de file en Amérique du Nord de la lutte contre le changement climatique.

Les mesures qui ont déjà été prises à l'échelon municipal sont extraordinaires et je tiens à vous féliciter pour votre leadership.

Le défi que représente la préparation à des phénomènes météorologiques violents et imprévisibles est déjà manifeste. Nous savons qu'il s'agit d'un défi énorme, mais le coût de l'inaction l'est également.

Lorsque des maisons, des récoltes et des entreprises sont détruites, ce n'est pas seulement le gagne-pain de vos électeurs qui disparaît, mais ce sont également vos recettes fiscales et votre capacité de croissance future qui se volatilisent.

Depuis mon élection comme première ministre, plusieurs phénomènes météorologiques violents ont souligné le fardeau supplémentaire que le changement climatique impose aux municipalités, et nous avons collaboré étroitement avec vous pour veiller à ce que vous disposiez d'un soutien.

C'est la mission du Programme ontarien de secours aux sinistrés mais, comme les récentes catastrophes l'ont souligné, le POSS est dépassé.

Il doit être plus efficace pour vos administrations et pour la population qu'elles servent.

Comme le ministre McMeekin l'a annoncé hier, nous divisons le POSS en deux nouveaux programmes distincts et nous apportons des changements radicaux.

Le Programme d'aide aux municipalités pour la reprise après une catastrophe introduira un nouveau processus de demande et d'approbation assorti de seuils et de critères d'admissibilité clairs et mis à la disposition du public.

Il s'agira d'un processus plus transparent, prévisible et souple. Il ne sera plus nécessaire de deviner et de se précipiter pour présenter une demande dans un délai de 14 jours après une catastrophe.

Sur le plan individuel, le nouveau Programme d'aide aux sinistrés pour la reprise après une catastrophe éliminera l'exigence actuelle d'une collecte de fonds paritaire.

Lorsque les personnes perdent tout, elles ne devraient pas devoir attendre inutilement pour recevoir de l'aide.

Grâce à notre partenariat et à vos conseils, ce ne sera plus le cas.

Pour permettre aux municipalités de se focaliser sur la reconstruction, le programme sera directement administré par la province.

Passons donc maintenant du côté réactif au côté proactif du changement climatique.

Au printemps, nous avons annoncé l'adoption d'un système de plafonnement et d'échange de droits d'émission de gaz à effet de serre pour réduire ces émissions tout en favorisant la création d'un milieu des affaires plus novateur et compétitif....

Le mois dernier, les provinces et les territoires ont mis la touche finale à la Stratégie canadienne de l'énergie, afin d'engager tout le pays sur la voie d'une croissance plus durable.

À l'échelon local, nous bâtissons des collectivités plus résilientes et nous réduisons les émissions à la maison, au travail et dans nos trajets entre les deux.

Demain, le ministre Murray parlera du soutien que nous accordons à nos partenaires municipaux à ce sujet.

J'aimerais aborder un volet de notre plan économique lié à ces mesures, soit l'investissement dans l'infrastructure le plus important de toute l'histoire de l'Ontario, c'est-à-dire un investissement de plus de 130 milliards de dollars sur 10 ans.

Comme vous le savez, une partie des investissements que nous effectuons dans l'infrastructure est le résultat direct de votre partenariat et de votre leadership.

L'année dernière, à la conférence de l'AMO, j'ai annoncé que nous allions rendre le Fonds ontarien pour l'infrastructure communautaire permanent. Ce fonds est doté d'un budget de 100 millions de dollars.

Soixante-dix-huit projets ont été approuvés en vertu de la moitié du fonds basée sur des demandes.

Le fait qu'une deuxième phase soit lancée est une excellente nouvelle.

Nous avons annoncé dernièrement le retour d'un nouveau Programme des routes de raccordement aux routes principales, parce que nous avons réalisé à quel point les municipalités souffraient de la perte d'un programme qui relie littéralement les communautés.

Nous avons pu prendre cette mesure grâce à notre plan Faire progresser l'Ontario.

En avril 2014, nous avons annoncé le plan Faire progresser l'Ontario. Il s'agissait d'un des volets emblématiques d'un budget et finalement d'un programme électoral portant essentiellement sur le renforcement de l'Ontario, maintenant et à l'avenir, sur les emplois et les possibilités, sur la croissance et la sécurité et sur un cheminement responsable vers l'équilibre budgétaire d'ici à 2017-2018.

