Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

La première ministre présente un plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois à l'intention des travailleuses et travailleurs de l'Ontario

Déclaration

La première ministre présente un plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois à l'intention des travailleuses et travailleurs de l'Ontario

La première ministre, Kathleen Wynne, a prononcé aujourd'hui le discours* suivant sur la responsabilité incombant au gouvernement afin de créer plus de possibilités et de sécurité pour les travailleuses et travailleurs grâce à un plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois :

« Je tiens à commencer par témoigner mon respect aux peuples autochtones pour leurs contributions et à reconnaître le rôle de l'établissement des traités dans ce qui constitue aujourd'hui l'Ontario. Pendant des générations, cette terre a accueilli les peuples de l'île Turtle. Les premiers traités ont été signés bien avant la Confédération. Aujourd'hui, 150 ans plus tard, les traités continuent de jouer un rôle pertinent dans nos vies et je tiens juste à le rappeler ici à l'occasion de ce rassemblement.

Merci à toutes et à tous de votre présence. Lorsque je me suis assise pour réfléchir à ce que je voulais dire aujourd'hui, j'ai pensé à certains des changements que j'ai connus - que nous avons tous connus - au cours des dernières années. L'un d'eux se distingue des autres. Il surgit dans les conversations que j'ai avec des habitants de toute la province. Ce fut le cas à London, où j'étais il y a deux semaines, ou encore à Elliot Lake, vendredi dernier. On peut aussi le constater dans nos propres familles - la mienne par exemple. Les gens s'inquiètent pour leur emploi et pour leur avenir.

Avec toutes les évolutions et les incertitudes sur le plan économique et concernant la nature même du travail, il est aujourd'hui compliqué de faire des projets à l'avance. Malgré la reprise économique, il est difficile d'avoir la certitude de conserver son emploi dans les dix ou cinq prochaines années, voire moins, sachant que certains postes risquent même de disparaître. Les gens s'inquiètent de l'évolution du travail et de la forme qu'il prendra lorsque leurs enfants seront devenus adultes - dans le contexte de la concurrence mondiale, de la réduction des prestations et de la multiplication des emplois à temps partiel.

Jusqu'à présent, notre gouvernement a mis en oeuvre un plan clair :

  • donner la priorité à la croissance économique;
  • éliminer le déficit;
  • favoriser la création d'emplois;
  • investir dans les domaines les plus pertinents où les répercussions sont les plus importantes - à savoir, la santé, l'éducation et l'infrastructure... en construisant de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux, de nouvelles routes et autoroutes ainsi que de nouveaux ponts.

Les indicateurs montrent que nous faisons des progrès. Le chômage est au plus bas depuis 16 ans. Notre croissance économique est plus rapide que dans toutes les autres provinces canadiennes. Notre budget est équilibré. Les performances de l'Ontario sont supérieures à celles de ses voisins, au Canada et aux États-Unis. C'est encourageant. Mais nous savons que ce n'est pas suffisant.

Nous faisons face à des défis uniques d'un nouveau genre. Les nouvelles technologies et l'automatisation menacent l'existence de certains emplois. Nos entreprises sont florissantes et créent de la richesse, mais tout le monde n'en profite pas.

Il faut aussi parler du commerce et - regardons les choses en face - des interrogations suscitées par le président Trump dans ce domaine. Le commerce est essentiel à notre prospérité. Il permet de créer des emplois solides. Mais comme nous pouvons le voir aux É.-U., un mouvement en faveur du protectionnisme est en train de prendre de l'ampleur. Il ne fait aucun doute que la période actuelle se caractérise par une volatilité accrue et des évolutions importantes. Dans ce contexte d'incertitude, nous devons protéger nos citoyens du mieux possible. Notre réponse doit être plus audacieuse et efficace.

En d'autres termes, je considère qu'il incombe au gouvernement de passer à la vitesse supérieure. De prendre des mesures. De protéger les salaires et le bien-être des citoyens en se montrant audacieux et inventif. L'idée n'est pas d'agir pour agir, mais d'avoir un objectif, un but clair : assurer l'équité.

