Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

Notes pour une allocution de Kathleen Wynne Première ministre de l'Ontario

Discours archivé

Notes pour une allocution de Kathleen Wynne Première ministre de l'Ontario

Conférence sur le gouvernement ouvert Canada 2020

Cabinet du premier ministre

Hello, Bonjour, Ahnee, Bojoo,

J'aimerais reconnaître que nous sommes sur le territoire traditionnel des Peuples Algonquin et Anishnaabe.

Je veux souligner la longue histoire des Premières Nations et des Peuples Métis en Ontario et j'aimerais aujourd'hui leur faire part de mon respect.

Merci Deb de cette présentation.

Je suis heureuse d'être ici aujourd'hui avec Joe de Partenariat pour un gouvernement ouvert, Kevin de Facebook et Edwin de l'OCDE.

Je veux remercier Don et Tim de Canada 2020 d'être les hôtes de cet événement.

Je tiens, tout d'abord, à remercier chacun d'entre vous pour votre présence ici aujourd'hui afin de participer à cette importante conversation.

Depuis plusieurs années déjà, Canada 2020 défend l'avènement d'un gouvernement plus ouvert et je suis heureuse de prendre la parole devant vous, aujourd'hui, pour parler de ce que le gouvernement de l'Ontario a déjà accompli dans ce domaine et de ce qu'il prévoit entreprendre.

Vous avez déjà entendu notre ministre, Deb Matthews, à ce sujet. C'est, en effet, avec passion et diligence, que Mme Matthews s'est employéeà faire progresser notre engagement en faveur d'un gouvernement ouvert et à accroître la participation des citoyens et des organismes.

Je veux vous présenter aujourd'hui quelques-unes des mesures phares que nous avons prises pour soutenir notre plan ambitieux visant à développer et à améliorer les possibilités d'interaction entre les citoyens et le gouvernement de l'Ontario.

L'Ontario était jadis un regroupement de petites collectivités et de villages agraires. Tout le monde se connaissait dans sa communauté.

Les politiciens avaient leur bureau de circonscription dans leur maison.

La population avait un accès direct à ses politiciens.

Mais, au fil des années, nos communautés ont pris de l'expansion et il est devenu plus difficile de demeurer en contact.

Je suis notamment entrée en politique parce que j'estimais que le gouvernement n'était pas suffisamment à l'écoute des besoins de la population et qu'il n'y répondait pas de manière satisfaisante.

Je suis particulièrement heureuse de ce que la technologie numérique peut accomplir pour nous permettre de demeurer en contact.

La technologie n'est pas une fin en soi, mais elle nous permet de rassembler les gens et d'aider notre gouvernement à mieux répondre aux besoins de la population de l'Ontario.

Il y a 15 ans, notre volonté d'ouverture du gouvernement se heurtait à des obstacles institutionnels et physiques.

Dans un Ontario analogique, notre engagement rencontrait des limites réelles.

Je m'estime donc chanceuse d'occuper la fonction de première ministre à une époque où les technologies ont finalement évolué au point où ce potentiel d'ouverture du gouvernement est concrètement réalisable.

Mon objectif final est simple : je veux que l'Ontario devienne le gouvernement le plus ouvert, le plus transparent et le plus branché au Canada.

L'ouverture et la transparence peuvent prendre différentes formes. Il peut s'agir de permettre aux scientifiques du gouvernement de communiquer librement au sujet de leurs travaux et de leurs conclusions, mais aussi d'accroître la participation des citoyens à l'élaboration des politiques.

L'ouverture, la transparence et les liens numériques sont bons pour notre démocratie.

Cela pourrait signifier de meilleurs services à la population et une économie plus robuste.

En Ontario, nous avons défini un gouvernement ouvert de trois façons : une information ouverte, des données ouvertes et un dialogue ouvert.

Le dialogue ouvert fait référence à des projets comme Parlons budget, qui permet une participation accrue des Ontariennes et Ontariens au processus décisionnel.

Les données ouvertes désignent des données rendues accessibles à la population afin que les citoyens et les organismes puissent trouver ensemble des solutions que le gouvernement n'a pas l'habitude de proposer ou auxquelles il n'a même pas pensé.

