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Responsabilité financière et facteurs économiques fondamentaux

Document d'information

Responsabilité financière et facteurs économiques fondamentaux

Cabinet de la Première ministre

À la suite de la récession économique mondiale, l'Ontario accusait, comme pratiquement partout ailleurs dans le monde, d'importants déficits budgétaires. Il y a plus de deux ans, le gouvernement a délibérément choisi de revenir à l'équilibre budgétaire sans augmenter les impôts sur le revenu de la classe moyenne ni toucher aux services auxquels la population est attachée. Le gouvernement investit plutôt dans la population de l'Ontario par le biais de son plan économique en quatre volets, qui vise à favoriser l'essor de l'Ontario en stimulant l'économie et en créant de bons emplois, soit sa principale priorité.

Ce plan en quatre volets consiste notamment à aider plus de gens à obtenir et à créer les emplois de l'avenir en rendant plus abordables les études collégiales et universitaires de haute qualité. De plus, le plan permet le plus important investissement de l'histoire de l'Ontario dans l'infrastructure des hôpitaux, des écoles, des routes, des ponts et des transports en commun et bâtit une économie sobre en carbone guidée par des entreprises novatrices, à forte croissance et axées sur l'exportation. Enfin, le plan aide les travailleurs ontariens à envisager une retraite plus sûre.

Ce plan a porté ses fruits au cours des deux dernières années.

  • Entre le premier trimestre de 2014 et le premier trimestre de 2016, l'économie de l'Ontario a connu une croissance de 6,1 %.
  • En 2015, l'économie nationale a progressé au rythme de 1,1 %, tandis que la croissance de l'économie ontarienne a été de 2,6 %.
  • Au cours du premier trimestre de 2016, l'économie américaine a crû à un rythme de 0,2 % et la croissance moyenne des pays du G7 a été de 0,5 %. La croissance ontarienne au premier trimestre dépasse ces deux cibles, atteignant ainsi 0,8 %, soit un taux de croissance annualisé de 3 %.
  • La province a recouvré tous les emplois perdus au cours de la récession et en a même créé davantage. Aujourd'hui, le nombre d'emplois dépasse de 4,9 %, soit 327 000 emplois, le sommet atteint avant la récession.
  • Parmi les emplois créés depuis la récession, environ 98,6 % sont des postes à temps plein et 72 % sont générés dans des secteurs où la rémunération est supérieure à la moyenne.
  • Après avoir connu des sommets pendant la récession, le taux de chômage en Ontario a diminué dans toutes les régions de la province et atteint cette année son niveau le plus bas depuis huit ans. Près de 600 000 nouveaux emplois nets ont été créés depuis le creux de la dernière récession.

Graphique : Taux de chômage en pourcentage Ce graphique linéaire illustre le taux de chômage en Ontario entre janvier 2013 et juillet 2016 et le compare au taux dans le reste du Canada

En juillet 2016, le taux de chômage en Ontario était de 6,4 %, par rapport à 7,3 % dans le reste du Canada. En général, ce graphique démontre que le taux de chômage en Ontario a baissé, alors qu'il a augmenté dans le reste du Canada.]

Compte tenu de la reprise de la croissance et de la gestion prudente des dépenses du gouvernement, l'Ontario devrait dépasser son objectif de réduction du déficit pour une septième année de suite. Grâce au dépassement continu des objectifs financiers de la province, le déficit cumulé de l'Ontario est inférieur de 30 milliards de dollars à ce qu'il aurait été autrement.

L'Ontario éliminera le déficit l'année prochaine, en 2017-2018, et le budget restera équilibré en 2018-2019.

Graphique 2.2 : Plan de l'Ontario visant à éliminer le déficit Ce graphique montre les prévisions pour les perspectives financières de l'Ontario en 2016-2017, 2017-2018 et 2018-2019. Le déficit de l'Ontario devrait se chiffrer à 4,3 milliards de dollars en 2016-2017. Cette estimation se compare au montant prévu de 4,8 milliards de dollars pour cet exercice dans le budget de 2015. L'Ontario devrait équilibrer le budget en 2017-2018 et en 2018-2019.

En éliminant son déficit budgétaire dans les délais prévus, l'Ontario montre que, grâce à un plan juste et équilibré, la province demeurera une destination attrayante pour les investissements créateurs d'emplois et continuera de concrétiser les sujets chers aux yeux de la population : de meilleurs soins de santé, un système d'enseignement public d'excellente qualité, des infrastructures modernes, une retraite plus sûre et des débouchés communs dans une économie en croissance.

Entre 2010-2011 et 2014-2015, l'Ontario a maintenu la croissance des charges de programmes à un taux annuel moyen de 1,4 %, soit un niveau en deçà de l'inflation. La province a limité la croissance des dépenses, tout en soutenant les services publics essentiels auxquels les Ontariennes et les Ontariens sont attachés, en investissant dans de nouveaux programmes de santé, d'éducation et de services sociaux et en construisant un volume record de nouvelles infrastructures. La province a obtenu ces résultats en trouvant de nouvelles façons plus efficaces de procurer les meilleurs avantages aux Ontariennes et aux Ontariens et en investissant de façon stratégique en faveur de la croissance économique.

