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La première ministre dévoile un plan axé sur l'équité et la sécurité en cette époque marquée par l'incertitude

Déclaration archivé

La première ministre dévoile un plan axé sur l'équité et la sécurité en cette époque marquée par l'incertitude

Cabinet du premier ministre

La première ministre Kathleen Wynne a prononcé aujourd'hui à Hamilton l'allocution suivante à propos de la responsabilité du gouvernement de se doter d'un plan générateur d'équité et de sécurité pour les gens qui doivent composer avec l'évolution de l'économie et elle a également annoncé le lancement du Projet pilote de l'Ontario portant sur le revenu de base :

« Merci à tous d'être ici.

Je souhaite commencer cette journée en témoignant mon respect envers les contributions des peuples autochtones et en honorant le rôle des traités dans ce qui est aujourd'hui l'Ontario. Les premiers d'entre eux ont été signés bien avant la Confédération. De nos jours, 150 ans plus tard, les traités gardent une certaine importance dans nos vies, et je souhaite honorer cela alors que nous sommes réunis ici en ce jour.

J'ai passé du temps à Ottawa la semaine dernière. Je me suis rendue au centre commercial de Carlingwood, dans l'ouest de la ville, où j'ai rencontré et parlé à des personnes en compagnie de Bob Chiarelli, le député local. Nous sommes allés dans une petite aire de restauration, juste en face de Tim Hortons. La cliente était du genre mature. En effet, les aînés du quartier se rencontrent ici pour prendre un café et discuter. Ils ont plein d'idées et, croyez-moi, ils ne se font pas prier pour vous les dire. Ils sont peu à être présents sur Twitter, mais je pense qu'ils s'y sentiraient très bien.

Alors que nous avancions dans le centre commercial, j'ai repéré une jeune femme assise toute seule. Elle semblait un peu abattue et, honnêtement, n'était probablement pas d'humeur à discuter. Mais je me suis tout de même approchée d'elle. Il s'est avéré qu'elle venait juste de perdre son emploi. Elle travaillait auparavant dans l'une des boutiques de ce centre commercial et se retrouvait désormais sans travail. Bien sûr, ce sont des choses qui peuvent arriver dans la vie d'une jeune personne.

Mais voici ce qui m'a frappée : elle était si inquiète à l'idée de rechercher un autre emploi. Elle semblait désemparée.

Nous avons tellement peu de certitudes ces temps-ci, disait-elle. C'est un sentiment que de nombreuses personnes peuvent comprendre. Et pas seulement celles qui viennent tout juste de se lancer dans la vie. Les gens sont inquiets par rapport à leur emploi et à leur avenir.

De nombreuses personnes sont préoccupées par le monde qui attend leurs enfants, un monde caractérisé par la concurrence mondiale, la réduction des prestations et l'accroissement du nombre d'emplois à temps partiel. Elles craignent que l'avenir soit plus injuste envers celles et ceux qui ne viennent pas d'un milieu favorisé.

Je peux vous dire que les choses ont changé depuis mon enfance. À cette époque, le sentiment d'optimisme régnait bien davantage. Un seul revenu suffisait à faire vivre la plupart des familles. Maintenant, il est difficile d'épargner même lorsque deux personnes travaillent dans la famille. Il est difficile d'avoir l'impression de progresser. Il est difficile d'être sûr que l'on n'aura pas perdu son emploi - ou même qu'il existera encore dans dix ans, ou cinq ans, voire moins.

Je sais que beaucoup d'Ontariens et d'Ontariennes s'inquiètent pour leur emploi et leur avenir. Ils s'inquiètent de la hausse du coût de la vie et de la nature changeante du travail. Et avec tout ce changement et cette incertitude, nous devons travailler pour les protéger de notre mieux.

Dans ce monde nouveau qui nous confronte à de nouveaux défis, notre gouvernement a mis en oeuvre à ce jour un plan simple : restaurer les fondamentaux en réduisant le déficit, en soutenant la création de nouveaux emplois, en mettant l'accent sur la croissance économique et en investissant en priorité dans les domaines qui peuvent avoir la plus grande incidence. Pour ce faire, nous avons investi dans la santé, dans l'éducation et dans l'infrastructure en construisant de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux, de nouveaux réseaux de transports en commun, de nouvelles routes et de nouveaux ponts.

Nous oeuvrons pour faire de l'Ontario un lieu qui attire les investissements et crée des possibilités, ainsi que des emplois bien rémunérés. Les données probantes nous montrent que nous réalisons des progrès : le chômage baisse, des emplois sont créés, la croissance économique de la province est la plus élevée du pays et le budget arrive à l'équilibre.

