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Résultats et domaines d'action prioritaires pour prévenir et combattre la violence à l'encontre des femmes et des jeunes filles autochtones

Communiqué archivé

Résultats et domaines d'action prioritaires pour prévenir et combattre la violence à l'encontre des femmes et des jeunes filles autochtones

Cabinet du premier ministre

Des dirigeants inuits, métis et des Premières Nations, des familles de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, Greg Selinger, premier ministre du Manitoba, Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario, ainsi que des ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux se sont engagés aujourd'hui à agir de toute urgence de manière continue et concertée afin de prévenir et de combattre la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones et à poursuivre leur action durant l'enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées. 

Les participants se sont réunis à Winnipeg aujourd'hui pour la table ronde nationale de 2016 sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées organisée par Greg Selinger, premier ministre du Manitoba, et ils ont convenu de collaborer pour mettre en œuvre les actions prévues dans le document intitulé Table ronde nationale de 2016 sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées : Résultats et domaines d'action prioritaires pour prévenir et combattre la violence à l'encontre des femmes et des jeunes filles autochtones. Ce document énonce 20 domaines d'action prioritaires du gouvernement classés sous trois grands thèmes, soit prévention et sensibilisation, sécurité communautaire et interventions policières et mesures de justice adaptées à la culture, et il s'appuie sur les engagements pris à la table ronde de 2015 tenue à Ottawa.

Les participants à la table ronde nationale de 2016 ont convenu de travailler avec les familles et les partenaires locaux dans les  buts suivants :

  • Continuer de collaborer et d'agir ensemble pour prévenir et combattre la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones et poursuivre pendant l'enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.
  • Importance d'une enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles disparues ou assassinées, avec un engagement de participation et de pleine coopération au processus de la part des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux.
  • S'appuyer sur l'actuel groupe de travail sur les affaires autochtones afin d'inclure le gouvernement fédéral comme coprésident, en consacrant du temps aux questions relatives aux femmes et aux jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, y compris à la coordination permanente des efforts, à la surveillance des progrès et à la détermination des priorités d'action, y compris les ministres fédéraux, provinciaux et territoriaux  responsables.
  • Appuyer l'élaboration de programmes de formation dirigés par les Autochtones sur le savoir-faire culturel, la lutte contre le racisme et la lutte contre le sexisme, destinés à tous les fonctionnaires de toutes les administrations publiques, aux policiers et aux membres du système judiciaire, et portant notamment sur l'histoire des Autochtones, les répercussions des politiques, la législation et les traumatismes historiques.
  • Créer et mettre en œuvre un ensemble de mesures de rendement communes pour évaluer les progrès réalisés en vue de traiter et de réduire les fossés socio-économique que connaissent les peuples autochtones.
  • Travailler en collaboration pour améliorer la communication et la coordination entre les familles et les communautés autochtones, les services aux victimes, les services de police, les services chargés des poursuites judiciaires, les groupes de femmes, les groupes de lutte contre la violence et les travailleurs des refuges.
  • Mettre en œuvre une campagne de prévention et de sensibilisation à l'échelle du Canada visant à changer la perception et les attitudes du public afin de contribuer à faire cesser a violence à l'égard des femmes et des jeunes filles autochtones.

Faits saillants :

Des membres de familles de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées étaient présents à une rencontre séparée tenue hier avec les participants à la table ronde de 2016, qui visait à discuter directement avec les dirigeants provinciaux et territoriaux de leurs recommandations visant à assurer la justice et à mettre un terme à la violence. 

Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario, a fait le point sur la campagne de prévention et de sensibilisation à l'échelle du Canada que les participants se sont engagés à finaliser à la table ronde de 2015.

Richard Feehan, ministre des Relations avec les Autochtones de l'Alberta, a fait le point sur les travaux en cours du groupe de travail sur les affaires autochtones, qui élabore un plan d'action socioéconomique pour les femmes autochtones.  Ce plan présentera une vision globale des difficultés et des obstacles qui ont une influence négative sur les résultats socioéconomiques pour les femmes autochtones.  Il indiquera aussi les pratiques exemplaires et les mesures axées sur la collaboration qui permettront d'améliorer les résultats socioéconomiques pour les femmes autochtones. 

Les ministres fédéraux Jody Wilson-Raybould, Carolyn Bennett et Patty Hajdu ont pour leur part communiqué les plus récentes nouvelles concernant le processus d'engagement et la planification pour une enquête nationale sur les femmes et les jeunes filles autochtones disparues ou assassinées.  Les participants ont manifesté leur appui à l'enquête nationale et ils ont fait part de leur opinion sur les manières de rallier les régions et de tenir compte des perspectives et des intérêts régionaux.

Tous les participants tiennent à reconnaître l'excellent travail accompli lors du Sommet des praticiens de la justice de 2016 et s'efforceront d'examiner toutes les recommandations contenues dans le rapport. Étaient réunis pour l'occasion près de deux cents participants de partout au Canada, soit des experts et des praticiens dans trois secteurs-clés : les services d'aide aux victimes, les poursuites et les services de police. 

Les participants à la table ronde ont exprimé leur soutien pour les efforts déployés de façon soutenue par l'ensemble des gouvernements et des organisations visant à contribuer à mettre un terme à la violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones. 

À la table ronde nationale de 2016, les participants comprenaient des membres des familles de femmes et de jeunes filles autochtones disparues ou assassinées, Greg Selinger, premier ministre du Manitoba, Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario, les ministres fédéraux de la Justice, des Affaires autochtones et du Nord et de la Condition féminine, des ministres provinciaux et territoriaux, Perry Bellegarde, chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Dwight Dorey, chef national du Congrès des Peuples Autochtones, Natan Obed, président d'Inuit Tapiriit Kanatami,  Clément Chartier, président du Ralliement national des Métis, Dawn Lavell-Harvard, présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, Rebecca Kudloo, présidente de Pauktuutit Inuit Women of Canada et Melanie Omeniho, présidente de Femmes Michif Otipemisiwak / Women of the Métis Nation.

Vous trouverez la liste complète des participants à la table ronde de 2016 ci-joint.

Faits en bref

  • La violence faite aux femmes et aux jeunes filles autochtones est systémique et représente une crise nationale qui exige des mesures urgentes, éclairées et concertées.
  • Les femmes autochtones courent trois fois plus de risques que les autres d’être victimes de violence.
  • Les données publiques actuelles sur les femmes et les jeunes filles autochtones victimes de violence banalisent et sous-représentent l’ampleur du problème, même si elles font ressortir des tendances complexes et généralisées de violence à l’égard des femmes et des jeunes filles autochtones, qui sont souvent ciblées à cause de leur sexe et de leur identité autochtone.
  • Malgré les nombreux rapports citant des nombres beaucoup plus élevés, l’Aperçu opérationnel national de 2014 de la GRC indique 1 017 homicides de femmes autochtones entre 1980 et 2012 et 164 enquêtes sur des disparitions de femmes autochtones remontant à 1952.
  • De 2001 à 2014, le taux moyen d’homicides avec des victimes autochtones de sexe féminin était quatre fois plus élevé que pour les autres femmes.
  • Il y a 16 % des femmes assassinées et 11 % des femmes disparues qui sont des femmes autochtones, même si les Autochtones représentent à peine 4,3 % de la population canadienne.

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