Le gouvernement réalise actuellement le plus grand investissement de l'histoire de la province dans les infrastructures publiques : environ 160 milliards de dollars sur 12 ans, depuis 2014-2015. Ces investissements en faveur des infrastructures stimulent la croissance économique.

L'impact économique positif des investissements dans l'infrastructure a récemment été confirmé par l'ancien gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, qui a indiqué qu'afin de favoriser la croissance économique, il convient de profiter des faibles taux d'intérêt pour investir dans l'infrastructure 1.

Les investissements en immobilisations stimulent la croissance économique, ce qui se traduit par une hausse du PIB provincial. Cette hausse engendrera une baisse des niveaux de la dette, réduisant ainsi le ratio de la dette nette au PIB à 27 %, soit l'objectif fixé par le gouvernement.

En moyenne, le fait d'investir un dollar dans l'infrastructure publique au Canada accroît le PIB de 1,43 $ à court terme et jusqu'à 3,83 $ à long terme.

Maintenant que l'économie de l'Ontario croît davantage que sa dette nette, les efforts déployés par le gouvernement pour gérer ses finances, contrôler les dépenses et réaliser des investissements économiques stratégiques de manière responsable font que la dette de l'Ontario, exprimée en pourcentage du PIB, est en train d'amorcer une baisse continue, qui permettra à la province d'atteindre son objectif de parvenir à un ratio de la dette nette au PIB de 27 %, soit le niveau d'avant la récession.

L'Ontario a également fixé des taux d'intérêt faibles plus longtemps, ce qui réduit les risques liés aux fluctuations de ces taux. Grâce à une gestion prudente et rentable de la dette, la province a systématiquement maintenu les intérêts sur la dette en deçà des prévisions budgétaires. Les intérêts sont demeurés relativement stables à neuf cents par dollar de recettes.

Graphique 2.3 : Ratio de la dette nette au PIB, de 1990-1991 à 2018-2019 Ce graphique linéaire illustre le rapport entre la dette nette et le PIB de l'Ontario de 1990-1991 à 2018-2019. Le ratio de la dette nette au PIB devrait atteindre un sommet de 39,6 % en 2015-2016, se stabiliser en 2016-2017, pour ensuite commencer à diminuer en 2017-2018. On prévoit qu'il atteindra 39,6 % en 2016-2017, 38,9 % en 2017-2018 et 38,5 % en 2018-2019.

Le relèvement par Moody's des perspectives de l'Ontario au niveau stable et la confirmation des cotes de crédit de la province par Fitch, S&P et DBRS reflètent la confiance des agences de notation à l'égard du plan de l'Ontario visant à favoriser l'essor de l'économie ontarienne et à créer des emplois.

Ainsi, l'agence Moody's a octroyé la notation « perspective stable » à la province de l'Ontario parce qu'elle estime que son plan budgétaire présente peu de risque que le fardeau de la dette dépasse les niveaux récemment atteints. L'agence prévoit, par ailleurs, que la dette de l'Ontario baissera légèrement sur le moyen terme et que ses intérêts resteront gérables.

Graphique 2.5 : Intérêt sur la dette exprimé en pourcentage des revenus, de 1990-1991 à 2018-2019 Ce graphique linéaire montre le ratio de l'intérêt sur la dette de l'Ontario par rapport au revenu total entre 1990-1991 et 2018-2019. Ce ratio a oscillé entre 8,6 % et 9,2 % depuis 2006-2007. On s'attend à ce qu'il situe à 8,9 % en 2015-2016, à 9,0 % en 2016-2017 et 2017-2018, puis à 9,2 % en 2018-2019.

L'Ontario réalise des progrès considérables dans la réalisation de son plan. Le gouvernement éliminera le déficit en 2017-2018 d'une manière qui reste juste et équitable et qui protège les précieux programmes et services auxquels les Ontariennes et les Ontariens sont attachés. Le chemin vers l'équilibre est axé sur le Processus d'examen, de renouvellement et de réorganisation des programmes, la gestion de la rémunération, le maintien de l'équité fiscale et l'optimisation de la valeur des actifs provinciaux. Il s'appuie également sur un plan économique en quatre volets qui génère des emplois et de la croissance partout en Ontario.

Les comptes économiques de l'Ontario au quatrième trimestre 2015 ont montré que le PIB réel de l'Ontario a augmenté de 2,6 % en 2015. À mesure que la situation budgétaire et économique de la province poursuit son embellie, les économistes du secteur privé sont unanimes à dire que l'économie ontarienne devrait à l'avenir figurer parmi les deux principaux moteurs de croissance au Canada.

[1]Source: http://www.cbc.ca/news/business/focusing-on-deficits-won-t-build-economy-david-dodge-says-1.2672161

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