Mais nous savons que le tableau n'est pas complet. Nous savons que nous devons continuer sur notre lancée. Il y a de nouvelles forces actives et nous devons relever de nouveaux défis. C'est une chose de dire que nous nous en sortons mieux que d'autres provinces ou États, ce qui est vrai dans de nombreux cas. Mais c'en est une autre de dire que tout va bien, parce que ça n'est tout simplement pas vrai dans beaucoup d'autres cas. Nous sommes mis à l'épreuve de façon nouvelle et inédite. Les progrès technologiques et l'automatisation donnent naissance à de nouvelles industries. Ils donnent aussi lieu à de nouvelles formes de pression - et mettent les emplois actuels en péril.

Les entreprises ontariennes n'ont jamais autant créé de richesse qu'aujourd'hui. Il semble toutefois de plus en plus difficile d'assurer le partage collectif et équitable des bénéfices. Notons aussi le rôle du commerce et - disons-le franchement - les interrogations que suscite la présidence de Trump.

Nous savons que le commerce est essentiel à la prospérité économique de l'Ontario et du Canada. Aux États-Unis cependant, la tendance est à l'adoption instinctive de politiques protectionnistes, même dans les cas où preuve est faite que les ententes et les relations commerciales sont bénéfiques pour les Américains.

En cette période d'incertitude, nous devons nous efforcer de soutenir et de défendre notre population aussi bien que nous le pouvons. Nous devons nous battre pour nos fermiers et nos usines, nos entreprises et nos travailleurs des industries automobile et forestière.

Nous entamons une nouvelle ère, très différente de la dernière. Du domaine de la technologie à Donald Trump, nous vivons une période de grande incertitude et de changements. Je considère que le gouvernement a la responsabilité d'y faire face. D'intervenir. De protéger les salaires et le bien-être de nos concitoyens en conservant une attitude audacieuse, active et inventive. Pas active uniquement pour la forme. Mais active avec un objectif précis : garantir la justice et la sécurité.

Durant cette période troublée, nous devons redoubler d'efforts pour créer et préserver une société juste. Nous devons nous assurer que le travail est récompensé par un salaire honnête. Nous sommes en bonne position pour ce faire.

Notre budget est de retour à l'équilibre. Pendant des années, nous avons construit de nouvelles routes et écoles, et de nouveaux hôpitaux et réseaux de transport en commun. En Ontario, plus de personnes travaillent que jamais auparavant. Nous sommes prêts pour ce moment. Nous avons la liberté et la souplesse nécessaires pour relever ces nouveaux défis.

Nous devons ainsi faire les bons choix maintenant pour soutenir les habitants de l'Ontario pendant que nous traversons ces turbulences, et mettre notre province sur la voie du succès à long terme. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés ou adopter une attitude complaisante. Nous ne pouvons pas simplement supposer que Donald Trump agira de manière judicieuse ou prendra les bonnes décisions. Et nous ne pouvons pas partir du principe que les emplois de demain seront disponibles pour les Ontariennes et Ontariens. Le gouvernement se doit d'avoir un projet. Et pour être première ministre de cette province, vous devez avoir un plan.

Certains contemplent ce nouveau monde et prétendent que le gouvernement devrait simplement rester en retrait et ne pas s'en mêler. Laisser le marché tout régler. Pour eux, la solution consiste à réduire les services publics, diminuer les impôts, supprimer les réglementations concernant les sociétés, et laisser les résultats se propager. Un jour... Peut-être... Dans ce type d'avenir, certaines personnes réussiront très bien, en particulier celles qui s'en tirent déjà bien pour commencer.  Cependant pour celles qui n'ont pas démarré avec cet avantage et celles qui travaillent plus que jamais pour joindre les deux bouts, et bien, tant pis.

C'est une voie. C'est-à-dire une option. Mais cela n'est pas la mienne et cela ne le sera jamais.

Cette approche ne correspond pas à mes valeurs, aux valeurs que nous partageons, soit l'équité et l'égalité des chances. Elle ne prend pas en compte les difficultés auxquelles la population de toute la province est confrontée, sa frustration de devoir travailler de longues heures pour arriver tout juste à s'en sortir. Un trop grand nombre de personnes parlent de l'avenir avec inquiétude et appréhension plutôt qu'avec espoir.

J'estime qu'il incombe au gouvernement de prendre position, de jouer un rôle et de faire ce qu'il peut, tout ce qu'il peut, pour veiller à ce que la population de l'Ontario ait la chance de s'épanouir et de réaliser son potentiel durant cette période de changement. Mon plan repose sur les mesures que nous avons prises et les investissements que nous avons consentis au cours des cinq dernières années. Il cible les défis auxquels nous sommes confrontés dans ce nouveau monde incertain.

Il place l'équité au coeur de tout ce que nous faisons, et de tout ce que nous espérons accomplir dans l'intérêt de la population de l'Ontario. 