Dans le cadre du plan Faire progresser l'Ontario, nous investirons 31,5 milliards de dollars sur 10 ans dans les transports et l'infrastructure prioritaire dans toute la province, notamment dans les voies de raccordement au système d'alimentation en gaz naturel pour favoriser la compétitivité des entreprises rurales. 

Lorsque nous avons introduit le plan, nous avons déclaré que pour pouvoir éliminer le déficit de façon juste pour la population, nous avions besoin de trouver le moyen de payer les nouveaux travaux d'infrastructure.

Nous avons parlé à la population de tout l'Ontario et nous avons décidé que les nouvelles recettes ne devaient pas provenir d'une augmentation de la TVH ou d'une taxe sur l'essence ou encore d'une augmentation des impôts pour les personnes gagnant un revenu moyen.

Dans une économie encore fragile, les gens ont besoin que chaque dollar compte.

Et c'est également le cas pour notre gouvernement.

C'est pourquoi nous avons commencé à examiner les biens appartenant à la province avant l'élection de l'année dernière.

Et c'est aussi la raison pour laquelle nous mettons en œuvre les recommandations d'Ed Clark qui préconisait d'élargir la propriété d'Hydro One.

Cette mesure permettra de débloquer environ 4 milliards de dollars qui viendront s'ajouter au financement du plan Faire progresser l'Ontario et qui permettront d'entamer plus rapidement les travaux de construction.

J'aimerais insister sur le fait que le plan Faire progresser l'Ontario comporte deux budgets distincts qui bénéficient tous deux des changements apportés à Hydro One.

Environ 16 milliards de dollars seront consacrés aux travaux dans la région du grand Toronto et de Hamilton et environ 15 milliards de dollars seront disponibles en dehors de la RGTH.

Cette répartition est calculée par habitant, en fonction des données de Statistique Canada, pour l'intérieur et l'extérieur de la région du grand Toronto et de Hamilton.

Cela n'a peut-être pas toujours été le cas, mais lorsque je parle de renforcer l'Ontario, je parle de l'ensemble de l'Ontario.

Sur le montant à disposition des collectivités à l'extérieur de la RGTH, environ 11,5 milliards de dollars ne sont pas alloués parce que nous voulons que vous, nos partenaires municipaux, nous fassiez des suggestions.

Par conséquent, en mai, le ministre Duguid a lancé des consultations pour connaître vos priorités.

Je tiens à remercier tous ceux et toutes celles d'entre vous qui ont participé à ces consultations et j'encourage tout le monde à se prévaloir de cette possibilité historique et à y participer.

J'aimerais continuer à parler de Hydro One.

Le fait est qu'en utilisant l'ancien modèle, les gouvernements successifs ne sont pas parvenus à transformer Hydro One en une société qui respecte les normes que ses clients des zones rurales attendent et méritent.

Cette société pourrait être mieux gérée et, en élargissant sa propriété, Hydro One sera mieux administrée.

Mais cela ne changera pas le fait que ce n'est pas Hydro One qui fixera les taux.

L'établissement des taux continuera d'être confié à la Commission de l'énergie de l'Ontario, un organisme indépendant. Nous avons déposé un projet de loi qui, s'il est adopté, permettra de renforcer les pouvoirs de réglementation de la CEO pour mieux protéger les contribuables.

Je sais que certains d'entre vous continuent à avoir des inquiétudes et je comprends ces inquiétudes.

Le scepticisme est bon pour la démocratie.

Il est sain de se lancer des défis les uns les autres et de débattre ouvertement des solutions optimales.

Cependant, il est également sain de remettre en question le statu quo.

En fait, le statu quo comprenait des intérêts publics enfermés dans Hydro One.

À court comme à long terme, il est plus important que ces fonds publics soient mis au service de nouvelles infrastructures améliorant la productivité.

Le fait de garder la pleine propriété d'Hydro One simplement parce que c'est ce que nous avons toujours fait n'est tout simplement pas une raison suffisante.

« C'est ce que nous avons toujours fait. »

Nous devrions tous et toutes prêter attention à cette phrase parce qu'elle peut être une des petites phrases les plus destructrices pour tout organisme et pour le gouvernement en particulier.