Nous devons travailler plus dur que jamais afin de construire et de préserver cette société équitable qui est la nôtre. En faisant les bons choix dès à présent, nous pouvons aider la population ontarienne à traverser ces turbulences et ouvrir à notre province la voie d'une réussite à long terme. Aujourd'hui, certains contemplent ce nouveau monde et pensent que le gouvernement devrait s'abstenir d'intervenir. Laisser le marché résoudre les problèmes.

Selon eux, la solution est de réduire les services publics, les impôts des plus fortunés et la réglementation des entreprises, en espérant que les résultats soient au rendez-vous. Honnêtement, c'est impossible. Dans cette version de notre avenir, certains s'en sortiraient très bien, en particulier ceux bénéficiant d'une assez bonne situation dès le départ. Quant à tous les autres - tous ceux qui travaillent plus dur que jamais pour joindre les deux bouts - eh bien, tant pis pour eux.

Voilà donc une des voies que nous pourrions prendre. Toutefois, ce n'est pas ma façon de faire et ça ne le sera jamais. Prétendre que tout va bien ne correspond pas aux valeurs que nous partageons, à notre croyance en l'équité et en l'égalité des chances. Cela ne permet pas aux habitants de la province de surmonter leurs difficultés et leur frustration de devoir travailler pendant de longues heures pour pouvoir à peine s'en sortir.

Je pense qu'il incombe au gouvernement de prendre position, d'intervenir et de faire ce qu'il peut - tout ce qu'il peut - afin de veiller à ce que la population ontarienne ait toutes les chances de s'épanouir et de réaliser son potentiel au cours de cette période de grands changements. Notre plan consiste à s'attaquer aux défis auxquels nous ferons face dans ce nouveau monde rempli d'incertitudes. Il met l'équité au coeur de toutes nos actions.

C'est pourquoi nous créons 100 000 nouvelles places dans le secteur des services de garde d'enfants, afin que davantage d'entre eux puissent bénéficier d'un excellent départ dans la vie et que leurs parents puissent travailler. C'est la raison pour laquelle nous avons récemment mis en place notre Plan pour le logement équitable, afin de rendre plus abordables la location et l'achat d'un logement. C'est pourquoi nous lançons actuellement un Projet pilote portant sur le revenu de base, afin de découvrir s'il existe une meilleure façon de soutenir les personnes et de les aider à aller de l'avant et à garder une longueur d'avance. C'est la raison pour laquelle nous avons annoncé dans notre budget un nouveau plan visant à fournir des médicaments gratuits à tous les jeunes de 25 ans et moins. Et c'est pourquoi nous exonérons plus de 200 000 étudiants et étudiantes des collèges et des universités de leurs frais de scolarité.

Voilà le type d'idées dont nous avons besoin à l'heure actuelle - audacieuses, résolues et reposant sur une confiance absolue dans la population de la province. Nous prenons actuellement des mesures en accord avec ces idées car celles-ci permettront de faire une grande différence dans la vie de la population et dans notre réussite commune. Ces mesures permettront de faire face directement à l'incertitude de cette nouvelle ère et de soulager la pression que subissent les familles.

Une occasion s'offre à nous et nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre. Tout est question d'équité. Et l'un des principaux endroits où nous devons protéger cette équité est justement le milieu de travail.

Sa transformation ne se profile pas simplement à l'horizon. Elle est en cours.

Les personnes travaillent plus longtemps, les emplois sont moins sécurisés, les avantages sociaux sont plus compliqués à obtenir et les protections ne cessent de diminuer. Pendant une période de changements comme celle-ci, lorsque la nature même du travail se transforme, nous devons nous assurer que les travailleurs bénéficient d'un traitement équitable.