Notre plan a trois volets principaux. Tout d'abord, nous devons faire bien plus que de simplement protéger le salaire de la population et sa capacité à bien gagner sa vie. Nous devons travailler à instaurer une économie équitable qui procure des possibilités de réussite et de la sécurité à tout le monde. Cela signifie aider les collectivités rurales et suburbaines de même que nos grands centres urbains à obtenir le soutien dont ils ont besoin. Cela signifie des unités locatives et des logements abordables de même qu'un marché immobilier qui permet à la population d'y participer. C'est la raison pour laquelle nous avons annoncé la semaine dernière notre nouveau plan pour le logement équitable pour que l'achat ou la location d'un logement soit plus abordable dans notre province. Cela signifie des milieux de travail équitables qui offrent des avantages décents, des lieux de travail où les employeurs respectent leurs obligations envers les travailleurs. Et cela signifie de bonnes retraites.

En tant que gouvernement, nous sommes un chef de file à l'échelle nationale en matière de réforme du régime de pensions. Nous avons lutté pour avoir de meilleures retraites afin de veiller à ce que nos travailleurs puissent jouir d'une meilleure sécurité à la retraite. Nous n'avons jamais baissé les bras. Et de concert avec le gouvernement fédéral et nos collègues provinciaux, nous y sommes parvenus. Le Régime de pensions du Canada amélioré versera plus d'avantages pour une vie de dur labeur. Cela signifie une meilleure retraite pour la population de l'Ontario. Voilà qui illustre la capacité du gouvernement de faire toute une différence quand il se dote d'un plan clair pour l'avenir.

Le second volet de notre plan est de bâtir un avenir équitable pour les travailleurs et travailleuses de l'Ontario, bâtir une économie où nous créons et attirons les emplois de demain de même que les investissements et les industries qui viennent avec ces emplois. Si l'innovation devient le moteur de la création d'emplois et de la croissance futures, il nous faut donc assurer l'épanouissement de ces nouvelles industries ici en Ontario et attirer plus d'entreprises innovatrices pour participer à ce que nous bâtissons. Nous avons fait le travail difficile en solidifiant les assises. Maintenant, misons là-dessus pour améliorer les choses. 

Troisièmement, nous devons mettre un accent sans faille et d'une grande portée sur l'éducation pour nous assurer que tout le monde en Ontario part du bon pied. Dans notre monde en constant changement, une chose est certaine c'est qu'il n'y a rien de certain. Mais nous améliorons nos chances de réussir lorsque plus de nos concitoyens ont un meilleur départ dans la vie et sont en mesure de poursuivre des études sans obstacle. C'est la raison pour laquelle nous créons 100 000 places en services de garde d'enfants. Et c'est la raison pour laquelle nous rendons l'éducation supérieure plus accessible et plus abordable, de telle sorte que tous les étudiants auront la possibilité de réaliser leurs rêves.

Pensez à toute la différence que nous allons faire. Cet automne, quelque 210 000 étudiants seront complètement exemptés de frais de scolarité. D'autres provenant de foyers de classe moyenne auront des taux d'endettement bien moins élevés à la fin de leurs études et cela leur assurera un meilleur départ dans la vie. Au cours des trois prochaines années, notre Stratégie de démarrage de carrière donnera à 40 000 étudiants ontariens de plus la possibilité d'accéder au genre d'expérience de travail dont ils ont tant besoin à la première ligne de leur curriculum vitae.

Pensez à tout le potentiel que nous libérons avec cet investissement dans notre avenir commun. Pensez à toute l'anxiété que nous éliminons pour un si grand nombre d'étudiants et qui leur permettra de se trouver un bon emploi. 

Il s'agit du type d'idées dont nous avons besoin en ce moment, d'idées intrépides et résolues qui feront toute une différence dans la vie des gens et dans notre réussite commune. Des idées qui vont affronter et réduire de manière active l'incertitude de notre nouvelle ère. Nous avons de nouvelles possibilités qui nous attendent et nous ne pouvons nous permettre d'attendre.

Dans les jours, les semaines et les mois à venir, notre gouvernement dévoilera plus de détails de notre plan. Nous allons faire connaître comment ces politiques aideront notre population et notre province à relever les défis d'aujourd'hui et de demain. Tout comme nous l'avons fait avec la réforme du régime de pensions de retraite, nous allons nous concentrer sur les secteurs où les employeurs ont renoncé à leur rôle traditionnel.

Nous examinons les défis que doivent relever ceux et celles qui sont soutien de famille en travaillant au salaire minimum. À une époque où plus d'entreprises choisissent de créer plus d'emplois à temps partiel et d'emplois contractuels, nous allons travailler pour veiller à ce que ces travailleurs soient traités de manière équitable. Et nous allons explorer comment nous pouvons mieux soutenir les travailleurs d'un secteur dont la durée d'emploi n'est plus à vie et, quelquefois, n'offre même pas les avantages sociaux de base.