Si ces mots étaient porteurs d'une sagesse inhérente, alors nous en serions toujours à recevoir des ordres de la reine et du lieutenant-gouverneur et non pas de la population qui nous a élus.

Et les gens qui m'ont élue, l'ont fait pour que je bâtisse l'avenir, et c'est exactement ce que nous faisons grâce au plan Faire progresser l'Ontario.

J'aimerais citer un autre exemple de changement, un exemple qui nous vient du secteur municipal, soit les carrefours communautaires.

La semaine dernière, nous avons publié le document intitulé Les carrefours communautaires en Ontario : un cadre stratégique et plan d'action.

Présidé par Karen Pitre, qui a pris la parole plus tôt aujourd'hui, le groupe de travail a entrepris des consultations exhaustives.

Le rapport de ce groupe de travail marque un jalon important en matière de rassemblement de ces services et d'utilisation de ces espaces afin de mieux servir les collectivités.

Des carrefours communautaires existent déjà ou leur création est planifiée dans des écoles, des centres de quartier et d'autres espaces publics dans tout l'Ontario.

Cette initiative est fondamentalement une initiative qui vous concerne, vous et vos collectivités. Elle soutient le travail novateur extraordinaire que vous faites pour coordonner les services de santé et d'éducation et les services sociaux, proposer des modèles de services plus viables et bâtir des collectivités plus fortes.

Mais elle nécessite que le gouvernement provincial se regarde avec honnêteté.

Trop souvent, les seuls obstacles qui se dressent sur votre chemin lorsque vous faites ces innovations transformatrices sont ceux érigés par des règles provinciales rigides ou des structures bureaucratiques.

On risque trop souvent de vous dire « Non, nous avons toujours fait cela comme ça » plutôt que « Oui, ça a l'air d'être une excellente idée ».

Nous devons absolument faire un meilleur travail.

C'est ce que j'ai dit à mes ministres et ce que je me suis engagée à faire lorsque j'ai accepté les huit recommandations du rapport.

Je vous encourage à vous renseigner sur les carrefours communautaires cette semaine et à vous rallier à nous pour concrétiser cette initiative fascinante.

Les carrefours communautaires portent de façon générale sur les pressions que nous ressentons tous lorsque nous essayons d'offrir de meilleurs services avec des budgets restreints et de créer simultanément un environnement plus attrayant et compétitif permettant aux entreprises et aux personnes de s'épanouir.

J'aimerais par conséquent évoquer brièvement le défi en matière de recettes dans le contexte de notre relation puis conclure en le reliant au projet continu de fédéralisme canadien.

Cette année, nous avons effectué plusieurs examens portant sur la planification municipale et les recettes.

La viabilité financière est un des points de mire de l'examen de la Loi sur les municipalités et vous avez jusqu'au 31 octobre pour présenter un mémoire.

J'attends avec impatience les progrès que nous ferons sur ce plan parce que la viabilité financière et la mise à disposition des outils nécessaires pour servir vos collectivités sont à la base de notre partenariat.

C'est pourquoi, rien que cette année, les transferts de responsabilités vers la province permettront aux municipalités d'économiser plus de 1,7 milliard de dollars, des économies qui ne feront qu'augmenter au fur et à mesure de la mise en œuvre de ces transferts prévue pour 2018.

Lorsque l'Assemblée législative siègera de nouveau, nous ferons de l'adoption de la Loi pour une croissance intelligente de nos collectivités une priorité. Si cette loi est adoptée, nous agirons rapidement pour la mettre en œuvre.

Cette loi permet aux municipalités d'utiliser les droits d'aménagement pour payer la construction de réseaux de transport en commun et prévoit un cycle d'examen des nouveaux plans officiels tous les 10 ans plutôt que tous les 5 ans.

Qu'il s'agisse de changement climatique, d'infrastructure, de services, de planification ou de recettes, je ne pense pas exagérer lorsque je déclare que nous avons accompli des progrès réels, ensemble, et que nous avons donc amélioré la vie de la population que nous servons.

Vous nous avez dit que vous aviez besoin d'un nouveau Programme des routes de raccordement aux routes principales, et nous vous avons écoutés.

Vous nous avez dit que le POSS ne fonctionnait pas, et nous vous avons de nouveau écoutés.

