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Déclaration de la première ministre au sujet de l'entrée en vigueur d'une loi protectionniste dans l'État de New York et de la décision de l'Ontario d'appliquer des critères semblables

Déclaration archivé

Déclaration de la première ministre au sujet de l'entrée en vigueur d'une loi protectionniste dans l'État de New York et de la décision de l'Ontario d'appliquer des critères semblables

Cabinet du premier ministre

La première ministre Kathleen Wynne a fait aujourd'hui la déclaration suivante au sujet de la présentation d'un règlement ontarien visant à égaliser les règles du jeu, en réaction à la loi de l'État de New York qui favorise l'achat de produits américains :

« J'ai toujours soutenu des marchés d'approvisionnement ouverts et concurrentiels parce qu'ils contribuent à la création de bons emplois des deux côtés de la frontière, mais il faut que cette ouverture soit dans les deux sens. Lorsque des travailleurs et des entreprises de l'Ontario risquent de subir des préjudices à cause de mesures protectionnistes américaines, je n'ai d'autre choix que de réagir. Je ne laisserai pas New York ou d'autres États tirer la couverture de leur côté sans prendre les mesures qui s'imposent. 

Le mois dernier, l'Ontario a adopté la Loi de 2018 sur l'équité en matière de marchés publics, qui lui donne la capacité de réagir aux pratiques d'approvisionnement inéquitables envisagées par des États américains, y compris celles qui sont entrées en vigueur hier dans l'État de New York. Et hier, un nouveau règlement pris en application de la Loi a pris effet afin de réagir proportionnellement, comme nous avions dit que nous le ferions si New York refusait de revenir sur sa décision. 

Les politiques de l'État de New York favorisant l'achat de produits américains confèrent un avantage injuste aux travailleurs et aux entreprises des États-Unis, en exigeant l'utilisation de fer de fabrication américaine pour certains projets gouvernementaux de construction de routes et de ponts. 

Par conséquent, à compter du 1er avril 2018, l'Ontario impose des restrictions à ses entités gouvernementales qui envisagent de conclure certains contrats d'approvisionnement avec des fournisseurs de l'État de New York, y compris des dispositions restreignant l'utilisation du fer profilé de l'État de New York par ces fournisseurs. 

Nous égalisons les règles du jeu. Je conserve toutefois bon espoir que l'État de New York et d'autres autorités législatives qui pourraient envisager des lois favorisant l'achat de produits américains abandonnent ce dessein protectionniste. L'approvisionnement ouvert des deux côtés de la frontière donne des résultats optimaux. Si l'État de New York acceptait de lever ses restrictions protectionnistes contre l'Ontario, nous abrogerions immédiatement notre règlement de contrepartie aux restrictions new-yorkaises.

L'Ontario et les États-Unis bénéficient tous deux d'une relation économique équilibrée et forte, qui a toujours comporté un approvisionnement ouvert. Voilà qui nous rend plus concurrentiels et ouvre un maximum de débouchés des deux côtés de la frontière. C'est la raison pour laquelle nous avons déployé tant d'efforts pour inciter l'État de New York à ne pas s'engager sur la voie du protectionnisme et c'est également la raison pour laquelle nous avons très clairement indiqué à nos interlocuteurs new-yorkais qu'il y aurait des conséquences si les entreprises de l'Ontario ne recevaient pas un traitement juste. 

Au Texas, l'Ontario poursuit ses démarches et nous avons confiance qu'elles apporteront des résultats positifs. L'Ontario n'a pas encore créé de règlement en réaction à la loi texane favorisant l'achat de produits américains, notre position étant que la règlementation de cet État ne s'applique pas au Canada. Cette position fait l'objet d'un examen et l'Ontario ne prendra aucune autre décision avant la fin de cet examen. 

En cette période d'incertitude économique, je tiens à ce que les travailleurs et les entreprises de l'Ontario soient bien conscients que je mets toute mon énergie à défendre leurs intérêts. À la faveur de mes échanges fructueux avec mes homologues des États américains, j'ai pu consolider nos partenariats actuels et en établir de nouveaux qui multiplient les possibilités des deux côtés de la frontière. Je continuerai de prôner des pratiques d'approvisionnement équitables, ouvertes et équilibrées. Cependant, ma priorité demeure de me porter à la défense des travailleurs et des entreprises de l'Ontario. Face à des mesures injustes des États-Unis, je défendrai sans relâche et par tous les moyens possibles les intérêts de la population ontarienne. »

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