En tant que province, nous sommes un chef de file en matière de création d'emplois. Nous en sommes fiers. Mais la nature changeante du travail laisse vulnérables quelques personnes. Ces personnes travaillent d'un contrat à un autre ou doivent composer avec un emploi instable ou précaire. On peut les mettre à pied sans avis. Il en résulte que certains peuvent s'enfoncer dans la pauvreté.

Maintenant, quelle est la meilleure façon d'aider la population à gérer ou à subir cette incertitude ou de lui donner la possibilité de connaître le succès à longue échéance? Est-ce notre système actuel d'aide sociale? Ou n'y a-t-il pas de meilleure façon?

Pendant des mois, nous avons fait le travail de base pour étudier l'idée d'un revenu de base. Et aujourd'hui, je suis fière d'annoncer les détails concernant le projet pilote de l'Ontario portant sur le revenu de base que nous allons lancer ici dans la région de Hamilton et dans deux autres collectivités de la province, Lindsay et la région de Thunder Bay. Le projet va étudier l'efficacité de fournir un revenu de base aux personnes qui vivent avec un faible revenu, peu importe si elles travaillent ou non.

Les personnes des collectivités ciblées qui participeront à ce projet recevront un montant minimum de revenu chaque année, soit un revenu de base sans distinction. Je suis heureuse d'annoncer le Plan de revenu de base de l'Ontario à Hamilton - l'une des communautés qui fera partie du projet pilote. Ce projet étudiera si un revenu de base pourrait accroître les opportunités et les perspectives d'emploi de ceux qui vivent avec un faible revenu, tout en assurant une plus grande sécurité pour eux et leur famille.

Il ne s'agit aucunement d'une somme extravagante. Pour une personne seule, nous prévoyons un peu moins de 17 000 $ par an. Cependant, même ce montant peut faire une réelle différence pour une personne qui essaie de se construire une meilleure vie. Le message est que le gouvernement est avec vous et que la population de l' Ontario l'est aussi. Nous sommes là pour vous aider à passer à travers des moments difficiles et à vous remettre en selle.

Nous commençons à petite échelle, par un projet de trois ans dans ces collectivités sélectionnées. Mais notre objectif est clair. Nous voulons déterminer si un revenu de base peut faire toute une différence dans la vie des gens et si cette nouvelle approche leur donne la capacité d'atteindre tout leur potentiel. Et si cette approche mérite d'être adoptée dans l'ensemble de notre province.

Le ministre des Finances présentera notre nouveau budget dans trois jours. Un budget équilibré servira de solide fondation et de point de départ à ce qui suivra. Cela nous donnera la capacité de faire des choix. Cela nous donnera la liberté d'investir de manière intelligente et efficace dans notre population et notre province. Vous nous verrez investir dans nos priorités, soit dans les soins de santé, l'éducation et dans ces projets qui rendent la vie plus abordable pour les familles de l'Ontario. Et dans les moins à venir, nous miserons sur ces assises.

Oui, nos indicateurs économiques sont positifs et pointent dans la bonne direction. Ceci est important. Eh oui, nous sommes confiants dans la capacité de l'Ontario à faire bien mieux dans le futur, bien mieux au Canada et bien mieux dans le monde. Mais, il nous faut nous assurer que tous les Ontariens et Ontariennes se retrouvent, de même que leurs espoirs et leurs rêves, dans les choix que nous faisons.

Nous devons créer le type de possibilités qui permettra à cette jeune femme que j'ai rencontrée à Ottawa de se sentir en confiance face à ses perspectives d'avenir.

Depuis le début de mon entrée en fonction comme première ministre et devant la population de notre province, j'ai été fort claire que le gouvernement peut être une force pour le bien. Avec un plan clair, ciblé et responsable, nous pouvons faire toute une différence dans la vie des gens. De nos jours, le gouvernement a sa place. On a besoin d'un gouvernement qui s'élève et qui joue un rôle actif dans l'édification d'une société juste qui donne plus de possibilités à tous et qui les assure aussi d'une meilleure sécurité.

Ce n'est pas le temps de se battre en retraite. Ce n'est pas le temps pour un gouvernement de s'accrocher au statu quo ou de fuir ses responsabilités. C'est le temps de se concentrer et de continuer à construire la société juste et de le faire avec hardiesse. Il ne suffit pas de simplement décrire et réaffirmer nos valeurs, mais de les défendre avec énergie et d'agir en conséquence. Il est temps d'appliquer un plan clair qui aide les membres les plus vulnérables et qui profite à tout le monde.

Nous pouvons y parvenir en travaillant ensemble. Il est donc temps de travailler ensemble à créer une meilleure vie et un avenir meilleur. Merci. »

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