En tant que première ministre, je me suis donnée pour priorité de vous écouter, vous, nos partenaires municipaux.

Nous avons organisé des réunions régulières et nous avons adopté d'autres processus pour que vous puissiez exprimer vos préoccupations et vos idées de façon constante.

Nous collaborons ensemble à tant d'initiatives, qu'il s'agisse des investissements dans l'infrastructure publique, du transfert à la province des coûts des services sociaux ou encore d'une meilleure équité et rationalisation des coûts des services policiers, pour ne citer que quelques exemples. 

Les mesures que nous prendrons dans chacun de ces domaines influeront de façon différente sur les municipalités. Cependant, ces changements sont nécessaires, et leur conception et leur mise en œuvre reposeront sur notre volonté collective.

Devons-nous encore relever d'autres défis?

Mais nous sommes sur la bonne voie.

Et nous resterons à l'écoute.

Malheureusement, il n'en va pas de même de la relation fédérale-provinciale au Canada.

Le dialogue difficile, la capacité de comprendre les points de vue de l'autre et de faire de réels compromis... voilà la recette des progrès que le gouvernement provincial et les administrations municipales ont accomplis en Ontario.

Cependant, ce ne sont pas les ingrédients que l'Ontario retrouve dans sa relation avec le gouvernement fédéral.

Cela m'inquiète.

Je sais que l'AMO souhaite que le programme municipal soit inclus au discours électoral et je l'en félicite.

Les Canadiens et les Canadiennes méritent de savoir que leurs candidats aux élections fédérales favoriseront la croissance et le succès de leurs collectivités.

Il n'y a pas si longtemps de cela, la voix des municipalités était absente du dialogue national.

Mais vous avez su nous éduquer tous et toutes, qu'il s'agisse des gouvernements ou des Canadiens et des Canadiennes, et nous prouver la nécessité de faire entendre les points de vue des municipalités dans les débats nationaux.

La collaboration intergouvernementale est vraiment le seul moyen de s'assurer que les instances constitutionnelles officielles s'adaptent aux réalités toujours changeantes consistant à accroître les possibilités et la sécurité de la population, en 2015 et par la suite.

En effet, lorsque le fédéralisme fonctionne, le Canada innove.

Les soins de santé universels, le RPC, les solutions en matière de logement ou le transfert de la taxe sur l'essence aux municipalité, soit des solutions innovantes, ont tous exigés que le gouvernement fédéral fasse preuve d'imagination, qu'il soit prêt à écouter, qu'il adopte une vision et qu'il réalise que la raison d'être du gouvernement ne consiste pas seulement à gouverner au jour le jour ou à chercher à se faire réélire....

Mais à planifier l'avenir.

À bâtir un avenir plus radieux.

Comme nous le savons ici, en Ontario, pour y arriver, il faut collaborer davantage et faire entendre plus et non pas moins de voix.

Par conséquent, qu'il s'agisse de l'infrastructure ou du logement abordable ou encore du changement climatique, des Premières Nations ou de tout autre secteur dans lequel nous œuvrons pour bâtir un avenir offrant à la population de l'Ontario possibilités et sécurité, nous devons avoir à nos côtés un partenaire fédéral qui soit disposé à écouter et à collaborer avec nous.

Pour en revenir au début de mon discours, la forme d'administration locale représentative a vu le jour ici parce que, pour pouvoir développer le potentiel d'une jeune colonie pleine d'espoir, il fallait que nous fassions les choses différemment.

Des gens se sont réunis, ont proposé de nouvelles idées et une voix pour vous est née.

Environ 225 années plus tard, nous sommes ici présents pour faire entendre cette voix.

Vous êtes ici présents pour faire votre travail et pour défendre les intérêts de votre collectivité.

Et je suis ici présente pour faire le mien, pour défendre les intérêts de l'Ontario.

Et c'est la raison pour laquelle je n'ai jamais manqué une conférence de l'AMO.

Je ne peux pas renforcer l'Ontario sans le partenariat des 444 municipalités qui font de la province le meilleur endroit où vivre, travailler et élever une famille.

Je vous remercie donc pour votre passion, vos idées et votre leadership.

Ensemble, nous assurons à nos collectivités, nos enfants et les générations futures un avenir plus prometteur.

Thank You. Meegwetch.

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