Nous avons commencé par mener une âpre lutte pour obtenir de meilleurs régimes de retraite afin de faire en sorte que les travailleurs puissent prendre leur retraite en étant protégés. Nous avons ouvert la marche à l'échelle nationale. Nous n'avons jamais baissé les bras. Résultat : le Régime de pensions du Canada, qui a été amélioré, versera des prestations accrues pour une vie de dur labeur, ce qui se soldera par une meilleure retraite. Toutefois, en ces temps d'incertitude, nous devons en faire davantage pour protéger les travailleurs bien avant qu'ils ne prennent leur retraite.

Ainsi, il y deux ans de cela, nous avons commandé un examen portant sur le caractère changeant des milieux de travail modernes. Les responsables de l'examen ont écouté des centaines d'employeurs et d'employés. Ils ont examiné les données et comparé l'Ontario à d'autres endroits, avant d'arriver à la conclusion que, je cite, « trop de personnes dans de trop nombreux milieux de travail ne profitent pas de leurs droits fondamentaux ». Franchement, c'est loin d'être satisfaisant pour l'Ontario.

C'est pourquoi j'aimerais aujourd'hui vous présenter notre plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois, un plan qui contribuera à veiller à ce que les employés soient traités équitablement dans toute la province. Notre plan répond à de nombreux problèmes. J'aimerais aborder cinq points clés avec vous.

Premièrement, nous hausserons le salaire minimum à 15 dollars l'heure, soit la revalorisation la plus importante jamais réalisée dans la province. À l'heure actuelle, 10 % des travailleurs de la province touchent le salaire minimum qui s'élève à 11,40 $. Le revenu horaire de 30 % de la population est inférieur à 15 dollars. Cela représente des millions de personnes, dont beaucoup subviennent aux besoins d'une famille avec un salaire qui n'est simplement pas suffisant. Ils élèvent des enfants. Mettant de l'argent de côté pour leur éducation. Se demandant s'ils pourront joindre les deux bouts avec le budget du mois, sans parler d'acheter une maison.

La hausse du salaire minimum améliorera énormément la vie de millions de nos concitoyens. La hausse sera mise en place progressivement au cours des 18 prochains mois. Le salaire minimum sera relevé à 14 dollars le 1er janvier 2018, puis à 15 dollars le 1er janvier 2019, avant de suivre le rythme de l'inflation comme maintenant.

Il a toujours été difficile d'avoir une famille à charge avec un emploi au salaire minimum. Mais ces dernières années, c'est presque devenu impossible. En réalité, de plus en plus de personnes doivent s'y résoudre.

Je pense à la travailleuse d'usine qui a été licenciée. La cinquantaine, elle se retrouve dans les effectifs d'un service à l'auto. Ou au diplômé universitaire qui occupe depuis des années un poste qui n'a jamais été augmenté et où l'emploi du temps est toujours un casse-tête. Nous connaissons tous ces histoires, car ce sont celles de nos amis et de notre famille. Et les temps pour eux sont plus difficiles que jamais. Le 1er janvier, tout commencera à changer.

Deuxièmement, dans notre plan nous veillerons à ce que les travailleurs à temps partiel touchent un salaire égal à travail égal. Le fait est qu'un plus grand nombre d'entreprises préfèrent embaucher des employés à temps partiel. Rien de mauvais en soi. Mais ce phénomène a parfois laissé émerger un milieu de travail inéquitable au sein duquel certaines personnes sont payées moins que d'autres alors qu'elles effectuent exactement le même travail.

Payer un salaire égal à travail est l'essence même de l'équité. Et c'est ce que notre gouvernement exigera des entreprises et d'autres organismes ayant des activités dans la province.

Troisièmement, nous augmenterons les droits aux congés annuels minimums. Au bout de cinq dans une entreprise, un employé aura droit à au moins trois semaines de congés payés annuels. Voyez-vous, l'Ontario accuse un retard par rapport aux autres provinces en ce qui concerne l'avancée des droits aux vacances. Il est temps d'oeuvrer à ce qui est juste et à ce qui est équitable.

