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L'attitude des gens de l'Ontario à l'égard de la violence et du harcèlement à caractère sexuel est en train de changer

Document d'information archivé

L'attitude des gens de l'Ontario à l'égard de la violence et du harcèlement à caractère sexuel est en train de changer

Ministère de la condition féminine

Les résultats d'une étude révèlent que l'attitude des gens de l'Ontario à l'égard de la violence et du harcèlement à caractère sexuel est en train de changer.

Toujours selon cette étude, il semblerait que, depuis le lancement de Ce n'est jamais acceptable : Plan d'action pour mettre fin à la violence et au harcèlement sexuels, les gens de l'Ontario aient commencé à s'interroger sur ce qu'ils devraient faire s'ils étaient témoins de harcèlement ou d'une agression à caractère sexuel.

La même étude montre néanmoins qu'il reste du travail à faire puisque de nombreuses personnes croient toujours qu'il existe une zone grise lorsqu'il s'agit de violence et de harcèlement à caractère sexuel.

Enquête de référence

Au début de 2015, Ipsos Reid a mené une enquête de référence pour le compte du gouvernement de l'Ontario; cette démarche s'inscrit dans l'engagement de la province à remettre en question les mentalités, à promouvoir un changement immédiat dans les comportements liés à la culture du viol et, à plus long terme, à encourager un changement générationnel.

Les données d'Ipsos Reid seront rendues publiques dans le cadre de la stratégie Gouvernement ouvert.

L'enquête de référence a été réalisée en février 2015, avant que le gouvernement lance sa campagne multimédia de sensibilisation du public intitulée #QuiAiderezVous.

La campagne a sensibilisé davantage la population et a suscité des discussions sur la violence à caractère sexuel non seulement en Ontario mais partout dans le monde. Jusqu'ici, le mot-clic a permis d'atteindre plus de 85 millions de personnes, et la vidéo a été visionnée plus de sept millions de fois au cours des dix premiers jours.

Changement d'attitude et de comportement des gens de l'Ontario

Selon une étude de suivi menée six mois plus tard, les deux tiers des Ontariennes et Ontariens sondés se rappelaient avoir vu la campagne #QuiAiderezVous et ont dit que cela les avait amenés à se demander s'ils avaient déjà été témoins de harcèlement ou d'agressions à caractère sexuel.

Sean Simpson, vice-président d'Ipsos Affaires publiques, dit que « dans le domaine de la recherche sur l'opinion publique, il est très rare de mesurer un changement d'attitude aussi important en si peu de temps. Les résultats indiquent que la campagne du gouvernement de l'Ontario semble avoir une incidence considérable sur l'attitude des gens de l'Ontario et la conviction selon laquelle ils ont un rôle à jouer lorsqu'ils sont témoins d'actes de harcèlement ou de violence à caractère sexuel. »

Le nombre de personnes de l'Ontario qui sont tout à fait en accord (58 % par rapport à 37 %) avec l'énoncé selon lequel elles ont l'obligation d'intervenir si elles sont témoins de harcèlement à caractère sexuel a augmenté considérablement.

Population générale

Mars 2015

Septembre 2015

[En accord] J'ai l'obligation d'intervenir si je suis témoin...

Agression à caractère sexuel : 83 %

Violence à caractère sexuel : 81 %

Harcèlement à caractère sexuel : 80 %

Agression à caractère sexuel : 90 %

Violence à caractère sexuel : 92 %

Harcèlement à caractère sexuel : 91% 

[En accord] Si je suis témoin [____] et que je n'interviens pas, je prends la décision de permettre que cela continue.

Agression à caractère sexuel : 77 %

Violence à caractère sexuel : 80 %

Harcèlement à caractère sexuel : 85 %

Agression à caractère sexuel : 83 %

Violence à caractère sexuel : 86 %

Harcèlement à caractère sexuel : 83 %

Lorsqu'on a demandé aux gens de l'Ontario s'ils étaient en accord ou non avec l'énoncé disant que, en général, les hommes n'ont pas l'intention d'agresser sexuellement une femme mais se laissent parfois emporter par leurs impulsions sexuelles, une proportion (quoique plus faible, soit 37 % comparativement à 44 %) des personnes du groupe de 18 à 29 ans ayant participé au sondage ont dit être en accord.

Les zones grises empêchent les témoins d'intervenir

La même étude révèle que, si la plupart des gens de l'Ontario croient avoir l'obligation d'intervenir s'ils sont témoins de violence ou de harcèlement à caractère sexuel, un grand nombre estiment qu'il existe des « zones grises » et qu'il est parfois difficile de déterminer s'il s'agit ou non de violence ou de harcèlement à caractère sexuel. Ces « zones grises » empêchent les témoins d'intervenir.

Ce qu'il y a de positif, c'est que la plupart des gens de la province sont tout à fait en accord avec l'énoncé disant qu'ils ont l'obligation d'intervenir s'ils sont témoins d'une agression à caractère sexuel (59 %) ou de violence à caractère sexuel (64 %), malgré l'absence de consensus sur ce qui constitue de la violence à caractère sexuel.

Exemples de « zones grises » concernant la violence et le harcèlement à caractère sexuel

  • Un Ontarien sur trois (32 %) ne croit pas que le fait d'envoyer à un ami des photos d'une personne qu'il connaît qu'on voit nue constitue toujours de la violence ou une agression à caractère sexuel. Dans une situation hypothétique où des Ontariens sont témoins d'un acte de ce genre, deux sur trois (65 %) disent qu'ils interviendraient certainement, tandis que 35 % n'interviendraient pas.
  • Trois personnes sur dix en Ontario (28 %) ne croient pas qu'il s'agit nécessairement de violence ou d'agression à caractère sexuelle lorsqu'une personne a une relation sexuelle avec une autre personne qui est en état d'ébriété avancé et qui s'évanouit. Dans une situation hypothétique où un homme serait assis à côté d'une femme ivre et commencerait à la toucher, seulement six personnes sur dix (61 %) interviendraient certainement, ce qui veut dire que quatre sur dix (39 %) ne sont pas aussi certaines.
  • Lorsqu'on a demandé si le fait de faire courir des rumeurs au sujet de la sexualité de quelqu'un constituait du harcèlement, 26 % des personnes en Ontario (une sur quatre) ont répondu « parfois » et 7 %, « jamais ».

Méthode

Une enquête de référence initiale a été menée en mars 2015 auprès de 1 313 Ontariennes et Ontariens (de 18 ans et plus); une étude de suivi a été réalisée en septembre 2015 auprès de 1 500 personnes de l'Ontario (de 18 ans et plus). Les participants ont été sondés en ligne au moyen du panel Je-dis d'Ipsos. L'échantillon a été établi selon la méthode des quotas pondérés afin que sa composition reflète la population de l'Ontario.

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