Enfin, l'information ouverte consiste à rendre les données et les services dont les citoyens ont besoin accessibles et faciles à utiliser pour mieux comprendre comment fonctionne leur gouvernement.

J'espère et je croisque l'Ontario peut réellement ouvrir la voie dans tous ces domaines.

Nous sommes tous conscients de vivre à une époque fascinante où les nouvelles technologies et les idées neuves peuvent être mises à profit pour opérer un changement constructif.

Il est maintenant temps d'insuffler cet esprit de changement au sein du gouvernement...

...de réinventer le champ des possibles qui s'offrent au gouvernement dans ce monde interconnecté, de trouver de nouvelles solutions pour informer et mobiliser la population que nous représentons, et de miser sur la nouvelle génération de fonctionnaires et d'entrepreneurs compétents dans le domaine numérique, qui nous aideront à réaliser cette transformation

Hier, la ministre Matthews a justement évoqué certaines pistes que nous explorons actuellement pour atteindre cet objectif, en s'appuyant notamment sur des projets à participation ouverte qui ouvrent la voie à un dialogue inclusif.

Elle a expliqué de quelle manière les commentaires fournis par les citoyens, les collectivités, les parties intéressées et les entreprises insufflent un air nouveau au sein des politiques gouvernementales.

Il est vrai de dire que le gouvernement n'a pas toujours été à l'écoute.

Aujourd'hui, j'aimerais tout d'abord parler d'un projet de participation que j'ai personnellement défendu et qui me tient particulièrement à coeur.

Je commencerais donc par vous présenter brièvement son contexte.

Cela fait des décennies que les législateurs encouragent la participation des citoyens de toute la province à des discussions sur les finances publiques.

Il existe, en réalité, une tradition consacrée qui consiste, pour le comité des finances, à se déplacer dans tout l'Ontario pour rencontrer directement les Ontariennes et Ontariens.

Cette pratique est presque aussi ancienne que le budget lui-même.

Outre ces déplacements, le gouvernement invite, depuis longtemps, les parties intéressées à soumettre leurs observations par écrit.

Toutefois, à force de recueillir et d'analyser toutes ces données à huis clos, certains ont fini par considérer le processus comme exclusif plutôt qu'inclusif.

Les gens ont commencé à le percevoir comme un processus véritablement ouvert aux seuls groupes bien organisés et entretenant des liens politiques.

Je voulais changer la situation.

Je voulais rendre ce processus plus transparent et plus ouvert dans le but de faire participer davantage de gens à des discussions constructives.

Si Internet a ouvert la voie en tant que plateforme, il nous permet aussi, en tant qu'outil du quotidien moderne, d'aller à la rencontre des gens là où ils se trouvent.

Dans notre monde d'aujourd'hui, de plus en plus de gens préfèrent les interactions en ligne.

En partant decette réalité, la province a lancé, en 2015, la première séance de discussion ouverte virtuellede l'Ontario.

Parlons budget, une plateforme interactive en temps réel, a permis à de nouvelles voix de s'exprimer.

Nous avons reçu près de mille nouvelles idées et commentaires. Les consultations en ligne se sont relativement bien déroulées.

Nous avons ainsi prouvé notre capacité à mener à biendes discussions en ligne.

Il est, toutefois, évident que des efforts restent encore à accomplir. Par exemple, nous n'avons pas réussi, comme nous l'aurions pu, à montrer aux gens comment leur participation influenceréellement les politiques publiques.

Cette année, notre gouvernement a inauguréune plateforme améliorée.

Nous avons accru les possibilités d'échange d'idées et de discussion sur un vaste éventail de sujets.

Les réponses ont afflué, et nous avons recueilli plus de 1 700 idées.

Quelque 4 300 commentaires ont été reçus et plus de 53 000 votes ont été déposés surces idées.

Nous avons également trouvé le moyen de démontrer l'importance réelle de ces commentaires, de ces idées et de ces votes.

Par exemple, les Ontariennes et Ontariens ont ainsi clairement indiqué qu'ils souhaitaient que le gouvernement continue à investir dans des domaines tels que les transports, la santé et l'éducation.

Nous nous y employons et nous avons directement pris des dispositions en ce sens dans notre budget.