Quatrièmement, nous mettrons en place des règles plus équitables en matière de planification des horaires de travail, c.-à-d. des règles qui offrent une certitude accrue aux travailleurs tout en continuant de garantir une certaine souplesse aux employeurs. Par exemple, un employeur devra désormais payer à un employé trois heures de salaire s'il annule un quart en le prévenant moins de 48 heures à l'avance. Les travailleurs ont droit à un certain degré de certitude, en particulier lorsqu'ils ont besoin de ces quarts pour boucler leur fin de mois. Des milieux de travail équitables et de meilleurs emplois en Ontario conféreront une certitude aux travailleurs.

Et cinquièmement, nous veillerons à ce qu'un plus grand nombre de travailleurs, pas seulement ceux des grandes entreprises, aient le droit de prendre chaque année jusqu'à 10 jours de congé d'urgence personnelle, dont deux rémunérés. Nous avons tous besoin de pouvoir réagir face aux réalités de la vie, comme une maladie ou la mort d'un proche, sans avoir peur de perdre notre emploi.

Trop de gens ont du mal à élever leur famille au salaire minimum ou dans un emploi précaire et à temps partiel. Notre plan portera le salaire minimum à 15 dollars l'heure au cours des 18  prochains mois. Nous veillerons aussi à ce que les travailleurs à temps partiel soient payés au même tarif que les travailleurs à temps plein, et nous fixerons de nouvelles normes minimales pour les vacances et les congés d'urgence.

Nous traversons une époque de changements économiques et d'incertitude. Le gouvernement a la responsabilité de veiller à ce que nos travailleurs soient traités équitablement. Nous lançons aujourd'hui notre nouveau plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois.

Ce plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois affronte directement l'incertitude en cette nouvelle ère. Il réduit la pression sur les familles. Et il solidifie les fondations de notre réussite partagée.

Notre plan comporte également d'autres éléments. On nous a dit qu'il fallait prendre des mesures d'exécution pour qu'il fonctionne. Nous intensifions donc nos efforts. Nous allons moderniser les règles relatives à la création d'un syndicat. Nous envisageons notamment d'étendre l'accréditation fondée sur les cartes d'adhésion à trois secteurs vulnérables : les travailleurs temporaires, les travailleurs du secteur des services de gestion d'immeubles ainsi que les travailleurs du secteur des soins à domicile et en milieu communautaire. Nous donnons aussi la possibilité au syndicat comme à l'employeur de présenter ses arguments aux travailleurs. Enfin, nous prendrons des mesures pour garantir que les travailleurs sont classés dans la bonne catégorie, et non pas traités comme des entrepreneurs indépendants, afin que chacun ou chacune puisse obtenir les avantages qu'il ou elle mérite.

En tant que province, nous sommes un chef de file dans le domaine de la création d'emplois et nous en sommes fiers. Je sais que ce sont les entreprises qui créent les emplois et non pas le gouvernement. Ensemble, nous travaillons d'arrache-pied pour attirer de bonnes entreprises sur notre territoire et des investissements en Ontario. Nous créons un environnement dans lequel elles peuvent prospérer. Et nous continuerons de travailler avec elles dans ce sens.

Je voudrais souligner que de nombreuses entreprises ont déjà su créer un milieu de travail équitable parce qu'elles reconnaissent, comme nous, que le fait de traiter décemment leurs travailleurs est, en réalité, bon pour les affaires. Des salaires plus élevés permettent de réduire le roulement du personnel, améliorent la productivité et signifient que les habitants de la province peuvent continuer à acheter les biens et les services que vendent les entreprises ontariennes.

J'ai reçu récemment une lettre de la Chambre de commerce de l'Ontario expliquant les préoccupations des entreprises au sujet de cet examen. L'une des lignes de cette lettre m'a frappée. Voici ce qu'elle disait : « les objectifs de croissance économique et de progrès en matière de droits des employés ne s'excluent pas mutuellement ». Je suis complètement d'accord.

