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Répercussions du PTPGP sur les secteurs agroalimentaire et de l'automobile de l'Ontario

Document d'information archivé

Répercussions du PTPGP sur les secteurs agroalimentaire et de l'automobile de l'Ontario

Cabinet du premier ministre

Le 23 janvier 2018, le Canada et dix autres membres restants du partenariat transpacifique réunis à Tokyo, au Japon, ont conclu des pourparlers portant sur un nouvel Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Ces discussions fructueuses, qui ont porté notamment sur la révision du libellé de l'Accord, renforcent le programme de libre-échange progressiste du Canada dans les domaines de la responsabilité sociale des entreprises, de l'environnement, du travail, des questions autochtones, de l'identité culturelle et du genre.

Bien que le PTPGP appuie les objectifs de l'Ontario en matière de diversification des échanges commerciaux en offrant de nouvelles possibilités aux entreprises et aux industries de l'Ontario, il aura également des répercussions importantes sur les secteurs agroalimentaire et de l'automobile de l'Ontario.

Répercussions sur le secteur agroalimentaire

Le secteur agroalimentaire de l'Ontario apporte une contribution de 37,6 milliards de dollars au PIB de l'Ontario et emploie plus de 800 000 personnes à l'échelle de la province, soit 11,5 % de sa main d'œuvre totale.

Un examen du PTPGP mené par le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales a démontré que, en vertu de l'Accord, le secteur agroalimentaire canadien, qui est assujetti à la gestion de l'offre, devrait, d'ici 2022, perdre 1,5 milliard de dollars sur cinq ans, et plus de 300 millions de dollars annuellement par la suite. On estime que l'Ontario perdra ainsi environ 500 millions de dollars sur cinq ans -- ce qui représente le tiers du total des pertes à l'échelle nationale. Le secteur laitier sera le plus touché.

Répercussions sur le secteur de l'automobile

Le secteur de l'automobile contribue solidement à l'économie de l'Ontario. En 2016, le montage de véhicules et la production de pièces d'automobile ont apporté une contribution de 16,5 milliards de dollars au PIB de la province, soutenu plus de 100 000 emplois directs, ainsi que des centaines de milliers d'emplois indirects d'un bout à l'autre de la province.

En se fondant sur l'analyse effectuée en 2015 par le gouvernement fédéral selon laquelle le PTPGP réduira de 2 % les investissements dans le secteur canadien de l'automobile, on anticipe que l'industrie de l'automobile ontarienne accusera une baisse des investissements de 66,4 millions de dollars par année, ce qui équivaudrait à une baisse de 80 millions de dollars du PIB annuel pour l'ensemble de l'économie et pourrait entraîner des pertes d'emplois.

Demandes de l'Ontario au gouvernement fédéral pour l'aide à la transition

En 2015, le gouvernement fédéral précédent annonçait une série de nouveaux programmes et initiatives totalisant 4,3 milliards de dollars dont l'objectif était de soutenir les producteurs et transformateurs agricoles assujettis à la gestion de l'offre lors de la mise en œuvre de ce qu'on appelait alors le partenariat transpacifique.

Le premier ministre de l'époque, Stephen Harper, s'est aussi engagé en octobre 2015 à fournir au secteur canadien de l'automobile une aide à la transition de 1 milliard de dollars par l'entremise du Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile.

L'Ontario demande au gouvernement fédéral de tenir ces promesses en fournissant, avant la ratification du PTPGP, une aide anticipée à la transition qui permettra aux secteurs agroalimentaire et de l'automobile de l'Ontario de s'adapter aux nouvelles réalités créées par l'Accord.

Secteur agroalimentaire

L'Ontario demande pour son secteur agroalimentaire une aide à la transition d'au moins 1,4 milliard de dollars sur dix ans, soit environ le tiers du total des engagements consentis par le gouvernement fédéral précédent pour les producteurs canadiens.

Cela permettra à ce secteur assujetti à la gestion de l'offre de s'adapter aux nouveaux accès commerciaux établis par le PTPGP et favorisera l'innovation afin d'entraîner l'amélioration de la productivité et la création d'emplois. Cela favorisera également de nouveaux investissements dans les activités de développement du marché afin que nos entreprises exportatrices soient mieux positionnées pour saisir les nouveaux débouchés commerciaux qui s'offriront à elles.          

Secteur de l'automobile

L'Ontario demande pour son secteur de l'automobile une aide d'au moins 1,26 milliard de dollars sur dix ans pour compenser la réduction estimée de 2 % des investissements dans le secteur canadien de l'automobile et du PIB. Les facteurs contribuant à la baisse estimée des investissements, tels qu'ils ont été identifiés dans le modèle élaboré pour l'analyse effectuée par le gouvernement fédéral à l'égard du PTP 12, comprennent l'élimination progressive des droits de douane et les répercussions de nouvelles règles d'origines.

L'aide à la transition servira à appuyer des investissements ayant pour objectif d'accroître la productivité des fabricants d'équipement d'origine et de pièces d'automobile et à établir un organisme de diversification du commerce qui aidera les fournisseurs du secteur de l'automobile à accéder à de nouveaux marchés dans les pays signataires du PTPGP.

Citations

« Il est important de reconnaître que les niveaux de contenu qu’établit le PTPGP pour le secteur de l’automobile auront une incidence négative sur la valeur à l’attention de l’industrie manufacturière de ce secteur en Ontario. Un financement de la transition visant à rééquilibrer les concessions en matière de politique extérieure répondrait aux préoccupations réelles des milliers de personnes qui travaillent dans ce secteur. »

Flavio Volpe

président, Association des fabricants de pièces d’automobile

« La première ministre Wynne a reconnu que le PTPGP ne devrait pas être ratifié au détriment de la production automobile de l’Ontario et des emplois de ce secteur. Elle a raison d’exhorter le gouvernement fédéral à ne pas ratifier cet Accord avant que les éléments en suspens ne soient finalisés, surtout compte tenu de l’importance des négociations de l’ALENA en cours. »

Mark A. Nantais

président, Association canadienne des constructeurs de véhicules

« Au nom des producteurs laitiers de l’Ontario, je tiens à souligner à quel point nous apprécions le soutien continu de la première ministre et du ministre de l’Agriculture en matière de gestion de l’offre, et leur reconnaissance de l’importance de notre secteur pour l’économie ontarienne. Le secteur laitier de l’Ontario contribue jusqu’à 5 milliards de dollars au PIB de la province, mais des accords comme le PTPGP réduisent ses capacités. Il est important de ne pas nuire à celles-ci, car notre secteur est l’un des plus importants contributeurs à la solide économie rurale de la province et à l’économie ontarienne dans son ensemble. »

Ralph Dietrich

président, Producteurs laitiers de l’Ontario

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