De plus, certaines idées originales tirées des consultations Parlons budget ont directement été adoptées sous forme de politiques gouvernementales.

C'est notamment le cas du remplacement de l'éclairage traditionnel le long de nos axes routiers par des lampes DEL à économie d'énergie.

L'Ontario utilise déjà des lampes DEL pour tout nouvel éclairage conventionnel, mais sous l'impulsion des consultations publiques Parlons budget, le gouvernement s'apprête à lancer un projet pilote pour testerleur utilisation le long des routes.

Par conséquent, ceux qui empruntent l'autoroute 401 par Renforth Drive devraient très prochainement constater un changement d'éclairage, soit une amélioration.

Il me semble qu'il serait, tout au mieux, naïf de croire que la mise en ligne d'un processus signifie nécessairement que les gens vont naturellement commencer à se mettre d'accord entre eux ou avec le gouvernementousur ce qu'il convient de faire. Ce n'est pas notre objectif.

Grâce à ce processus, nous voulons parvenir à un dialogue...  

... une discussion à laquelle les Ontariennes et Ontariens auront le sentiment de participer et qui leur prouvera que des changements significatifs sont possibles, avec leur concours.

Il s'agit justement de l'objectif : amener les citoyens à participer à leur démocratie et à ouvrir les portes qui ont longtemps semblé ferméesà beaucoup d'entre eux.

Et je sais que nous pouvons toujours faire mieux.

L'année prochaine, nous nous efforcerons de poursuivre la réforme du processus de consultations budgétaires, pour qu'il soit encore plus inclusif et permette à un plus grand nombre de personnes de jouer un rôle dans l'élaboration des politiques gouvernementales.

Un gouvernement ouvert ne se résume pas à ça.

Le gouvernement produit et recueille un volume considérable de données et nous pensons qu'il est important de tirer parti de la plupart de ces données. C'est pourquoi, avec notre Directive sur les données ouvertes, nous sommes à l'écoute des commentaires des gens les plus intéressés par l'utilisation deces données.

Pour atteindre cet objectif, nous avons misé sur un outil de collaboration en ligne existant. Les Ontariennes et Ontariens pouvaient ainsi se connecter et utiliser le document de travail mis à leur disposition afin d'apporter leur contribution à l'élaboration de la directive qui régit désormais la publication des données qu'ils souhaitentutiliser.

L'objectif était simple : la Directive sur les données ouvertes est conçue pour optimiser l'accès du public aux données. C'est désormais le cas.

Nous disposons aujourd'hui des moyens nécessaires pour partager ces données avec le public, ce qui implique, selon moi, que nous sommes tenus de le faire.

La directive s'applique aux données produites, recueillies et gérées par l'ensemble des ministères et organismes publics de l'Ontario. Il s'agit d'un instrument exécutoire qui définit les principes clés et les exigences obligatoires régissant la publication des données ouvertes au public.

La Directive sur les données ouvertes entre en vigueur aujourd'hui. Nous atteignons ce jalon avec grand enthousiasme ici en Ontario puisque cela marque une nouvelle ère en matière de données ouvertes dans la province. Le travail ne s'accomplira pas en un jour, mais nous disposons désormais d'une base solide grâce à cette approche normalisée d'ouverture des données du gouvernement.

Pour s'assurer du succès de cette directive, le gouvernement de l'Ontario est désormais tenu de divulguer toutesses données, sauf lorsque des motifs de conformité aux lois, de protection de la vie privée, de sécurité ou de confidentialité s'y opposent.

Nous avons, jusqu'à présent, publié 400 jeux de données. Sans surprise, les données les plus populaires aux yeux du public touchent souvent à la vie quotidienne des millions d'Ontariennes et Ontariens. Par exemple, il est ainsi désormais possible d'aller sur Internet et d'utiliser Google Earth pour télécharger instantanément une carte des caméras de surveillance de la circulation routière ou indiquant les terrains de stationnement locaux pour le covoiturage.

Des chercheurs, des développeurs d'applications ainsi que d'autres experts se servent déjà de l'information que nous avons publiée pour concevoir des applications à des fins commerciales particulières, destinées à des industries qui ont besoin de données fiables au quotidien.