Nous devons veiller à ce que les entreprises disposent de ce dont elles ont besoin pour continuer de croître et nous devons également nous assurer que tous les habitants de la province peuvent bénéficier de cette croissance. Nous sommes déterminés à aller de l'avant en adoptant une approche équilibrée. Nous travaillerons avec les petites entreprises de toute la province, dès aujourd'hui et jusqu'au 1er janvier, pour nous assurer qu'elles reçoivent un soutien lorsque ces changements entreront en vigueur.

Par ailleurs, notre plan récompense les bons employeurs. Il permet de garantir que les employeurs responsables qui respectent la loi ne seront pas confrontés à une concurrence déloyale de la part des entreprises qui contournent la loi et profitent des travailleurs. Enfin, il vise avant tout à s'assurer que les travailleurs sont traités équitablement et que leurs droits sont respectés.

Comme je l'ai déjà dit, notre économie se porte bien. Et nous avons confiance en la capacité de l'Ontario à faire encore mieux à l'avenir, mieux au sein du Canada et mieux dans le monde. Mais nous devons nous assurer que tous les Ontariens et Ontariennes voient un reflet d'eux-mêmes -- de leurs espoirs et de leurs rêves -- dans les choix que nous faisons et se sentent inclus dans la croissance que nous créons.

Nous devons répondre aux préoccupations de ceux et de celles qui ont peur de se laisser distancer, alors même qu'ils travaillent si dur pour réussir. Nous devons créer des débouchés qui permettront aux jeunes d'avoir confiance en l'avenir.

Et dans un monde en constante évolution où le travail n'est plus ce qu'il était, nous devons affronter la réalité et atteindre un meilleur équilibre. Un équilibre qui protège les personnes, qui dissuade les mauvais comportements et qui construise une économie ontarienne plus forte grâce à des milieux de travail équitables et de meilleurs emplois.

J'ai toujours pensé que le gouvernement doit être une force au service du bien, qu'il peut changer la vie des gens de manière positive. C'est la raison d'être du gouvernement. Aujourd'hui, le gouvernement doit s'affirmer et jouer un rôle actif dans l'édification d'une société équitable.

C'est la raison pour laquelle vous avez beaucoup entendu parler de nous au cours des derniers mois, qu'il s'agisse des frais de scolarité gratuits pour plus de 200 000 étudiants des universités et des collèges; des services de garde d'enfants pour 100 000 enfants supplémentaires; de l'extension de l'assurance-santé et de la gratuité des médicaments prescrits sur ordonnance à toute personne de moins de 25 ans; du revenu de base; de la manière dont notre Plan pour des frais d'électricité équitables et notre Plan pour le logement équitable permettront de rendre la vie plus abordable; et enfin, aujourd'hui, des changements suscités par notre plan pour l'équité en milieu de travail et de meilleurs emplois.

Ce n'est pas le moment pour le gouvernement d'ignorer vos problèmes et de s'accrocher au statu quo. C'est le moment d'avancer vers une voie meilleure, une vie meilleure et un avenir meilleur.

Nous devons mettre les bouchées doubles pour renforcer notre économie et créer davantage d'emplois. Nous devons profiter du dur labeur qui nous a permis d'équilibrer notre budget, et nous servir de cet équilibre pour décharger les familles d'une partie du fardeau qu'elles portent actuellement.

Dans des moments comme celui-ci, les arguments en faveur des personnes prospères et bien placées se font toujours entendre avec force. Par contre, ceux en faveur des personnes qui ne jouissent pas de ce pouvoir ni de cette position sont très rarement entendus.

Le gouvernement existe pour aller à la rencontre de ces personnes et faire entendre leur voix. Mon objectif est de concrétiser cette vision d'un Ontario équitable. Nous sommes capables, dans ce monde, de créer cette société. Ici et maintenant.

Je vous remercie. »

*Sous réserve de modifications

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Affaires et économie Gouvernement Travail et emploi Réduction de la pauvreté