Salle de presse du gouvernement de l'Ontario

L'Ontario défend les intérêts des agriculteurs en s'opposant à la taxe carbone fédérale qui nuit à l'emploi

Communiqué

L'Ontario défend les intérêts des agriculteurs en s'opposant à la taxe carbone fédérale qui nuit à l'emploi

Le premier ministre Ford rencontre des dirigeants des secteurs agricole et agroalimentaire

Cabinet du premier ministre

WOODSTOCK — Le gouvernement de l'Ontario défend les intérêts des agriculteurs en s'opposant vigoureusement à l'imposition d'une taxe carbone au secteur agricole par le gouvernement fédéral, car une telle taxe nuit à l'emploi et entraînerait la hausse du coût des produits alimentaires pour les familles d'un bout à l'autre de la province.

Le premier ministre, Doug Ford, le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales, Ernie Hardeman, et le ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs, Rod Phillips, étaient aujourd'hui aux Veldale Farms en compagnie d'agriculteurs et de représentants du secteur agroalimentaire afin de discuter de l'impact de la taxe carbone du gouvernement fédéral, une taxe déguisée et anticonstitutionnelle, et de réaffirmer l'appui continu du gouvernement de l'Ontario aux agriculteurs et aux entreprises agroalimentaires.

« Les agriculteurs et les dirigeants de l'agro-industrie de l'Ontario nous ont dit qu'une taxe sur le carbone rendra leurs activités plus coûteuses, en faisant grimper notamment le prix du mazout de chauffage et les frais d'acheminement des produits sur les marchés. Elle entraînera des répercussions négatives non seulement pour leurs entreprises, mais aussi pour l'économie de notre province, a souligné M. Hardeman. Lorsque les coûts augmentent, ce sont généralement les consommateurs qui sont lésés. Et les agriculteurs et les travailleurs se retrouvent avec moins d'argent dans leurs poches. C'est pour cette raison que je vais défendre les agriculteurs et les entreprises agricoles de l'Ontario — afin de protéger ce secteur, notre économie et les emplois. »

De nombreux intervenants du secteur agroalimentaire craignent que la taxe carbone fédérale ne réduise davantage la compétitivité des entreprises agricoles de l'Ontario sur le marché mondial. Beaucoup s'inquiètent également de l'impact économique de cette taxe ainsi que des pertes d'emplois qui pourraient résulter de l'augmentation des coûts. En outre, ils estiment que la taxe carbone ne permettra pas de réduire les émissions et qu'elle ne contribuera donc pas à protéger l'environnement.

« Le plan environnemental que nous avons élaboré nous permettra d'atteindre les cibles de réduction des émissions sans imposer de taxe carbone aux agriculteurs et aux familles. Il est la preuve qu'il est possible de dire non à la taxe carbone tout en appuyant la lutte contre le changement climatique; il n'est pas nécessaire de choisir l'un ou l'autre, a conclu le ministre Phillips. L'Ontario mérite un environnement sain et une économie prospère. »

Le plan environnemental de l'Ontario considère les priorités, les enjeux et les possibilités propres à notre province et s'engage à réduire les émissions ontariennes de 30 % par rapport au niveau de 2005 d'ici 2030, objectif qui s'aligne aux engagements du gouvernement fédéral en vertu de l'Accord de Paris, sans imposer de taxe carbone aux étudiants, patients, familles et aînés ontariens. Grâce aux efforts des particuliers et de l'industrie, l'Ontario est déjà en bonne voie d'atteindre cet objectif, puisque les émissions de la province ont baissé de 22 % depuis 2005.

Les conversations qui se sont tenues aujourd'hui s'inscrivent dans le cadre d'une série de rencontres organisées dans toute la province avec les familles, les propriétaires de petites entreprises et les collectivités. M. Ford et ses ministres tiennent à mettre en lumière la façon dont la taxe carbone fédérale met en péril l'économie provinciale et fera grimper le coût de la vie. Le gouvernement de l'Ontario s'est engagé à réduire les formalités administratives afin de favoriser la croissance de l'économie provinciale. La lutte contre la taxe fédérale sur le carbone constitue une étape importante afin d'ouvrir l'Ontario aux affaires et de stimuler la création d'emplois.

Faits en bref

  • Le 1er janvier 2019, le gouvernement fédéral a mis en œuvre un système de tarification fondé sur le rendement.
  • La taxe carbone fédérale sur les combustibles entrera en vigueur au mois d’avril. Elle coûtera à un ménage moyen la somme de 258 $ par année en 2019. Ces coûts atteindront la somme de 648 $ d’ici 2022.
  • Aucune exemption ne s’appliquera au carburant utilisé pour acheminer les produits agricoles sur les marchés dans des véhicules qui ne sont pas des véhicules agricoles, ce qui fera augmenter les frais de transport des agriculteurs.
  • Le secteur serricole subira un désavantage compétitif du fait qu’une tranche de 20 % du propane et du gaz naturel ne sera pas exemptée de la taxe.
  • Les exemptions à la taxe carbone ne sont proposées que pour les grands pollueurs réglementés par le système de tarification fondé sur le rendement, lequel exclura certaines activités de transformation des aliments et des boissons.
  • En incluant le coût additionnel de la TVH, la taxe carbone fédérale entraînera une hausse de cinq cents du litre d’essence en Ontario. Cette augmentation atteindra 7,5 cents le litre en 2020, 10 cents le litre en 2021, et 12,5 cents le litre en avril 2022.
  • En incluant le coût additionnel de la TVH, la taxe carbone fédérale fera grimper le prix du gaz naturel de 4,4 cents le mètre cube en Ontario, une hausse qui atteindra 6,6 cents le mètre cube en 2020, 8,8 cents le mètre cube en 2021, et 11,1 cents le mètre cube en avril 2022.
  • En incluant le coût additionnel de la TVH, la taxe carbone fédérale fera grimper le prix du diesel de 6,1 cents le litre en 2019. Cette augmentation atteindra 15,2 cents le litre d’ici 2022.
  • L’Ontario fait partie d’une coalition de provinces qui sont déterminées à lutter contre la taxe carbone anticonstitutionnelle et déguisée du gouvernement fédéral. La Saskatchewan, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba se sont joints à la contestation judiciaire de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre du gouvernement fédéral entreprise par l’Ontario. La cause de l’Ontario sera entendue par la Cour d’appel du 15 au 18 avril 2019.
  • À la lumière d’un sondage mené auprès de propriétaires d’entreprises en Ontario, en Saskatchewan, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a constaté que 87 % des répondants se disent opposés à la taxe carbone fédérale.

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