L'application Gridwatch a, par exemple, été développée par EnergyMobile ici même, à Ottawa. Elle permet à ses utilisateurs de surveiller le réseau d'électricité heure par heure, installation par installation. Chacun est donc en mesure de savoir quelle puissance électrique est produite, à partir de quel combustible. Il est également possible de connaître les émissions de carbone.

L'application Map Your Property s'adresse, quant à elle, à ceux qui travaillent dans l'immobilier, l'urbanisme ou l'ingénierie, à Toronto et à sa périphérie. Elle fournit des renseignements sur le zonage et les règlements applicables et permet de visualiser certaines données, comme les zones de protection de l'environnement, sur des cartes interactives, dans dix municipalités différentes. Cet outil a également été conçu par une équipe locale, ici, en Ontario.

Comme je l'ai précisé au début, être ouvert ne peut pas se résumer à améliorer le fonctionnement du gouvernement ou la manière dont il est perçu. Cette ouverture doit permettre d'améliorer la vie des gens. C'est la raison pour laquelle ma priorité absolue, en tant que première ministre, est de stimuler la croissance économique et de créer des emplois. C'est aussi pourquoi les données ouvertes sont porteuses de tant de promesses. Elles permettent l'émergence de nouvelles forces économiques et offrent de nouvelles possibilités aux Ontariennes et Ontariens.

Nous nous réjouissons de découvrir de quelles manières différentes les données que nous publions continueront à être utilisées. Nous invitons même le public à nous raconter comment il utilise nos données sous le mot-clic #openOn. Nous voulons, en effet, qu'un plus grand nombre d'Ontariennes et Ontariens sachent à quel moment cette information devient facilement accessible.

Nous sommes heureux de ce que nous avons réussi à faire en matière de publication de données ouvertes. Mais, nous tenons tellement à en faire plus que nous aurons besoin de l'aide de la population et des organismes qui souhaitent aller de l'avant et s'engager à nos côtés. Nous voulons poursuivre le dialogue avec la communauté sur les données auxquelles le public souhaite avoir accès, de manière à pouvoir établir un ordre de priorité pour leur publication.

Vous jouez donc tous un rôle important dans ce processus, non seulement pour rendre les données accessibles, mais aussi pour veiller à ce qu'elles soient utiles aux Ontariennes et Ontariens, dans leur vie quotidienne.

L'information ouverte a constitué une part importante de notre réflexion sur le budgetde cette année, dans le but de l'appréhender différemment. Dans notre budget 2016, nous avons cherché à repenser en profondeur la façon dont le gouvernement de l'Ontario offre des services numériques afin de répondre aux attentes du public.

Il s'agit du troisième volet de notre plan : viser non seulement une plus grande ouverture, mais aussi traduire cette ouverture en accessibilité pour les citoyens.

Au cours des dix dernières années, l'explosion des technologies numériques a révolutionné nombre d'industries, du transport à la vente.

En Ontario, presque 90 % de la population utilise déjà régulièrement Internet pour faire des achats, trouver des renseignements, acquérir de nouvelles compétences et socialiser.

Il est donc naturel de s'attendre à communiquer avec le gouvernement de la même manière qu'avec toute autre chose : à tout moment, partout et en utilisant n'importe quel genre d'appareil.

Nous voulons répondre à ces attentes. Il ne suffit pas de mettre en ligne les données et processus existants, nous devons repenser en profondeur la manière dont nous fournissons les programmes et les services gouvernementaux en Ontario.

Nous sommes conscients d'avoir besoin de conseils dans ce domaine. Il faut reconnaître que le gouvernement n'a pas l'habitude d'entreprendre ce genre de changement. Il faut repenser notre culture organisationnelle.

Nous nous tournerons donc vers des experts extérieurs qui ont l'expérience de ce genre de conversion. Nous collaborerons, par exemple, avec des spécialistes possédant de l'expérience de la transformation numérique dans le contexte gouvernemental.

Nous publierons par ailleurs, cette année, le Plan d'action pour un gouvernement numérique. Il présentera une stratégie pour transformer le gouvernement sur le plan numérique. Cette stratégie s'appuiera notamment sur la création d'un nouveau bureau des services numériques, dirigé par un directeur du numérique, qui sera chargé de conduire le changement au sein du gouvernement.

Nous allons certainement soutenir activement la promotion du talent au sein de la fonction publique de l'Ontario et la recherche de nouveaux talents à l'extérieur du gouvernement pour nous aider à atteindre nos objectifs. Nous travaillerons ainsi avec des groupes comme CivicTechTO et Données ouvertes Ottawa afin de mobiliser des technologues animés d'un sens civique. Grâce à des stages et des possibilités de perfectionnement, nous toucheronségalement les collèges et les universités de l'Ontario, qui participent à développer lescompétences dont nous avons besoinchez les citoyens.

J'ai récemment effectué une mission commerciale en Californie, au cours de laquelle j'ai rencontré la vaste communauté d'expatriés ontariens et canadiens qui joue un rôle de premier plan dans la Silicon Valley. Des étudiants dotés des compétences que nous recherchons quittent actuellement l'Université de Waterloo et d'autres établissements ontariens pour aller travailler dans le sud. Je voudrais donc lancer un appel à ceux qui travaillent dans le secteur des technologies et qui nourrissent une passion pour le devoir civique afin qu'ils se joignent à nous pour transformer la manièredont le gouvernement interagit avec les citoyens.

En interne, nous organiserons des conférences, des séances de formation et une mobilisation continue afin d'associer les employés de la fonction publique de l'Ontario au processus. Nous ne réussirons pas à accroître la participation de la population que nous servons sans l'aide de la fonction publique.

Notre plan d'action tiendra lieu de feuille de route publique pour la conversion numérique de l'Ontario, une référence que chaque Ontarienne et Ontarien pourra consulter pour savoir ce que nous envisageons de faire.

Ce plan établira de nouvelles normes en matière d'organisation et habilitera la prochaine génération de talents numériques. Il incitera le gouvernement à offrir la meilleure expérience possible aux citoyens.

Enfin et surtout, nous nous efforçons de déterminer les projets numériques les plus susceptibles de rendre le gouvernement plus accessible aux citoyens et d'améliorer la façon dont le public communique avec le gouvernement en ligne.

En outre, en démontrant notre engagement à l'égard de l'innovation numérique, nous attirerons une nouvelle vague d'investissements dans le secteur des TI, ce qui est une bonne chose pour notre économie.

Pour ce faire, nous devons construire une plateforme Web de premier plan pour le gouvernement.

Nous savons que les citoyens ne se représentent pas la structure du gouvernement ou qu'ils ne s'y intéressent pas particulièrement. Lorsqu'ils cherchent des renseignements sur des prestations, peu leur importe que ce soit le ministère de la Santé ou celui des Services à l'enfance et à la jeunesse qui les offrent. Ils veulent simplement obtenir l'information, aussi facilement et rapidement que possible.

En créant le nouveau site Web de l'Ontario sur Ontario.ca, un guichet unique de ressources consultables du gouvernement, nous nous employons actuellement à éliminer ces obstacles.

  1. qui permet d'accéder aux données du gouvernement. Nous avons, jusqu'à présent, procédé à la migration des données de 9 des 28 ministères vers ce nouveau site Web.

Nous prévoyons ensuite nous concentrer sur les services publics que les Ontariennes et Ontariens souhaitent le plus trouver en ligne, tels que les services de santé, ceux relatifs à l'enseignement postsecondaire et les services transactionnels qui sont accessibles sur ServiceOntario.

Par exemple, nous rassemblerons toutes les données morcelées disponibles sur Internet en matière de santé dans un site Web unique de classe mondiale à l'intention des patients, des familles, des fournisseurs et des praticiens.

En nous fondant sur les observations et commentaires de la clientèle, nous continuerons à remanier certains des services offerts par Service Ontario parmi les plus demandés afin de les simplifier et d'en faciliter l'utilisation.

Nous voulons également permettre aux étudiants de mieux comprendreleur admissibilité aux subventions d'études et simplifier la procédure de demande pour de telles subventions, en profitant au maximum de notre récente décision de revoir l'aide financière accordée aux étudiants en Ontario afin qu'un nombre accru de jeunes puisse obtenir les renseignements adéquats, le soutien financier immédiat et les certificats ou diplômes dont ils ont besoin pour réussir.

Ces projets ne représentent que le début du processus. Nous voulons aller plus loin. De grands changements sont également à l'étude dans le domaine du numérique. Par exemple, nous explorerons de nouveaux moyens d'accorder la priorité aux patients en leur donnant n accèsà leur dossier de santé électronique. Nous envisageons aussi de créer un identifiant numérique unique pour que les gens puissent accéder, de façon transparente, aux services et renseignements disponibles en ligne.

Au cours des prochains mois, nous communiquerons de manière plus détaillée sur nos projets, mais cette présentation vous permet d'ores et déjà d'avoir une idée de ce que nous voulons accomplir.

Pour atteindre nos objectifs, nous devons réformer en profondeur la culture du gouvernement.

Je vais donc m'arrêter quelques instants sur ce dernier point, car ce changement culturel est une tâche plutôt ardue.

Nous devons garder à l'esprit qu'en tant que gouvernement, nous avons, en quelque sorte, le monopole des services et des renseignements que nous fournissons. Dans le secteur privé, les gens votent avec leurs pieds ou leur porte-monnaie, mais lorsqu'il s'agit de votre permis de conduire ou votre carte Santé, il n'y a qu'un seul fournisseur possible.

Par le passé, nous avons eu tendance au gouvernement à travailler en vases clos et à considérer que les citoyens devaient s'adapter à nos processus.

Cette réalité peut conduire à un certain excès de confiance au sein du gouvernement. Pourquoi ne pas simplement laisser les choses telles qu'elles sont? Pourquoi s'imposer une réforme quand aucune menace n'incite à agir?

Notre objectif, mon objectif, est d'encourager et d'engager une refonte en profondeur. Nous devons davantage travailler en collaboration dans l'ensemble du gouvernement pour combler les attentes des citoyens.

Les citoyens ont raison d'attendre beaucoup de leur gouvernement et, de notre côté, nous devons constamment chercher des solutions pour répondre à ces attentes. Nous voulons simplifier la vie des citoyens. Pour y parvenir, nous devons concevoir des services numériques gouvernementaux qui placent la population au premier plan et qui sont suffisamment conviviaux, simples et directs pour que, face à un choix, les gens optent toujours pour ces services.

Ce changement ne peut pas simplement consister à mettre en ligne les données et processus existants. Il implique de repenser en profondeur notre façon de servir les citoyens, ici, en Ontario, aujourd'hui mais aussi à l'avenir.

Nous devons nous appuyer sur les nouvelles technologies pour opérer un changement constructif.

Nous devons apporter des changements, car si notre gouvernement ne se montre pas, dès maintenant, innovateur en matière de numérique, il ne pourra tout simplement pas offrir les meilleurs services possibles aux citoyens.

Ce processus tire son origine d'une idée ambitieuse : utiliser la technologie afin d'imaginer de nouvelles solutions pour informer les citoyens et les faire participer au gouvernement. Et plus nous nous y emploierons, plus la technologie sera mise au service de la population et du gouvernement, plus les idées fuseront. Plus nous engagerons la réflexion sur de nouvelles façons d'opérer un changement constructif, plus le gouvernement sera novateur et efficace et, finalement, plus notre société fera preuve d'innovation et de dynamisme.

Nous savons que la transformation numérique stimulera la croissance économique dans toute la province. Ainsi, l'économie de partage offre un important potentiel d'entraînement de croissance économique, de productivité et d'innovation.

Les plateformes de l'économie de partage affichent une expansion plus rapide que les entreprises classiques en raison de la technologie en évolution rapide qui les portent généralement.

Au cours des mois prochains, la province lancera une consultation plus ciblée afin de déterminer la meilleure façon d'aller de l'avant pour l'Ontario, ce qui comprend examiner les moyens d'encourager le partage de logements et assouplir les règles du covoiturage.

Nous savons que le numérique signifie une économie plus forte, de meilleurs services publics et une démocratie plus solide.

Cela semble une vaste entreprise, mais elle est à notre portée. Le changement est en marche et, avec votre contribution, il porte ses fruits.

Merci de nous aider à mener à bien ce changement.

 

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